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Livenet > Forum > Débats d'actualité
dimanche 25 mai 2008 à 21:55
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Le représentant du Hezbollah a dit qu'on devras être prudent ...



"Qui veut la paix prépare la guerre"

dimanche 25 mai 2008 à 23:51
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Mabrouk a nous tous libanais pour notre nouveau president...

C'etait Aoun qui meritait la place, mais il a prefere sacrifier son droit pour sauver la situation...

Michel Sleiman ne sera pas mauvais, mais je craint une certaine passivite et stagnation durant son mandat...

Mais on verra bien, on ne peut pas encore le juger, il faut attendre de voir comment il agira...


Je lui souhaite toute la chance et le courage dont il a besoin, pour lui-meme, et pour le Liban...


dimanche 25 mai 2008 à 23:55
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Youssef El-Hani

Hommage à un géant

Force est de constater au lendemain de l’accord historique et tant attendu de Doha que tout nos leaders ne sont pas logés à la même enseigne. Nous avions déjà découvert ces trois dernières années combien l’inégalité était la règle en terme d’éthique et de patriotisme ainsi que de vision et d’abnégation. A la course à la corruption à laquelle on s’était bien habitué pendant les 30 dernières années a succédé celle au soutien des puissances grandes ou moins grandes et celle aux bonnes grâces des ambassadeurs.

On a pu voir aussi ceux qui étaient touristes et ceux qui avaient acheté leur poste comme on achète un bibelot ou une médaille. On a pu observer ceux qui étaient otages de ceux qui les ont permis d’accéder à leurs postes et ceux qui étaient réellement liés à leur base électorale. Ceux qui ont menti ou joué sur les haines pour arriver et ceux qui ont uniquement affiché leur passé sans tache et leur vie dédiée au service de leur pays.

On a pu voir aussi certains s’entêter à mettre en péril le pays tout entier pour ne pas céder un pouvoir et des honneurs mal acquis. Et j’entends ici tous les leaders de la mouvance Hariri et leurs dépendances qui ont obtenu 57% du parlement avec 34% des voix. On a aussi vu d’autres faire la sourde oreille devant les deux tiers de leurs concitoyens manifestants pour leur départ. J’entends ici Siniora et ce qui restait de ses ministres.

Si notre estime pour la race humaine en avait prit un coup, si notre jugement pour la classe politique traditionnelle libanaise avait touché le fond le compromis atteint ce week-end a nettement redressé la barre.

Hier nous avons vu un géant faire preuve de la plus grande abnégation en cédant, pour le bien de la république, un pouvoir et des honneurs qui lui étaient dus non pas à titre personnel mais au titre de représentant de la nation. Plusieurs fois déjà dans le passé récent il nous avait rappelé qu’il survolait bien au dessus de la boue politicienne.

Une première fois en tournant la page dans les relations avec la Syrie comme De Gaulle avait su le faire en son temps avec l’Allemagne. Et comme seuls savent le faire deux ennemis acharnés qui n’ont pas honte de leur passé mais qui savent que l’avenir prime sur leurs sentiments. Du même coup il refusait de se laisser instrumentaliser par des puissances voulant régler leurs propres comptes avec notre voisine.
Une deuxième fois lorsqu’il a tissé un accord historique avec une des composantes principales du pays jetant les bases d’une stabilisation définitive du Liban par le biais d’un accord consolidant le pacte socio politique défaillant et lui assurant un filet contractuel bilatéral faute de mieux.
Une troisième fois lorsqu’il a sauvé la paix civile en couvrant les arrières de la résistance par l’accueil du million de refugiés du Sud fuyant la mort et la destruction israélienne. Acte de pérennisation s’il en est de la confiance et de l’osmose entre deux composantes principales du pays.

