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Livenet > Forum > Aide et sexualité
jeudi 12 avril 2007 à 01:24
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QUOTE (_A_ @ 05 Apr 2007 à 14:16)
Bah déjà faut savoir si on naît gay ou pas.

V'là pourquoi j'me lance pas dans ce débat (stérile).

wacko.gif

pourkoi stérile?
jeudi 12 avril 2007 à 03:12
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saluuut tout l'monde =D Voilà ben en regardant ce sujet, je ne sais pas si on nait gay ou quoi!!! dailleur personne sais mellow.gif et puis les heteros ils deviennent heteros ou ils le sont dpeuis toujours hein??? J'aimerai bien savoir ca sad.gif souvent..j'aime bien demander à des ami(e)s hétéros depuis quand ils le sont ..Ca me régale de leur demander car personelement je n'aprécie pas quand ils me pose cette question dry.gif
je pense que l'on nait sans sexualité...sans atirance phisique émoitionelle..J'en suis meme sure sleep.gif mais elle aparait trés tot pour certain: j'ai postée un sujet sur ma petite jeunesse à la *** là sleep.gif et j'explique clairement que pour moi mon atirance pour les filles s'est révélée trés tot vers 5 , 6 ans ...je craquée déja pour les filles...mais je n'y métais pas un nom dessus!!! je pense que pour beaucoup c'est le cas!!! beaucoup se sentent comme tel depuis leur plus tendre enfance mais je ne pense quand meme pas que c'est de l'aquis...mais un petit mélange des deux pinch.gif puis chez d'autre il s'agit certainement de l'aquis pure...comme beaucoup de personne qui affirme l'etre depuis quelques temps..ou suite à quelque chose de particulier...( raisonement à la con je sais) mf_tongue.gif mais breffffffffffffffff
vendredi 20 juillet 2007 à 23:51
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Je vais parler de moi à mon tour... Je ne me rappelle plus très bien de tout ce qui concernait ma sexualité quand j'étais gamin, sans doute parce que ça ne m'avait pas marqué... Je sais en revanche que j'ai eu mes premiers rapports sexuels à 14 ans et demie, avec un garçon. Mais si vous voulez, à l'époque, j'ai pas percuté. C'était histoire d'essayer, sans penser à autre chose.

Certaines filles me draguaient à mort mais je ne percutais pas. Je pensais à autre chose. Ce n'est qu'au lycée que ça a commencé à se débloquer. Ce fut pour les filles. Je vous passe les détails que vous imaginez aisément... Je me suis retrouvé ensuite à la fac. Je m'entendais bien avec des filles, j'en draguais ouvertement, jusqu'à ce qu'arrive le divorce de mes parents. Dans l'histoire, ma mère était fautive. Mon père a tellement déprimé qu'il en est tombé gravement malade et à fini à l'hôpital. Ce fut vraiment traumatisant. J'étais tombé malade moi aussi.

Et là je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais quelque part quelque chose qui ne demandait qu'à sortir s'est débloqué dans ma tête. C'est arrivé sans prévenir. J'allais tranquillement en cours de droit ( ouais j'ai fait du droit ) et là, je regarde un garçon qui ne m'a jamais fait d'effet jusque là, et je suis pris d'une forte envie de sexe... Franchement je vous jure, je m'en faisais mal aux doigts pour rester assis, tant j'avais envie de lui sauter dessus. Quand je suis rentré chez moi, fort heureusement y'avait personne, ma mère s'était cassée avec son amant et mon père était comme d'hab en voyage d'affaires. Et là, je me suis demandé ce qu'il m'arrivait, ce qu'il se passait. J'en viens à me dire, pour me rassurer, que c'était qu'une pulsion passagère, qui disparaitrait aussi vite qu'elle n'était arrivée.

Le problème, c'est que c'est pas resté seulement une pulsion, mon regard sur les mecs était complètement différent. J'ai cru que j'avais pété un câble, ce qui pouvait se comprendre après ce qui s'était passé entre mon père et ma mère. J'achetais des revues de mode et je passais mon temps à reluquer les mecs qui posaient. Je fantasmais sur eux ! Bien sûr, mes profs de lycée déjà me trouvaient trop émotif, trop sensible, je sais bien que j'ai pas souvent été très viril, ils s'en étaient plaints d'ailleurs. Mais je me suis rassuré en me disant que ça finirait par passer.

