Wednesday 14 March 2007 à 22:17
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Un article sur ces machines à voter sur futura science : http://www.futura-sciences.com/news-stoppo...-voter_9801.php

Il y a aussi eu un long article dans Science et Vie


Le Ministère de l'intérieur à valider plusieurs "machines à voter".
Il faut savoir que :
  • Le Cachier des charges ne comportait rien ou presque rien sur le code source (c'est à dire sur le comportement de la machine, sur ce qu'elle fait), Le cachier des charges portait plus sur les caractéristiques physiques de la machine
  • Le ministère de l'intérieur les as validées sans même avoir pris connaissance du code source. Sans donc être capable de dire que ces machines fonctionnent correctement ou sont sûres
  • Ces machines à voter n'intègrent pas les technologies de sécurité actuelle. Les jeux vidéo sont par exemples protégés par une technologie largement plus avancée que les machines à voter
  • Un grand nombre de machines à voter comporte un certain nombre de problèmes connus, de risques connus


Bref, on se demande si la validation de machines à voter aussi peu sûres ne relèverait pas tout simplement de l'incompétence.
Wednesday 14 March 2007 à 22:29
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et voilà les limites quand un candidat est chargé de l'organisation d'une élection
Thursday 15 March 2007 à 12:23
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on ne glissera plus un bulletin dans une enveloppe ? ohmy.gif
Friday 16 March 2007 à 22:50
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QUOTE (Donnie Darko @ 15 Mar 2007 à 11:23)
on ne glissera plus un bulletin dans une enveloppe ? ohmy.gif

Non, certains ne voteront plus avec l'enveloppe mais avec des machines certifiées "en aveugle" par le ministère de l'intérieur.

Je trouve complètement rresponsable de certifier ainsi des machines à voter sans même faire les tests les plus élémentaires de sécurité.

Il a en plus été démontré que ces machines n'étaient pas fiables.
Friday 16 March 2007 à 22:51
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Moi je trouve ca chouette, d'aller mettre le papier dans l'urne. Ca faisait un symbole en plus
Saturday 17 March 2007 à 02:03
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QUOTE (Grenouille verte @ 14 Mar 2007 à 21:17)
[*]Le Cachier des charges ne comportait rien ou presque rien sur le code source (c'est à dire sur le comportement de la machine, sur ce qu'elle fait), Le cachier des charges portait plus sur les caractéristiques physiques de la machine

Ah bon, y'a pas eu de spécifications ? C'est étonnant ! Peut être que tout est traité en hardware ..

QUOTE

[*]Le ministère de l'intérieur les as validées sans même avoir pris connaissance du code source. Sans donc être capable de dire que ces machines fonctionnent correctement ou sont sûres


M'étonnerait que le ministre de l'intérieur jette un coup d'oeil à un code source. C'est illisible pour les non informaticiens.

QUOTE
[*]Ces machines à voter n'intègrent pas les technologies de sécurité actuelle. Les jeux vidéo sont par exemples protégés par une technologie largement plus avancée que les machines à voter


Il faudrait déjà savoir quelles sont les spécifications de ces machines. Si c'est que de l'embarqué ça ne sert à rien d'avoir des systèmes de sécurités logiciels.

[*]Un grand nombre de machines à voter comporte un certain nombre de problèmes connus, de risques connus
[/LIST]

Ils ne sont pas précisés dans l'article.

Par contre il y a des manques au niveau des recommandations tel que suggéré par le chapitre suivant :

QUOTE
La Cnil, comme le Conseil de l’Europe, les experts comme de nombreux citoyens, proposent pourtant depuis plus de 2 ans des recommandations simples à mettre en oeuvre, dont il faut rappeler les deux principales concernant les machines à voter (et pas le vote en ligne qui pose en tant que tel d’autres questions) :

    * que les machines fournissent une trace papier du vote, afin qu’un double enregistrement soit fait et que le votant puisse contrôler que la machine a bien voté comme il le lui a demandé. L’impression doit permettre de suivre le bulletin jusque dans l’urne ;

