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Livenet > Forum > Religion et Surnaturel
samedi 12 avril 2008 à 10:44
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Ce topic etant situé en religion et surnaturel il concerne plus le vampire dans les croyances que dans la fiction

Mais je te donne ce lien qui me parait assez complet! happy.gif

samedi 12 avril 2008 à 14:59
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sandie72
mercredi 05 mars 2008 à 17:16











Illustration tirée de Ravenloft, le supplément gothique pour AD&D : le comte Strahd von Zarovich avec une de ses victimes .
Excellent topic, je l'ai parcouru très rapidement mais je ne manquerai pas de lire en détails les nouvelles postées par Sandie.
Quant aux allusions à Vampire : La Mascarade, Gilcad a raison, il y a bien 3 vampires de la 2ème Génération : Enoch, Irad et Zillah dont fait mention le livre de Nod.
Il est intéressant de constater que ces 3 noms figurent dans l'Ancien Testament de la bible mais ceci n'a rien de surprenant vu que le jeu donne une origine biblique aux vampires aux-même.
Pour ceux qui s'intéressent au jeu, j'ai écrit il y a 3 ans un opuscule détaillant le background dans le but (à l'époque ...) de recruter de nouveaux joueurs.
Je pourrais le mettre en ligne si certains le souhaitent.
En attendant un très bon lien : http://litanies.dyndns.org/web/princ.html

Comme ce topic n'a pas pour objet de faire l'apologie du jeu, je posterai aussi mes maigres connaissances sur les vampires en général.
samedi 12 avril 2008 à 18:42
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Elaine Marieb, dans son ouvrage Anatomie et physiologie humaines, donne une approche plus pragmatique du vampirisme, occultant ainsi délibérement certains aspects fantasmagorique.
En tant que biochimiste de formation, je ne pouvais laisser de côté ces informations.
Marieb rattache le mythe du vampirisme à une maladie génétique assez rare, la porphyrie.

Attention, ce qui suit peut se révéler assez rébarbatif pour des lecteurs non avertis

Cette maladie est induite par un déficit enzymatique qui ne permet pas la synthèse de l'hème et entraîne ainsi l'accumulation de son précurseur : la porphyrine dans la voie métabolique de synthèse de l'hémoglobine.
Cette accumulation de porphyrines dans le sang et les tissus provoque des troubles systémiques et des intoxications dont les symptômes sont variables.
Parmi les symptômes rapportés, on trouve notamment une épidermolyse (destruction de l'épiderme) suite à des expositions à la lumière solaire, une coloration des dents et ongles virant vers le rouge (les porphyrines exposées à la lumière sont des pigments violets-rouges), une nécrose de tissus conjonctifs, dont les gencives , faisant ressortir les dents, une croissance anormalement rapide des cheveux…
Ces symptômes ont amené des scientifiques, notamment le biochimiste David Dolphin, à émettre l'hypothèse que l'observation de cas de porphyrie a vraisemblablement étayé et peut être inspiré les mythes du vampirisme.
samedi 12 avril 2008 à 18:45
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interessant ton article!!! happy.gif



J en avais entendu parler...Une maladie plutôt effrayante!


Ce message a été modifié par sandie72 - samedi 12 avril 2008 à 18:46.
samedi 12 avril 2008 à 19:31
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En Indonésie, les Malais croient aux Pontianaks, qui présentent de fortes similitudes avec le vampire issus des mythes occidentaux.

Le Pontaniak apparait lors du décès en couche d'une jeune femme et de sa progéniture.

