Les "émotionels" Sont-ils L'ennemi De La Réfléxion ?

samedi 19 avril 2008 à 18:35
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"Oui mais si on violait ta gamine sous tes yeux, toi aussi tu serais pour la peine de mort"

"Oui mais si un chauffard écrasait ta fillette blonde aux yeux bleues, innocente et si jolie avec ses gros pneus de mec bourré, sale et raciste : toi aussi tu trouverais juste la répression routière. "


Voici le genre de propos (et il y'en a d'autres) qu'on peut entendre de la bouche des abrutis qui fonctionnent à l'émotionel.
Les émotionels sont le degrès zero de la réflexion puisque toute réaction n'est précisement pas fondée sur une réfléxion mais sur une émotion (forte la plupart du temps, et dévolue à détourner justement celui à qui on l'adresse de la réflexion) .

De nombreuses personnes utilisent ce genre de ficelles pour culpabiliser l'interlocuteur, le mettre mal à l'aise, ou encore gagner un auditoire de connards faibles d'esprit.

Des gens comme DeVilliers, LePen, Sarkozy, Robert Poujade ...

Et cela pour légitimer toujours la même soupe : le surplus de sécurité.

"Voyons madame Michaud, vous trouvez qu'il y'a trop de flics? Mais vous serez bien contente le jour où trois arabes jeunes agresseront votre fils et le tueront (après l'avoir torturer) pour lui voler son blouson!"

Quelle conne cette madame Michaud. Elle n'a même pas capté que tout ça c'est pour son bien. Pour éviter qu'une bande de terroriste viennent la violer chez elle.

Comment combattre l'emotionel au moment où la connerie devient de plus en plus grande dans notre pays, où les " élites" la relaye, où les "philosophes" comtemporain (je mets ces mots entre guillemets car ces notions sont bien subjective) servent la soupe aux émotionels et où la plèbe, soumise, accepte sans rien dire ?





samedi 19 avril 2008 à 19:37
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Dans ce cas il ne s' agit pas de quelqu'un qui "a" une réaction émotionnelle parce qu'il est concerné directement mais plutôt d'une personne qui se sert de l' émotionnel des autres aux fins de les manipuler. Il y a donc ici un certain degré de réflexion dans le chef de cette personne puisqu'il tente d'amener les gens à accepter ce qu'ils n' accepteraient pas forcément si on ne jouait pas sur l' émotionnel.
C'est ce qui s' est passé (et se passe encore) avec les attentats du 11 septembre aux États-Unis. C'est ainsi qu'ils ont pu dans ce grand pays de soi-disant libertés adopter le "patriot act".
samedi 19 avril 2008 à 19:40
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Le problème, ce sont les gens comme toi, Jansen.

Le fait de séparer les "intellectuels" des "sensibles" conforte des gens de rester dans un système de vie.
samedi 19 avril 2008 à 19:47
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J'ai rien compris.
T'as pas fini ta phrase ?
samedi 19 avril 2008 à 21:09
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Je voulais dire qu'on peut être à la fois intellectuel et sensible.

Le fait de proposer 2 étiquettes donne le droit à des gens de n'être que l'un ou l'autre. Il y a des gens qui parlent de façon positive des émotionnels, comme tu dis, et des gens qui parlent de façon positive des intellectuels, et qui en sont.
samedi 19 avril 2008 à 22:19
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Juday
samedi 19 avril 2008 à 19:40
Je voulais dire qu'on peut être à la fois intellectuel et sensible.

Le fait de proposer 2 étiquettes donne le droit à des gens de n'être que l'un ou l'autre. Il y a des gens qui parlent de façon positive des émotionnels, comme tu dis, et des gens qui parlent de façon positive des intellectuels, et qui en sont.





Aucun rapport avec mon propos.
J'oppose deux façons de comprendre et de percevoir les choses. Pas deux façons d'être.

Je doute que les gens les plus raisonnables du monde ne soient pas en mesure d'avoir des sentiments.
A l'inverse, je ne suis sûr de rien.
samedi 19 avril 2008 à 22:20
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Sans nom
-
--
J'oppose deux façons de comprendre et de percevoir les choses. Pas deux façons d'être.




intéressant.
samedi 19 avril 2008 à 22:57
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Les "émotionels" Sont-ils L'ennemi De La Réfléxion ?

