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| JobDealer.net est un site d'offre et de recherche de services et d'emploi par enchères inversées. Exemple 1 : une société propose une offre d'emploi. Les personnes intéressées par le poste pourront faire des enchères sur cette offre. Une première personne pourra faire une première enchère pour 3100 € par mois. La seconde personne pourra surenchérir en proposant ses services pour 3000 € par mois. Les enchères sont alors descendantes, c'est pour cela qu'elles sont appelées enchères inversées. |
| QUOTE (Ehrgeiz @ 21 Nov 2005 à 21:22) |
| "Crève, pourriture libérale !!" |
| QUOTE (WhiteShadows @ 21 Nov 2005 à 21:25) |
| Dois-je le prendre comme une insulte??? Modo???? |
| QUOTE (Hadora @ 21 Nov 2005 à 21:35) |
| Quand est ce que les gens vont arreter de se faire trainer dans la boue de cette facon et se battre ? |
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| Exemple 2 : Inversement un étudiant cherche à faire des gardes d'enfant. Il passe une offre de service. Les personnes qui seront intéressées par ses services feront des enchères montantes... |
| QUOTE (Dingosid @ 21 Nov 2005 à 22:02) |
| De même sieur Milton, tu sembles oublier le second exemple. A croire qu'il ne cadre pas avec ta rhétorique : |
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| libre et pret a tout cela va vous paraitre bizzarre mais etant acculé aux pires extrémes de la vie du chomage je vous propose moi.......donc je suis entierement libre et disponible pour tous types de services selon vos desirs |
| QUOTE (John Milton @ 22 Nov 2005 à 09:36) | ||
| Non mais nous savons tous les deux que ce site servira à baisser les salaires. Moi je m'en moque, je travaille dans la finance et gagne trés bien ma vie et viens sur les forums plus pour me détendre. Mais j'aime les personnes combatives et nous sommes en train de nous retrouver dans une société de gentil moutons prêt à tout. Exemple d'annonces du site http://jobdealer.dynalias.com/index2.html
Et pas de réaction de notre amis d'extrème gauche, Patdu49. Etonnant non ? |
| QUOTE (John Milton @ 22 Nov 2005 à 09:36) | ||
Exemple d'annonces du site http://jobdealer.dynalias.com/index2.html
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| QUOTE (gitan33 @ 22 Nov 2005 à 09:46) |
| Ce qui étonnant,Ce n'est pas l'absence de réponse de patdu49, ca sera plutot un gars comme toi qui ouvre un topic comme celui ci |
| QUOTE (GRoZoR @ 22 Nov 2005 à 09:44) |
| Milton! J't'ai reconnu! T'es le diable!! Ce topic est un piège, il veut qu'on lui vende son âme |
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| Le chômage, c’est la santé ! Je sais, je sais… Ce titre un rien provo va en irriter plus d’un. Je comprends, je compatis même. Le chômage, ça use. Y’en a même qui ne s’en remettent pas. Alors forcément, ça ne peut pas plaire à tout le monde. Faut dire aussi que sur Actuchomage, y’a un gars qui n’a pas fait dans la dentelle. Il a titré son Billet d’humeur : «Chômeurs, tous des fainéants !». C’est balèze ça. Et il y a même une nana qui a pondu un remarquable «Manuel du chômeur décomplexé». Faut le faire ! Alors, forcément, ça donne des idées, ça démange de leur donner le change et d’enfoncer un peu plus le clou. Tu observeras aussi – je te tutoies, ça ne t’offusque pas j’espère ? – qu’on trouve sur le site «Le Blues du chômeur», un point de vue qui colle à la galère qu’endurent des centaines de milliers d’entre nous. Ça rétablit un peu l’équilibre entre légèreté débonnaire et spleen bien flippant. Qu’est-ce que tu crois, j’suis pas Superman ! Mais tu ne me feras pas changer d’avis. Je persiste et signe : Le chômage, c’est la santé ! À la rigueur, pourrais-je préciser : Le chômage, c’est MA santé ! Ouais, ce serait une marque de respect à l’endroit de celles et ceux qui en bavent, qui en chient, qui en souffrent. Mais non, après tout, j’assume mes responsabilités et les griefs qui peuvent m’être faits. Faut dire aussi que je sais de quoi je parle. J’ai quelques années de galère au compteur (sans jamais avoir touché le fond, je te l’accorde). J’en ai passé des nuits dans mon pucier à gamberger dur, à me faire du mouron, à être saisi par des crises d’angoisse, à me retourner encore et encore, à culpabiliser à mort pour des raisons profondes ou