L'expression « Pontianak » provient de l'acronyme de « Perempuan Mati Beranak » dans la langue malaise, signifiant la mort de femme par l'accouchement. Après une telle mort, des précautions sont prises pour empêcher la création d'un pontianak.
Les coutumes locales font état de plusieurs prépartifs post-mortem destinés à prémunir les habitants de l'attention du pontianak :


  • En plaçant des perles en verres sur les lèvres du cadavre pour l'empêcher de pousser des cris percants
  • En disposant des oeufs sous ses aisselles pour l'empêcher de voler
  • En enfonçant des aiguilles dans ses paumes égalemment dans le but de l'empêcher de voler ( le Pontianak se servirait de ses paumes pour voler)
Le Pontianak se manifeste habituellement en poussant des cris stridents semblables aux pleurs d'un bébé ou use d'un subterfuge en se transformant en élégante jeune femme et attirant ainsi les malheureux se trouvant à proximité.
Sa présence peut parfois être détecté par l'apparition d'une fleur locale nommée "Kemboja" à la fragrance subtil suivi d'une odeur de putréfaction.
Les Malais pensent qu'il existe une corrélation entre la sonorité des cris et la distance effective du Pontianak :plus les cris sont tenus plus celui ci est proche alors qu'au contaire, des cris assourdissant évoquent un certain éloignement.

Le Pontianak se nourrit en forant un trou à proximité de l'estomac de sa victime à l'aide de ses ongles accérés et s'abreuve ensuite de leur sang.

Le moyen le plus efficace pour éliminer un Pontianak est de le poignarder à la base du cou.

dimanche 13 avril 2008 à 01:02
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Je voulais poster une bétise vu le titre du topic mais je suis impressionné des infos qui ont été postées par différents membres. Très bien documenté et j'ai appris pas mal de hcoses. Merci, et c'est sincère (je sais tout le monde s'en fout). bisou.gif
dimanche 13 avril 2008 à 07:37
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merci oip oip ... happy.gif
dimanche 13 avril 2008 à 15:25
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Au vu du nombre de postes sur Vlad (quoi de plus logique cependant ...), voici un lien fort sympathique incuant trois vidéos qui retraçent la vie sanguinaire et tumultueuse du célèbre prince Valache :


http://princessedenuit.oldiblog.com/?page=...&rub=492575
samedi 19 avril 2008 à 08:36
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Arnold Paole était un soldat autrichien mort en 1727 dans le village de Medvegia en Serbie, en tombant d’une charrette de foin. L’histoire ne retient pas son nom à cause de cette anecdote somme toute assez banale mais parce qu’il serait revenu après sa mort sous la forme d’un vampire.

De son vivant, Paole prétendait avoir tué un vampire lors d’une guerre entre l’Autriche et la Grèce et était persuadé d’en porter la malédiction. On raconte qu’un mois après sa mort, il aurait été vu rôdant aux alentours du village et qu’il aurait bu le sang de près de la moitié de la population.

Paole et toutes ses victimes présumées furent exhumés et transpercés d’un pieu. On raconte aussi que lorsqu’on a ouvert son cercueil, son cadavre était intact et ses lèvres couvertes de sang et qu’il aurait poussé un hurlement horrible lorsqu’on lui a planté le pieu dans le cœur.

Cette histoire, ainsi qu’un grand nombre de cas similaires, ont déclenché une réapparition massive de la croyance aux vampires à travers l’Europe. - On sait aujourd’hui que ces « vagues de vampirisme » étaient dues aux épidémies courantes à cette époque. - Devant le grand nombre de cas similaires, beaucoup d’enquêtes et de poursuites ont été ouvertes par les autorités.

L’enquête sur le cas de Paole et des autres vampires serbes fut menée par le conseil de guerre impérial de Vienne, car la Serbie était à l’époque une province autrichienne. C’est dans son procès verbal, rédigé à Belgrade en 1732 que le mot « vampire » est cité officiellement pour la première fois.

Le cas d’Arnold Paole est lié à celui de Peter Plogojowitz, un autre vampire qui se serait manifesté deux ans plus tôt (en 1725), dans le village de Kisolova, très proche de Medvegia. Ces deux cas ont suscité un engouement considérable dans l’Europe occidentale.

(Wiki)

dimanche 20 avril 2008 à 12:42
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Peter Plogojowitz est un vampire de légende.

L'affaire

Plogojowitz était un paysan serbe qui mourut en 1725 à l'âge de 62 ans dans son village natal de Kisilova, dictrict de Rham (officiellement incorporé en Hongrie). À cette époque, cette partie de la Serbie était sous domination autrichienne, ce qui explique pourquoi ce sont les autorités autrichiennes qui ont rédigé le rapport officiel (publié le 21 juillet 1725 dans le Das Wienerishe Diarium). Il s'agit très probablement de la toute première apparition du mot "vampire".

