Les Photos Cachées D'hiroshima

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lundi 12 mai 2008 à 03:06
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Inutile de faire un long discours en rappelant tous les faits : chacun ici connait la tragédie des bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki.

Il se trouve que, grâce à Daddy-O, j'ai pu découvrir que le 5 mai dernier, dix clichés inédits d'Hiroshima ont été rendu publiques.
Ces photographiques sont extrêmement intéressantes et inestimables, car elle montrent que, contrairement à ce qu'on lit dans beaucoup de livres d'histoire, les corps des victimes ne se sont pas volatilisés en poussière lors du bombardement, mais qu'ils ont été brûlés, calcinés.

Je vous laisse découvrir ces photos sur ce site :
http://globe.blogs.nouvelobs.com/archive/2...-hiroshima.html
Site qui explique également les raisons pour lesquelles ces photos ont été cachées jusqu'à nos jours.

Je vous invite également à lire les commentaires laissés par les visiteurs, quelques uns ayant entamé une discussion tout à fait intéressante.




PS : je dédie ce topic à Gilcad pour m'excuser de ne pas venir souvent en Histoire mf_cupid.gif



Ce message a été modifié par _A_ - lundi 12 mai 2008 à 03:21.
lundi 12 mai 2008 à 10:04
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Ces images sont choquantes en effet...jamais je n aurais imaginé Hiroshima ainsi car je l avais en effet toujours imaginé comme une volatilisation suite à mes cours d Histoire...
Et les commentaires sont très interessants à lire...

Comme quoi des horreurs ont été perpétrées des deux côtés...la vision manichéenne que l on nous avait inculquée jusqu alors perd sa crédibilité!

C est scandaleux que l on nous ait caché tout cela pendant tant de temps!


Ce message a été modifié par sandie72 - lundi 12 mai 2008 à 10:42.
lundi 12 mai 2008 à 10:15
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P'tain cela me rappelle des images de l'holocauste .
lundi 12 mai 2008 à 10:40
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Ceux qui se trouvaient près du point d'impact ont effectivement été brûlés à de telles températures qu'il ne restait plus rien, mais tous ceux qui se trouvaient plus éloignés ont été brûlés par les radiations.

Je suis surprise que l'on puisse imaginer que les bombes d'Hiroshima et de Nagasaki n'aient pas eu les conséquences visibles sur ces photos.

lundi 12 mai 2008 à 11:27
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On ne nous jamais rien caché sur les conséquences des bombes atomiques au Japon... Là c'est une simplification récente tout simplement de certaines personnes qui n'ont appris qu'une bride de l'histoire.
Il y a eu plusieurs types de morts, de blessés, et des conséquences sur les naissances etc...alors même que les bombes lancées étaient très peu puissantes comparées à celles d'aujourd'hui. J'ai le livre les 50 ans de Paris match, et dans les années 60 y avaient des reportages sur les conséquences de la bombe...

Maintenant il ne faut pas non plus "relire" l'histoire avec nos yeux ... Ces bombes sont des catastrophes... maintenant les américains ne les ont pas lancés avec gaité de coeur.
Ilos n'ont pas eu le choix. La guerre s'éternisait, et les japonnais ne voulait pas abdiquer. Ils se sacrifiaient mais ne lachaient rien. Les bombes ont eu pour vocation de détruire avant tout le moral des japonnais. Les conséquences ont été horribles... mais comparativement cette solution a été la meilleure pusiqu'elle a permis de mettre fin à la guerre et au final sans les bombes il y aurait eu plus de morts...
lundi 12 mai 2008 à 12:15
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Daniel Cirera, «La bombe, de Hiroshima à Mururoa», dans Regards (Mensuel communiste), septembre 1995:
«Selon l’historiographie officielle - aux Etats-Unis et en Europe - il s’agissait de préserver des dizaines de milliers de vies humaines menacées par la poursuite des combats et unéventuel débarquement. Cependant, d’après les archives déclassées et les témoignages, les raisons réelles de l’emploi de l’arme atomique ont été tout autres. L’auteur de l’article cité (Gar Alperovitz6, «Hiroshima: Historians reassess», Foreign Policy, été 1995) conforte l’explication avancée depuis: "mettre fin à la guerre avec le Japon avant que l’Union soviétique n’y participe a joué un rôle dans les intentions de ceux qui ont été responsables de l’usage de la bombe atomique."“Démontrer aux Russes l’énorme pouvoir que les Américains auraient en leur possession durant les négociations à venir”. L’objectif n’est pas la paix et la capitulation sans conditions du Japon. Les autorités nippones y sont disposées avec pour seule condition le maintien de l’Empereur. Ce qui sera accordé. La décision de Truman est lepremier acte annonciateur de la guerre froide, la démonstration, face au monte entier et tout particulièrement face à l’URSS, de la suprématie des Etats-Unis».