Après, j'ai fini par me faire une raison : ça ne passerait pas. C'était en moi. Quand ça m'est tombé dessus, je rasais les murs, j'en avais franchement honte. Alors je me suis répété que j'aurais une femme, des mômes, que j'étais hétéro, hétéro... Cette attirance m'emmerdant plus qu'autre chose, je me suis mis en tête de l'ignorer, de la renier. Hélas... Un combat perdu d'avance... Je ne pouvais pas la renier sinon je me reniais moi-même. Et là, j'ai compris pourquoi autant de jeunes qui se découvrent gay mettaient fin à leurs jours.

A qui je pouvais en parler ? A l'époque, je n'avais pas d'amis à proprement parler. Restait la famille... Franchement, ça craint. Quand j'en avais parlé comme ça sur le ton de la plaisanterie à ma mère, que je revois depuis, tout ce qu'elle m'a sortit, c'est que pour dire ça je n'allais pas bien, et que j'avais besoin d'un psy. La famille catho quoi. Je ne vous fais pas un dessin. J'ai strictement rien contre les cathos, mais sur des sujets comme ça, là... Quant à mon père, il ne sait rien.

Je me suis retrouvé seul... Alors heureusement, si on veut, il y a Internet, des forums sur le sujet, où on peut trouver des gens qui sont comme vous et à qui on peut parler, se confier, sans avoir d'ennuis. Quand tu vis entouré de copains qui sont gays, sans forcément qu'ils vivent avec toi, ça t'aide aussi. Ca te libère, tu finis par prendre confiance en toi, à assumer ces attirances là. Franchement si Internet n'existait pas, je ne sais pas ce que je serais devenu aujourd'hui.


Ce message a été modifié par Biarrot - samedi 21 juillet 2007 à 00:01.
vendredi 20 juillet 2007 à 23:57
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Biarrot
vendredi 20 juillet 2007 à 23:51
Franchement si Internet n'existait pas, je ne sais pas ce que je serais devenu aujourd'hui.


happy.gif Internet dans sa configuration actuelle n'a pas toujours existé en effet. Ce n'est pas pour autant qu'il rend les gens plus épanouis à travers ce mode de rencontre en tout cas. Mais si ça peut aider. sleep.gif

samedi 21 juillet 2007 à 00:10
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Quand je dis que j'en ai parlé à ma mère sur le ton de la plaisanterie, je voulais dire que je ne lui avais pas dit en face " maman, j'aime les mecs " mais plutôt " si je te disais comme ça que j'aime des mecs, qu'est-ce que t'en penserais ? "

Quoi qu'il en soit plus je me regarde physiquement plus je suis envahi de complexes. J'ai des poils partout et je veux me les faire enlever. J'en ai honte alors que pourtant on m'a dit c'est hyper viril les poils ça excite les nanas. Bizarrement chez moi ça produit l'effet inverse. Je suis obsédé par les régimes alors que je ne suis pas en surpoids, j'arrête pas de me dire que je devrais me muscler dans une salle de sport... C'est vrai que de ce côté ci un peu plus de sport ne me ferait pas de mal...
Sans parler des fringues, c'est du même tonneau. A croire que plus le temps passe, plus je deviens gay...





samedi 21 juillet 2007 à 00:17
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sleep.gif Bah, tu n'es pas bien dans ta peau en ce moment c'est tout. D'autres sont passés par là avant toi et n'en sont pas morts pour autant (enfin pas tous). C'est juste une question de temps qui te permettra de te situer toi-même physiquement et psychologiquement par rapport aux critères extérieurs auxquels tu te compares actuellement.

* Macha Online *
samedi 21 juillet 2007 à 01:02
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Pour les autres je sais pas (en meme temps je m'en tamponne le coquillard) mais pour ma part je suis sur et certain d'être né gay.
samedi 21 juillet 2007 à 01:15
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sleep.gif Pfff, on n'est jamais sûr de rien ! Certain se tapent aujourd'hui des poulets de Bresse labélisés bio et 100% plein air.
samedi 21 juillet 2007 à 01:20
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Oui comme Yves Lecoq ou Bernard Loiseau. Enfin lui il doit plutot taper dans sa tombe.
samedi 21 juillet 2007 à 01:26
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ohmy.gif Excuse-moi mais à part les patronymes de volatiles (Lecoq & Loiseau), je n'ai pas saisi ce que tu voulais dire !

Du coup je ne sais pas quoi te répondre.

Tu pourrais développer s'il te plait ? unsure.gif


Ce message a été modifié par aureliano - samedi 21 juillet 2007 à 01:28.
samedi 21 juillet 2007 à 01:37
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aureliano
vendredi 20 juillet 2007 à 23:57
ohmy.gif Excuse-moi mais à part les patronymes de volatiles (Lecoq & Loiseau), je n'ai pas saisi ce que tu voulais dire !

Du coup je ne sais pas quoi te répondre.