Une fois le vacarme des medias et de la propagande tombés les faits resteront là et l’Histoire rendra hommage à un leader libanais hors du commun, le General Michel Aoun dont le nom surplombera celui de tous les Presidents de la République, Présidents du conseil ou même Présidents du parlement. Par ses actes il aura simultanément sauvé le Liban de la guerre civile et refondé la République. Le General Chehab avait essayé, avait échoué et avait démissionné. Le General Aoun a persévéré et a finalement réussi. Tout a été mobilisé contre lui, les ambassades occidentales, les petro dollars, la religion, la calomnie, la menace de l’assassinat et des actions armées. Mais envers et contre tout et grâce au soutien d’un autre leader visionnaire Al Sayed Hassan Nassrallah* il a réussi.

Mieux que notre Président il a été et restera notre père, le père des libanais, de tous les libanais.

Merci Mon General,

* Il est important ici de le mentionner et de le remercier également.
lundi 26 mai 2008 à 00:32
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Vive le Liban!

Et grâce à la maturité de ses hommes politiques, une guerre civile a été évitée.

Que la paix soit sur votre peuple et votre nation!
lundi 26 mai 2008 à 09:16
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Le président Michel Sleimane devra mettre toute sa sagesse dans la balance afin de relever LE principal défi auquel il sera rapidement confronté : celui de l’armement du Hezbollah. Car les événements sanglants du début du mois de mai ont apporté la preuve par quatre qu’il ne saurait y avoir un État et une armée dignes de ce nom et garants des intérêts de tous les Libanais en présence d’un parti qui exerce en permanence un chantage milicien (doublé d’un terrorisme intellectuel) à l’encontre non seulement de ses adversaires politiques, mais aussi – et c’est le plus grave – à l’encontre du gouvernement et des institutions étatiques dans leur ensemble.

Michel Touma - l'Orient le Jour
lundi 26 mai 2008 à 10:27
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Un Libanais
dimanche 25 mai 2008 à 23:51
Youssef El-Hani

Hommage à un géant

Force est de constater au lendemain de l'accord historique et tant attendu de Doha que tout nos leaders ne sont pas logés à la même enseigne. Nous avions déjà découvert ces trois dernières années combien l'inégalité était la règle en terme d'éthique et de patriotisme ainsi que de vision et d'abnégation. A la course à la corruption à laquelle on s'était bien habitué pendant les 30 dernières années a succédé celle au soutien des puissances grandes ou moins grandes et celle aux bonnes grâces des ambassadeurs.

On a pu voir aussi ceux qui étaient touristes et ceux qui avaient acheté leur poste comme on achète un bibelot ou une médaille. On a pu observer ceux qui étaient otages de ceux qui les ont permis d'accéder à leurs postes et ceux qui étaient réellement liés à leur base électorale. Ceux qui ont menti ou joué sur les haines pour arriver et ceux qui ont uniquement affiché leur passé sans tache et leur vie dédiée au service de leur pays.

On a pu voir aussi certains s'entêter à mettre en péril le pays tout entier pour ne pas céder un pouvoir et des honneurs mal acquis. Et j'entends ici tous les leaders de la mouvance Hariri et leurs dépendances qui ont obtenu 57% du parlement avec 34% des voix. On a aussi vu d'autres faire la sourde oreille devant les deux tiers de leurs concitoyens manifestants pour leur départ. J'entends ici Siniora et ce qui restait de ses ministres.

Si notre estime pour la race humaine en avait prit un coup, si notre jugement pour la classe politique traditionnelle libanaise avait touché le fond le compromis atteint ce week-end a nettement redressé la barre.

Hier nous avons vu un géant faire preuve de la plus grande abnégation en cédant, pour le bien de la république, un pouvoir et des honneurs qui lui étaient dus non pas à titre personnel mais au titre de représentant de la nation. Plusieurs fois déjà dans le passé récent il nous avait rappelé qu'il survolait bien au dessus de la boue politicienne.