Si ce qui il y écrit dans cette article est vrai, ce qu'a fait Truman est très grave.


Ce message a été modifié par dixie - lundi 12 mai 2008 à 12:16.
lundi 12 mai 2008 à 12:23
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Gun
lundi 12 mai 2008 à 11:27
La guerre s'éternisait, et les japonnais ne voulait pas abdiquer.



C'est faux, les japonais allaient abdiquern la bombe d'Hiroshima avait avant tout un but stratégique dans une zone qui pouvait basculer sous l'influence soviétique.
lundi 12 mai 2008 à 12:31
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Sur wikipedia, je trouve qu'il y a une très belle explication de comment les choses ont pu être perçue des deux côtés :

"Les effets et la justification des bombardements ont été le sujet de nombreux débats et controverses. Durant la seconde guerre mondiale, tuer des civils par une attaque aérienne n'était pas qualifié de crime de guerre selon les conventions internationales alors en vigueur[réf. nécessaire], alors que cela pourrait l'être aujourd'hui en application du Statut de Rome établissant la Cour pénale internationale[réf. nécessaire] (non ratifié par les États-Unis). Aux États-Unis, la majorité des points de vue s'accordent à dire que les bombes atomiques ont raccourci la guerre de plusieurs mois et ont sauvé la vie de centaines de milliers de soldats, que ce soit dans les camps japonais ou américain. Les États-Unis prévoyaient en effet d'envahir tôt ou tard le Japon dans une campagne nommée opération Downfall.

Au Japon, l'opinion publique tend à penser que l'utilisation des bombes était superflue car le processus de capitulation était en cours lors des bombardements. Cependant, comme le démontrent les archives rapportant les délibérations entre Hirohito, le cabinet et l'état-major, il n'en était rien : en réponse à la déclaration de Potsdam du 26 juillet, le gouvernement japonais organisa le 28 une conférence de presse au cours de laquelle le premier ministre Suzuki annonça l'intention du Japon « d'ignorer » (mokusatsu) l'ultimatum. Les archives démontrent d'ailleurs que même après les bombardements atomiques, le cabinet demeura profondément divisé. De ce point de vue, ce n'est pas le bombardement mais la déclaration de guerre de l'Union soviétique contre le Japon le 8 août et son invasion de la Mandchourie qui a déterminé la capitulation de Hirohito ; le bombardement étant un facteur secondaire qui n'aura vraiment d'influence que pendant la guerre froide.


lundi 12 mai 2008 à 12:45
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Hadora
lundi 12 mai 2008 à 12:23
C'est faux, les japonais allaient abdiquern la bombe d'Hiroshima avait avant tout un but stratégique dans une zone qui pouvait basculer sous l'influence soviétique.




Peux-tu prouver ton assertion ? Quelle sont tes sources ? Un historien est-allemand ou soviétique ?
Le Japon pouvait basculer du côté soviétique ? En es-tu sûr ?

lundi 12 mai 2008 à 12:48
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On pourrait aussi évoquer le rôle des kamikazes...

Là aussi c'est un bel exemple de ce que les américains ont pu ressentir ... je me mets deux minutes à leur place " Putain il y a des personnes capables de prendre un avion sans parachute ni carburant pour le retour parce que leur seul but c'est de se suicider en détruisant un bateau..."
Je crois que là tout le monde se demande ce que les japonnais auraient pu faire si les américains avaient pris l'option du débarquement... débarquement qui a déjà été très lourd en France, avec des troupes adverses sans doute moins fanatiques que les japonnais et en plus une aide intérieur !
lundi 12 mai 2008 à 12:58
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Gun
lundi 12 mai 2008 à 11:27
On pourrait aussi évoquer le rôle des kamikazes...



