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Thursday 13 March 2008 à 10:19
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VLAD TEPES

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UN PEU D'HISTOIRE...



Le 22 août 1456, Vlad Tepes, fils de Vlad Dracul, entre en Valachie et, aidé par une partie des Boyards, bat et tue Vladislav II à Tïrgsor, et obtient le trône du pays. Son règne sur la Valachie durera jusqu'en décembre 1476.

Adèpte d'un pouvoir autoritaire, il a veillé à l'introduction et au maintien de l'ordre dans le pays, au renforcement de l'armée, au développement du commerce, ce qui a entrainé avec le temps l'élimination des marchants saxons de Valachie et de la péninsule balkanique, leur place étant prise par des marchands valaques. En outre, il se montrait impitoyable et cruel avec ceux qui ne se soumettaient pas à lui. À l'extérieur, il a lutté contre l'Empire Ottoman, sur lequel il a remporté des victoires de prestige.

En 1459, Vlad Tepes refuse de payer le tribut (en valeur de 10 000 ducats d'or) à la porte ottomane. Fin 1461, la tentative des turcs de capturer Vlad Tepes ; un détachement turc conduit par Yunus Bey (en grec Katabolinos) et Hamza Bey venait, sur l'ordre du sultan, pour adresser à Vlad un ultimatum (le voîvode de Valachie devait porter personnellement à Istambul le tribut restant, liquider un conflit de frontière, etc.) et, si possible, pour le capturer par ruse.

Tepes déjoua le plan des Turcs, fit prisonnier tout le détachement, y compris les deux commandants, qu'il fit empaler près de la capitale. De 1461 à 1462, pour répondre à l'action turque précédente, Vlad Tepes part en représailles au sud du Danube ; le voïvode roumain passe sur la rive droite du fleuve par le guet d'Oblucita et attaque les forces turques depuis Enisala, en Dobroudja, et jusque devant Bechet, passant au fil de l'épée, comme il l'écrit lui-même de Giurgiu, le 11 février 1462, plus de 23 883 Turcs et sujets de ceux-ci, mettant à feu et à sang tout ce qu'il trouvait devant lui. Vlad se retire ensuite au nord du Danube, emmenant avec lui de nombreux chrétiens qui désiraient échapper au joug ottoman.

Le 26 avril 1462, le sultan Mehmet II, ne voulant pas laisser impunie l'audace de Tepes, commence la grande campagne contre la Valachie, qu'il se proposait de conquérir et de transformer en province de l'Empire Ottoman. On dit que l'immense armée ottomane comptait environ 150 à 200 000 hommes (chiffre toutefois exagéré, selon des témoignages contemporains), soutenue, sur le Danube, par une flotte comprenant 25 trirèmes et 150 petits navires qui avancaient vers Nicopolis, après avoir incendié Braila. En mai, le valachie est envahie par l'avant-garde turque, commandée par le grand vizir Mahmoud-Pacha ; sans livrer de bataille décisive, Vlad Tepes, qui avait une armée d'environ 24 000 hommes, et sans aucune aide extérieure, applique la très ancienne tactique roumaine consistant à retirer la population, à faire le vide devant l'ennemi et à l'attaquer par surprise, en le harcelant continuellement. Les 16 et 17 juin, Vlad exécute une audacieuse attaque de nuit par surprise contre le camp du sultan, provoquant de lourdes pertes aux envahisseurs, après quoi il se retire. Fin juin, Vlad, après avoir incendié Tïrgoviste, se retire vers le nord, livrant des combats continuels mais n'engageant pas une lutte décisive avec l'armée du sultant Mehmet II. Le sultan, ne pouvant vaincre dans un combat décisif le vaillant voïvode, est forcé par la famine et la sècheresse de se retirer ; avant de quitter Tîrgoviste, il installe sur le trône le frère de Vlad Tepes, Radu-surnommé le Beau (1462-1475, avec des interruptions), celui-ci, soutenu par un détachement turc, est reconnu voïvoide.
Vers le milieu du mois de novembre, Vlad Tepes se retire en transylvanie et se dirige vers le roi Mathias Corvin, dont il éspérait l'aide pour la reprise du trône, mais près de Piatra Craiului, il est fait prisonnier par les hongrois et enfermé à Visegrade (et ensuite à Pest), durant 12 ans ; il était tombé victime des calomnies des marchands saxons et de ceux qui n'étaient pas intervenus en sa faveur dans les combats avec les turcs.
Le plus ancien manuscrit allemand qui contient le récit, lancé par la cour de Buda, des actions de Vlad Tepes (le texte de ce manuscrit a été inséré dans la chronique de l'autrichien Thomas Ebendorfer), apparaît en 1462. Au moyen âge circulait une très riche littérature qui présentait d'une manière déformée et hostile la figure de Vlad Tepes, que l'on appelait aussi Dracula.

En octobre et novembre 1476 a lieu la campagne de Stefan cel Mare en Valachie. En même temps, pénètrent en Transylvanie le comes Etienne Bathory et Vlad Tepes. Stefan cel Mare s'empare de Tirgiviste (avant le 8 novembre) et réinstalle sur le trône de Valachie Vlad Tepes à la place de Laiota Basarab qui s'enfuit vers le Danube. En décembre, aidé par les turcs, Laiota Basarab revient en Valachie, vainc et tue Vlad Tepes, reprenant le trône. Cette victoire n'a rien de réellemnt héroique car, selon des témoignages contemporains, Vlad aurait été accidentellemnet tué par ses propres hommes alors que, pour tromper l'ennemi, il aurait revétu l'uniforme turc.
Vlad est enterré sur l'île de Snagov. Selon la légende, des prètres qui auraient voulu lui construire une nouvelle sépulture n'auraient trouvé dans l'ancienne que des os de bovidé... D'autres encore prétendent que Vlad y aurait fait enterrer un serviteur et ne serait donc pas mort...
Un "Voïvode" est un prince, un seigneur. Beaucoup de gens s'imaginent que Vlad était un Comte transylvanien alors qu'il n'en est rien ; il était prince de Valachie. Son nom "Dracul" vient de son appartenance à l'ordre du dragon (auquel son père appartenait déjà).


