jeudi 10 août 2006 à 18:22
On a les politiques qu'on mérite et réciproquement.
Nous avons tous une part de responsabilité dans cette situation.
Après, il existe des raisons de fond à cet état de faits: (si ce post ne correspond pas à l'esprit du forum, vous pouvez le supprimer, pas de problème je comprendrai)
- certains parleraient de la mort des idéologies et avec elles de l'espace public au profit de l'espace privé. Dit autrement, on ne voterait plus pour des idées mais pour un homme ou une femme.
- Plus que de mort des idéologies, personnellement, je dirai qu'une idéologie qui ne s'assume pas comme telle, est devenue prédominante. Elle détruit peu à peu la société et les projets politiques, au sens noble du terme, à coup d'individualisme et de pragmatisme soit disant "réaliste", simplistes serait plus juste.
- L'invasion du public par le privé se traduit aussi par une "communication politique". Si je me souviens bien de mes viiiieux cours de com po, la cible électorale se compose des personnes plutôt centristes votant tantôt à droite, tantôt à gauche. Les partis tiennent donc un discours soft qui accentue l'impression de pareil au même et amplifie le phénomène de personnalisation.
(En 95, Chirac était de gauche et aujourd'hui c'est Royal qui est de droite)
- La politique c'est une pratique très rationnelle mais un projet politique doit faire aussi rêver, il doit emporter les foules sans tomber dans la démagogie. Notre société est tellement centrée sur l'économie et les tableaux de bord qu'elle oublie de nous proposer un vrai projet digne de ce nom. Pourtant Monnet nous a donné la piste. S'il avait pu recommencé, il aurait commencé par la culture. z'ont rien compris les autres.