Une première fois en tournant la page dans les relations avec la Syrie comme De Gaulle avait su le faire en son temps avec l'Allemagne. Et comme seuls savent le faire deux ennemis acharnés qui n'ont pas honte de leur passé mais qui savent que l'avenir prime sur leurs sentiments. Du même coup il refusait de se laisser instrumentaliser par des puissances voulant régler leurs propres comptes avec notre voisine.
Une deuxième fois lorsqu'il a tissé un accord historique avec une des composantes principales du pays jetant les bases d'une stabilisation définitive du Liban par le biais d'un accord consolidant le pacte socio politique défaillant et lui assurant un filet contractuel bilatéral faute de mieux.
Une troisième fois lorsqu'il a sauvé la paix civile en couvrant les arrières de la résistance par l'accueil du million de refugiés du Sud fuyant la mort et la destruction israélienne. Acte de pérennisation s'il en est de la confiance et de l'osmose entre deux composantes principales du pays.

Une fois le vacarme des medias et de la propagande tombés les faits resteront là et l'Histoire rendra hommage à un leader libanais hors du commun, le General Michel Aoun dont le nom surplombera celui de tous les Presidents de la République, Présidents du conseil ou même Présidents du parlement. Par ses actes il aura simultanément sauvé le Liban de la guerre civile et refondé la République. Le General Chehab avait essayé, avait échoué et avait démissionné. Le General Aoun a persévéré et a finalement réussi. Tout a été mobilisé contre lui, les ambassades occidentales, les petro dollars, la religion, la calomnie, la menace de l'assassinat et des actions armées. Mais envers et contre tout et grâce au soutien d'un autre leader visionnaire Al Sayed Hassan Nassrallah* il a réussi.

Mieux que notre Président il a été et restera notre père, le père des libanais, de tous les libanais.

Merci Mon General,

* Il est important ici de le mentionner et de le remercier également.





Bel échantillon de culte béat de la personnalité, voué à un politicard de bas étage qui n'a pas hésité, par pur calcul, à nouer une alliance contre nature avec une secte obscurantiste doublée d'une milice illégale au service de l'Etranger, une secte qui n'a pas hésité à retourner ses armes contre ses propres concitoyens.

lundi 26 mai 2008 à 17:29
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Bernard063
lundi 26 mai 2008 à 09:16
Le président Michel Sleimane devra mettre toute sa sagesse dans la balance afin de relever LE principal défi auquel il sera rapidement confronté : celui de l'armement du Hezbollah. Car les événements sanglants du début du mois de mai ont apporté la preuve par quatre qu'il ne saurait y avoir un État et une armée dignes de ce nom et garants des intérêts de tous les Libanais en présence d'un parti qui exerce en permanence un chantage milicien (doublé d'un terrorisme intellectuel) à l'encontre non seulement de ses adversaires politiques, mais aussi – et c'est le plus grave – à l'encontre du gouvernement et des institutions étatiques dans leur ensemble.

Michel Touma - l'Orient le Jour




les armes du hezbollah sont là et resteront là tant que nous n'avons pas une armée forte pour nous défendre contre Israel
lundi 26 mai 2008 à 19:11
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rimette79
lundi 26 mai 2008 à 17:29
les armes du hezbollah sont là et resteront là tant que nous n'avons pas une armée forte pour nous défendre contre Israel




Et voilà comment on répète bêtement un discours stéréotypé sans queue ni tête.

Si les milices du Hezbollah intégraient l'armée libanaise et se soumettaient à l'autorité de son commandement, le Liban aurait une armée forte et pourrait se défendre contre les ingérences étrangères (le danger venant d'ailleurs beaucoup plus de l'est que du sud).

lundi 26 mai 2008 à 20:27
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Bernard063
lundi 26 mai 2008 à 09:16
Bel échantillon de culte béat de la personnalité, voué à un politicard de bas étage qui n'a pas hésité, par pur calcul, à nouer une alliance contre nature avec une secte obscurantiste doublée d'une milice illégale au service de l'Etranger, une secte qui n'a pas hésité à retourner ses armes contre ses propres concitoyens.