"Tepes" signifie "empaleur". La confusion trop courante entre Histoire et fiction vient du fait que l'écrivain irlandais Bram Stoker (dont le chef d'œuvre "Dracula" paraîtra en 1897) s'inspira fortement du personnage historique, tout en lui donnant un autre titre de noblesse et une autre patrie. Du prince guerrier, il fit un Comte cultivé et raffiné (pour séduire à n'en pas douter un lectorat plongé alors en plein romantisme). Faire de Dracula un vampire n'était d'ailleurs pas tout à fait une invention puisque la tradition orale des paysans roumains faisait déjà de Vlad un suceur de sang dès le début de son apparition sur le trône.

ANECDOCTES


- Deux émissaires turcs arrivent au château de Tirgoviste pour s'entretenir avec lui. Vlad est sur son trône. Ils le saluent, mais refusent d'ôter leurs turbans (leur religion leur interdisant de se découvrir). Outré, Vlad fait venir des hommes armés de marteaux et de clous. Il leur ordonne de clouer les turbans sur le crâne des turcs.

- Un jour, l'une des maîtresses de Vlad serait venu lui dire qu'elle attendait un enfant de lui. "Menteuse !!!" se serait-il écrié après lui avoir ouvert le ventre d'un coup de sabre.

- Après avoir récupéré son trône le 22 août 1462, et donc chassé l'usurpateur, Vlad convoque les Boyards et les convie à un énorme banquet. Au beau milieu du repas, il leur demande : "Qui sont ceux d'entre vous qui ont servi l'usurpateur ?" (le tout avec un large sourire). Confiants, de nombreux boyards lèvent la main. Vlad ordonne de les empaler sur le champ et ce, autour de la table. Les autres doivent continuer à manger comme si de rien était. Un Boyard qui n'en peut plus d'entendre les hurlements des supliciés et qui se bouche le nez afin de ne plus sentir l'odeur nauséabonde des cadavres au soleil attire l'attention de Vlad qui crie à ses hommes : "Empalez celui-là plus haut que les autres car son odorat est délicat !".

- Pour punir les autres Boyards, Vlad leur fait porter pierre par pierre de quoi construire son château à Curtea de Arges dans les Carpates. À pieds, beaucoup mourront en chemin. Une fois le château construit, les autres seront empalés aux alentours.




Ce message a été modifié par sandie72 - Thursday 13 March 2008 à 11:28.
Thursday 13 March 2008 à 11:18
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excellent ce topic et instructif il ne faudrait srtt pas oublier Gilles de Rais (ou Retz) alias barbe bleue compagnon (d arme ?) de Jeanne d Arc et lui aussi fut denoncé en tant que vampire sous entendu tueur sanguinaire ( environs 140 enfant pour ses cultes sataniques ) et que dire du premier des vampires bibliques CAIN le Fratricide qui fut condamné a errer sur terre eternellement et a se nourrir de sang et il fit batir la cité biblique d' Henoch (ou Enoch ) pour son fils du même nom, qui serait la premiere cité des vampires ( ou des anges selon les croyances)... on parle ainsi de génération vampirique Cain etant la première, son fils Enoch la deuxieme et les fils de son fils la troisieme etc ... jusqu'a arriver au mythe du vampire moderne les cainites descendants de Cain l obscure dont le sang est dilué dans le leur a force de dégénerescence ( les vampiires moderne sont en generale des 12 eme générations) a part quelque cas particulier que je ne citerais pas, ou plus tard. Le sujet est vaste a traiter et il me passionne comme vous l aurez constaté.
Thursday 13 March 2008 à 11:20
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enoch
Thursday 13 March 2008 à 11:18
excellent ce topic et instructif il ne faudrait srtt pas oublier Gilles de Rais (ou Retz) alias barbe bleue compagnon (d arme ?) de Jeanne d Arc et lui aussi fut denoncé en tant que vampire sous entendu tueur sanguinaire ( environs 140 enfant pour ses cultes sataniques ) et que dire du premier des vampires bibliques CAIN le Fratricide qui fut condamné a errer sur terre eternellement et a se nourrir de sang et il fit batir la cité biblique d' Henoch (ou Enoch ) pour son fils du même nom, qui serait la premiere cité des vampires ( ou des anges selon les croyances)... on parle ainsi de génération vampirique Cain etant la première, son fils Enoch la deuxieme et les fils de son fils la troisieme etc ... jusqu'a arriver au mythe du vampire moderne les cainites descendants de Cain l obscure dont le sang est dilué dans le leur a force de dégénerescence ( les vampiires moderne sont en generale des 12 eme générations) a part quelque cas particulier que je ne citerais pas, ou plus tard. Le sujet est vaste a traiter et il me passionne comme vous l aurez constaté.




On n'est pas dans un jeu de rôle, hein, ça c'est la mythologie selon "Vampire : La Mascarade".....monsieur qui s'inscrit avec en pseudo le nom d'un seconde Gé ( en plus, y en a 3, pas seulement Enoch......) ! bluebiggrin.gif


Ce message a été modifié par Gilcad - Thursday 13 March 2008 à 11:21.
Thursday 13 March 2008 à 11:53
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MDR non je ne me suis pas donné le pseudo d un 2eme Gé mais celui de la cité des anges et oui c est "Vampire: la Mascarade" mais le but etait de montrer que le mythe du vampire impregne tous les niveaux culturels que cela soit la littérature, le cinema ou les jeux de rôle et que meme le mythe est present ds ce qu il y a de plus trivial chez nous "les jeux". cela nous pousse a nous cultiver et nous instruire pour peu que nous soyons curieux. "on est curieux qu'a proportion qu'on est instruit" dixit J J Rousseau wink.gif
Thursday 13 March 2008 à 12:02
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enoch
Thursday 13 March 2008 à 11:18
MDR non je ne me suis pas donné le pseudo d un 2eme Gé mais celui de la cité des anges et oui c est "Vampire: la Mascarade" mais le but etait de montrer que le mythe du vampire impregne tous les niveaux culturels que cela soit la littérature, le cinema ou les jeux de rôle et que meme le mythe est present ds ce qu il y a de plus trivial chez nous "les jeux". cela nous pousse a nous cultiver et nous instruire pour peu que nous soyons curieux. "on est curieux qu'a proportion qu'on est instruit" dixit J J Rousseau wink.gif