Plusieurs histoires circulent :

* Trois jours après son décès, Plogojowitz rentra chez lui et demanda de la nourriture à son fils. Il la mangea, puis partit. Deux soirs plus tard, il reparut et demanda à nouveau de la nourriture. Son fils, qui cette fois refusa, fut trouvé mort le jour suivant. Peu après, plusieurs villageois moururent d'épuisement suite à une perte de sang excessive. Sur leurs lits de mort, ils annoncèrent que, dans un rêve, Plogojowitz leur avait rendu visite, les avait mordus puis avait bu leur sang.
* Selon une variante, les évènements auraient eu lieu dix semaines après son décès et, dans cette autre version, Plogojowitz, au lieu de demander de la nourriture à son fils, serait venu demander ses chaussures à sa femme, laquelle aurait fui le village peu après.

L’idée qu’un vampire sévissait parmi les vivants traversa l’esprit des habitants de Kislova ; pour s’en assurer, un officiel (Frombald, celui qui rédigea le rapport) fut mandé et dut venir accompagné d'un pope, pour régler cette affaire, quand bien même ne le voulait-il pas. Les villageois, qui disaient avoir déjà été décimés du temps des Turcs par un esprit malfaisant, décidèrent d'ouvrir la tombe pour voir ce qu'il en était.

Le corps de Plogojowitz ne s'était pas décomposé (à l'opposé de la religion catholique, où une telle préservation est signe divin, la religion orthodoxe considère la non-putréfaction comme diabolique). Son corps était presque intact, il avait une nouvelle peau et de nouveaux ongles (l'ancienne peau et les anciens ongles étant apparemment visibles sur le sol de la tombe). Il avait du sang qui débordait de sa bouche. Les villageois eurent tôt fait de fabriquer un pieu qu'ils enfoncèrent dans le cœur du supposé vampire (du sang déborda alors de la bouche et des oreilles de celui-ci et le cadavre eut une érection), après quoi ils incinérèrent sa dépouille.

Les morts cessèrent.

Anecdotes

* Le village de Kisilova n'est pas très éloigné de Medvegia, le village où revint Arnold Paole, un autre vampire célèbre.
* Cet événement marqua la première occurrence du mot "vampire". (“dergleichen personen, so sic vanpiri nennen”)

Sources

* L'histoire fut mentionnée par le Marquis d' Argens dans ses Lettres juives, en 1729.





Ce message a été modifié par sandie72 - dimanche 20 avril 2008 à 12:42.
mercredi 23 avril 2008 à 09:53
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Les daugrs sont des revenants de la mythologie nordique. Ils sont le plus souvent décrits dans des sagas norroises rédigées entre le XIIe et le XIVe siècle. Ils se comportent en général en parfaits humains, si ce n'est qu'ils sont bien plus forts que ces derniers et ne peuvent entrer dans une maison sans y avoir été invité une première fois, tout comme les vampires.

Dans les récits les plus anciens, ceux qui voulaient se débarrasser des daugrs les décapitaient, mais cette méthode était en général moins efficace que la plus courante, qui consistait à s'introduire dans les tertres ou les revenants dormaient, à en sortir leurs corps (qui n'étaient jamais décomposés, mais bien souvent noirâtres, plus grands et plus gros qu'au moment de la mort), à les brûler et à répandre les cendres dans un cours d'eau.

Sources

* Encyclopédie du Merveilleux, tome III : Des Peuples de L'Ombre par Édouard Brasey (2006)

samedi 26 avril 2008 à 09:13
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Le vampire de Düsseldorf



Depuis février 1929, huit prostituées ont été sauvagement assassinées. Le cas rappelle celui de Jack l’éventreur. Les victimes ont le crâne fracassé et sont atrocement mutilées : oreilles tranchées, lèvres coupées, cuir chevelu scalpé. La police ne donne aucun détail. Des rumeurs circulent, les victimes auraient été tuées par un homme qui s’abreuverait de leur sang.