futiles… à me faire du mal, alors que je ne le méritais pas. Qu’est-ce que tu crois, j’suis pas Superman ! Alors, pourquoi le chômage, c’est la santé ! Hein ? ...J’ai perdu 93% de mon revenu Ben, j’vais te le confier mais ça reste entre nous. Ces 6 dernières années, j’ai été successivement gérant d’une société florissante, cadre supérieur dans un grand groupe prospère et… chômeur de longue durée. J’plaisante pas, je n’exagère rien ! En moins de 6 ans, je suis passé d’un revenu mensuel net de 25.000 francs – sans compter mes intéressements et le remboursement de frais plus ou moins justifiés (déplacements, restauration, téléphone portable…) – à 2.500 francs, le montant de l’Allocation spécifique de solidarité que je perçois aujourd’hui. Dégringolade de revenu : 90%. Enfin, plutôt 93 ou 94%… Ça te dit quelque chose ? Je t’entends déjà : «Et pourquoi il fanfaronne celui-là?» Ben, ouais, t’as pas tort… Je brassais du vent, des mots et des concepts Je ne suis pas en train de faire le paon dans la basse-cour – je suis même méchamment plumé en ce moment. Je te conte la vérité, MA vérité. Laisse-moi t’expliquer ma situation. Voilà, j’ai créé une boîte au début des années 90; petite l’entreprise, mais prospère. Je ne rentrerai pas ici dans le détail de mon activité, ce serait trop long; j’exploitais un bon filon, une vraie pépite. Je travaillais pour des grands comptes comme on dit dans le jargon des «nazes communicants» de mon espèce. J’assurais des prestations de service pour de grosses multinationales, comme McDonald’s ou Nike… Je leur pondais des idées qu’elles achetaient à bon prix. Tu vois de quoi je parle ? Non ! C’est sans importance. Bref, je vendais du conseil en communication, je brassais du vent, des mots, des concepts qui m’étaient venus en un éclair – de génie ? – et que je faisais mine d’avoir cogités pendant des semaines. Je facturais une idée que j’avais mis 3 minutes à accoucher au prix de 10 jours de boulot à plein-temps. Une belle arnaque, vraiment ! Ouais, tu as raison ! Tu as le sentiment d’avoir déjà lu ce baratin quelque part. Ne serait-ce pas dans «99 francs», le best-seller de Frédéric Beigbeder, cet ancien publicitaire reconverti dans la critique littéraire qui sévit – ou sévissait ? – dans les colonnes de Voici (ça situe le personnage). Eh bien, t’as raison, ça y ressemble ! J’en foutais pas une, je l’avoue En fait, à l’époque, je mettais en pratique le postulat qui commande la carrière de tout publicitaire : «Ne prenez jamais les gens pour des cons, mais n’oubliez jamais qu’ils le sont» (ça illustre bien le cynisme qui m’animait alors). Bon, je vais accélérer un peu le mouvement sinon on est encore là demain et je sais que tu n’as pas que ça à faire. Moi, si… En fait, quand je te parlais de 25.000 francs nets par mois, c’était pour un boulot à mi-temps… euh, à tiers de temps même parfois. J’en foutais pas une, je l’avoue. Enfin, depuis, j’ai payé l’addition au centuple. Comme quoi, y’a quand même une justice sur cette terre. Où j’en étais déjà ? Ah oui ! Le business était florissant, l’argent rentrait sans se fouler, j’avais du temps pour moi et devant moi. Pendant 8 ans, oui 8 ans, j’ai vécu une période d’«easy life», de vie facile quoi. Et puis, un jour, un mec m’a demandé d’intégrer la filiale d’un grand groupe de communication. Une bonne paie pour quelques branlettes de cerveaux Pour te situer la période, c’était à l’émergence de la télé réalité en France, à l’époque du «Loft Story» et de Loana (ça te mettra certainement sur la piste de mon employeur). Je ne sais pas si tu vois le morceau ? Mais non, je ne te parle pas de la bimbo siliconée qui a défrayé la chronique pendant 6 mois, je te parle de la boîte pour laquelle je marnais. L’offre était alléchante, la fonction et les responsabilités plutôt valorisantes, je les ai acceptées. J’ai liquidé ma société en vendangeant la coquette somme qui sommeillait sur son compte en banque, et j’ai tiré une croix sur mon indépendance. Je me suis de nouveau retrouvé dans une situation très privilégiée : bonne paie pour quelques branlettes de matière grise (les anglo-saxons appellent ça des brainstormings, des tempêtes de cerveaux si tu préfères). Mais attention, je n’ai jamais pété plus haut que mon c… Je ne suis pas du genre «branchouille fringué en Gucci