Enoch est quand même aussi un 2nde Gé, si je ne m'abuse....m'enfin bref.
C'est effectivement le cas, le vampirisme imprègne beaucoup de niveaux culturels, le jeu de rôle en est un très bon exemple ( surtout que celui-ci est particulièrement ien fait et reprend beaucoup de mythes du vampirisme au milieu d'inventions pures et simples, inventions très bien trouvées d'ailleurs ! )
Friday 14 March 2008 à 09:23
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oui mais je voulais demontrer que le mythe moderne du vampire qu 'il soit de "Vampire: la mascarade" ou même de Anne Rice avec ses fameuses chroniques vampiriques debutées avec Lestat et Louis prend ses racines dans notre passé, dans notre Histoire, voire dans la religion et dans notre folklore. De plus sans ce passé omniprésent le mythe du vampire n'en serait peut être pas là a l'heure actuelle, Bram Stoker doit beaucoup a Vlad Tepes pour son dracula( et aussi au "Vampire" de James Polidori soit dit en passant) , tout comme Chelsea Quinn Yarbro doit au mysterieux Comte de Saint Germain pour son vampire, tandis qu' Anne Rice, Barbara Hambly Laurell .K Hamilton doivent aux differents folklores le fait d 'avoir créé leur propre mythologie vampirique.
Monday 17 March 2008 à 10:44
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- GILLES DE RAIS -
(1404-1440)




(J en parle ici car il est souvent assimilé à un vampire comme l a dit Enoch)

Assassin ou martyr ? La triste histoire de Gilles de Rais, mieux connu sous le nom de Barbe-Bleue. L'incroyable récit de celui qui fit naître la sombre légende de Barbe-bleue et qui s'accusa lui-même de sorcellerie...



Pour le peuple de Bretagne, ce jour de septembre 1440 devait sans doute représenter la fin du monde. N’avait-on pas arrêté le puissant Gilles de Rais, l’un des plus grands seigneurs du royaume ? Ne l’avait-on point accusé d’avoir commis des sacrilèges, des actes de sorcellerie et, surtout, des assassinats rituels de plusieurs jeunes enfants?

Même dans une cour aussi brillante et dispendieuse que celle du royaume de France au XVe siècle, peu d’hommes avaient connu une ascension aussi rapide que Gilles de Rais. Héritier de la grande baronnie de Bretagne, il avait combattu les anglais aux cotés de Jeanne d’Arc et s’était retrouvé maréchal de France à vingt-quatre ans. Sa richesse était prodigieuse, seul le roi possédait des châteaux plus nombreux et plus beaux que lui.

Puis le destin avait frappé. On l’accusa de d’héberger un magicien italien, Francesco Prelati, et d’avoir, avec son aide, enlevé et tué des centaines d’enfants. Leur sang lui aurait servi à préparer des potions magiques, destinés à lui assurer la victoire sur ses ennemis. Il aurait été le mentor de Barbe Bleue.

Le 21 octobre, le maréchal de France avoua tous les crimes dont on l’accusait. Il expliqua qu’il avait simplement agi pour assouvir ses passions. Il fut pendu à Nantes, ainsi que ses complices, dans la semaine qui suivit. Bien peu nombreux étaient ceux qui doutaient encore de sa culpabilité.
Gilles de Rais, mieux connu sous le nom de Barbe Bleue

La personnalité même de Gilles de Rais donnait prise aux accusations de sorcellerie. Il se souciait fort peu de la morale traditionnelle et s’adonnait à l’alchimie, à la magie noire et à la sorcellerie. Ses excès de table, ses débordements sexuels et ses extravagances étaient bien connus. Ces débordements seront aussi associés au personnage mythique de Barbe Bleue.

Mais le procès s’était tenu à huis clos et les doutes subsistèrent. Les écuyers du baron avaient sans doute été torturés ; le sir de Rais lui-même avait dû subir le même traitement. Fallait-il croire à ses aveux ? Et s’il avait été victime d’une machination ourdie par Jean, duc de Bretagne, qui rêvait de s’emparer des terres du maréchal ?

Mais alors, pourquoi, s’il était innocent, aurait-il confessé des crimes aussi abominables? Il existe une explication vraisemblable. Gilles de Rais savait qu’un fois sous le pouvoir de ses ennemis, il serait pendu. Il se serait uniquement préoccupé de préserver sa famille et ses biens.

S’il avait nié sa culpabilité et qu’on l’eut pourtant jugé coupable, ses terres et ses biens auraient été confisqués. En revanche, s’il confessait ses crimes et mourait dans le repentir, les lois du royaume stipulaient qu’au moins une partie de ses biens irait à ses enfants.

C’est ce qui se produisit en effet : si ses châteaux furent donnés au duc de Bretagne, la plus grande partie de ses richesses resta aux mains de sa famille qui ne connut pas de véritable disgrâce. Certains de ses membres remplirent même d’importantes fonctions au service du roi – mais aucun ne deviendra aussi riche et puissant que Gilles de Rais, le légendaire Barbe Bleue.



Barbe Bleue au cotés de Jeanne d'Arc ?

Le fait qu'un criminel présumé de cette ampleur ait côtoyé Jeanne d'Arc, a fait couler beaucoup d'encre chez les écrivains, qui ont fantasmé autour de ce « démon à côté d'un ange ». Les écrits de l'époque ne nous permettent en fait que de faire des spéculations invérifiables sur le relationnel de Gilles et de Jeanne. Il semblerait néanmoins que Gilles de Rais n'ait commencé ses forfaits supposés qu'après l'épopée de Jeanne. Il est probable en revanche que, fidèle à son éducation et à ses habitudes, Barbe Bleue ait eu un tempérament violent lors des campagnes militaires. Si Gilles de Rais a régulièrement manifesté pendant sa vie des comportements de personne influençable et croyante, il était proche du parti de la Trémoille, qui n'était pas admirateur de Jeanne d'Arc. Il demeure donc difficile de spéculer sur les relations entre Gilles et Jeanne.