Tu pourrais développer s'il te plait ? unsure.gif





voilà! c'est ça ... ce sont ( 'fin "était" dans le cas de mon voisin restaurateur sleep.gif ) deux cocottes rolleyes.gif
samedi 21 juillet 2007 à 01:44
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huh.gif J'ignorais qu'à Saulieu Bernard Loiseau se tapait Yves Lecoq derrière les fourneaux !

C'est un coup dur porté à la gastronomie française !
samedi 21 juillet 2007 à 01:51
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aureliano
vendredi 20 juillet 2007 à 23:57
huh.gif J'ignorais qu'à Saulieu Bernard Loiseau se tapait Yves Lecoq derrière les fourneaux !

C'est un coup dur porté à la gastronomie française !




Hélas ! l'oiseau ne pourra plus nous dire si le coup porté par le coq était dur ou pas sleep.gif
samedi 21 juillet 2007 à 04:16
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sleep.gif Seul Oxboy semble détenir la clé du mystère, mais comme il ne s'exprime qu'avec parcimonie...

* genre : je fuite une info à la con et je laisse les pintades la commenter *
samedi 21 juillet 2007 à 10:32
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Pour répondre à la question initiale, en ce qui me concerne, je ne sais pas si je suis né gay, par contre, à l'école primaire (CE2 ou CM1) je me suis rendu compte que ce n'était pas les filles qui m'attiraient mais bien les mecs !! Donc à 8/9 ans, je le savais déjà, mais sans savoir ce que c'était exactement. J'ai eu mes premières expériences gay à 11 ans et mon premier rapport sexuel à 14 ans. Ca fait tôt tout ça, hein ?? wink.gif
samedi 21 juillet 2007 à 11:13
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Je ne sais pas si on nait tous gay ou si certains d'entre nous évoluent avec le temps. La question de savoir si ça relève de l'acquis ou de l'inné n'a pas encore trouvé sa réponse, et somme toute c'est mieux ainsi.
En ce qui me concerne j'ai toujours été gay aussi loin que je me souvienne. Sans parler de sexualité, enfant on ressent déjà une attirance, et j'étais attiré par les garçons (par un en tout cas) dès 5 ou 6 ans, je me souviens de lui de façon très précise, je peux même dire que j'ai souvent retrouvé des caractéristiques esthétiques similaires chez les mecs qui me plaisent (une vague apparence physique ou une façon de marcher). J'avais pleine conscience de ma différence même si je n'étais pas capable de mettre de mot dessus.
J'ai vite compris aussi que c'était une différence à cacher, avant même de connaître l'insulte dans la cour de l'école, par l'attitude qu'avaient mes parents vis-à-vis de propos que j'ai pu tenir ou d'attitude que j'ai pu avoir qui laissaient soupçonner mes tendances très tôt. Ma mère était assez cassante avec moi durant toute mon enfance et adolescence, parce qu'elle sentait bien quelle était mon identité sexuelle et qu'elle ne l'acceptait pas, et une certaine forme de violence dans ses propos à mon égard ou dans ses gestes a sans doute fortement contribué à modeler ma personnalité. J'ai sans doute mis plus longtemps à m'accepter et à me dévoiler que si j'avais eu un entourage plus neutre (je ne dirais même pas gay-friendly, faut pas rêver).


Ce message a été modifié par marco-esteban - samedi 21 juillet 2007 à 11:14.
samedi 21 juillet 2007 à 12:34
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aureliano
vendredi 20 juillet 2007 à 23:57
Certain se tapent aujourd'hui des poulets de Bresse labélisés bio et 100% plein air.




Pasque y'avait quelque chose de sérieux à répondre la-dessus ?
samedi 21 juillet 2007 à 16:56
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crying.gif Euh non, en effet maintenant que tu le dis !
lundi 23 juillet 2007 à 22:23
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marco-esteban
samedi 21 juillet 2007 à 11:13
Je ne sais pas si on nait tous gay ou si certains d'entre nous évoluent avec le temps. La question de savoir si ça relève de l'acquis ou de l'inné n'a pas encore trouvé sa réponse, et somme toute c'est mieux ainsi.
En ce qui me concerne j'ai toujours été gay aussi loin que je me souvienne. Sans parler de sexualité, enfant on ressent déjà une attirance, et j'étais attiré par les garçons (par un en tout cas) dès 5 ou 6 ans, je me souviens de lui de façon très précise, je peux même dire que j'ai souvent retrouvé des caractéristiques esthétiques similaires chez les mecs qui me plaisent (une vague apparence physique ou une façon de marcher). J'avais pleine conscience de ma différence même si je n'étais pas capable de mettre de mot dessus.
J'ai vite compris aussi que c'était une différence à cacher, avant même de connaître l'insulte dans la cour de l'école, par l'attitude qu'avaient mes parents vis-à-vis de propos que j'ai pu tenir ou d'attitude que j'ai pu avoir qui laissaient soupçonner mes tendances très tôt. Ma mère était assez cassante avec moi durant toute mon enfance et adolescence, parce qu'elle sentait bien quelle était mon identité sexuelle et qu'elle ne l'acceptait pas, et une certaine forme de violence dans ses propos à mon égard ou dans ses gestes a sans doute fortement contribué à modeler ma personnalité. J'ai sans doute mis plus longtemps à m'accepter et à me dévoiler que si j'avais eu un entourage plus neutre (je ne dirais même pas gay-friendly, faut pas rêver).