Tu es un cas desespere, un sale arrogant, qui se croit assez omniscient et infaillible pour juger et imposer son avis sur des choses dont il ne connait rien et ne veux en touts cas rien connaitre...

Tu as toujours refuse de faire des concession ou des compromis, a nous comprendre et a nous entendre... Tu as toujours prefere coller a tes prejuges, tes idees recues, tout en ayant le toupet de vouloir nous les imposer, a nous, qui conaissons notre situation plus que quiconque, et qui avons essaye, idealistes que nous sommes, de t'expliquer, de raisonner avec toi, de tirer peut-etre de toi cette satisfaction, et cet espoir, qu'un dialogue et un accord sont toujours possibles...


Mais avec toi, c'est une cause perdu, et je me refuse dorenavant de dialoguer avec toi, ou plutot, de parler a un mur...


Ce message a été modifié par Un Libanais - lundi 26 mai 2008 à 21:02.
lundi 26 mai 2008 à 22:34
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Bernard063
lundi 26 mai 2008 à 09:16
Le président Michel Sleimane devra mettre toute sa sagesse dans la balance afin de relever LE principal défi auquel il sera rapidement confronté : celui de l’armement du Hezbollah. Car les événements sanglants du début du mois de mai ont apporté la preuve par quatre qu’il ne saurait y avoir un État et une armée dignes de ce nom et garants des intérêts de tous les Libanais en présence d’un parti qui exerce en permanence un chantage milicien (doublé d’un terrorisme intellectuel) à l’encontre non seulement de ses adversaires politiques, mais aussi – et c’est le plus grave – à l’encontre du gouvernement et des institutions étatiques dans leur ensemble.

Michel Touma - l'Orient le Jour



Michel Touma - L'Orient le Jour... ca veut tout dire hélas.
Juste pour informatiuon, Hariri détient l'Orient le Jour. Je vois mal le journal aller à l'encontre de la propagande de diabolisation qu'il essaie de mener. Sinon, à quoi bon détenir un quotidien lorsqu'on est politicien?
lundi 26 mai 2008 à 22:35
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Tout ce que j'ai à dire c'est ça (un vers du poète al-Mutanabbi) concernant les "israéliens":
ما كُنتُ أَحسَبُني أَحيا إِلى زَمَنٍ


يُسيءُ بي فيهِ كَلبٌ وَهوَ مَحمود



Ce message a été modifié par Sidi - lundi 26 mai 2008 à 22:37.
lundi 26 mai 2008 à 22:39
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Bernard063
lundi 26 mai 2008 à 09:16
Bel échantillon de culte béat de la personnalité, voué à un politicard de bas étage qui n'a pas hésité, par pur calcul, à nouer une alliance contre nature avec une secte obscurantiste doublée d'une milice illégale au service de l'Etranger, une secte qui n'a pas hésité à retourner ses armes contre ses propres concitoyens.




Tellement bas étage le politicard qu'hier, le président libanais a lu le document d'entente signé entre le général Aoun et le Hezbollah. Je crois que ton dernier espoir d'isolement du Hezbollah vient de s'effondrer et que tu nous dégage ta haine aveugle de nouveau, rien que pour ça.

Allez, courage Bernard, je comprends ton amertume de voir les Libanais s'entendre.
Selon moi, le profil bas d'Israël a facilité cette entente, lachant du leste ces derniers temps.
lundi 26 mai 2008 à 23:34
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Tant qu'un pouvoir existent ... si il n'admet pas la défaite! Existera toujours ...

Si un peuple est mécontent envers ce qui constitue politiquement un état ont peut lui faire croire que son état peut changé !


Ce message a été modifié par enis - lundi 26 mai 2008 à 23:51.
mardi 27 mai 2008 à 14:16
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Possible échange de prisonniers en cours entre le Hezbollah et Israël.