Références:

Strange stories, amazing fact, Reader's Digest - 1979 p. 319

Thursday 20 March 2008 à 09:24
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Le vampire de l’Abbaye de Melrose.
Historien et chroniqueur, William of Newburgh ( 1136-1208 ) parle ici d’un vampire comme il est défini de manière contemporaine : il y a quelques années, l’aumônier d’une certaine Dame de haut rang mourut. Il fut inhumé dans le majestueux monastère qu’est l’Abbaye de Melrose. Or, ce prêtre ne respectait guère les voeux sacrés de son saint ordre et il passait ses jours presque à la façon d’un laïc. Ce qui se passa après sa mort montre de manière irréfutable qu’il était fort peu estimé et que sa culpabilité était condamnable et détestable. Pendant plusieurs nuits, il sortit de sa tombe et tenta de pénétrer par effraction dans le cloître. Mais, il échoua et ne put ni alarmer, ni molester qui que ce soit si grands étaient les mérites et la sainteté des bons moines qui habitaient là. Après quoi, il décida d’aller plus loin. Il apparut soudain dans la chambre à coucher, au chevet même de la dame dont il avait été l’aumônier, poussant des cris perçants et des gémissements à fendre l’âme. Cela s’étant produit plusieurs fois, elle fut presque folle de frayeur, redoutant qu’un terrible danger put lui arriver. Elle convoqua un frère supérieur du monastère et le supplia les larmes aux yeux de faire dire spécialement des prières pour elle puisqu’elle était tourmentée de la façon la plus extraordinaire et la plus inhabituelle. Quand il entendit son récit, le moine calma son anxiété et promit de trouver sous peu un remède. Rentré au monastère, il soumit son plan à un vieux moine avisé et ils décidèrent, en compagnie de deux jeunes gens robustes et courageux, de monter la garde dans la partie du cimetière où était enterré le malheureux prêtre. Minuit avait sonné et il n’y avait aucune trace du monstre. Trois des compagnons se retirèrent donc pour se réchauffer près du feu dans un bâtiment non loin de là. Mais, le moine qui leur avait demander de se joindre à lui décida de continuer à monter la garde. Tandis qu’il était seul sur les lieux, le Diable, pensant trouver une belle occasion de miner le courage et la ténacité de cet homme pieux, fit lever de sa tombe celui qui lui servait d’instrument. Quand le moine vit le monstre tout près de lui, il fut saisi d’horreur mais retrouva très vite son courage. Au moment où le monstre se ruait sur lui en poussant un affreux hurlement, il resta sur place et lui assénât un terrible coup de hache. Quand le mort reçut cette blessure, il poussa un terrible gémissement et, faisant volte-face, il s’enfuit aussi vite qu’il était apparu. Mais, le courageux moine le poursuivit et le contraignit à se réfugier dans sa tombe. Celle-ci sembla s’ouvrir aussitôt d’elle-même et elle se referma rapidement sur lui. Quand les trois autres moines entendirent toute l’histoire, ils décidèrent dès l’aube de déterrer ce maudit cadavre. Quand ils eurent enlevé la terre et mis à jour le cadavre, ils le trouvèrent marqué d’une terrible blessure tandis que le sang noir qui s’était écoulé avait apparemment inondé la tombe. La charogne fut transporté à un endroit éloigné du monastère où elle fut brûlée sur un grand bûcher et les cendres en furent éparpillées aux quatre vents.
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Saturday 22 March 2008 à 11:12
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Histoire d’un mort-vivant au Pays de Galles.
Archidiacre d’Oxford, Walter Map ( 1140-1208 ) a raconté de nombreuses histoires de morts-vivants dont celle-ci : William Laudun, soldat anglais, homme connu pour sa grande force et son courage, alla trouver Gilbert Folio qui était alors évêque de Hereford et lui dit : « Monseigneur, je viens vous demander conseil. Un certain malfaiteur gallois est mort récemment à mon domicile. C’était un homme qui affirmait ne croire en rien, et après un intervalle de quatre nuits, il est revenu chaque nuit et n’a pas manqué à chaque occasion d’appeler nominalement d’un ton sévère l’un de ces voisins. Dès qu’il les appelle, ils tombent malades et meurent au bout de trois jours, si bien que maintenant, il n’en reste plus beaucoup. » L’évêque stupéfait répondit : « Le Seigneur a peut-être donné à l’esprit mauvais de ce misérable gredin le pouvoir de se réveiller et de faire marcher son corps mort. Il faut cependant exhumer le cadavre et l’égorger tout en aspergeant d’eau bénite le corps et la tombe et, cela fait, l’enterrer de nouveau. » Ce qui fut dit fut fait. Mais, les voisins survivants étaient toujours tourmentés et attaqués par l’esprit errant. Il arriva alors qu’une certaine nuit, tandis qu’il n’y avait plus beaucoup de survivants, le nom de William lui-même fut appelé trois fois. Mais lui, étant courageux, actif et perspicace, sortit de chez lui en courant, brandissant son épée dégainée. Le démon s’enfuit. Mais, William le poursuit jusqu’à sa tombe et alors qu’il s’y allongeait, William sépara proprement la tête du corps d’un coup d’épée. A partir de ce moment précis, la persécution que les gens subissaient de la part de ce vagabond démoniaque cessa.

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Ce message a été modifié par sandie72 - Saturday 22 March 2008 à 11:12.
Monday 24 March 2008 à 10:16
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Harppe est l'un des plus célèbres vampires dont le nom exact nous est parvenu. Son histoire est celle de tous les vampires qui, aux XVIIe et XVIIIe siècles, furent pourchassés et anéantis en Pologne, en Hongrie et dans les Balkans.