aussi loin que je me souvienne Barbara... j adore cette phrase wub.gif

Sinon, pour ma part mon 1er amour ( de maternelle egalement) etait une fille mellow.gif
mardi 24 juillet 2007 à 02:15
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Tazman
lundi 23 juillet 2007 à 22:23
aussi loin que je me souvienne Barbara... j adore cette phrase wub.gif



... du plus loin qu'il me revienne
Barbara, 1966




Ma plus belle histoire d'amour

Du plus loin, que me revienne,
L'ombre de mes amours anciennes,
Du plus loin, du premier rendez-vous,
Du temps des premières peines,
Lors, j'avais quinze ans, à peine,
Cœur tout blanc, et griffes aux genoux,
Que ce furent, j'étais précoce,
De tendres amours de gosse,
Ou les morsures d'un amour fou,
Du plus loin qu'il m'en souvienne,
Si depuis, j'ai dit "je t'aime",
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,

C'est vrai, je ne fus pas sage,
Et j'ai tourné bien des pages,
Sans les lire, blanches, et puis rien dessus,
C'est vrai, je ne fus pas sage,
Et mes guerriers de passage,
A peine vus, déjà disparus,
Mais à travers leur visage,
C'était déjà votre image,
C'était vous déjà et le cœur nu,
Je refaisais mes bagages,
Et poursuivais mon mirage,
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,

Sur la longue route,
Qui menait vers vous,
Sur la longue route,
J'allais le cœur fou,
Le vent de décembre,
Me gelait au cou,
Qu'importait décembre,
Si c'était pour vous,

Elle fut longue la route,
Mais je l'ai faite, la route,
Celle-là, qui menait jusqu'à vous,
Et je ne suis pas parjure,
Si ce soir, je vous jure,
Que, pour vous, je l'eus faite à genoux,
Il en eut fallu bien d'autres,
Que quelques mauvais apôtres,
Que l'hiver ou la neige à mon cou,
Pour que je perde patience,
Et j'ai calmé ma violence,
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,

Les temps d'hiver et d'automne,
De nuit, de jour, et personne,
Vous n'étiez jamais au rendez-vous,
Et de vous, perdant courage,
Soudain, me prenait la rage,
Mon Dieu, que j'avais besoin de vous,
Que le Diable vous emporte,
D'autres m'ont ouvert leur porte,
Heureuse, je m'en allais loin de vous,
Oui, je vous fus infidèle,
Mais vous revenais quand même,
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,

J'ai pleuré mes larmes,
Mais qu'il me fut doux,
Oh, qu'il me fut doux,
Ce premier sourire de vous,
Et pour une larme,
Qui venait de vous,
J'ai pleuré d'amour,
Vous souvenez-vous ?

Ce fut, un soir, en septembre,
Vous étiez venus m'attendre,
Ici même, vous en souvenez-vous ?
A vous regarder sourire,
A vous aimer, sans rien dire,
C'est là que j'ai compris, tout à coup,
J'avais fini mon voyage,
Et j'ai posé mes bagages,
Vous étiez venus au rendez-vous,
Qu'importe ce qu'on peut en dire,
Je tenais à vous le dire,
Ce soir je vous remercie de vous,
Qu'importe ce qu'on peut en dire,
Je suis venue pour vous dire,
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous...


« Je n'ai pas le talent de vivre avec quelqu'un, mais j'ai celui d'être sensible à tous les autres.
Or, je crois qu'on est plus attentif aux autres et à leur souffrances quand on vit à l'écart que lorsqu'on vit parmi eux, quand on reste éveillé la nuit que lorsqu'on dort.
Mon instinct de préservation me rend à la fois plus forte et plus disponible.
Ma solitude apparente est pleine de gens que j'ai appris aussi à écouter comme mon silence, à Précy, est plein de cris d'oiseaux. »


Barbara, avril 1972


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