Je ne vois pas en quoi l'action des kamikazes justifient un bombardement meurtrier comme celui d'Hiroshima.

Sur wikipédia (vu que tu as utilisé cette source) on peut lire :

Eisenhower écrira dans son mémoire The White House Years :

« En 1945, le secrétaire de la guerre Stimson, alors en visite dans mon quartier général en Allemagne, m'informa que notre gouvernement était en train de préparer le largage d'une bombe atomique sur le Japon. J'étais de ceux qui avaient le sentiment qu'il devait y avoir un certain nombre de raisons valables pour mettre en doute la sagesse d'un tel acte. Durant son exposition des faits importants, je fus empli d'un sentiment de tristesse et fis part de mon profond désaccord, tout d'abord sur la base de ma conviction que le Japon était déjà battu et que le bombardement était complètement inutile, ensuite parce que je pensais que notre pays ne devait pas choquer l'opinion mondiale par l'utilisation d'une bombe que je ne pensais pas nécessaire pour sauver la vie des Américains »

Plus loin, il ajoute :

« MacArthur pensait que le bombardement était complètement inutile d'un point de vue militaire »

Une étude, le United States Strategic Bombing Survey, organisée par l'armée américaine après la capitulation, consista à interroger des centaines de dirigeants militaires et civils japonais au sujet des bombardements, il en ressort que :

« D'après une étude poussée de tous les faits et avec l'appui des témoignages de dirigeants japonais encore en vie, le groupe d'étude est de l'avis que le Japon aurait certainement capitulé avant le 31 décembre 1945 et peut-être même avant le 1er novembre 1945. Et cela même si les bombes n'avaient pas été larguées, même si l'URSS n'était pas entrée en guerre, et même si aucune invasion n'avait été planifiée et envisagée. »


Voila des témoignages de militaires américains et une "étude poussée" qui vont dans de l'inutilité de cet acte d'un point de vu militaire meme si d'un point de vu stratégique Hiroshima eu le meme objectif que le bombardement de Dresde :

http://www.comlive.net/Dresde-fevrier-1945,109981.htm
lundi 12 mai 2008 à 13:11
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Hadora
lundi 12 mai 2008 à 12:23
Je ne vois pas en quoi l'action des kamikazes justifient un bombardement meurtrier comme celui d'Hiroshima.

Sur wikipédia (vu que tu as utilisé cette source) on peut lire :

Eisenhower écrira dans son mémoire The White House Years :

« En 1945, le secrétaire de la guerre Stimson, alors en visite dans mon quartier général en Allemagne, m'informa que notre gouvernement était en train de préparer le largage d'une bombe atomique sur le Japon. J'étais de ceux qui avaient le sentiment qu'il devait y avoir un certain nombre de raisons valables pour mettre en doute la sagesse d'un tel acte. Durant son exposition des faits importants, je fus empli d'un sentiment de tristesse et fis part de mon profond désaccord, tout d'abord sur la base de ma conviction que le Japon était déjà battu et que le bombardement était complètement inutile, ensuite parce que je pensais que notre pays ne devait pas choquer l'opinion mondiale par l'utilisation d'une bombe que je ne pensais pas nécessaire pour sauver la vie des Américains »

Plus loin, il ajoute :

« MacArthur pensait que le bombardement était complètement inutile d'un point de vue militaire »

Une étude, le United States Strategic Bombing Survey, organisée par l'armée américaine après la capitulation, consista à interroger des centaines de dirigeants militaires et civils japonais au sujet des bombardements, il en ressort que :

« D'après une étude poussée de tous les faits et avec l'appui des témoignages de dirigeants japonais encore en vie, le groupe d'étude est de l'avis que le Japon aurait certainement capitulé avant le 31 décembre 1945 et peut-être même avant le 1er novembre 1945. Et cela même si les bombes n'avaient pas été larguées, même si l'URSS n'était pas entrée en guerre, et même si aucune invasion n'avait été planifiée et envisagée. »