La première victime s’appelait Appolonia Kuhn. Elle a été retrouvée le 3 février 1929 baignant dans son sang mais toujours vivante. Elle a été frappée de 23 coups de ciseaux dans la poitrine et le visage, l’agresseur cherchant à atteindre les tempes. La deuxième victime était Rudolph Sheer, le 13 février. Il a eu le corps transpercé de 26 coups de ciseaux. Il a une tempe perforée, ce qui a permis à l’agresseur d’aspirer le sang. Mais il y avait trop d’alcool dans le sang de Rudolph, ce qui a forcé le vampire à régurgiter. La troisième victime était une fillette, retrouvée le 10 mars. Elle a été trouvée éventrée, les jambes carbonisées, le crâne percé par des ciseaux, les oreilles tranchées et les tempes perforées. L’agresseur a bu le sang cette fois.

Pas de portrait du tueur en série : le seul lien entre les victimes était l’obsession des tempes. Les journaux en font leurs choux gras : « La bête des abîmes a encore frappé ». En juillet, la police a arrêté Johann Stausberg. Il a tout avoué et il est envoyé dans un hôpital psychiatrique. Mais en Août, les meurtres reprennent. Le 21, il agresse 3 personnes en 2 heures. Le 24, deux petites filles sont sauvagement poignardées dans un terrain vague. Le nombre d’agressions et la fréquence des meurtres vont crescendo jusqu’en mai 1930.

Un soir, Peter Kürten aide une jeune femme, Maria Budlick, à échapper à un violeur. Il l’invite à venir se calmer chez lui. Il la serre à la gorge, puis la laisse partir, « après avoir vu ses yeux ». Celle-ci envoie une lettre à sa meilleure amie pour lui raconter ses deux mésaventures. C’est la curiosité d’une voisine, qui a l’habitude d’ouvrir le courrier des habitants de l’immeuble, qui permet un rapprochement avec le Vampire de Düsseldorf. Peter Kürten est arrêté, condamné à la guillotine et éxécuté le 2 juillet 1931. Sur l’échafaud, ses derniers mots ont été : « J’espère seulement que j’aurai le temps d’entendre mon sang jaillir de mon corps ».

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lundi 28 avril 2008 à 14:22
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Le vampire de Hanovre



Contexte

Fritz Haarmann, dit " le vampire de Hanovre " était un tueur en série ayant sévit en Allemagne juste après la première guerre mondiale. Lors de son procès, il fut reconnu coupable des meurtres de 27 jeunes hommes. Il avait gagné une respectabilité auprès de la population en procurant, en ces temps de misère, nourriture et vêtements. Son statut de bienfaiteur cachait en fait une monstrueuse personnalité.



Enfance et carrière

Fritz Haarmann, dernier de six enfants, naquit en 1879 à Hanovre (Allemagne). Dès son plus jeune âge, Il détesta son père, un conducteur de locomotive, volage et alcoolique. Par contre, il vouait une grande affection à sa mère qui, après sa dernière grossesse, passa le plus clair de son temps alitée. Il était d'un naturel renfermé et capricieux, et sa mère lui passait toutes ses envies. Ses deux principales occupations était une passion pour les activités féminines (jeu avec des poupées, travestissement, travaux de couture, cuisine) et le plaisir de terroriser ses trois sœurs. Ayant un physique solide, il commença une carrière militaire mais, à la suite d'une grave crise de neurasthénie, il dût abandonner. Il en gardera une modeste pension à vie. Son casier judiciaire fut bien rempli : dès 17 ans il fut condamné pour attentats à la pudeur sur des enfants. Par la suite, il vécut de larcins et d'escroqueries. Condamné en 1913 à cinq ans de prison, il échappa ainsi à la guerre.

