Sunday 10 September 2006 à 04:13
Citer +Citer
Edit modération : Je profite de ce sujet pour reprendre l'idée de Nuage Blanc :


Il serait temps qu'il y ait sur Comlive un espace où les victimes d'agressions sexuelles pourraient en parler, être écoutées et conseillées dans leur détresse. Donc si vous avez été victime, récemment ou il y a longtemps, d'un abus sexuel, n'hésitez pas à en parler ici. Je pense que le fait d'exprimer ce qu'on a vécu est déjà un exutoire, et d'autre part je veillerai à ce qu'il n'y ait que des écoutes bienveillantes et des conseils judicieux...



Bonjour

Je sais le sujet difficile à aborder mais je tiens à partager des informations, des reflexions, des interrogations.

Pour commencer ce lien sur l'association Rayon de soleil : http://rayondesoleil.mmorpgs.info/index.php?Home



la victime

Le phénomène des abus sexuels est maintenant bien connu ; il semble très fréquent puisque d'après les différentes enquêtes, il semble que l'on puisse retenir qu'une fille sur huit et un garçon sur dix sont victimes d'abus sexuels avant l'âge de 18 ans. Une fille sur 25 et un garçon sur 33 seraient victimes de viol ou d'inceste. Dans 85 % des cas, l'enfant connaît son agresseur (parent, ami de la famille, voisin) ; dans 40 % des cas, c'est le père ou celui qui joue ce rôle ; 8 fois sur 10, les abus sont répétés. La grande majorité des abuseurs sont des hommes (97 %).


Les enfants de tous âges sont concernés, garçon ou fille ; ils sont généralement âgés de 4 à 11 ans ; 22 % ont moins de 6 ans.


Chez l'adolescent et plus spécialement l'adolescente, il faut penser à des comportements incestueux devant certains actes de délinquance (fugue, absentéisme scolaire) ou lors de tentatives de suicide, ou lors de certains troubles psycho-somatiques.


Les conséquences d'une agression sexuelle chez l'enfant dépendent de plusieurs facteurs : du degré de préparation de l'enfant à un évènement de ce genre et de la réaction de son environnement s'il en parle.
- Si l'enfant a reçu une éducation sexuelle, n'a pas été effrayé par des histoires sexuelles et a un minimum de connaissances sur les agressions sexuelles, une rencontre brève avec un étranger n'aura pas d'effets sérieux et durables. D'ailleurs dans ce cas, l'enfant réagira lui-même à cette situation.
- A l'opposé, un enfant n'ayant reçu aucune éducation sexuelle, pour lequel le sexe est un sujet tabou et source de fautes et de péchés, aura plus facilement une réaction de panique suivie d'un sentiment d'anxiété et de culpabilité. Des réactions similaires peuvent apparaître si les parents ou l'environnement dramatisent l'évènement. Ainsi les réactions de la police ou de l'entourage causent souvent plus de troubles que l'évènement lui-même.


Les enfants victimes de violences sexuelles présentent souvent un choc psychologique se traduisant par de l'anxiété, un état dépressif, des cauchemars, de l'insomnie qui nécessite une psychothérapie. Mais la durée de ces troubles et leur intensité dépendent essentiellement du comportement de l'entourage.


Les incestes ont des effets plus sérieux et plus durables, surtout si l'inceste a commencé dès le jeune âge, se prolonge parfois plusieurs années, si l'agresseur est le père ou le beau-père, si l'évènement est tenu secret pendant une longue période. La victime d'un inceste est habituellement envahie par un sentiment de culpabilité et de honte qui conduit à un état dépressif et à un comportement d'autodestruction et, devenue adulte, elle présentera souvent de sérieux problèmes sexuels.


( parenthèse :

et concernant plus particulièrement les garçons voici un lien précis de l'association Rayon de Soleil :

http://rayondesoleil.mmorpgs.info/ [...] us-sexuels

car pourquoi évoque-t-on moins l'abus sexuel, le viol chez le garçon ?
pourquoi encore trop souvent le viol n'est conjuguée qu'au féminin ?

en effet, il y a des victimes d'abus sexuels, de viol. point final.)