Voila des témoignages de militaires américains et une "étude poussée" qui vont dans de l'inutilité de cet acte d'un point de vu militaire meme si d'un point de vu stratégique Hiroshima eu le meme objectif que le bombardement de Dresde :

http://www.comlive.net/Dresde-fevrier-1945,109981.htm




Et alors ? Ca prouve tout simplement qu'il y a eu débat au sein du gouvernement et des états-majors américains ...
Dresde ? Ce sont plutôt les anglais qui étaient partisans des bombardements des populations civiles et des villes allemandes, une petite vengeance par rapport aux bombardements des villes anglaises, les américains étaient plutôt partisans du bombardement des infrastructures et de l'outil de production allemand, d'ailleurs j'avais déjà écrit à ce propos, sur com.live !
Donc pour le moment, tu ne prouves rien, sauf qu'il y a eu débat au sein de l'état-major américain. Ton affirmation sur le fait que les japonais étaient prêts à capituler n'est, pour le moment, pas fondés ! D'ailleurs, même après le lancement des deux bombes atomiques,
l'armée nippone n'était pas encore prête à capituler !
Maintenant, que Truman, plus soviétophobe que Roosevelt, ait vu un peu plus loin, et qu'il ait voulu montrer sa puissance aux soviétiques, c'est une évidence !
Mais affirmer que les japonais étaient prêts de capituler, c'est une affirmation totalement gratuite !
lundi 12 mai 2008 à 13:24
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Nous avons deja eu ce debat dans le topic sur la seconde guerre mondiale et encore une fois tu te ranges derrière une position sans accepter aucun argument. La position de Eisenhower ou de Mac Arthur ne font pas qu'alimenter "le debat" ils témoignent d'une vision réelle sur les capacités militaires japonaises et rejoignent la position de Baldwin sur le fait que le Japon était incapable de résister encore bien longtemps à un conflit armée et suggere donc une capitulation prochaine des autorités japonaises.

Le spécialiste militaire du New York Times, Hanson Baldwin écrivit peu après la guerre : "L'ennemi, du point de vue militaire, se trouvait dans une position stratégique désespérée lorsqu'il fut demandé à la conférence de Postdam du 26 juillet de se rendre sans conditions. Telle était donc la situation lorsque nous avons rayé de la carte Hiroshima et Nagasaki. Avons nous eu raison d'agir ainsi ? Personne ne peut bien entendu en être sûr mais la réponse est presque certainement négative."

Dans l'autre topic tu as été incapable de me repondre sur l'étude de Martin Sherwin sur le fait que les services secrets américains avaient brisé les codes secrets japonais. Ceci fut d'une importance certaine car comme le montre Sherwin, les autorités américaines et le président des USA étaient au courant que l'ambassadeur japonais à Moscou avait recu l'ordre de préparer des négociations de paix avec les Alliés. Les autorités japonaises avaient commencé à évoquer des possibilités de reddition un an auparavant et l'empereur lui meme avait suggéré en juin 1945 qu'il était sans doute temps d'envisager des alternatives aux combats à mort.
lundi 12 mai 2008 à 13:24
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Gun
lundi 12 mai 2008 à 11:27
Ces bombes sont des catastrophes... maintenant les américains ne les ont pas lancés avec gaité de coeur.



Quand on sait qu'une bombe d'une telle puissance s'appelait Little Boy, on a du mal à croire que ceux qui ont pris la décision de la balancer ait eu de quelconques remords.
lundi 12 mai 2008 à 13:29
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Tu peux te tenir aux écrits convenus d'Eisenhower et Mac Arthur, mais c'est à double tranchant.
Les deux n'ont jamais apprécié Truman.

Eisenhower a refusé d'être son colistier en 1948 et s'est montré surtout soucieux de protéger l'image des Etats Unis, il le dit lui même d'ailleurs dans ce que tu cites...

Quant à Mac Arthur, là c'est encore... comment dire... bien plus un terrain glissant.

Truman a relevé Mac Arthur de son commandement en 1951, notamment parce que Mac Arthur voulait bombarber massivement la Chine avec des bombes atomiques lors de la guerre de Corée... ce qu'a refusé Truman...

En citant Mac Arthur et Eisenhower pour éclairer la décision de Truman, c'est un peu comme citer Ségolène Royal et Jospin pour juger de l'action politique de Sarkozy...
lundi 12 mai 2008 à 13:37
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Hadora
lundi 12 mai 2008 à 12:23
Nous avons deja eu ce debat dans le topic sur la seconde guerre mondiale et encore une fois tu te ranges derrière une position sans accepter aucun argument. La position de Eisenhower ou de Mac Arthur ne font pas qu'alimenter "le debat" ils témoignent d'une vision réelle sur les capacités militaires japonaises et rejoignent la position de Baldwin sur le fait que le Japon était incapable de résister encore bien longtemps à un conflit armée et suggere donc une capitulation prochaine des autorités japonaises.

