Sunday 22 April 2007 à 16:19
Dans le système électoral à deux tours à la française, seuls les deux candidats arrivés en tête aujourd'hui auront le droit de se maintenir pour le second tour, qui se tiendra dans deux semaines, le dimanche 6 mai. Et ce, même si la seconde place se joue à quelques voix près. Voici les trois cas de figure qui pourraient émerger du scrutin d'aujourd'hui.Sarkozy-Royal : Le match attenduÀ moins que les sondeurs aient été déjoués, la logique politique devrait être respectée dimanche soir : Nicolas Sarkozy, 52 ans, président de l'Union pour un mouvement populaire, qui regroupe la quasi-totalité de la droite parlementaire, devrait arriver en tête, suivi de peu par Ségolène Royal, 53 ans, désignée en novembre dernier par le Parti socialiste, principale force d'opposition. Sur papier, Sarkozy part grand favori pour le second tour, car le total des voix de gauche est très faible. Mais les clivages politiques traditionnels sont bousculés, et la bataille pour le second tour sera très personnalisée. Donc ouverte et imprévisible.
Sarkozy-Bayrou : Le coup de théâtreFrançois Bayrou, 55 ans, a incontestablement créé l'événement de la campagne électorale pour le premier tour. Parti de sa base électorale naturelle - environ 6 % des voix -, on l'a vu grimper au-delà des 20 % d'intentions de vote dans les sondages. Et dans quelques rares sondages faire jeu égal avec Ségolène Royal. Depuis trois semaines, tous les sondages le placent au troisième rang, avec de 3 à 7 points de retard sur la candidate socialiste. Mais c'est un écart qui n'est pas irrémédiable. S'il arrivait deuxième, il s'agirait d'un formidable coup de théâtre. Non seulement le PS serait éliminé, mais encore Bayrou aurait toutes les chances d'être élu président... avec le renfort des électeurs de gauche.
Sarkozy-Le Pen : Fin de matchÀ 78 ans, Jean-Marie Le Pen reste l'épouvantail de cette campagne, qui devrait être sa dernière. Il n'est pas impossible qu'il répète l'exploit d'avril 2002, en arrivant deuxième, éliminant de ce fait Ségolène Royal comme il avait à l'époque éliminé le premier ministre sortant Lionel Jospin. Mais ce dernier était très faible et subissait la concurrence de nombreux rivaux de gauche. Petite incertitude : Le Pen a toujours été grossièrement sous-estimé dans les sondages. Si un nouveau cataclysme se produisait, il équivaudrait toutefois à une fin de match prématurée. Et à l'élection automatique de Sarkozy.
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http://www.cyberpresse.ca/article/20070422...75/6283/CPMONDE
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