Progrès dans les négociations d'échange de prisonniers Israël/Hezbollah
mardi 27 mai 2008 à 16:43
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Sans nom
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Nasrallah: le Hezbollah ne veut pas du pouvoir au Liban
26 mai 2008 Agences

Le dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé lundi que son mouvement "ne veut pas du pouvoir au Liban", lors d'un discours à l'occasion du 8e anniversaire du retrait israélien du sud du Liban. En voilà quelques extraits :

- "Nous ne voulons pas du pouvoir au Liban, nous ne voulons pas contrôler le Liban et nous ne voulons pas gouverner le Liban"
- "Nous ne voulons pas imposer notre point de vue sur le peuple libanais car nous croyons que le Liban est un pays multiple et varié et que ce pays ne vivra qu'avec la participation de tous"
- "J'appuie la clause de l'accord de Doha qui stipule qu'il ne faut pas recourir aux armes de la résistance pour réaliser des gains politiques"
- "Les armes de la résistance servent à combattre l'ennemi, libérer les terres et les prisonniers, et défendre le Liban et rien d'autre"
- "Mais, d'un autre côté, il ne faut pas utiliser les armes de l'Etat pour régler des comptes avec un groupe politique opposant ou pour le profit de parties étrangères"

Nasrallah a entre outre salué l'élection de M. Sleimane qui, selon lui, "renouvelle l'espoir des Libanais en une nouvelle ère".

"Le discours d'investiture reflète l'esprit d'entente qu'il a promis d'appliquer et c'est ce dont le Liban a besoin", a estimé le dirigeant chiite.





Sans nom
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Michel Sleimane s’installe au palais présidentiel

26 mai 2008 Paul Khalifeh - RFI

Le président Michel Sleimane s’est installé au palais présidentiel, vide depuis la fin du mandat d’Emile Lahoud, le 23 novembre dernier. Le nouveau chef de l’Etat, qui a reçu le soutien du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a fixé à mercredi les consultations parlementaires contraignantes pour choisir le futur Premier ministre.


Le Liban entre lentement mais sûrement dans le processus de normalisation initié par l’accord interlibanais de Doha, qui a évité au pays de sombrer, une énième fois, dans les affres de la guerre civile. Au lendemain de son élection par le Parlement, saluée par les pays arabes, la communauté internationale et la presse libanaise, le président Michel Sleimane s’est installé dans le palais présidentiel de Baabda. Après six mois sans locataire, le palais grouillait de vie, ce lundi. Le général Sleimane, qui a troqué son uniforme militaire pour un complet noir, y est arrivé vers midi. Il a été accueilli par une fanfare de la Garde républicaine qui a exécuté l’hymne nationale. Il a passé en revue les troupes alors qu’au même moment, 21 coups de canon étaient tirés. Il n’y a évidemment pas eu de passation de pouvoir puisque son prédécesseur, Emile Lahoud, avait quitté ses fonctions, le 23 novembre dernier, sans qu’un successeur ne soit élu.

Après s’être installé dans ses quartiers, le nouveau chef de l’Etat a pris sa deuxième décision de président, la première étant un communiqué publié dimanche soir considérant comme démissionnaire le gouvernement de Fouad Siniora. Un autre communiqué de la présidence a fixé à mercredi les consultations parlementaires contraignantes pour le choix du futur Premier ministre. Celui-ci sera certainement membre de la majorité au pouvoir et probablement du Courant du futur, dirigé par Saad Hariri. Le nom de ce dernier circule dans les milieux politiques aux côtés de celui de Fouad Siniora qui pourrait être reconduit. Mais pour l’instant, la majorité parlementaire n’a pas rendu public le nom de son candidat à la tête du gouvernement d’union nationale, dont on connaît la configuration sans en savoir la composition et la répartition des portes-feuilles. Conformément à l’accord de Doha, le prochain cabinet sera formé de trente ministres: 16 pour la majorité, 11 pour l’opposition (la fameuse minorité de blocage réclamée depuis 18 mois) et 3 pour le président.