Pas vraiment de la réflexion, mais surtout de la justice je trouve. J'ai franchement l'impression qu'on en est revenu à une justice sur le mode de la vengeance pure et simple. Perte du sens de la justice ? Peut-être...
samedi 19 avril 2008 à 23:28
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non ...
samedi 19 avril 2008 à 23:54
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Une petite explication du "non..." serait bienvenue happy.gif

J'explicite vite fait ma position:

Pourquoi une justice vue sur le mode de la vengeance ? Il suffit de voir les réactions des familles à la suite des procès, elles demandent toujours plus en termes de peine. Finalement le but d'une instance judiciaire c'est l'équité: faire correspondre une peine le mieux possible à la faute commise ( avec dessous toutes les difficultés d'un jugement correct bien entendu) , et ce que les gens semblent demander c'est juste une peine maximale à celui qui commet un crime, parce que justement on ne cherche pas un jugement juste mais presque à faire souffrir l'autre en retour. Bien évidemment je dis pas qu'il est illégitime qu'une famille déteste celui qui aura tué un de ses membres, mais si auparavant cette haine était symboliquement structurée par une instance judiciaire reconnue par tous, aujourd'hui il y a une perte de confiance en cette justice et donc un retour de la violence sur le mode affectif. La détention de sureté, très actuelle, correspond justement à cela...
dimanche 20 avril 2008 à 04:49
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Jansen
samedi 19 avril 2008 à 18:35
Les émotionels sont le degrès zero de la réflexion puisque toute réaction n'est précisement pas fondée sur une réfléxion mais sur une émotion (forte la plupart du temps, et dévolue à détourner justement celui à qui on l'adresse de la réflexion)

(...)

Comment combattre l'emotionel au moment où la connerie devient de plus en plus grande dans notre pays, où les " élites" la relaye, où les "philosophes" comtemporain (je mets ces mots entre guillemets car ces notions sont bien subjective) servent la soupe aux émotionels et où la plèbe, soumise, accepte sans rien dire ?




Déja, je pense que la reflexion seule sans émotion aucune correspond plus aux robots qu'aux êtres humains...

Ensuite, pour parler plus précisemment de la connerie qui envahit le pays, je ne pense pas qu'elle soit due à l'émotion des madames Michaud mais plutot aux considérations financières et ambitieuses des "élites" dont tu parles.

Quant à ta réaction à l'égard des emotionnels, je la trouve quand même assez vive... limite émotionnelle! siffle.gif

dimanche 20 avril 2008 à 10:05
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Jansen
samedi 19 avril 2008 à 18:35
"Oui mais si on violait ta gamine sous tes yeux, toi aussi tu serais pour la peine de mort"

"Oui mais si un chauffard écrasait ta fillette blonde aux yeux bleues, innocente et si jolie avec ses gros pneus de mec bourré, sale et raciste : toi aussi tu trouverais juste la répression routière. "


Voici le genre de propos (et il y'en a d'autres) qu'on peut entendre de la bouche des abrutis qui fonctionnent à l'émotionel.
Les émotionels sont le degrès zero de la réflexion puisque toute réaction n'est précisement pas fondée sur une réfléxion mais sur une émotion (forte la plupart du temps, et dévolue à détourner justement celui à qui on l'adresse de la réflexion) .

De nombreuses personnes utilisent ce genre de ficelles pour culpabiliser l'interlocuteur, le mettre mal à l'aise, ou encore gagner un auditoire de connards faibles d'esprit.

Des gens comme DeVilliers, LePen, Sarkozy, Robert Poujade ...

Et cela pour légitimer toujours la même soupe : le surplus de sécurité.

"Voyons madame Michaud, vous trouvez qu'il y'a trop de flics? Mais vous serez bien contente le jour où trois arabes jeunes agresseront votre fils et le tueront (après l'avoir torturer) pour lui voler son blouson!"

Quelle conne cette madame Michaud. Elle n'a même pas capté que tout ça c'est pour son bien. Pour éviter qu'une bande de terroriste viennent la violer chez elle.