Le spécialiste militaire du New York Times, Hanson Baldwin écrivit peu après la guerre : "L'ennemi, du point de vue militaire, se trouvait dans une position stratégique désespérée lorsqu'il fut demandé à la conférence de Postdam du 26 juillet de se rendre sans conditions. Telle était donc la situation lorsque nous avons rayé de la carte Hiroshima et Nagasaki. Avons nous eu raison d'agir ainsi ? Personne ne peut bien entendu en être sûr mais la réponse est presque certainement négative."

Dans l'autre topic tu as été incapable de me repondre sur l'étude de Martin Sherwin sur le fait que les services secrets américains avaient brisé les codes secrets japonais. Ceci fut d'une importance certaine car comme le montre Sherwin, les autorités américaines et le président des USA étaient au courant que l'ambassadeur japonais à Moscou avait recu l'ordre de préparer des négociations de paix avec les Alliés. Les autorités japonaises avaient commencé à évoquer des possibilités de reddition un an auparavant et l'empereur lui meme avait suggéré en juin 1945 qu'il était sans doute temps d'envisager des alternatives aux combats à mort.




Que le Japon soit dans une situation désespérée, c'est l'évidence, mais il l'était depuis mi-1943, pas pour ça qu'il a capitulé ! La problématique fut toujours la même, troquer des morts japonais contre des morts américains pour finir la guerre au plus vite ! Le Japon était perdu, mais comme les nippons l'avaient montré lors de la bataille du Golfe de Leyte, en octobre 1944, même exsangue, ils pouvaient, notamment par le biais des kamikazes faire d'énormes pertes à la Navy ! Et l'âpreté des combats à Iwo Jima et à Okinawa n'a fait que renforcer ce sentiment !

La deuxième partie de ton post n'est que pure spéculation de ta part ! Que les américains aient cassé les codes secrets japonais ne prouvent rien, ils les avaient cassé en 1941, mais les japonais cryptaient leurs messages sous forme d'aphorisme, un peu comme "les violons ..." américains du D.Day. Maintenant, que les japonais aient essayé de tester les soviétiques pour de futures négociations de paix, rien de plus normal, tout gouvernement en situation désespéré essaie de trouver des solutions, mais cela ne présumait en rien de l'avenir.
Or, tu ne m'as pas encore démontré que les japonais étaient prêts à capituler, leur féroce résistance à Leyte, à Iwo Jima et à Okinawa prouveraient plutôt le contraire ! Je te rappelle que les armées hitlériennes se sont battus jusqu'au bout, même dans une situation désespérée depuis plus d'un an ! Donc ...
lundi 12 mai 2008 à 13:39
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Gun
lundi 12 mai 2008 à 11:27
Tu peux te tenir aux écrits convenus d'Eisenhower et Mac Arthur, mais c'est à double tranchant.
Les deux n'ont jamais apprécié Truman.

Eisenhower a refusé d'être son colistier en 1948 et s'est montré surtout soucieux de protéger l'image des Etats Unis, il le dit lui même d'ailleurs dans ce que tu cites...

Quant à Mac Arthur, là c'est encore... comment dire... bien plus un terrain glissant.

Truman a relevé Mac Arthur de son commandement en 1951, notamment parce que Mac Arthur voulait bombarber massivement la Chine avec des bombes atomiques lors de la guerre de Corée... ce qu'a refusé Truman...

En citant Mac Arthur et Eisenhower pour éclairer la décision de Truman, c'est un peu comme citer Ségolène Royal et Jospin pour juger de l'action politique de Sarkozy...




+1 ! siffle.gif

lundi 12 mai 2008 à 13:57
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Hadora
lundi 12 mai 2008 à 12:23
Nous avons deja eu ce debat dans le topic sur la seconde guerre mondiale et encore une fois tu te ranges derrière une position sans accepter aucun argument. La position de Eisenhower ou de Mac Arthur ne font pas qu'alimenter "le debat" ils témoignent d'une vision réelle sur les capacités militaires japonaises et rejoignent la position de Baldwin sur le fait que le Japon était incapable de résister encore bien longtemps à un conflit armée et suggere donc une capitulation prochaine des autorités japonaises.