Un programme équilibré

A partir de ce lundi, Michel Sleimane a six ans pour mettre en œuvre son discours d’investiture, qualifié de « programme équilibré sans un trop-plein de promesse », selon le quotidien An-Nahar, proche de la majorité pro-occidentale. Al-Akhbar, proche de l’opposition, parle pour sa part de discours d’investiture « modeste ». Al-Moustaqbal, qui appartient à la famille Hariri, titre en Une : « Michel Sleimane, président d’un mandat souverainiste : Taëf (L’accord qui a mis fin à la guerre civile), le tribunal international (chargé de juger les assassins de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri) et… des armes dirigées contre l’ennemi (en allusion à l’utilisation par le Hezbollah de ses armes lors du conflit intérieur) ».

Le président a également plaidé pour l’établissement de relations diplomatiques avec la Syrie et pour l’élaboration d’une stratégie de défense avec la Résistance.

Le soutien de Nasrallah

Cette question cruciale a été longuement évoquée par le secrétaire général du Hezbollah, lundi soir. Au lendemain de l’élection du nouveau chef de l’Etat, Hassan Nasrallah a prononcé un discours retransmis sur écran géant devant des dizaines de milliers de personnes, venues célébrer le 8ème anniversaire de la libération du Liban-Sud de l’occupation israélienne. « Notre Résistance a proposé deux modèles qui ont prouvé leur efficacité, a-t-il dit. Celui de la libération, qui a fait ses preuves en l’an 2000, lorsqu’Israël a été contraint de se retirer. Et celui de la défense, quand l’armée israélienne a été défaite en juillet et août 2006. En partant de ces expériences, nous invitons tous les pays arabes et non seulement le gouvernement libanais, à élaborer une stratégie défensive. Nous avons aussi besoin d’une stratégie de libération pour récupérer les fermes de Chébaa et les collines de Kfarchouba (à l’extrême sud-est du Liban) », a déclaré Hassan Nasrallah.

A aucun moment, il n’a évoqué ou envisagé un possible désarmement de son parti, comme l’espèrent les Etats-Unis et le préconisent de nombreuses résolution des Nations unies. « Nous, qui avons combattu lors de la guerre de l’été 2006, sommes prêts à combattre dans n’importe quelle autre guerre à venir », a-t-il dit. Une manière indirecte d’exclure tout désarmement avant la récupération des terres libanaises encore occupées par Israël et la libération des Libanais détenus dans les prisons de l’Etat hébreu. « Ceux-ci seront d’ailleurs très prochainement parmi nous », a-t-il promis dans un tonnerre d’applaudissements.

Le chef du Hezbollah s’est livré à un exercice de déconstruction des arguments avancés par ses détracteurs. « Ils affirment que tous les mouvements de Résistance dans l’histoire ont déposé les armes après la libération, a-t-il dit. C’est vrai. Mais en contrepartie, ils ont pris ou réclamé le pouvoir. Nous autres, nous n’avons pas demandé à prendre le pouvoir, nous le leur avons laissé ».

Enchaînant sur sa lancée, Hassan Nasrallah s’est voulu rassurant avec les Libanais sur les intentions de son parti sur le plan interne. Selon lui, le Hezbollah ne cherche pas à prendre le pouvoir ou à imposer son mode de pensée aux autres Libanais. Son idéologie lui dicte de « préserver la pluralité et la diversité du Liban qui est un pays spécial », a-t-il ajouté, à l’adresse de ceux qui l’accusent de vouloir appliquer au pays du Cèdre le modèle iranien de la «Wilayat al Faqih» (La jurisprudence du théologien).

Il a souligné que le Hezbollah n’a jamais cherché à exploiter ses victoires militaires sur Israël sur le plan interne, de manière à accroître son pouvoir politique et sa présence au sein des institutions et de l’administration publique.