Le violeur

Le violeur n’est très majoritairement ni étranger, ni célibataire (vivant seul), ni asocial, ni impulsif. Dans la plupart des cas, il est parfaitement intégré à la société, marié (ou vivant maritalement) avec des enfants." De plus, "Les études montrent que la plupart des agressions sont préméditées, une réalité qui vient invalider le fait que le viol correspondrait à une ’pulsion irrépressible et incontrôlable’." Enfin, "dans 74 % des cas, la victime connaît ou connaissait son agresseur". C’est à dire que l’identité est connue, et que le violeur fait souvent partie l’entourage de la victime.


Les violeurs sont donc des personnes "normales", intégrées et parfois ancrées dans la société par un emploi stable, un mariage, une famille, etc. Ce ne sont donc pas, pour la grande majorité, des baroudeurs du crime, impossibles à attraper. Deuxièmement, les trois quarts du temps, la victime connaît son violeur. Ces deux éléments devraient donc permettre une condamnation aisée du criminel. D’autant plus que la notion de "pulsion irrépressible et incontrôlable" comme nous l’avons vu est de plus en plus rejetée.


Or, en France seulement 2% des viols sont suivis d’une condamnation!


Ce chiffre est petit au vu des quelques 50 000 femmes estimées être violées chaque année en France. Même par rapport au nombre de l’ENVEFF (nombre de femmes violées l’ayant déclaré), cela ne fait qu’un tiers environ.


Ce chiffre est également petit au vu du taux de meurtres suivis d’une condamnation qui est, lui, de 50%. En effet, 1 meurtrier sur 2 est condamné, contre seulement 1 violeur sur 50!




Reflexions

Est-il utile de rappeler qu’un viol est souvent considéré comme une petite mort pour la victime, dont l’intimité a été brisée de manière violente et brutale, que les conséquences psychologiques peuvent être extrêmement néfastes. Au vu de la gravité de cet acte de barbarie, et du nombre inquiétant (sans devenir parano non plus) de violeurs sévissant en toute impunité dans ce pays (et ailleurs dans le monde...), il est légitime de se poser ces questions:


· Pourquoi, même lorsque la victime porte plainte, la condamnation est-elle si rare?


· Est-on réellement impuissant face au comportement d’un violeur? Ne peut-on ni le prévenir ni le guérir?


· Est-ce normal qu’une victime aie honte à ce point après un viol, ou y a-t-il encore des tabous à briser dans cette société, des stéréotypes à faire tomber?


· Enfin, à quoi rime donc le silence des médias et des instances éducatives à ce sujet?


Un sentiment de honte et/ou de culpabilité chez la victime sont fréquents et considérés comme normaux par les psychologues. Ce sont ces sentiments qui, dans la plupart des cas, font que la victime se replie sur elle-même, en gardant le secret de son agression. Il faut noter que ce comportement est dangereux pour la personne, qui s’impose alors un très lourd fardeau. Ceci est d’autant plus vrai pour les mineurs et les victimes de pédophilie. Dans de nombreux cas, le temps que met la victime de pédophilie à trouver la force de parler est si long que le délai laissé par la justice pour pouvoir condamner le coupable est dépassé. De plus, il peut être difficile de prouver matériellement qu’un viol a eu lieu, à moins que la victime subisse immédiatement des examens médicaux, et si elle ne lave pas les vêtements ou les draps souillés. La plupart du temps les victimes ne parlent pas, et quand elles le font, ces preuves n’existent plus.


Le silence est donc un élément important de ce problème. Or, celui-ci est-il purement psychologique? Ne dépend-il pas de facteurs d’influence externes, de même que le jugement du viol par l’entourage d’une part, par la justice d’autre part, et par la société en général?


. Peut-on donc vraiment vivre toute une vie après un viol?


Ces sujets me tiennent vraiment beaucoup à coeur. Aussi merci de ne pas déconner. Enfin j'espère vos avis tels qu'ils soient nombreux.