Le spécialiste militaire du New York Times, Hanson Baldwin écrivit peu après la guerre : "L'ennemi, du point de vue militaire, se trouvait dans une position stratégique désespérée lorsqu'il fut demandé à la conférence de Postdam du 26 juillet de se rendre sans conditions. Telle était donc la situation lorsque nous avons rayé de la carte Hiroshima et Nagasaki. Avons nous eu raison d'agir ainsi ? Personne ne peut bien entendu en être sûr mais la réponse est presque certainement négative."

Dans l'autre topic tu as été incapable de me repondre sur l'étude de Martin Sherwin sur le fait que les services secrets américains avaient brisé les codes secrets japonais. Ceci fut d'une importance certaine car comme le montre Sherwin, les autorités américaines et le président des USA étaient au courant que l'ambassadeur japonais à Moscou avait recu l'ordre de préparer des négociations de paix avec les Alliés. Les autorités japonaises avaient commencé à évoquer des possibilités de reddition un an auparavant et l'empereur lui meme avait suggéré en juin 1945 qu'il était sans doute temps d'envisager des alternatives aux combats à mort.




Un article intéressant de Barthélémy Courmont, de l'IRIS, qui explique bien la controverse à propos de la bombe d'Hiroshima, et l'instrumentalisation de la version révisionniste par les soviétophiles dans le cadre de la guerre froide. Que tu défendes cette thèse, ne me surprend donc guère de ta part, Hadora, puisque tu es un laudateur de l'URSS, ça me paraît tout à fait logique par rapport à ton engagement militant.

http://www.iris-france.org/expert-2005-08-09.php3
lundi 12 mai 2008 à 17:57
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Gun
lundi 12 mai 2008 à 11:27
En citant Mac Arthur et Eisenhower pour éclairer la décision de Truman, c'est un peu comme citer Ségolène Royal et Jospin pour juger de l'action politique de Sarkozy...



Sauf que ces deux là étaient loin d'être isolés, la position d'hommes de science comme robert Oppenheimer ou Edward Teller était aussi franchement hostile à l'utilisation de l'arme supreme ainsi que beaucoup d'autres responsables. Cependant leur avis a été caché à Truman que Roosevelt d'ailleurs n'avait pas informé.
lundi 12 mai 2008 à 18:09
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_A_
lundi 12 mai 2008 à 03:06
Inutile de faire un long discours en rappelant tous les faits : chacun ici connait la tragédie des bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki.

Il se trouve que, grâce à Daddy-O, j'ai pu découvrir que le 5 mai dernier, dix clichés inédits d'Hiroshima ont été rendu publiques.
Ces photographiques sont extrêmement intéressantes et inestimables, car elle montrent que, contrairement à ce qu'on lit dans beaucoup de livres d'histoire, les corps des victimes ne se sont pas volatilisés en poussière lors du bombardement, mais qu'ils ont été brûlés, calcinés.




Je suis surpris.
Surpris car je n'ai jamais cru, et jamais lu, que les Japonais avaient été désintégrés par les effets d'une bombe atomique. Peut-être une minorité de ceux, se trouvant au plus près du centre de l'explosion, ont été totalement carbonisé mais il est évident que plus on agrandit le cercle, plus la température descend ce qui entraine des grands brulés (via les effets direct ou les incendie) et des morts par asphyxie (pour les mêmes raisons).
Une recherche rapide sur le net détaille assez bien les réels effets de ces deux bombes et il n'est pas question de désintégration des victimes (en cela, pour une fois, Wikipédia est assez clair).

Par contre, je n'avait pas encore vu de photos présentant un groupe de corps suite a ces attaques. Je n'ai pas vraiment cherché non plus mais il est certain qu'une certaine censure ait été mise en place afin de cacher les conséquences humaines tout comme elles étaient cachées lors des bombardements 'classiques' en Allemagne qui, sans les radiations, occasionnaient des victimes du même type via les armes incendiaires qui brulaient et asphyxiaient tout ce qui se trouvait autour.




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