Le décor politique commence à se construire petit à petit autour du nouveau président. Michel Sleimane est conscient que sa tâche ne sera pas facile. C’est sans doute pour cela qu’il a évité les grandes promesses et fixé des objectifs accessibles… mais à une condition: l’unité nationale.



mardi 27 mai 2008 à 21:34
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Sans nom
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Libération dimanche du prisonnier Nessim Nisr détenu en Israël, selon sa famille
27 mai 2008 AFP

Le prisonnier Nessim Nisr, détenu depuis six ans en Israël pour collaboration avec le Hezbollah libanais, sera libéré dimanche, a affirmé sa famille à l'AFP mardi. "Nessim nous a appelé il y a quelques jours et nous a informé qu'il serait libéré dimanche", a déclaré son frère Omrane Nisr.

De son village de Bazouriya, à l'est de Tyr (sud du Liban), Omrane a indiqué que son frère "avait reçu un document le notifiant qu'il sera expulsé d'Israël" après sa libération de prison. Nessim Nisr, de mère israélienne et de père libanais, détenait la nationalité israélienne lors de son arrestation.

"Nessim nous a informés par téléphone il y a un mois qu'il avait été placé en isolement par les autorités de la prison qui voulaient le faire renoncer à son projet de retour au Liban avec ses deux filles, qui détiennent la nationalité israélienne", a déclaré son frère Mohamed. Nessim a "renoncé à la nationalité israélienne après sa condamnation", a ajouté son frère.

Né en 1968, Nessim Nisr a quitté le Liban lors de l'invasion israélienne en 1982 et a rejoint sa famille maternelle en Israël. Il s'est établi près de Tel-Aviv où il vivait avec son épouse et ses deux filles. Il a été arrêté en 2002 et condamné par un tribunal israélien à six ans de prison pour "collaboration avec le Hezbollah" libanais.

Une source libanaise proche du dossier des prisonniers avait annoncé lundi la prochaine libération de Nessim Nisr. Le frère d'un autre prisonnier, Samir Kantar, a également indiqué s'attendre à la libération prochaine de son frère. "Je l'attends depuis 17 ans", affirme la mère de Nessim, Valentine (70 ans), qui vit avec ses enfants à Bazouriya. "Nous avons préparé sa chambre et avons décoré la façade de notre maison avec des drapeaux libanais et des portraits de Hassan Nasrallah", le chef du Hezbollah, ajoute Mohamed. Hassan Nasrallah a promis lundi une libération prochaine de prisonniers libanais détenus en Israël.

Lundi, la radio militaire israélienne a annoncé que l'Etat hébreu était prêt à libérer cinq prisonniers Libanais et à rendre les corps de 10 combattants du Hezbollah en échange de deux soldats israéliens capturés par le Hezbollah en 2006. Parmi les prisonniers qui pourraient être libérés figure Samir Kantar, condamné en 1980 à 542 ans de prison pour avoir tué un civil israélien et sa fille ainsi qu'un policier israélien en 1979 à Nahariya, dans le nord d'Israël.



mercredi 28 mai 2008 à 01:16
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Excellent Un Libanais ces articles, je t'en remercie wink.gif
mercredi 28 mai 2008 à 09:21
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Ayant été honteusement censuré, sans la moindre explication ni excuse, pendant 24 heures, je cesse par là même ma participation à ce forum.
mercredi 28 mai 2008 à 09:34
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Bernard063
lundi 26 mai 2008 à 09:16
Ayant été honteusement censuré, sans la moindre explication ni excuse, pendant 24 heures, je cesse par là même ma participation à ce forum.




Putain t'es vraiment pète-couilles à toujours écrire comme ça! j'espère que tu ne reviendras jamais, ne serait-ce que pour la paix de mes yeux!
mercredi 28 mai 2008 à 11:43
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Bernard063
lundi 26 mai 2008 à 09:16
Ayant été honteusement censuré, sans la moindre explication ni excuse, pendant 24 heures, je cesse par là même ma participation à ce forum.



Qu'est ce qu'il a encore fait celui-là?

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