Par avance merci


Ce message a été modifié par dansvot'gueule - Monday 25 September 2006 à 17:17.
Sunday 10 September 2006 à 10:46
Citer +Citer
pour ce qui est de la question du silence, si je dirais qu'il dépend beaucoup d'influences externes en plus de la propre histoire du sujet : s'il est entouré, s'il a grandi dans un climat de confiance ou non, s'il y a dialogue au sein du cercle familial ou non, s'il y a des tabous, qui comme tu le disais poussent parfois inévitablement au silence auquel se rajoute la culpabilité de n'avoir pas su "éviter" car la victime se sent quelque part fautive dans ces càs-la, sale, réduite à néant car c'est bien de cela qu'il s'agit : la domination brutale de l'autre fait que l'être n'existe momentanément plus...
Sunday 10 September 2006 à 11:13
Citer +Citer
Maaaaaaaaaaaais pinch.gif je ne t'avais pas dis de recreer ton sujet en partie psychologie etant donné qu'il y a presque le meme deja , je te donner simplement le lien pour que tu puisses t'exprimer dessus.
Desolée , je ne veux en aucun cas te vexer , mais je te conseille de te mefier.
Tu creer souvent le meme sujet que tu glissses dans plusieurs parties, ca ne sert a rien de faire ca , et tu risques de t'attirer des remontrances. creer ton sujet une seule et unique fois et place le ou il te semble qu'il sera bien placé. si tu l'as mal placé , un moderateur led eplacera sans soucis.
Mais evite de multiplier tes sujets dans toutes les parties de comlive , ca va en aggacer plus d'un et tu n'auras donc pa de reponses et se serait tres dommages car tes sujets sont interressants wink.gif

Tuesday 12 September 2006 à 03:13
Citer +Citer
en effet personne ne répond à mes topics...
je n'aurais pas dû me livrer autant...
tout le monde semble en avoir rien à faire...
je voulais aussi partager des réflexions sur ces sujets...
pour moi c'était un tout 1er petit pas que de raconter ce qui m'est arrivé il y a 10 ans...
mais visiblement je m'y prends mal... ou bien ce n'est pas le lieu...
désolé alors si ça a perturbé votre forum... si j'ai dérangé... si j'ai été impudique...
mes excuses... sad.gif
Tuesday 12 September 2006 à 18:46
Citer +Citer
mais non voyons
et ne t'excuses pas
tu es nouvelle donc tu ne connais pas forcement bien le principe du forum.
en ce qui concerne ce topic d'abus sexuels, les personnes n'ont pas beaucoup repondu car tu l'as creé trop de fois , donc il y a eu une certaine lassitude, mais ce n'est pas grave , ce n'est pas pour ca que tu ne dois plus creer de sujet.
Quand tu veux creer un sujet , fais led ans une seule partrie , celle qui te semble la plus adequate.
Tu exposes aussi des sujets tres serieux et assez lourd donc c'est peut etre pour cela que tu as peu de reponse et surtout la partie psychologie n'est pas visitée par extremement de monde , donc les reponses aux sujets sont beaucoup moins rapides et regulieres que dans d'autres partie de comlive.


Pour ton autre topic concernant ton histoire , j'ai vu que tu n'avais pas eu de reponses, je voulais moi meme y repondre, mais j'ai preferé prendre le temps , y reflechir etc car c'est un sujet tres grave et les gens ne peuvent pas te conseiller a la legere.

Peu importe le nombre de reponse que tu obtiendras deja. ce que tu as fait est une bonne chose. meme si c'est sur un forum , tu as reussi a en parler , et j'espere que ca eu le pouvoir de te soulager un petit peu quand meme.

Bon courage et continues bien a decouvrir comlive
Friday 15 September 2006 à 07:52
Citer +Citer
QUOTE (emmanuel12345 @ 12 Sep 2006 à 03:13)
en effet personne ne répond à mes topics...
je n'aurais pas dû me livrer autant...
tout le monde semble en avoir rien à faire...
je voulais aussi partager des réflexions sur ces sujets...
pour moi c'était un tout 1er petit pas que de raconter ce qui m'est arrivé il y a 10 ans...
mais visiblement je m'y prends mal... ou bien ce n'est pas le lieu...
désolé alors si ça a perturbé votre forum... si j'ai dérangé... si j'ai été impudique...
mes excuses... sad.gif

non tu te trompes, ce n'est pas que les gens ne se sentent pas concernés, c'est que c'est très touchant et déstabilisant comme histoire, ca réveille nos propres craintes et angoisses, et quelque part on ne peut que se sentir impuissant face à toi. Si ca te fait du bien il n'y a pas de raison de ne pas poster ici. Maintenant, si tu veux un soutien plus approfondi, des personnes qui puissent peut être réagir comme tu l'attends, seuls des professionnels peuvent le faire et t'aider à surmonter tout ça, mais surtout à vivre avec.
Monday 18 September 2006 à 11:37
Citer +Citer
il y a quelqu'un?c'est un sujet qui m'interresse vraiment car j'ai été victime d'inceste.Et malgrès le fait que cela fait longtemps ça ressort et ça m'inquiète j'ai 20ans et je vais rentrer en école d'infirmière en1èreannée et j'aimerais savoir si je pouvais partager ça avec quelqu'un qui a vécu la même situation...
merci bcp