Meurtres en série

L'après-guerre, dans une Allemagne vaincue, fut la période idéale pour ses magouilles. La population luttait au quotidien pour se procurer les biens de consommation les plus courants : nourriture, combustible et vêtements. Il tira partie de l'inflation, du marché noir, des trafics en tous genres (il loua même une boutique pour entreposer ses marchandises), de corruption et de dissolution des mœurs. En 1922, il devint même un indic pour la police pour que celle-ci ferme les yeux sur ses trafics. A 45 ans, cet homosexuel notoire avait une allure débonnaire et engageante. Ses voisins assistaient à la valse de ses conquêtes, toujours de très jeunes garçons. A cette époque, il rencontra Hans Grans, un trafiquant d'une vingtaine d'années. Grans devint son amant régulier et le complice de ses futurs crimes.

C'est à la gare qu'Haarmann recrutait ses victimes, des garçons sans le sou, en leur promettant du travail ou un endroit pour passer la nuit. Parfois, il les arrêtait simplement en enjolivant son statut d'indicateur pour la police. Grans s'éclipsait alors et lui laissait le champ libre pour exercer ses pulsions sexuelles et meurtrières. Après ses ébats, Haarmann mordait ses victimes à la trachée jusqu'à ce que mort s'en suive. Son autre surnom " le boucher de Hanovre " vient du fait qu'il découpait ses victimes puis vendait les morceaux " de viande " sur le marché noir. Il se débarrassait de certaines parties des corps, notamment les têtes après avoir réduit les crânes en morceaux, en les jetant dans la rivière Leine. Des voisins avaient signalé ses allées et venues avec de lourds sacs à la police. Il aurait ainsi pu être arrêté un an plus tôt.

Arrestation et procès

En 1924, sa négligence ou sa paresse finirent par le trahir quand plusieurs crânes furent retrouvés dans la rivière. D'après les autopsies, ils appartenaient à des garçons de 12, 18 et 20 ans. Plus tard, un sac d'os humains fut trouvé sur un terrain marécageux. Devant l'ampleur des crimes, les autorités ne pouvaient plus se permettre de négliger l'affaire, d'autant que des cas de disparitions de garçons avaient été récemment signalés. La population s'inquiéta (on parla d'un loup-garou) et de nombreux volontaires décidèrent de fouiller les environs à la recherche d'autres éventuels restes humains. Après une succession de découvertes macabres, les autorités sondèrent la rivière. Là encore les découvertes furent horribles : plus de 500 morceaux étaient enfouis dans le limon.

Chaque voleur et délinquant sexuel fut interrogé et, par une série de recoupement, Fritz Haarmann fut finalement arrêté. Un jeune s'était plaint que " l'oncle Fritz " l'avait menacé avec un couteau pour abuser de lui. Haarmann était déjà fiché pour des trafics de nourriture et de vêtements ainsi que listé comme homosexuel. Dans les premiers temps, son physique sympathique de " monsieur tout le monde " et son apparente respectabilité ne laissaient présager la suite. Les policiers retrouvèrent à son domicile des vêtements et d'effets personnels qui furent identifiés par les familles de jeunes disparus. Il déclara pour sa défense que ces habits usagés faisaient partie de son commerce, et que rien ne le déclarait encore coupable de meurtres. Il avoua tout de même avoir eu des relations sexuelles avec certains des garçons.

Interrogé par les policiers, il devint vite nerveux et changea de comportement. La police ayant eu peur d'être accusée de laxisme ou même de complicité, employait alors des méthodes musclées pour obtenir des aveux. Il finit donc par avouer ses crimes. Son procès dura 14 jours durant lesquels se succédèrent plus de 200 témoins. Les déclarations de ses voisins se firent accablantes. Haarmann ne se souvenait plus du nombre exact de ses victimes, mais il les estima à plus de 40 en six ans. Il choisissait les garçons les plus beaux : pour lui, il était plus facile de tuer quelqu'un qu'on aime et ainsi lui apporter la paix !

Il déclara : " Je suis sain de corps et d'esprit ! Il m'arrive seulement d'avoir des lubies de temps en temps. Je veux être décapité. Ce n'est qu'un mauvais moment à passer, après j'aurai la paix. ". Il était fier d'avoir dupé ses concitoyens. Des expertises psychologiques furent menées pour comprendre ses pulsions. Un ouvrage scientifique a été rédigé sur ces analyses. Après ses 24 condamnations à mort par décapitation en 1925, sa tête fut mise à la disposition des scientifiques. Sa mort fut passée sous silence, certains complices involontaires préférant vite oublier le goût des plats de Herr Haarmann. Par la suite, on retrouva deux lettres écrites de sa main, clamant l'innocence de Grans.