    * que le socle technique de la machine et du logiciel se conforme aux principes de l’open source afin que tout un chacun puisse en contrôler le fonctionnement. Le but est de permettre aux pouvoirs civils d’auditer et de contrôler à tous moments les algorithmes de fonctionnement.
Saturday 17 March 2007 à 02:20
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Dans ma ville, la maire UMP qui avait déja une facheuse tendance à se foutre de la gueule des citoyens est passé à l'étape supérieure en nous collant sans préavis des machines à voter. Moi, c'est bien simple, je les ferait simplement interdire. Tel que c'est actuellement, on ne peut pas controler le code source, d'où une fiabilité assimilable à zéro, et en open source, c'est super, ça ferait la joie des pirates en tout genre qui se lanceraient alors de nouveaux défis. Il faut se rappeler que même le pentagone a été pénétré, alors des petites machines de vote merdiques... Pour la sortie papier, c'est une connerie aussi, car au final ça fait des bulletins à recompter à la main, comme avant, mais avec le prix de la machine en plus. Je réfléchi sérieusement à en faire jaser dans la ville pour que les machines soient retirées, sinon à les foutre en l'air personnellement. Ca doit pas être bien solide ces saloperies, sûr qu'un peu d'acide, d'acétone, ou même simplement de flotte, doit pouvoir foutre en l'air ces machines à truquer. La démocratie n'est pas un jouet, et jamais je n'admettrai qu'on confie cela à des machines. Pour dire, je préfère encore voir des cocos et des socialos dépouiller et compter les bulletins et vérifier moi-même, plutôt que de laisser de mystérieuses et vulnérables entrailles électroniques nous confisquer cet acte symbolique.
Saturday 17 March 2007 à 23:57
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QUOTE (Yorgat @ 17 Mar 2007 à 01:03)
Ah bon, y'a pas eu de spécifications ? C'est étonnant ! Peut être que tout est traité en hardware ..
Les machines de votes françaises ne sont pas en hardware.
Le néerlandais Nedap a essayé une approche similaire, mais il a été démontré qu'on pouvait pirater en deux minutes la machine à voter (attaque physique par remplacement d'une puce).
QUOTE (Yorgat @ 17 Mar 2007 à 01:03)

QUOTE

[*]Le ministère de l'intérieur les as validées sans même avoir pris connaissance du code source. Sans donc être capable de dire que ces machines fonctionnent correctement ou sont sûres


M'étonnerait que le ministre de l'intérieur jette un coup d'oeil à un code source. C'est illisible pour les non informaticiens.
Le ministère de l'intérieur a validé ces machines, il est censé faire appel à des experts, pas mettre des tampons comme ça au pif.
C'est de l'incompétence.

QUOTE (Yorgat @ 17 Mar 2007 à 01:03)
Il faudrait déjà savoir quelles sont les spécifications de ces machines. Si c'est que de l'embarqué ça ne sert à rien d'avoir des systèmes de sécurités logiciels.

Ce sont des machines à voter, je ne comprends pas ta question, elle sont censée conserver les votes, et il ne dois pas être possible de truqer l'élection.
Il s'agit de contraintes de sécurités différentes de celles qu'on peut avoir dans d'autres contextes (comme l'embarqué que tu cites).

Les systèmes utilisés actuellement ont été démontrés non-fiables dans le sens que des votants malveillants peuvent truquer l'élection, ou dans le sens qu'on a aucun contrôle sur l'action de la machine, qu'elle peut éventuellement contenir du code truquant l'élection (on n'a même pas vérifié).

C'est bien là où le bas blesse. Il aurait suffit de demander un audit sécurité, de demander à un spécialiste de vérifier si la machine peut être facilement trucquée, et si elle est bugguées (de très nombreux bugs ont été décellés dans de nombreuses machines à voter qui avait, dans d'autres pays, été tamponnées avec la même négligeance).
QUOTE (Yorgat @ 17 Mar 2007 à 01:03)

[*]Un grand nombre de machines à voter comporte un certain nombre de problèmes connus, de risques connus
[/LIST]

Ils ne sont pas précisés dans l'article.
Il le sont dans l'article de science et vie par exemple.