Comment combattre l'emotionel au moment où la connerie devient de plus en plus grande dans notre pays, où les " élites" la relaye, où les "philosophes" comtemporain (je mets ces mots entre guillemets car ces notions sont bien subjective) servent la soupe aux émotionels et où la plèbe, soumise, accepte sans rien dire ?




Je me demande si tu ne confonds pas émotion et réaction instinctive. Toutes les personnes sensibles ne font pas abstraction de réflexion.
Une personne qui entend un discours et une personne qui vit une situation n'auront pas les mêmes réactions.
Les personnes influençables ne le sont pas forcément parce qu'elles sont émotives, mais peut être parce que le discours en face est très bien construit (pas forcément vrai, mais bien construit).
J'ai du mal à saisir ta pensée, je dois l'avouer.
dimanche 20 avril 2008 à 15:16
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Jansen
samedi 19 avril 2008 à 18:35
"Oui mais si on violait ta gamine sous tes yeux, toi aussi tu serais pour la peine de mort"

"Oui mais si un chauffard écrasait ta fillette blonde aux yeux bleues, innocente et si jolie avec ses gros pneus de mec bourré, sale et raciste : toi aussi tu trouverais juste la répression routière. "
Voici le genre de propos (et il y'en a d'autres) qu'on peut entendre de la bouche des abrutis qui fonctionnent à l'émotionel.
Les émotionels sont le degrès zero de la réflexion puisque toute réaction n'est précisement pas fondée sur une réfléxion mais sur une émotion (forte la plupart du temps, et dévolue à détourner justement celui à qui on l'adresse de la réflexion) .

De nombreuses personnes utilisent ce genre de ficelles pour culpabiliser l'interlocuteur, le mettre mal à l'aise, ou encore gagner un auditoire de connards faibles d'esprit.

Des gens comme DeVilliers, LePen, Sarkozy, Robert Poujade ...

Et cela pour légitimer toujours la même soupe : le surplus de sécurité.

"Voyons madame Michaud, vous trouvez qu'il y'a trop de flics? Mais vous serez bien contente le jour où trois arabes jeunes agresseront votre fils et le tueront (après l'avoir torturer) pour lui voler son blouson!"

Quelle conne cette madame Michaud. Elle n'a même pas capté que tout ça c'est pour son bien. Pour éviter qu'une bande de terroriste viennent la violer chez elle.

Comment combattre l'emotionel au moment où la connerie devient de plus en plus grande dans notre pays, où les " élites" la relaye, où les "philosophes" comtemporain (je mets ces mots entre guillemets car ces notions sont bien subjective) servent la soupe aux émotionels et où la plèbe, soumise, accepte sans rien dire ?



Madame MICHU, hein, pas Michaud biggrin.gif
Sinon je ss plutot d'accord avec toi, l'émotionel nuit a l'entendement.
dimanche 20 avril 2008 à 15:35
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On pourrait parler du terme "les émotionnels" :

Si j'avais personellement un violeur psycopathe qui avait assassiné mes gamins et ma femme sous mes yeux à l'acide de batterie sous la main, je serais assez tenté de m'en séparer de manière expéditive, mais si je devais modifier la loi concernant les meurtres avec circonstances agravantes en instrumentalisant cette affaire je ne pense pas que je serais le même type d'émotionnel.

Le permier cas est humain et on est en droit de le comprendre même si la société ne peut l'autoriser mais le second cas doit au contraire être réprouvé par la société, la population et leurs représentants élus en particulier. En fait, le second "émotionnel" est un faux émotionnel, un tartuffe, et un manipulateur. Il se moque de son auditoire pour en tirer un bénéfice.

