Wednesday 25 August 2004 à 22:04
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| Eh bien, je dois avouer que je suis très surpris ! Je n’imaginais pas que la formation intellectuelle et la réflexion étaient le point central de ce type d’évènements. Une véritable pensée s’y élabore apparemment… |
Eh ! On est l’Action française, pas un groupe d’activistes sans cervelle !

Mais par rapport à beaucoup de mes amis, qui dévorent des bouquins et se passionnent pour la littérature, l’histoire ou la philosophie, ma carrure intellectuelle est vraiment très modeste. Heureusement, je me rattrape un peu en informatique !
Plus sérieusement, j’apporterai une nuance à ton propos en précisant que j’ignore comment se déroulent les choses ailleurs. Si d’autres militants pouvaient nous parler de ce qui se passe chez eux (notamment les jeunes du PS ou de l’UMP), ils seraient les bienvenus ! .
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| Je me rends compte que ma question (Quels sont les effets de votre université d’été ?) était trop imprécise ; en fait, je me demandais quels étaient les impacts de votre université d’été…sur la population locale, par exemple. Ou bien dans la presse…etc. |
La presse nationale ne s’intéresse à nous que dans des cas très particuliers, comme au moment où nous avions été nombreux au sein du mouvement à accueillir avec sympathie la candidature de Chevènement à la présidentielle. En revanche, la presse locale rend souvent compte de notre présence dans une commune. Il n’est pas rare de croiser un journaliste à l’occasion de la journée portes ouvertes qui a lieu pour chaque camp. C’est toujours bon à prendre, mais l’impact est surtout interne.
Lors des derniers camps, il y a eu en fait assez peu de contacts avec la population locale. Il y a trois ans, c’était dans un endroit très isolé, et, depuis deux ans, ça se passe dans un château, de telle sorte que nous sommes d’abord vus comme « les invités du châtelain ». La boulangerie du coin doit vendre pas mal de baguettes en plus, mais nous faisons preuve d’une relative discrétion, car le but n’est pas de froisser les susceptibilités politiques des gens qui nous entourent. Et pour les actions de terrain, nous quittons généralement notre lieu de villégiature pour aller tracter ou coller dans la ville la plus proche.
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| En moyenne, combien de nouveaux adhérents avez-vous chaque année ? Comment et par qui sont choisis les thèmes de vos conférences ? Publiez-vous les réflexions élaborées lors de ces universités d’été ? (je suis très curieux ) |
Pour les adhésions, je ne connais pas les chiffres. De toute façon, je ne suis même pas sûr qu’ils existent vraiment, car je sais que beaucoup militent sans forcément prendre leur carte…
Je n’ai jamais suivi de près l’élaboration des programmes d’études, mais ils reflètent naturellement nos préoccupations politiques, dépendent des « besoins » que nous identifions pour les participants, et subissent l’influence de la disponibilité des conférenciers et des goûts de ceux qui les convoquent…
Jusqu’à maintenant, la plupart des conférences n’ont pas donné lieu à des publications, même si j’ai pu mettre en ligne le texte de l’exposé consacré au Royaume et à l’Empire. En revanche, les intervenants écrivent souvent dans les colonnes de notre journal. Mais je retiens la suggestion, d’autant que ce serait valorisant pour le camp de retranscrire les conférences qui s’y tiennent.