Didine
Monday 25 September 2006 à 17:07
Citer +Citer
Bonjour Didine38.

Il y a précisément un sujet sur l'inceste épinglé : http://www.comlive.net/sujet-40269.html

Tu pourras certainement y partager ton expérience. wink.gif


J'en profite pour épingler ce sujet ci.
Thursday 01 March 2007 à 14:57
Citer +Citer
QUOTE
Il serait temps qu'il y ait sur Comlive un espace où les victimes d'agressions sexuelles pourraient en parler, être écoutées et conseillées dans leur détresse. Donc si vous avez été victime, récemment ou il y a longtemps, d'un abus sexuel, n'hésitez pas à en parler ici. Je pense que le fait d'exprimer ce qu'on a vécu est déjà un exutoire, et d'autre part je veillerai à ce qu'il n'y ait que des écoutes bienveillantes et des conseils judicieux...


Exact.

QUOTE
Bonjour

Je sais le sujet difficile à aborder mais je tiens à partager des informations, des reflexions, des interrogations.

Pour commencer ce lien sur l'association Rayon de soleil : http://rayondesoleil.mmorpgs.info/index.php?Home



la victime

Le phénomène des abus sexuels est maintenant bien connu ; il semble très fréquent puisque d'après les différentes enquêtes, il semble que l'on puisse retenir qu'une fille sur huit et un garçon sur dix sont victimes d'abus sexuels avant l'âge de 18 ans. Une fille sur 25 et un garçon sur 33 seraient victimes de viol ou d'inceste. Dans 85 % des cas, l'enfant connaît son agresseur (parent, ami de la famille, voisin) ; dans 40 % des cas, c'est le père ou celui qui joue ce rôle ; 8 fois sur 10, les abus sont répétés. La grande majorité des abuseurs sont des hommes (97 %).


Les enfants de tous âges sont concernés, garçon ou fille ; ils sont généralement âgés de 4 à 11 ans ; 22 % ont moins de 6 ans.


Chez l'adolescent et plus spécialement l'adolescente, il faut penser à des comportements incestueux devant certains actes de délinquance (fugue, absentéisme scolaire) ou lors de tentatives de suicide, ou lors de certains troubles psycho-somatiques.


N'oublions pas que tout victimes de viol ne reagissent pas de cette facon. En ce qui me concerne, je n'ai ni fuguée, ni manqué les cours, ni tentée de me suicider... pourquoi ? Parce que je sais que tout cela entrainerait des questions, auxquels je n'ai aucune envie de repondre.


QUOTE
Les conséquences d'une agression sexuelle chez l'enfant dépendent de plusieurs facteurs : du degré de préparation de l'enfant à un évènement de ce genre et de la réaction de son environnement s'il en parle.
- Si l'enfant a reçu une éducation sexuelle, n'a pas été effrayé par des histoires sexuelles et a un minimum de connaissances sur les agressions sexuelles, une rencontre brève avec un étranger n'aura pas d'effets sérieux et durables. D'ailleurs dans ce cas, l'enfant réagira lui-même à cette situation.
- A l'opposé, un enfant n'ayant reçu aucune éducation sexuelle, pour lequel le sexe est un sujet tabou et source de fautes et de péchés, aura plus facilement une réaction de panique suivie d'un sentiment d'anxiété et de culpabilité. Des réactions similaires peuvent apparaître si les parents ou l'environnement dramatisent l'évènement. Ainsi les réactions de la police ou de l'entourage causent souvent plus de troubles que l'évènement lui-même.


Les enfants victimes de violences sexuelles présentent souvent un choc psychologique se traduisant par de l'anxiété, un état dépressif, des cauchemars, de l'insomnie qui nécessite une psychothérapie. Mais la durée de ces troubles et leur intensité dépendent essentiellement du comportement de l'entourage.