QUOTE (Yorgat @ 17 Mar 2007 à 01:03)
Par contre il y a des manques au niveau des recommandations tel que suggéré par le chapitre suivant :

QUOTE
La Cnil, comme le Conseil de l’Europe, les experts comme de nombreux citoyens, proposent pourtant depuis plus de 2 ans des recommandations simples à mettre en oeuvre, dont il faut rappeler les deux principales concernant les machines à voter (et pas le vote en ligne qui pose en tant que tel d’autres questions) :

    * que les machines fournissent une trace papier du vote, afin qu’un double enregistrement soit fait et que le votant puisse contrôler que la machine a bien voté comme il le lui a demandé. L’impression doit permettre de suivre le bulletin jusque dans l’urne ;

    * que le socle technique de la machine et du logiciel se conforme aux principes de l’open source afin que tout un chacun puisse en contrôler le fonctionnement. Le but est de permettre aux pouvoirs civils d’auditer et de contrôler à tous moments les algorithmes de fonctionnement.

Je suis d'accord là dessus, il manque cela et c'est bien le minimum.
Sunday 18 March 2007 à 00:16
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Avec les machines a vote electronique, plus besoin des communistes biggrin.gif

Je sais, je sais, je l'ai deja faite, tout le monde ne la comprend pas, mais je l'adore.
Sunday 18 March 2007 à 00:32
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QUOTE (ArnoArnoArno @ 17 Mar 2007 à 23:16)
Avec les machines a vote electronique, plus besoin des communistes biggrin.gif

Je sais, je sais, je l'ai deja faite, tout le monde ne la comprend pas, mais je l'adore.

T'es lourd... et tu radote.
Monday 19 March 2007 à 19:48
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Soupçons sur le vote électronique

LE MONDE | 19.03.07 | 15h12 • Mis à jour le 19.03.07 | 15h25



Le 22 avril, un à deux millions de Français ne trouveront dans leur bureau de vote ni bulletins ni enveloppes. Pour exprimer leur voix, ils presseront deux touches - la première pour choisir un candidat, la seconde pour confirmer leur choix. Pour la première fois en France, lors d'une élection présidentielle, ces citoyens utiliseront des ordinateurs de vote. Un peu plus d'un millier de terminaux sont aujourd'hui installés dans une cinquantaine de communes, mais leur déploiement ne va pas sans polémique.

Depuis le début de l'année, plusieurs personnalités et partis politiques s'interrogent sur les risques inhérents à ces systèmes. "Des machines à voter basées sur des matériels informatiques sont aujourd'hui en cours d'installation (...) en France, sans qu'un débat public ait eu lieu sur le bien-fondé de cette technicisation du vote et les éventuels risques de fraude et de manipulation", déclarent ainsi les Verts dans une motion adoptée début février. Le Parti communiste est sur la même ligne. Selon Patrick Bloche, député (PS) de Paris, "un sentiment de méfiance domine largement au Parti socialiste" vis-à-vis d'appareils "qui semblent bien moins transparents que les urnes en Plexiglas".

"Les machines à voter sont accessibles aux malvoyants, permettent un dépouillement immédiat, sans gâchis de papier, sans besoin de table de dépouillement, de scrutateurs, etc., plaide pour sa part Hervé Palisson, directeur de France-Election, importateur en France des machines à voter néerlandaises Nedap. Il faut savoir que, faute de volontaires, ce sont des employés municipaux payés en heures supplémentaires qui procèdent au dépouillement dans certaines communes."

Cette dématérialisation du suffrage est pour certains un risque intolérable. "Le système de vote actuel a été conçu pour que quiconque, même le plus ignorant, puisse se forger l'intime conviction que le vote s'est déroulé honnêtement, dit Roberto Di Cosmo, chercheur au laboratoire Preuves, programmes et systèmes (CNRS, université Paris-VII). Lorsque le vote se fait par voie électronique, est-il possible de se forger, seul, la même conviction ? La réponse est non : il faut recourir à l'expert, à l'argument d'autorité."