Comme quelqu'un l'a soulevé c'est la technique employée par la gauche de Mitterrand contre le racisme et pour la solidarité, au point de rendre ces concepts iniques et vider ces mots de leur sens. C'est à présent la technique renouvellée dans le sens de la baisse des droits au profit d'une prétendue sécurité et d'une prétendue justice, d'un hypothétique pouvoir d'achat et autres causes fictives.
dimanche 20 avril 2008 à 15:57
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D'ailleurs, pour un émotionnel, on est tous des animaux. Comment, dès lors, ne pas rire. (je ne parle pas du psychopathe, bien entendu (encore faut-il croire qu'il existe ailleurs que dans les films).
dimanche 20 avril 2008 à 17:15
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Que peut on faire quand la justice est défaillante ?
dimanche 20 avril 2008 à 17:52
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Sans nom
-
--
tirer un bénéfice




d'ailleurs, avec ce qui reste d'eau potable, d'air respirable (et de logement), je vois pas bien le bénéfice dont on pourrait parler...
dimanche 20 avril 2008 à 21:07
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Sans nom
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Je pense au contraire que le but de la justice est de punir le coupable, pas de venger la victime... C'est agir en pensant a la vengeance qui est irresponsable selon moi!

Ikari +1 donc...




J'ai quelques difficultés à saisir la différence.. huh.gif
lundi 28 avril 2008 à 11:50
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Jansen
samedi 19 avril 2008 à 18:35
"Oui mais si on violait ta gamine sous tes yeux, toi aussi tu serais pour la peine de mort"

"Oui mais si un chauffard écrasait ta fillette blonde aux yeux bleues, innocente et si jolie avec ses gros pneus de mec bourré, sale et raciste : toi aussi tu trouverais juste la répression routière. "


Voici le genre de propos (et il y'en a d'autres) qu'on peut entendre de la bouche des abrutis qui fonctionnent à l'émotionel.
Les émotionels sont le degrès zero de la réflexion puisque toute réaction n'est précisement pas fondée sur une réfléxion mais sur une émotion (forte la plupart du temps, et dévolue à détourner justement celui à qui on l'adresse de la réflexion) .

De nombreuses personnes utilisent ce genre de ficelles pour culpabiliser l'interlocuteur, le mettre mal à l'aise, ou encore gagner un auditoire de connards faibles d'esprit.

Des gens comme DeVilliers, LePen, Sarkozy, Robert Poujade ...

Et cela pour légitimer toujours la même soupe : le surplus de sécurité.

"Voyons madame Michaud, vous trouvez qu'il y'a trop de flics? Mais vous serez bien contente le jour où trois arabes jeunes agresseront votre fils et le tueront (après l'avoir torturer) pour lui voler son blouson!"

Quelle conne cette madame Michaud. Elle n'a même pas capté que tout ça c'est pour son bien. Pour éviter qu'une bande de terroriste viennent la violer chez elle.

Comment combattre l'emotionel au moment où la connerie devient de plus en plus grande dans notre pays, où les " élites" la relaye, où les "philosophes" comtemporain (je mets ces mots entre guillemets car ces notions sont bien subjective) servent la soupe aux émotionels et où la plèbe, soumise, accepte sans rien dire ?



Ce qui est énervant dans les débats, ce ne sont pas les émotionnels, car l'humanité transpire de leurs logique, c'est l'emploi d' anecdotes dans des débats abstraits, on en arrive à voir débattre un types de gens très à l'aise avec l' abstraction qui, au nom de ce style de discours, peut admettre d'autres types de pensées contradictoires et des conteurs d'histoires qui au nom d' une experience vécue ou narrée (sources à l' appui IRREFUTABLES), se permettent de tirer leçons, d'avoir raison et justice, et parfois d'en tirer des textes de lois ou amendements. Je ne pense pas que tous les émotionnels soient cons. Car utiliser la ruse de l' anecdote c'est le dernier rempart des cons.
lundi 28 avril 2008 à 12:05
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De plus il ya deux types de sensibilisation : la pseudo histoire fondée, mentionnant un passé proche , un lieu et des protagonnistes .
Et la mise en situation Hypothétique avec l' emploi du "si" du "quand dans le futur ....il y'aura...". Et ces deux subterfuges conversationnels ( n'existe p-ê pas) ne se combattent pas de la même manière. Personnellement dès que dans des discussions abstraites un de mes interlocuteurs emploie "la preuve par l' histoire personnelle", j'en conclue très rapidement son QI, car pour chaque pseudo preuve REELLE, une pseudo preuve imaginaire contradictoire p-ê citée. Malgré ca je me considère comme émotionnel .

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