Sur ce point la, tu n'as pas tort, meme si tu parles d'une facon plutot general. Evidemment, si on devait etudier chaques cas, le post aurait duré sur une centaines de pages.

Chez moi, cela se traduit par de l'anxiété mais uniquement lorsque je vois sa photo. Ou bien lorsque je bois et que je pense a lui. Car les sentiments, la peur refont surface. En ce qui concerne les cauchemars j'en ai fait au debut. Mais ce n'etait jamais son visage que je voyait ( due a une amnesie a cause de la drogue du viol ), et puis apres c'etait lui mais jamais je ne revait du viol, l'acte lui meme. C'etait des cauchemars plutot bizarres. Maintenant, lorsque je reve de lui, le lendemain je n'en ai aucun souvenir, mais je le sait. En revanche si je reve de l'acte lui meme et que dans mon reve c'est une personne autre que lui, le lendemain je m'en rappelle.

QUOTE
Les incestes ont des effets plus sérieux et plus durables, surtout si l'inceste a commencé dès le jeune âge, se prolonge parfois plusieurs années, si l'agresseur est le père ou le beau-père, si l'évènement est tenu secret pendant une longue période. La victime d'un inceste est habituellement envahie par un sentiment de culpabilité et de honte qui conduit à un état dépressif et à un comportement d'autodestruction et, devenue adulte, elle présentera souvent de sérieux problèmes sexuels.


Je precise que je n'ai pas été victime d'inceste, mais de viol de la part de mon ancien fournisseur de drogue . Mais ce que tu dis, je pense, est valable pour les deux cas.

Mon cas, se traduit par l'autodestruction probablement. J'ai recommencé a me mutiler, lorsque je suis enervée contre toute cette histoire et que je suis incapable de faire quoi que ce soit pour changer les choses.
Depuis que je suis au courant de l'histoire, je n'ai plus eu de relation sexuelle, je n'ai aucune idée de la facon dont je reagirait.


QUOTE
parenthèse :

et concernant plus particulièrement les garçons voici un lien précis de l'association Rayon de Soleil :

http://rayondesoleil.mmorpgs.info/ [...] us-sexuels

car pourquoi évoque-t-on moins l'abus sexuel, le viol chez le garçon ?
pourquoi encore trop souvent le viol n'est conjuguée qu'au féminin ?

en effet, il y a des victimes d'abus sexuels, de viol. point final.


C'est vrai, on evoque moins le viol chez le garcon. Peut-etre est ce encore tabou. Il y a toute une generalisation du viol. Quand on dit viol, on pense de suite a une victime fille. Mais d'ici quelques années, esperons, que cela sera moins tabou. Je l'espere, parce qu'une victime reste une victime, qu'elle soit fille ou garcon, il n'y a aucune difference a faire.



QUOTE
Le violeur

Le violeur n’est très majoritairement ni étranger, ni célibataire (vivant seul), ni asocial, ni impulsif. Dans la plupart des cas, il est parfaitement intégré à la société, marié (ou vivant maritalement) avec des enfants." De plus, "Les études montrent que la plupart des agressions sont préméditées, une réalité qui vient invalider le fait que le viol correspondrait à une ’pulsion irrépressible et incontrôlable’." Enfin, "dans 74 % des cas, la victime connaît ou connaissait son agresseur". C’est à dire que l’identité est connue, et que le violeur fait souvent partie l’entourage de la victime.


Les violeurs sont donc des personnes "normales", intégrées et parfois ancrées dans la société par un emploi stable, un mariage, une famille, etc. Ce ne sont donc pas, pour la grande majorité, des baroudeurs du crime, impossibles à attraper. Deuxièmement, les trois quarts du temps, la victime connaît son violeur. Ces deux éléments devraient donc permettre une condamnation aisée du criminel. D’autant plus que la notion de "pulsion irrépressible et incontrôlable" comme nous l’avons vu est de plus en plus rejetée.


C'est vrai que souvent on pense que le violeur est un inconnu. Mais ce n'est pas le cas, comme tu l'as decrit si bien dans ce post.
Personnellement, la personne qui m'a violée, je ne l'en pensais pas capable, c'etait quelqu'un de bien, genereux, gentille, qui avait une petite amie, qui vivait chez elle, il suivait des etudes. Quelqu'un qui cachait vraiment bien son jeu en fait.