" Un homme du Nord, qui se nommait Harppe, étant à l'article de la mort, ordonna de le faire enterrer tout debout devant la porte de sa cuisine, afin qu'il ne perdît pas tout à fait l'odeur des ragoûts qui lui étaient chers, et qu'il pût voir à son aise ce qui se passerait dans sa maison. La veuve exécuta docilement ce que son mari lui avait commandé. Quelques semaines après la mort de Harppe, on le vit apparaître sous la forme d'un fantôme hideux, qui tuait les ouvriers et molestait tellement les voisins, que personne n'osait plus demeurer dans le village. Un paysan, nommé Olaüs Pa, fut assez hardi pour attaquer ce vampire, car c'en était un; il lui porta un grand coup de lance et laissa la lance dans la plaie. Le spectre disparut. Le lendemain Olaüs fit ouvrir le tombeau du mort; il trouva sa lance dans le corps de Harppe au même endroit où il avait frappé le fantôme. Le cadavre n'était pas corrompu; on le tira de terre; on le brûla, on jeta ses cendres à la mer, et on fut délivré de ses funestes apparitions. "
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Ce message a été modifié par sandie72 - Monday 24 March 2008 à 10:16.
Wednesday 26 March 2008 à 11:19
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l'histoire de Pierre Plogojowitz



L'histoire en question remonte à 1725. Elle fut rapportée par les autorités militaires impériales stationnées dans le village de Kisilova, en Serbie.

Pierre Plogojowitz était mort dix semaines plus tôt et enterré selon un vieux rite local à caractère religieux. Ensuite, en l'espace d'une semaine, on compta dans ce même village le décès de neuf personnes, jeunes et âgées, qui furent toutes victimes d'une fièvre fulgurante qui les emporta en vingt-quatre heures. Avant de trépasser, chacune de ces personnes avait eu le temps de déclarer à ses proches que de son lit, elle avait vu ledit Plogojowitz, mort dix semaines auparavant, s'approcher d'elle durant son sommeil, puis de coucher sur elle et enfin la serrer à la gorge au point qu'elle dut se débattre.

Les villageois, plongés dans le plus profond désarroi au récit de ces plaintes, finirent par croire à l'authenticité du phénomène lorsqu'ils interrogèrent la veuve de Pierre Plogojowitz qui leur affirma alors que son mari était revenu et avait réclamé ses chaussures.

Terrorisée, elle partit du village. Voici le rapport officiel d'un administrateur impérial, relatant les faits.

" Et puisque de telles créatures (qu'ils appellent vampires) peuvent être observées - notamment par le fait que leur cadavre ne subit aucune décomposition, que la peau reste souple et que les cheveux, la barbe et les ongles continuent de pousser - , les habitants décidèrent unanimement d'exhumer le corps de Pierre Plogojowitz et de vérifier si l'on pouvait observer les mêmes signes révélateurs. Ils m'envoyèrent une délégation, qui, m'ayant relaté les faits, me demanda ainsi qu'au pope d'être présent. Bien que je désapprouvasse d'abord une telle initiative, alléguant le manque d'enquête légale et approfondie par les autorités administratives ainsi que l'absence de témoignages sereins autour de telles rumeurs, ces gens ne voulurent rien entendre de mes raisons et me répondirent tout net que je pouvais faire ce que bon me semblerait, mais que si je n'accordais mon consentement à assister à cette cérémonie et à en établir un rapport légal comme il était de coutume, ils se verraient dans l'obligation de quitter leurs foyers parce que, le temps que toutes les autorisations administratives parviennent de Belgrade, le village entier serait probablement décimé par l'esprit malin - comme cela avait déjà dû se produire à l'époque de l'occupation turque - , et ils n'avaient nulle envie de revivre cela.

Ni bonnes paroles ni menaces ne purent alors empêcher ces gens apeurés de renoncer à leur projet. Je les accompagnai donc à Kisilvoa, en compagnie du pope de Gradish. On procéda à l'ouverture de la tombe de Pierre Plogojowitz. Je pus constater en effet, et en toute vérité, que le cadavre n'exhalait aucune mauvaise odeur, mais qu'au contraire il semblait être demeuré en parfait état, comme de son vivant, à l'exception du nez qui était un peu fripé. Les cheveux et la barbe avaient poussé; les vieux ongles étaient tombés et à la place d'autres s'étaient formés; la peau, blanchâtre, pelait et, par endroits, on pouvait voir une autre poussant en dessous. Le visage, les mains, les pieds et l'ensemble du corps étaient si bien conservés qu'on aurait dit que la vie ne l'avait pas quitté. Ce n'est pas sans étonnement que je remarquais du sang frais dans la bouche du cadavre et qui devait provenir, selon l'opinion commune dans des cas pareils, des personnes que le vampire avait tuées récemment. En bref, tous les indices propres à identifier cette sorte de gens (je veux dire les vampires) étaient bel et bien présents. Après un tel spectacle, et devant la détresse et l'horreur de la population, le pope et moi-même dûmes laisser les villageois tailler un long pieu de bois et l'enfoncer à travers le corps du défunt. Lorsqu'ils lui percèrent le coeur, un énorme flot de sang vermeil s'en échappa, ainsi que de la bouche et des oreilles (en plus d'autres signes étranges que je ne citerai pas, par décence).

Finalement, toujours selon la coutume locale, on brûla ledit cadavre en l'état jusqu'à ce qu'il ne fût plus que des cendres. J'en informais alors mes distingués supérieurs, en les priant de considérer que si, dans cette triste affaire, quelque faute avait été commise, elle devait être imputée non pas à moi-même ,mais à la peur qui dictait sa loi à la populace. "


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Thursday 27 March 2008 à 16:12
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-Princesse Alexandra Caradja-
Descendante de la lignee de Vlad Tepes.
Nee en 1920.