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jeudi 01 mai 2008 à 01:44
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sandie72
samedi 12 avril 2008 à 10:44
Les daugrs sont des revenants de la mythologie nordique. Ils sont le plus souvent décrits dans des sagas norroises rédigées entre le XIIe et le XIVe siècle. Ils se comportent en général en parfaits humains, si ce n'est qu'ils sont bien plus forts que ces derniers et ne peuvent entrer dans une maison sans y avoir été invité une première fois, tout comme les vampires.

Dans les récits les plus anciens, ceux qui voulaient se débarrasser des daugrs les décapitaient, mais cette méthode était en général moins efficace que la plus courante, qui consistait à s'introduire dans les tertres ou les revenants dormaient, à en sortir leurs corps (qui n'étaient jamais décomposés, mais bien souvent noirâtres, plus grands et plus gros qu'au moment de la mort), à les brûler et à répandre les cendres dans un cours d'eau.

Sources

* Encyclopédie du Merveilleux, tome III : Des Peuples de L'Ombre par Édouard Brasey (2006)




Mmmh, je me souviens avoir posté ça dans ton topic jeu mythologie, Sandie biggrin.gif
Mais tu as raison, la similitude avec les vampires est très proche.
samedi 03 mai 2008 à 08:39
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Le vampire au XVIIIe