QUOTE
Or, en France seulement 2% des viols sont suivis d’une condamnation!


Quelque chose que j'ai vraiment du mal a accepter. On nous rabache que les victimes doivent parler, pour "se soulager". Mais s'il y avait plus de condamnations, plus de victimes parleraient. Imaginez, vous etre fait violé(e), vous allez au commissariat, vous le denoncé et lui ressort au bout d'un interrogatoire d'une heure.
Il vous a violé(e), vous a detruit, vous devez vivre avec ca, et lui sans remorts, ressort et fait sa vie sans regret.
C'EST PAS NORMAL.
Moi, je ne suis jamais allée porter plainte, je sais que tout cela sera classée sans suite, mais si un jour je me sens la force et le courage de le faire quand meme je le ferais et je m'assurerais que ce soit bien fait. Et qu'il ne sorte pas, et fasse sa vie comme si rien ne c'etait passé.


QUOTE
Ce chiffre est petit au vu des quelques 50 000 femmes estimées être violées chaque année en France. Même par rapport au nombre de l’ENVEFF (nombre de femmes violées l’ayant déclaré), cela ne fait qu’un tiers environ.


Ce chiffre est également petit au vu du taux de meurtres suivis d’une condamnation qui est, lui, de 50%. En effet, 1 meurtrier sur 2 est condamné, contre seulement 1 violeur sur 50!




Reflexions

Est-il utile de rappeler qu’un viol est souvent considéré comme une petite mort pour la victime, dont l’intimité a été brisée de manière violente et brutale, que les conséquences psychologiques peuvent être extrêmement néfastes. Au vu de la gravité de cet acte de barbarie, et du nombre inquiétant (sans devenir parano non plus) de violeurs sévissant en toute impunité dans ce pays (et ailleurs dans le monde...), il est légitime de se poser ces questions:


· Pourquoi, même lorsque la victime porte plainte, la condamnation est-elle si rare?


Manque de preuve... Mais avec un viol les preuves sont rares, et ils le savent. Ils nous disent de venir parler, mais a quoi cela sert si la parole des victimes ne leur suffit pas.


QUOTE
· Est-on réellement impuissant face au comportement d’un violeur? Ne peut-on ni le prévenir ni le guérir?


Ni le prevenir, ni le guerir.


QUOTE
· Est-ce normal qu’une victime aie honte à ce point après un viol, ou y a-t-il encore des tabous à briser dans cette société, des stéréotypes à faire tomber?


La victime a honte, parce que le sujet est trop mal traité. Elle sait que dans l'histoire c'est elle la victime, mais elle sait que son violeur ne sera pas puni. Donc elle a honte, elle ne parle pas. Elle doit souffrir en silence.


QUOTE
· Enfin, à quoi rime donc le silence des médias et des instances éducatives à ce sujet?


Un sentiment de honte et/ou de culpabilité chez la victime sont fréquents et considérés comme normaux par les psychologues. Ce sont ces sentiments qui, dans la plupart des cas, font que la victime se replie sur elle-même, en gardant le secret de son agression. Il faut noter que ce comportement est dangereux pour la personne, qui s’impose alors un très lourd fardeau. Ceci est d’autant plus vrai pour les mineurs et les victimes de pédophilie. Dans de nombreux cas, le temps que met la victime de pédophilie à trouver la force de parler est si long que le délai laissé par la justice pour pouvoir condamner le coupable est dépassé. De plus, il peut être difficile de prouver matériellement qu’un viol a eu lieu, à moins que la victime subisse immédiatement des examens médicaux, et si elle ne lave pas les vêtements ou les draps souillés. La plupart du temps les victimes ne parlent pas, et quand elles le font, ces preuves n’existent plus.


C'est la raison pour laquelle je ne porte pas plainte, c'est aussi la raison pour laquelle si peu de violeur sont punis.


QUOTE
Le silence est donc un élément important de ce problème. Or, celui-ci est-il purement psychologique? Ne dépend-il pas de facteurs d’influence externes, de même que le jugement du viol par l’entourage d’une part, par la justice d’autre part, et par la société en général?