qui roule en coupé BMW». Moi, je suis plutôt un bon gros branleur sympathique qui ne se prend pas trop la tête… et c’est bien ce qui m’a égaré. Car quand tu évolues dans ce milieu de cannibales, il faut se la jouer à donf’ pour se faire une place au soleil et la garder, faut avoir les dents longues, faut être un carnassier. Et ce n’est pas du tout mon style! Et je me suis fait foutre à la porte… Après les attentats du 11 septembre 2001, je me suis fait foutre à la porte comme un malpropre. En désintégrant les tours du World Trade Center, Ben Laden a foutu une belle pagaille dans le monde de la publicité et des médias qui fonctionnent au feeling. Et dès le 12 septembre au matin, le feeling n’y était plus (on connaît la suite). Bon, quelque part, je dois reconnaître que j’ai un peu cherché ce licenciement. Mais un paquet d’autres – encore plus branleurs que moi – ne l’auraient pas moins mérité. Seulement voilà, dans cette jungle de faux derches, j’étais trop cool, trop franc, pas assez lèche-cul. Enfin, y’a pas de quoi s’apitoyer sur ce parcours des plus communs. Faut pas se laisser embobiner par les glandeurs comme moi. Jusque-là, je n’étais qu’un privilégié insatisfait d’une situation que beaucoup m’auraient enviée. Mais je n’étais qu’un pitre, un égocentrique, un grand con plein d’a priori, un frileux aussi… Une merde, quoi ! Tu me pardonneras mes dérapages dialectiques mais il faut que ça sorte… Actuchomage est aussi fait pour ça. (Euh, ils fournissent le papier, j’espère ?) Et encore, parmi toutes les nanas et tous les mecs que j’ai fréquentés dans ce panier de crabes, j’étais pas le plus glandeur et le plus incompétent. Dans ce système à la con, y’en a vraiment qui sont payés à rien foutre, j’te le jure (mais je ne t’apprends rien là-dessus, n’est-ce pas ?). Bref… Il était temps de le prendre… ce temps Mon licenciement abusif – et considéré comme tel par le tribunal des Prud’hommes qui m’accorda un petit dédommagement – fut vécu plutôt sereinement. Il était temps que je fasse table rase du passé pour revenir à des choses plus essentielles, comme insuffler un peu de chaleur humaine (de la vraie) dans la glacière de mon nombrilisme. Il était temps de le prendre… ce temps. Mais je te sens perplexe. «Où veut-il en venir celui-là ? Qu’est-ce que j’en ai à fiche de ces états d’âme ? Et puis, quel rapport y a-t-il entre le titre provo de sa chronique et le récit de ses mésaventures professionnelles bien banales en définitive ?». Tu poses de bonnes questions, toi. T’es vachement perspicace ! Eh bien oui, elle se dessine enfin cette réponse que tu appelles de tes vœux. Depuis que je suis au chômage, je n’ai jamais autant travaillé… sur moi, et pour les autres aussi figure-toi. Bon, c’est vrai que je partais de bas comme je te l’ai confié plus haut (tu me suis ?). N’ayant pas foutu grand-chose ces 10 dernières années, j’étais préparé à affronter une période d’inactivité… forcée cette fois; c’est ce qui fait toute la différence. J’ai payé l’addition de ma suffisance passée Je ne vais pas t’infliger toutes les étapes par lesquelles je suis passé : ces périodes d’enthousiasme sauvage et d’abattement profond - ces dizaines, ces centaines de candidatures adressées en pure perte à des gens qui n’ont pas même pris le temps de les survoler - ce découragement qui s’immisce par tous les pores de la peau quand le moral est en berne - ces tensions qui viennent user jusqu’à la rupture une vie de couple qui ronronnait comme un chat paisible - ces journées de repli sur soi - ses regards assassins portés sur sa propre personne, là, dans le miroir de la salle de bain («t’as vraiment une gueule de loser, tu sais !») - ces réveils en sueur au cœur de cette nuit qui blanchit - cette télévision qu’on ne sait plus comment éteindre - cet abrutissement qu’on s’impose pour espérer échapper à la réalité - cet alcool qu’on ingurgite en trop grandes quantités - ce sommeil qu’on ne trouve plus - cette marginalisation qui s’installe insidieusement… Je te l’ai déjà dit, j’ai payé l’addition – au prix fort – de ma suffisance passée. N’en parlons plus. Nombre d’entre nous se sont infligés et s’infligent ces souffrances inutiles, stériles, masochistes parfois même; je connais, tu connais, ils connaissent tous la chanson. L’auteur de l’article «Le Blues du