Après une certaine accalmie, le vampire revient en en cette fin du XVIIème, et une nouvelle vague de chasse aux vampires déferla, qui correspondait à peu près à l'époque des plus importantes chasses aux sorcières de l'histoire du Christianisme.
Dans les salons littéraires, on aime se faire peur : c’est la période du Gothique, ou Roman noir, et le diable fait partie des sujets de prédilection. Les traités de voyageurs qui sont allés à l'est, où le vampire s'est "institutionnalisé", se multiplient. Dans les campagnes, la peur règne, la population rurale est en proie à une sorte d’obsession morbide qui tourne à la panique ... On voyait des vampires partout, les polémiques concernant leur existence réelle battaient leur plein.
Le terme même de " vampire " apparaît pour la première fois dans un document officiel vers 1725 en Hongrie, dans un rapport fait par les autorités autrichiennes à propos d'un paysan nommé Peter Plogojowictz, accusé d'être réapparu après sa mort et d'avoir causé le décès de huit personnes dans son village natal de Kizilova. En France, c'est en 1732, à la suite d'une affaire similaire, le cas d'Arnold Paole accusé des mêmes maux, que le terme de vampire apparaît officiellement dans un article de la revue franco-hollandaise, Le Glaneur, traitant de ces deux cas. Ces deux affaires de vampirisme devaient donner naissance à une longue liste de non-morts attestés par l’Eglise, liste attestée lors du Concile de 1414, et les autorités locales, et ce dans toute l'Europe, jusqu'au XVIIIe siècle qui, malgré son appellation de Siècle des Lumières, vit une recrudescence étonnante de l'obscurantisme exacerbé à propos des cas de vampirisme.
Le terme de « vampire » n’apparaît qu’en 1746 dans la Dissertation sur les apparitions des anges, des démons et des esprits, sur les revenants et les vampires de Don Augustin Calmet.
Dans un autre ouvrage du même auteur- Vampires de la Hongrie et de ses alentours (1749), on trouve la définition suivante du vampire : « Les revenants de Hongrie, les vampires, sont des hommes morts depuis un temps considérable, quelquefois plus, quelquefois moins long, qui sortent de leurs tombeaux et viennent inquiéter les vivants, leur sucer le sang, leurs apparaissent, font le tintamarre a leur porte et enfin leur causent la mort. »
D’où vient ce mot de vampire ? Il existe plusieurs étymologies possibles : le terme «vampire », tel qu’il est orthographie aujourd’hui, serait emprunte a l’allemand vampir, dérive du serbe vampir, mort qui viendrait du mot turc uber, qui signifie sorcière ; ou alors, il proviendrait de la forme du slavon opir. Cette forme s’est conservée dans la langue serbe moderne, ou l’on rencontre le verbe piriti (se gonfler, s’enfler). Cette théorie semble très plausible, si l’on prend en considération les différentes représentations du vampire dans l’imaginaire slave.
C’est, en effet, dans les pays de l'Est, particulièrement en Hongrie et en Roumanie que les cas de vampirisme furent les plus fréquents. En effet, la mythologie de ces pays regorge de créatures infernales censées réapparaître sur terre une fois par an, la nuit de la Saint-André (30 novembre), et pendant laquelle toutes les créatures de l'enfer, et en particulier les vampires, peuvent surgir et se lancer dans des batailles aériennes dont l'issue pouvait apporter la prospérité au pays, ou à l'inverse, les pires épidémies. L’apparence fréquemment attribuée au vampire par ces populations bulgare et serbe, est celle d’une outre vivante, remplie de sang, et qui roule par terre. Le vampire cause de différents dégâts :il chevauche le bétail, boit son sang et s’attaque parfois aux humains. Le seul moyen de l’éliminer est de le percer avec une aiguille, une épine, un clou ou tout autre objet aigu. Meme lorsqu’il emprunte une apparence humaine, la seule façon de le détruire reste de le transpercer. Dans ce cas, de son corps gélatineux et sans aucun os, s’écoule tout le sang qu’il a absorbe.
On assista, tout au long du XVIIIe siècle en l’Europe, à de nombreuses épidémies virulentes qui dévastèrent une grande partie de la population des villes et des campagnes. On peut citer en particulier la grande peste de 1720 qui, partie de Marseille, fit des milliers de victimes, et se propagea aussi bien en Pologne, qu'en Hongrie et autres pays limitrophes, pour remonter jusqu'à Moscou. Trois ans plus tard, en 1723, ce fut le tour de Lisbonne de connaître une violente épidémie de fièvre jaune qui s'étendit également à toute l'Europe, de même qu'une épidémie de variole qui décima une grande partie de la population enfantine. En 1783, une seconde épidémie de peste ravagea à nouveau l'Europe de l'Est, alors que les premiers cas de choléra allaient déferler sur le continent au cours du siècle suivant, venant de l'Europe orientale pour se répandre avec une rapidité fulgurante dans toute l'Europe occidentale, sans oublier la tuberculose responsable elle aussi de nombreux décès.
Ces épidémies répétées étaient évidemment la conséquence de l'accroissement des échanges de population liés aux progrès importants des moyens de transports, mais elles furent attribuées, surtout dans les régions les plus reculées comme l'étaient alors les pays d'Europe de l'Est (en majorité des communautés rurales) à des causes irrationnelles, dont le vampirisme apparaissait comme l'explication la plus plausible, renforcée par les légendes et les superstitions des pays touchés. D'autres facteurs de maladies infectieuses étaient les animaux sauvages qui propageaient diverses maladies, en particulier la rage, d’autant plus que les animaux d'élevage (bœufs, moutons) pouvaient aussi transmettre des maladies à l'homme comme la maladie du charbon. Celle-ci, en effet, contamine quiconque mange de la viande infectée insuffisamment cuite. Bien que naturelles, ces épidémies furent mises sur le compte de créatures sorties de la tombe pour venir infester les vivants.
De là, fleurirent de nombreux moyens plus ou moins archaïques pour se protéger du vampire : on entourait portes et fenêtres de fleurs d'ail (comme dans l'Antiquité), ou de façon plus radicale, on déterrait le cadavre accusé d'être un vampire pour lui couper la tête et lui enfoncer un pieu dans le cœur. Ainsi, à Vienne en 1732, 17 cadavres furent jugés pour vampirisme, condamnés, décapités et enfin brûlés et ,en 1755, on assiste à un procès contre 7 morts en Moldavie. Ces expéditions punitives sur les morts furent fréquentes et développées au cours du siècle à tel point que les autorités des différents pays concernés furent amenées à prendre de mesures interdisant le recours à ces pratiques : en 1755, Marie-Thérèse d'Autriche ordonna une enquête sur le phénomène auprès d’un collège d'experts physiciens afin de rationaliser le problème. De son côté, le pape Benoît XIV, qui avait d’abord dénoncé le vampirisme avant de se rétracter, se déclara lui aussi choqué par ces profanations répétées et interdit toute cérémonie d'exorcisme visant à exhumer un cadavre dans un cimetière, déclarant qu'un corps conservé dans la terre ne relevait ni de Dieu, ni du diable, mais qu'il constituait un simple fait biologique.