Il depends de facteurs d'influence externe, d'une part par la justice.


QUOTE
. Peut-on donc vraiment vivre toute une vie après un viol?


Oui, mais c'est une vie plus dure qu'une vie normale. Mais on peut vivre, il faut trouver la force.


QUOTE
Ces sujets me tiennent vraiment beaucoup à coeur. Aussi merci de ne pas déconner. Enfin j'espère vos avis tels qu'ils soient nombreux.


Par avance merci


Merci a toi.

Sunday 06 May 2007 à 13:39
Citer +Citer
Voila j'ai 15 ans et il ya quelques jours ma meilleure amie ma avoué que lorqu'elle avait 10 ans elle s'est faite violé par son cousin qui avais a l'epoque une vingtaine d'année. Depuis quelques tant des flash lui reviennent ..
Que Faire ? Je Ne sais pas quoi faire elle n'ose en parler a personne ...
Sunday 06 May 2007 à 13:42
Citer +Citer
Tu as un cas similaire ici => http://www.comlive.net/sujet-133191.html
Tu y trouveras peut être quelques réponses
Sunday 06 May 2007 à 13:58
Citer +Citer
Bonjour steph-steph 34, et bienvenue sur comlive happy.gif

Les sujets sur le viol, il y en a malheureusement quelques uns sur le forum.

Le fait que ton amie t'ai parlé de ce qui lui est arrivé est déjà une bonne chose. Elle commence à se confier. C'est un premier pas.

Je pense qu'il ne faut pas la brusquer et continuer à l'écouter.

Le jour ou elle sera prête, elle ira peut être plus loin dans sa démarche.

Mais malheureusement, ces attrocités restent trop souvent enfouies et impunies.


Sunday 06 May 2007 à 19:56
Citer +Citer
topic combinés


Ce message a été modifié par douce évi - Sunday 06 May 2007 à 20:02.
Monday 07 May 2007 à 00:17
Citer +Citer
QUOTE
Les études montrent que la plupart des agressions sont préméditées, une réalité qui vient invalider le fait que le viol correspondrait à une ’pulsion irrépressible et incontrôlable’." Enfin, "dans 74 % des cas, la victime connaît ou connaissait son agresseur


c intéressant.
Monday 07 May 2007 à 01:25
Citer +Citer
QUOTE (_stephsteph34_ @ 06 May 2007 à 14:39)
Voila j'ai 15 ans et il ya quelques jours ma meilleure amie ma avoué que lorqu'elle avait 10 ans elle s'est faite violé par son cousin qui avais a l'epoque une vingtaine d'année. Depuis quelques tant des flash lui reviennent ..
Que Faire ? Je Ne sais pas quoi faire elle n'ose en parler a personne ...

si elle peut le prouver et bien son violeur finira ses jours en prison et un pédophile en prison il trouve le temps tres long......j'ajoute qu'en Belgique il n'y a pas prescription pour ce type de crime mais en France je ne sais pas trop

Ce message a été modifié par lavienrose - Monday 07 May 2007 à 01:26.
Monday 07 May 2007 à 01:39
Citer +Citer
QUOTE
un pédophile en prison


de plus, ce genre de personnes sont régulièrement tabassées par les prisonniers eux-mêmes.
Monday 07 May 2007 à 02:29
Citer +Citer
QUOTE (Juday @ 07 May 2007 à 02:39)

de plus, ce genre de personnes sont régulièrement tabassées par les prisonniers eux-mêmes.

c'est ce que je voulais dire....et tant mieux ça leur fait une double peine ainsi
Saturday 14 July 2007 à 14:30
Citer +Citer

lavienrose
Monday 07 May 2007 à 01:25
si elle peut le prouver et bien son violeur finira ses jours en prison et un pédophile en prison il trouve le temps tres long......j'ajoute qu'en Belgique il n'y a pas prescription pour ce type de crime mais en France je ne sais pas trop





La prescription

La loi française détermine une durée pendant laquelle une victime de viol ou d’agression sexuelle peut porter plainte. Au delà de cette date ces faits sont prescrits, l’agresseur ne peut plus être poursuivi pénalement ; c’est ce qu’on appelle la prescription.
La prescription existe depuis le XIXe siècle ; elle est supposée garantir la "paix sociale", une paix sociale toute relative puisqu’elle ne garantit certainement pas la paix des victimes...