chômeur» que tu peux lire sur le site, a très bien décrit cette lente agonie, cette descente aux enfers du doute (et je pèse le poids de mes mots comme j’ai pesé celui de mes maux). Depuis 3 ans, je n’ai pas retrouvé de boulot Tu me trouveras peut-être bien prétentieux, mais je suis aujourd’hui à même de tout entendre et, surtout, de comprendre le sentiment d’impuissance qui balaie la dignité de celui qui se sent exclus, marginalisé. Car, depuis 3 ans, je n’ai pas retrouvé de boulot… J’en ai pourtant cherché dans tous les sens, par toutes les filières, avec envie, enthousiasme, opportunisme et détermination (me semble-t-il). Et à chaque fois, une main anonyme m’a remis la tête sous l’eau pour m’imposer cette apnée qui aurait pu me noyer. J’ai tout passé en revue. J’ai douté de mes qualités, comme un collégien qui se perd sur le chantier de son adolescence. Je ne voyais plus que mes défauts, ces boutons d’acné juvénile qui me mangeaient la face, le cerveau, mes convictions et mes rêves de gosse… À 40 ans, t’imagine un peu, à 40 ans! Triste bilan… Et dans le même temps, je me sentais déjà vieux, beaucoup trop vieux. Toutes les annonces que je consultais – «Âgé de 30/35 ans, le candidat devra justifier d’une expérience…» – me renvoyaient à toutes ces années que j’avais feint de ne pas voir défiler. Je te souhaite de vivre cette plénitude J’étais au fond du trou. Tu l’as compris ça, tu me crois ? Alors j’ai bossé beaucoup, énormément, comme jamais j’ai travaillé de toute ma vie. J’étais un garçon ignare : je me suis instruit. J’étais toujours tracassé par les disponibilités de mon compte en banque : j’ai appris à vivre avec la pénurie (il est vrai que je ne m’étais pas endetté avant mon licenciement). Je n’étais intéressé que par mes seuls soucis matériels, mon petit confort moral, ma pseudo indépendance et ma fumeuse supériorité : je me suis ouvert aux autres, je les ai écoutés parler, j’ai partagé et j’ai donné ce que je leur avais toujours refusé. J’ai appris à être humble mais pas soumis ! ...La soumission, c’était avant ! Je t’épargnerai le récit de tout ce que j’ai appris sur moi, de tout ce que le chômage m’a apporté; et de tout ce qu’il m’apporte encore, là, en cet instant où tu me lis. Bon, je ne vais pas avoir l’outrecuidance de te dire qu’aujourd’hui, dans ma vie, tout baigne. Je peux pourtant t’assurer que cette période de chômage, pour toute douloureuse qu’elle fut, qu’elle est encore parfois, ne restera pas comme un mauvais souvenir mais comme une formidable avancée vers moi-même, vers les autres. Je te souhaite de vivre cette plénitude – euh, le mot est peut-être un peu excessif, non ? – même si pour cela tu dois plonger au plus profond de toi, là où ça fait mal, très mal… Soit tu en sors usé, meurtri, cassé, soit tu en ressors plus fort ! Mon conseil ? Opte pour la seconde version, j’te promets, c’est la meilleure ! ALAX - Chômeur de longue durée |
| QUOTE (patdu49 @ 22 Nov 2005 à 10:14) |
| et John, sinon aurait le droit de travailler dans la finance, et de devenir + humain en avançant dans l'age ... |
| QUOTE (John Milton @ 22 Nov 2005 à 10:27) |
| Je vous apprécie de plus en plus, Patdu49. Oui je travaille bien dans la finance mais tout comme Georges Soros je n'admet pas cette destruction des autres. J'aime les gens combatifs et vous l'êtes Patdu49. Je ne supporte pas les personnes soumises. Les compétences doivent être rémunérés à leur juste valeur. Tout comme je ne travaillerais pas pour 2000 euros/mois, je n'admet pas que l'on utilise de la main d'oeuvre au rabais. La qualité coute de l'argent, c'est normal. Franchement si vous allez au restaurant et que l'on vous propose un saumon à 2 euros vous pensez que vous allez bien manger ? Pour les salaires c'est identique: salaire au rabais=compétence au rabais. |
| QUOTE (John Milton @ 21 Nov 2005 à 21:18) | ||
| Jobdealer.net arrive en France. http://jobdealer.dynalias.com/index2.html C'est un peu le même principe que jobdumping en allemagne:
Le libéralisme dans toute sa splendeur. |
| QUOTE (politicien_en_herbe @ 22 Nov 2005 à 17:31) |
| Ce qui est présenté par john milton. Sa n'a rien à voir avec le libéralisme.. Ensuite, ce sont les gens qui choisissent d'aller sur ce site. Elles n'y sonbt pas forcés. |
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