L'impossibilité de vérifier l'intégrité du vote inquiète bien au-delà de quelques universitaires ou personnalités politiques. La principale société savante d'informaticiens, l'Association for Computing Machinery (ACM), a récemment pris une position de consensus appelant à ce que tout système de vote électronique soit doublé d'un dispositif d'impression d'un bulletin contrôlé de visu par l'électeur. Ces bulletins papier pourraient être stockés dans une urne classique, autorisant ainsi un recomptage ultérieur des suffrages. Cette précaution ne figure pas dans le règlement technique émis en novembre 2003 par le ministère de l'intérieur (il faut préciser que, dans le vote traditionnel, les bulletins papier ne sont pas conservés mais détruits le soir même après la proclamation des résultats dans chaque bureau, à l'exception des blancs et nuls qui sont annexés au procès-verbal). Les trois modèles d'ordinateur à voter homologués en France - construits par Nedap, l'espagnol Indra Sistemas et l'américain ES&S - sont donc dépourvus d'un tel dispositif de contrôle.

D'autres reproches sont formulés. "Le règlement technique du ministère admet que le programme utilisé dans les machines à voter soit secret, c'est-à-dire que le code-source ne soit pas rendu public, dit ainsi Chantal Enguehard, maître de conférence en informatique à l'université de Nantes. Il est donc impossible aux simples citoyens de l'examiner : la protection du secret industriel a été jugée plus importante que la transparence de la procédure de vote." Par la voix de son directeur, France-Election fait cependant savoir que le code-source n'est pas rendu public pour des raisons de sécurité, mais qu'il a pu être ausculté par des organismes de contrôle comme le Bureau Veritas.

A l'automne 2006, un groupe d'informaticiens néerlandais a fait l'acquisition de machines Nedap pour en évaluer l'intégrité. "Ces informaticiens ont démonté une machine, ont constaté qu'ils pouvaient en changer le logiciel et l'ont reprogrammée pour jouer aux échecs", explique M. Di Cosmo. Surtout, ils affirment être parvenus à capter les radiofréquences émises par la machine à une distance de 25 mètres environ et être ainsi à même de savoir si le nom affiché sur l'écran à cristaux liquides de l'appareil - le nom du candidat pour lequel le vote a été enregistré - comporte ou non des caractères accentués. "Ce qu'ils ont fait, c'est simplement de vérifier que la machine fait bien ce qu'on lui demande", tempère M. Palisson. Quant à la possibilité de surveiller à distance le fonctionnement de la machine, "l'expérience a été faite sur un ancien modèle qui n'est plus en service et, de toute façon, il serait possible de mettre en oeuvre le même type de surveillance avec le vote classique, au moyen de caméras installées dans les isoloirs", réplique le directeur de France-Election, qui fait valoir qu'aucun dysfonctionnement des appareils Nedap n'a été rapporté.

"NEUTRALISER UN CANDIDAT"

L'exercice auquel se sont essayés les informaticiens néerlandais n'est pas isolé. En octobre 2006, quatre chercheurs du département d'informatique et d'ingénierie de l'université du Connecticut sont par exemple parvenus à reprogrammer un terminal de vote Diebold, l'un des constructeurs les mieux implantés aux Etats-Unis. "Une attaque de base peut neutraliser entièrement un candidat, échanger les voix apportées à deux candidats ou biaiser les résultats en reportant sur un candidat les votes apportés à un autre, écrivent les auteurs dans le compte rendu de leurs travaux. La corruption du système peut rester dormante jusqu'au jour de l'élection, ce qui rend impossible sa détection par le biais de tests préélectoraux." Sans que des fraudes avérées aient été mises au jour, plusieurs cas de défaillances de systèmes de vote électronique ont été documentés ces dernières années, surtout aux Etats-Unis, mais aussi en Europe.

Un exemple fameux est l'incident de Schaerbeek (Belgique), le 18 mai 2003. Le décompte des voix exprimées avait excédé de plus de 4 000 le nombre d'inscrits dans la circonscription. Incapable d'en élucider la cause, le collège d'experts mandaté par les autorités fédérales belges a conclu que "l'erreur (avait) très probablement été occasionnée par une inversion spontanée et aléatoire d'une position binaire". C'est-à-dire, en somme, qu'un bit informatique de l'ordinateur de vote a pris "spontanément" la valeur 1 au lieu de la valeur 0. "Ce phénomène, ajoutaient les experts, est abondamment décrit dans la littérature spécialisée." Il ne l'est pas dans le code électoral.

Stéphane Foucart (avec Edouard Bal)





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