Chassée de Roumanie par le régime communiste, la princesse Caradja s'est exilée en France, à Paris, où elle tente depuis de faire revaloriser l'image de son illustre ancêtre, accusé à tord, selon elle, d'avoir été sanguinaire et cruel. " C'est son époque qui était cruelle, et non lui ", précise-t-elle.
La princesse Caradja se bat depuis un certains nombres d'années pour réhabiliter la mémoire de son ancêtre et pour que cesse l'amalgame qui est régulièrement fait entre le personnage historique Vlad l'Empaleur et le héros-vampire de Bram Stocker, Dracula. Pour elle, le " folklore " qui s'est constitué autour de son ancêtre n'est qu'une mascarade qu'elle ne manque jamais de dénoncer.

Je vous propose de trouver ci-dessous les mises au point de la princesse Alexandra Caradja.

" Il est temps, dit-elle, de faire la différence entre le vampire de Bram Stocker et Vlad Tepes. Nous sommes de la dynastie des Besaraba qui règne depuis près de 1200 ans en Roumanie. Les Besaraba ont donné leur nom à cette province de Roumanie, la Besarabie, ainsi que 46 princes régnants dont le troisième était Vlad Tepes!
Ma famille a eu deux branches, celle des Danesti et des Draculesti.
Tout ce qui est dit à propos de Vlad est un tissu de contresens. Par exemple, on prétend que l'on met des numéros à nos gouvernants, Vlad Ier, Vlad II, Vlad III, comme on le faisait pour les rois de France. Or, c'est entièrement faux, nous ne numérotons pas nos rois, nous leur donnons des surnoms: Vlad l'Empaleur, Vlad le Moine, Vlad le Beau.
Autre erreur à rectifier. On parle de Dracula, mais ce mot n'existe pas en roumain ; on emploie le mot de " Draculea " qui veut dire " fils de ", donc fils de Vlad Dracul.
On n'avait jamais fait de parallèle entre le Dracula du roman et le personnage réel de Vlad l'Empaleur avant les années 70 où parut le livre " In Search of Dracula " de Florescu et Mc Nally. Même dans les années 30, lorsque le film de l'universal avec Bela Lugosi est sorti, personne n'avait jamais fait un tel rapprochement.
On fait de Vlad Tepes un être sanguinaire pour une raison très simple, c'est que ses exploits ont marqué les esprits à un tel point que l'on a fini par exagérer la portée de ses actes véritables. Il faut savoir qu'après des décennies de tentatives turques pour s'emparer du territoire, Vlad fut le premier, avec un nombre de combattants inférieur à celui de ses adversaires, à mettre les turcs en fuite ; et ce que l'on sait moins, ou que l'on a pas compris, c'est que l'empalement était déjà une pratique courante. Les armes de l'époque, il faut s'en souvenir, étaient des lances, des sabres, des épées ; en somme des armes tranchantes qui ne faisaient rien d'autre qu'empaler ! Mais l'imagination s'est laissée déborder à propos du nombre des victimes supposées et sur la façon dont elles l'ont été.
Ainsi, lorsque l'on parle du massacre de 25 000 victimes turques, il faut savoir qu'en fait Vlad, qui ne disposait que de 12 000 soldats, a inventé la guerre psychologique. Il a cherché ce qui pourrait faire reculer les Turcs pour éviter une confrontation qui lui serait fatale, étant donné la disproportion entre le nombre de ses soldats et celui de ses adversaires. Il a appris que la chose la plus horrible pour un musulman était de voir profaner un cadavre. Vlad a donc utilisé cette crainte pour effrayer ses ennemis. Contrairement à la légende, Vlad l'Empaleur n'a jamais empalé de gens vivants, mais il a joué avec le tabou suprême qui effrayait les Turcs " l'empalement de cadavres ", car dans la religion musulmane le cadavre est sacré et sa profanation interdite. Afin d'intimider le sultan et d'effrayer ses troupes, Vlad a donc donné l'ordre d'empaler tous les soldats morts abandonnés sur le champ de bataille. Lors d'une première attaque de troupes turques, il a donc fait empaler la première vague d'attaquants tués, et lorsque la seconde vague est arrivée, ce fut pour elle la consternation de trouver des milliers de cadavres empalés, et les troupes turques ne purent que rebrousser chemin, horrifiée devant une forêt de corps empalés.
Vlad avait compris que la meilleure façon d'être respecté était de faire régner la peur. politique qu'il appliqua sur son propre territoire, envers ses propres sujets. Ainsi, l'histoire du gobelet d'or sur la margelle du puits de chaque village est vraie! Il y avait bien un gobelet d'or sur chaque fontaine, chaque puits mais personne ne les a jamais volés car Vlad promettait de punir par la mort tous les gens qui se trouveraient à proximité de la fontaine ou du puits au moment où le gobelet d'or serait volé. Ce qui était une excellente menace empêchant un quelconque vol.
Contrairement à ce que l'on raconte un peu partout, ce n'est pas Vlad l'Empaleur qui a créé snagov, mais son père. Et les fouilles archéologiques qui ont été faites en 1933-1934 l'ont été par ma famille, par mon père et mon grand-père. On y a trouvé la bague de Draculea avec ses armes, son sceau. Vlad Tepes a fait reconstruire Poenari, il a vécu à Tirgoviste, mais il ne n'est jamais allé s'installer dans d'autres villes; peut-être les a-t-il seulement " traversées " ?
D'autre part, il n'a pas été contraint de renoncer à la religion orthodoxe, il est devenu catholique parce qu'il voulait épouser la sœur de Mathias Corvin qui était catholique. C'est là la vraie raison de sa conversion au catholicisme.
Quand à la haine des Turcs elle s'explique ainsi: un jour il fut invité par les Turcs, en tant que prince de Valachie, or, au lieu d'être accueilli par ses hôtes avec les honneurs dus à son rang, on lui a mis les fers aux pieds, et on l'a jeté dans un cachot sans ménagement. Ainsi, il s'est senti à la fois trahi et humilié, et c'est une chose qu'il n'a jamais pu ni oublier, ni pardonner. "

Conclusion de la princesse:
" Ce n'est pas la peine d'enfumer le diable, il est déjà assez noir !"

Sunday 30 March 2008 à 09:48
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Pour la première fois, des chercheurs apportent la preuve que les histoires de vampires répandues en Europe dans la première moitié du XVIIIe siècle avaient des fondements réels. Enquête sur une possible ancêtre de Dracula.