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Ce message a été modifié par sandie72 - samedi 03 mai 2008 à 08:39.
samedi 03 mai 2008 à 20:33
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Pourquoi n'y a-t'il jamais de commentaires sur vos sujets sur le surnaturel ? est-ce interdit ou alors cela n'interresse personne ? Moi ça m'interesse mais je n'ose pas poster.

Je trouve quand même que cela concerne aussi l'Histoire. Pour moi, toutes ces histoires concernent des personnes normales qui n'ont rien fait. C'est uniquement de la supertition et beaucoup de soi-disant vampires, sorcières etc.. sont morts pour rien.

Mais bon cela à avoir avec la religion car ce sont bien les prêtres et le catholicisme qui ont inventé ce concept de sorciers et vampires.

Il faut savoir qu'il fallait éradiquer les druides et les sorciers (au sens même des tribus africaines et sud américaines actuelles) et les diabioliser était le plus simple moyen pour faire la promo de la rélignion catholique et d'influencer le peuple par la peur.

Je ne crois pas au surnaturel, et pourtant, dans ma vie réelle, j'ai cru y avoir affaire, mais je crois sincèrement, que lorsque l'on veut croire fortement à quelque chose, notre cerveau fait en sorte que cela se passe. Et après, on se rend compte qu'il n'y a rien.
samedi 03 mai 2008 à 20:39
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Vous avez parfaitement le droit de faire des commentaires, je vous y invite

Et en surnaturel particulierement le scepticisme est normal! car tous ces phenomenes, ces pseudo sciences, l existence de ces creatures sont sujets a caution! happy.gif

Ton point de vue est tres interessant car l Eglise s est en effet longtemps appuyée sur l existence du paranormal pour entourer celui ci d une aura diabolique, en faire son bouc emissaire afin de mieux asseoir sa "toute puissance"...


l idee de influence du cerveau est pertinente aussi: l esprit de l Homme peut se persuader de tout et interprete alors les choses qu il perçoit à sa façon!
Il s agit la d autosuggestion


Ce message a été modifié par sandie72 - samedi 03 mai 2008 à 20:54.
lundi 05 mai 2008 à 06:06
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Je sais pas si j ai le droit de faire ca mais je vais le savoir assez vite je crois..Il y a un site de Anne Rice c est sur les vampires et sorcellerie..Sur google cliquer son nom ..Et ne me mordée pas si j ai pas le droit laugh.gif
lundi 05 mai 2008 à 09:07
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Je vais me contenter de vous donner quelques livres de références sur les vampires et leurs mythes :
Le musée des vampires de Rolland de Villeneuve et Jean -louis Degaudenzi
Bran Stoker de Alain Pozzuoli
A la recherche des vampires de Francois Ribadeau Dumas
Les métamorphoses de Dracula: Denis Buican
Loups Garous et vampires de Rolland Villeneuve

Et il y en a tellement d'autres ...Ne pas oublier le dictionnaire du Diable de (encore) Rolland Villeneuve. Excellent livre regroupant tous les mythes sur les sorcières , diable, vampires et autres.
Et pour finir un petit article sur la Strige , vu comme l'une des première figure mythologique vampirique

lundi 05 mai 2008 à 10:42
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Merci pour cette petite bibliographie happy.gif Si vous avez d autres livres à nous conseiller n hésitez pas à venir les poster ici! original.gif

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