Thursday 08 May 2008 à 01:29
Hola ! voilà qui est bon à savoir, même si on s'en doutait...
La Guerre froide n'est pas finie
Les contradictions d'Amnesty International par Salim Lamrani
*PETITS EXTRAITS :Doit-on considérer comme « prisonniers d'opinion » des individus qui ont été condamnés parce qu'ils étaient stipendiés par une puissance étrangère pour déstabiliser leur pays ? À l'évidence non. Et pourtant, Amnesty International admet que les agents des États-Unis chargés de renverser un régime socialiste sont des « prisonniers d'opinion ».
Salim Lamrani s'interroge sur cette étrange conception selon laquelle tout État aurait le droit de se protéger des ingérences étrangères, sauf lorsqu'elles proviennent des États-Unis et visent à imposer leur idéologie et leur modèle économique.
Les « prisonniers d'opinion »
...
Dans son communiqué, l'organisation internationale reconnaît que «
la plupart ont été inculpés d''actes contre l'indépendance de l'Etat' ». Amnesty International reconnaît également que ces personnes ont été condamnées « pour avoir reçu des fonds ou du matériel du gouvernement américain pour des activités perçues par les autorités comme subversives ou faisant du tort à Cuba [4] ».ContradictionsAI admet désormais que les personnes qu'elle considère comme des « prisonniers d'opinion » ont « reçu des fonds ou du matériel du gouvernement américain pour des activités perçues par les autorités comme subversives ou faisant du tort à Cuba ». C'est ici que l'organisation internationale entre en pleine contradiction.La législation cubaineLa législation cubaine punit de sanctions très sévères toute association avec une puissance étrangère dans le but de subvertir l'ordre établi et de détruire son système politique, économique et social. La loi n° 88 de protection de l'indépendance nationale et de l'économie de Cuba a été adoptée le 15 mars 1999, suite à la décision prise par les États-Unis d'accroître les sanctions économiques et le financement de l'opposition interne à Cuba.
Spécificité pénale cubaine ?Il convient également de souligner que les États-Unis ont été historiquement l'ennemi acharné de l'indépendance et de la souveraineté de Cuba. En 1898, Washington est intervenu dans la guerre anticoloniale cubaine pour empêcher les Cubains d'accéder pleinement à l'autodétermination et a occupé le pays jusqu'en 1902. Par la suite, Cuba est devenue une espèce de protectorat dominé politiquement et économiquement jusqu'en 1958.
A partir de 1959, les États-Unis ont tout tenté pour détruire la Révolution cubaine : attentats terroristes, invasion armée, menace de désintégration nucléaire, sanctions économiques, guerre politique, médiatique et diplomatique et subversion interne.
Le Code pénal états-unienAux États-Unis, de tels agissements sont fortement sanctionnés. Selon le paragraphe 951 du Code pénal, « quiconque, autre qu'un fonctionnaire diplomatique ou consulaire ou attaché, agit aux États-Unis en tant agent d'un gouvernement étranger sans notification préalable au Ministre de la Justice [...] est passible à ce titre d'une peine pouvant atteindre dix ans de prison ». Le point e/2/A du paragraphe précise que « toute personne engagée dans une transaction commerciale légale doit être considérée comme un agent d'un gouvernement étranger [...] s'il s'agit d'un agent de Cuba ». Ainsi, un Cubain qui achèterait un appareil médical aux États-Unis pour un hôpital de La Havane est légalement passible d'une peine pouvant atteindre dix ans de prison [15].
Ainsi, si des citoyens états-uniens avaient eu les mêmes agissements que les individus reconnus coupables d'association avec une puissance étrangère par la justice cubaine, ils risqueraient la peine capitale. Le paragraphe 2 385 prévoit une peine de vingt ans de prison pour toute personne prônant le renversement du gouvernement ou de l'ordre établi [20].
Comme cela est aisément constatable, le code pénal états-unien est, à maints égards, bien plus sévère que la législation cubaine.S O U R C EAvec toutes les références utiles.
Ce message a été modifié par Hijack - Thursday 08 May 2008 à 01:31.