Dans la petite ville médiévale de Krumau, en Bohême, une équipe constituée d'archéologues, d'historiens et de médecins légistes a mis au jour trois cadavres enterrés selon un axe sud-ouest, et non est-ouest, comme il est d'usage dans l'aire d'influence chrétienne. Les membres des trois squelettes sont alourdis par des pierres, la tête de l'un d'eux est séparée du tronc et repose entre les jambes, une pierre dans la bouche, les mains sont liées par un rosaire. Cette disposition correspond à certaines règles mentionnées dans Magia posthuma, un traité sur les vampires publié peu après 1700. Pour les scientifiques, c'est le départ d'une passionnante enquête historico-policière, qui les mène jusqu'aux archives du château. Rainer Köppl, spécialiste de l'histoire des médias et des vampires, y découvre l'existence d'une mystérieuse figure féminine, Eleonore von Schwarzenberg. Aurait-elle un rapport avec le personnage de vampire féminin que Bram Stoker avait placé dans le premier chapitre de son Dracula, avant de supprimer ces premières pages au moment de la parution du livre à Londres en 1897 ? Les archives de Krumau, en tout cas, font état de faits bien inquiétants, de maladies mystérieuses, de curieuses expériences médicales et d'une mort singulière dans les plus hautes sphères de la noblesse de Bohême.


lien

Wednesday 02 April 2008 à 08:23
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Lettre d'un fort honnête homme et fort instruit de ce qui regarde les revenants

Mon cher cousin,
Vous souhaitez être informé au juste de ce qui se passe en Hongrie au sujet de certains revenants, qui donnent la mort à bien des gens en ces pays là. Je puis vous en parler savamment, car j'ai été plusieurs années dans ces quartiers là, et je suis naturellement curieux. J'ai ouï en ma vie raconter une infinité d'histoires ou prétendues telles, sur les esprits et les sortilèges, mais de mille, à peine ai je ajouté foi à une. On ne peut être trop circonspect sur cet article, sans courir le risque d'en être trop dupe. Cependant il y'a certains faits si avérés qu'on ne peut dispenser de les croire. Quant aux revenants de Hongrie voici comment la chose s'y passe. Une personne se trouve attaquée de langueur, perd l’appétit, maigrit à vue d'oeil, et au bout de huit ou dix jours, quelquefois quinze, meurt sans fièvre ni aucun symptôme que la maigreur et le dessèchement. On dit en ce pays là que c'est un revenant qui s'attache à elle et lui suce le sang. De ceux qui sont attaqués de cette maladie, la plupart croient voir un spectre blanc qui les suit partout, comme l'ombre fait corps. Lorsque nous étions en quartier chez les Valaques dans le Banat de Temesvar, deux cavaliers de la compagnie dont j'etais cornette, moururent de cette maladie et plusieurs autres, qui en étaient encore attaqués en seraient morts de même, si un caporal de notre compagnie n'avait fait cesser la maladie en exécutant le remède que les gens du pays emploient pour cela. Il est des plus particuliers et quoique infaillible, je ne l'ai jamais lu dans aucun rituel. Le voici : On choisit un jeune garçon qui est d'âge à n'avoir jamais fait oeuvre de son corps, c'est a dire qu'on croit vierge. On le fait monter à poil sur un cheval entier qui n'a jamais sailli, et absolument noir, on le fait promener dans le cimetière et passer sur toutes les fosses ; celle où l'animal refuse de passer, malgré force coups de cravache qu'on lui délivre, est réputée remplie de Vampires ; on ouvre cette fosse, et l'on y trouve un cadavre aussi gras et aussi beau que si c’était un homme heureusement et tranquillement endormi ; on coupe le col du cadavre d'un coup de bêche, dont il sort un sang des plus beaux et des plus vermeils et en quantité. On jurerait que c'est un homme des plus sains et des plus vivants qu'on égorge. Cela fait, on comble la fosse, et on peut compter que la maladie cesse et que tout ceux qui en étaient attaqués recouvrent leurs forces petit à petit, comme gens qui échappent d'une longue maladie et qui ont été exténués de longue main.
Augustin Calmet, Extraits de Dissertation sur les apparitions des esprits, 1751.

Après donc qu'on ait exhumé le cadavre, on trouva que son corps n'exhalait aucune mauvaise odeur, qu'il était entier et comme vivant, à l'exception du bout du nez qui paraissait un peu flétri et desséché. Que ses cheveux et sa barbe étaient crus, et qu'a la place de ses ongles qui étaient tombés, il en était venu de nouveaux ; que sous sa première peau, qui paraissait comme morte et blanchâtre, il en paraissait une nouvelle saine et de couleur naturelle, ses pieds et mains étaient aussi entiers qu'on les pouvait souhaiter dans un homme bien vivant. Ils remarquèrent aussi dans sa bouche du sang tout frais, dans l'indignation ou se trouvaient tous les assistants, on envoya aussitôt chercher un pieu bien pointu, qu'ils enfoncèrent dans la poitrine du vampire, d'où il sortit quantité de sang frais et vermeil, de même que par le nez et la bouche. Après cela les paysans mirent le corps sur un bûcher, et le réduisirent en cendres .


Sprenger, Malleus Maleficarum, part 1.

Un de nos inquisiteurs ayant rencontré une ville devenue presque déserte par une mortalité d'hommes, apprit qu'on attribuait ce fléau au pouvoir d'une femme ensevelie, et qui avalait peu à peu le drap mortuaire dont elle état enveloppée. On lui dit encore que le fléau de la mortalité ne cesserait que lorsque la morte aurait avalé tout le drap. L'inquisiteur ayant assemblé tout le conseil,fit creuser la tombe, de concert avec le maire de la ville, et l'on trouva que la moitié du suaire était déja avalé et digéré. A ce spectacle l'un d'entre eux tira son sabre, coupa la tête au cadavre, la jeta hors de la tombe, et la peste cessa. Après une enquête exacte on découvrit que cette femme avait été adonnée pendant une grande partie de sa vie à la magie et aux sortilèges.