LES DISPOSITIONS PENALES


Prescription pour le crime de viol

La prescription en ce qui concerne les majeurs :
Les victimes majeures ont 10 ans, à compter de la date des faits, pour porter plainte.

La prescription en ce qui concerne les mineurs :

Pour les FAITS COMMIS DEPUIS LA LOI DITE « PERBEN II », entrée en vigueur le 10 mars 2004, les victimes de crimes qui étaient mineures pourront porter plainte jusqu’à 20 ans à compter de leur majorité. C’est-à-dire jusqu’à leur 38 ans.

Pour les FAITS ANTERIEURS A LA LOI « PERBEN II » , seules les victimes de crimes qui étaient mineures et pour lesquelles les faits n’étaient pas déjà prescrits, bénéficieront de cet allongement de délai.
En général il s’agit des personnes qui n’avaient pas atteint leurs 28 ans avant la nouvelle loi. Mais 3 lois ayant précédé celle-ci, certaines années charnières ont pour résultat des calculs bien plus complexes.
Par exemple, pour les faits commis entre le 10 juillet 1979 et le 17 juin 1988, le délai de prescription était de 10 ans à compter de la majorité de la victime uniquement si l’auteur était un ascendant ou une personne ayant autorité. En l’absence de cette circonstance aggravante particulière, le délai était de 10 ans à compter des faits, sans considération de l’âge de la victime !


Prescription des agressions sexuelles

La prescription en ce qui concerne les majeurs :
Les victimes majeures ont 3 ans, à compter de la date des faits, pour porter plainte.

La prescription en ce qui concerne les mineurs :

Pour les FAITS COMMIS DEPUIS LA LOI DITE « PERBEN II », entrée en vigueur le 10 mars 2004, les victimes mineures peuvent porter plainte pendant 10 ans à compter de leur majorité. C’est-à-dire jusqu’à leur 28 ans.
En cas de circonstances aggravantes (la victime avait moins de 15 ans ou était déjà une personne vulnérable, l’agression a eu lieu « en réunion », avec une arme...) les victimes qui étaient mineures pourront porter plainte jusqu’à leur 38 ans.

Pour les FAITS ANTERIEURS A LA LOI « PERBEN II » , les victimes ont 10 ans à compter de leur majorité pour porter plainte à condition que les faits ne soient pas prescrits au 10 mars 2004, c’est-à-dire que la victime n’avait pas 21 ans à cette même date.

Si la VICTIME A BIEN 21 ANS APRES LE 10 MARS 2004, les faits ne semblent pas prescrits. MAIS il faut prendre en compte certaines lois antérieures se référant à la date des faits. Ainsi, les faits commis entre le 10 juillet 1986 et le 17 juin 1995, sont prescrits de :

3 ans à compter de la majorité de la victime si l’auteur est un ascendant ou une personne ayant autorité. Sinon, 3 ans à compter des faits si l’auteur est un tiers.
10 ans à compter de la majorité de la victime si l’auteur est un ascendant ou une personne ayant autorité ET s’il y a des circonstances aggravantes.


LES DISPOSITIONS CIVILES
L’article 2270-1 du Code Civil prévoit que la victime peut agir en responsabilité civile (c’est-à-dire réclamer des dommages et intérêts à l’auteur des faits) pendant 10 ans à partir de la manifestation du dommage (lié au viol ou à l’agression sexuelle subi) ou de son aggravation.

La loi Guigou a porté ce délai à 20 ans lorsque le dommage est causé par des tortures, des actes de barbarie, des violences ou des agressions sexuelles commises à l’encontre d’un mineur.






Derniers Sujets

News
Aucune actualité disponible.

A voir sur le portail Livenet.fr Le Club
Vidéos
Le mag
Forum
Jeux
Comparaison de prix
Nos partenaires Partenaires : php - Vidéos - PS3 - Rap et R&B - Cinéma - voyage - TNT - Séries en DVD
Contact et infos Le blog Livenet
Suggestions sur Livenet
Aide générale Livenet - Aide du Forum
Charte du forum
Mentions légales
Reporter un abus
Reporter un bug

Copyright © 2004-2008 Tigersun - Tous droits réservés - Powered By IP.Board © 2008  IPS, Inc.