dimanche 20 avril 2008 à 10:05
samedi 19 avril 2008 à 18:35 "Oui mais si on violait ta gamine sous tes yeux, toi aussi tu serais pour la peine de mort"
"Oui mais si un chauffard écrasait ta fillette blonde aux yeux bleues, innocente et si jolie avec ses gros pneus de mec bourré, sale et raciste : toi aussi tu trouverais juste la répression routière. "
Voici le genre de propos (et il y'en a d'autres) qu'on peut entendre de la bouche des abrutis qui fonctionnent à l'émotionel.
Les émotionels sont le degrès zero de la réflexion puisque toute réaction n'est précisement pas fondée sur une réfléxion mais sur une émotion (forte la plupart du temps, et dévolue à détourner justement celui à qui on l'adresse de la réflexion) .
De nombreuses personnes utilisent ce genre de ficelles pour culpabiliser l'interlocuteur, le mettre mal à l'aise, ou encore gagner un auditoire de connards faibles d'esprit.
Des gens comme DeVilliers, LePen, Sarkozy, Robert Poujade ...
Et cela pour légitimer toujours la même soupe : le surplus de sécurité.
"Voyons madame Michaud, vous trouvez qu'il y'a trop de flics? Mais vous serez bien contente le jour où trois arabes jeunes agresseront votre fils et le tueront (après l'avoir torturer) pour lui voler son blouson!"
Quelle conne cette madame Michaud. Elle n'a même pas capté que tout ça c'est pour son bien. Pour éviter qu'une bande de terroriste viennent la violer chez elle.
Comment combattre l'emotionel au moment où la connerie devient de plus en plus grande dans notre pays, où les " élites" la relaye, où les "philosophes" comtemporain (je mets ces mots entre guillemets car ces notions sont bien subjective) servent la soupe aux émotionels et où la plèbe, soumise, accepte sans rien dire ?
Je me demande si tu ne confonds pas émotion et réaction instinctive. Toutes les personnes sensibles ne font pas abstraction de réflexion.
Une personne qui entend un discours et une personne qui vit une situation n'auront pas les mêmes réactions.
Les personnes influençables ne le sont pas forcément parce qu'elles sont émotives, mais peut être parce que le discours en face est très bien construit (pas forcément vrai, mais bien construit).
J'ai du mal à saisir ta pensée, je dois l'avouer.