Inquisitor



Ce message a été modifié par sandie72 - Wednesday 02 April 2008 à 08:24.
Monday 07 April 2008 à 16:08
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Vrykolakas

Selon certaines sources, il n'y a pas de véritable vampire dans la tradition grecque. Ce qui y ressemble le plus est le vrykolakas (et non vrykolaka) (en grec moderne : βρυκόλακας vrikólakas, aussi traduit broucolaque). Il faut toutefois noter que le Vrykolakas répand une terreur extrême et est bien un revenant corporel (par opposition à un esprit ou un spectre immatériel), et que les méthodes pour s'en débarrasser correspondent de près à celles utilisées pour les vampires dans les Balkans et les pays slaves.

Le vrykolakas serait très proche du cauchemar (cauquemar, cauque-mar) un esprit français ayant donné le vocable du nom voisin.

Pour une source francophone sur le vrykolakas, rechercher le compte rendu de l'exorcisme d'une telle créature sur Mykonos fait par Joseph Pitton de Tournefort au début du XVIIIe siècle


Murony


Le murony de Valachie est l’esprit néfaste d’une personne tuée par un vampire. C’est un être immortel qui ne peut être tué que si son corps est déterré, et qu’on lui enfonce une aiguille dans le front et qu’on transperce son cœur avec un pieu en bois ou s’il est brûlé. Le Murony peut se métamorphoser en chien, chat, crapaud, grenouille, puce, pou, punaise, araignée. Il ne laisse pas obligatoirement de marque dans le cou des personnes dont il suce le sang


(Wiki)



Ce message a été modifié par sandie72 - Monday 07 April 2008 à 16:09.
Monday 07 April 2008 à 16:26
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les vampires ne sont pas a classer dans la partie "religion", tout comme les loups garous
Monday 07 April 2008 à 16:34
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misterbang
Monday 07 April 2008 à 16:26
les vampires ne sont pas a classer dans la partie "religion", tout comme les loups garous



Mais en surnaturel, oui !
Or la partie se nomme " religions et surnaturel"....
Donc ce topic est bien à sa place ! original.gif
Thursday 10 April 2008 à 11:05
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Un dhampire (souvent dhampir, d’après l’anglais, bien que le terme « francisé » ait déjà été employé par Scott Baker) est un être mi-humain mi-vampire. Nés d’un père vampire et d’une mère humaine, ils sont particulièrement bons pour tuer les vampires. C’est initialement un terme rom.


Légendes

Les dhampires sont souvent décrits comme des êtres torturés, déchirés entre le monde des vampires et celui des humains. Solitaires, ils sont généralement exclus des deux mondes. Ils sont également souvent affligés de problèmes de santé, comme les troubles bi-polaires des dépressions majeures, folie, le syndrome de chaleur ((en) heat syndrome), la photodermatose ou l’anémie. Durant leur adolescence, nombre de dhampires cherchent à se suicider, tendances qui peuvent continuer à l’âge adulte.

Les dhampires sont censés posséder de nombreuses caractéristiques qui manquent aux humains. Par exemple, la capacité de sentir les vampires, une force/vitesse/agilité surhumaine, et la résistance aux capacités vampiriques comme l’hypnotisme. Les dhampires ne sont pas allergiques à l’ail et n’ont aucune des faiblesses associées aux vampires, à l’exception, pour certains d’entre eux, d’un besoin de sang. Pour ces derniers, le fluide les rend alors encore plus puissants.

Selon les croyances, ce n’est que dans des cas extrêmement rares qu’un dhampire naîtra et atteindra l’âge adulte. Généralement, le bébé n’arrive pas à terme ou bien est mort-né.

Dans certaines légendes, un dhampire n’est pas le descendant direct d’un homme mort-vivant et d’une femme vivante, mais le septième descendant masculin de n’importe quelle lignée de mortels dont un ancêtre homme était atteint de vampirisme (cette dernière légende implique que les vampires soient des buveurs de sang).

Selon d’autres légendes, un vampire ne peut être créé que la première nuit où le vampire se relève comme mort-vivant. À nouveau, ceci est basé sur la vision d’auteurs modernes et non sur les légendes médiévales sur le vampire.

Faux dhampires

Assez souvent, des charlatans voyageant dans les Carpates, ou dans le reste de l’Europe de l’Est disent être des dhampires. Ils disent alors être les seuls à pouvoir distinguer les vampyr (singulier et pluriel), des créatures spirituelles. Ils se mettaient alors en scène dans des spectacles élaborés, parfois aux prises avec un ennemi invisible qu’ils emprisonnaient dans un récipient de laiton. D’habitude, un dhampir attend jusqu’à ce qu’il y ait un mort dans le village. Les ruraux étant généralement plus superstitieux, les explications non naturelles tendaient à être écoutées pour les événements inhabituels, réels ou imaginés (comme la croyance que des morts marchent dans les villages). On croyait que le vampyr prendrait possession du corps récemment trépassé aussi longtemps qu’il le faudrait pour envahir les villages. Ces vampyr se nourrissent directement de la force vitale, sans passer par le sang, parfois en tuant des personnes afin que la force vitale puisse être consommée plus rapidement. Une fois que toute cette peur aurait envahi le village, un « dhampire » arriverait à la rescousse.

Dans l’histoire

On pensait au Moyen Âge que les vampires et loups-garous vivaient en Europe. La peur devint bientôt si intense que l’on se tourna vers l’Église Catholique, qui rechercha les chasseurs de vampires. Parmi ceux bénis pour tuer les vampires se trouvaient des dhampires. Cette pratique continua durant un siècle. Les dhampires disparurent en même temps que la peur des vampires et loups-garous.

(wiki)

Saturday 12 April 2008 à 08:18
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excellent ce sujet sur les Dhampires (sujet que je ne connaissait absolument pas , merci a toi ) (cela me fait un peu penser a Blade le diurnambule)


Ce message a été modifié par enoch - Saturday 12 April 2008 à 08:46.
Saturday 12 April 2008 à 09:29
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vous n'avez pas quelque chose sur Blade? merci

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