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Livenet > Forum > Histoire
Monday 12 May 2008 à 18:14
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tietie007
Monday 12 May 2008 à 13:37
Que le Japon soit dans une situation désespérée, c'est l'évidence, mais il l'était depuis mi-1943, pas pour ça qu'il a capitulé ! La problématique fut toujours la même, troquer des morts japonais contre des morts américains pour finir la guerre au plus vite !




Tu compares ce qui ne peut l'etre, il faut méconnaitre la guerre contre le Japon pour faire un rapprochement entre le Japon de 1943 et celui de 1945. Le Japon de 1943 bien que connaissant ses premieres defaites ne peut etre assimilé à celui de 1945. Par exemple d'un point de vue économique la production japonaise de charbon et d'acier en milliers de tonnes est de : en 1943 = 55 500 (charbon) et 4 350 (acier ordinaire) ; en 1945 = 29 900 (charbon) et 900 (acier ordinaire). D'un point de vu militaire cette fois, à la fin du conflit l'armement nippon est devenu dérisoire = 10 000 avions dont le tiers seulement est moderne et parfois ridiciule telle cette construction de 9000 ballons sonde, montgolfières de papier de 10 m de rayon et lancés quotidiennement du Japon vers les USA dont 9 sur 10 se sont abimés en mer, faisant 6 victimes au total (elle faisait peur cette armée dis moi...).

Surtout, depuis mars 1945, le Japon est bombardé, les avions US s'envolent de Saipan, de Guam, de Tinian. Les raides se multiplient sur Osaka, Nagoya, Kobe et se conjuguent aux attaques menées à partir des Task Forces. C'est au tour de Tokyo qui dispose d'une défense anti aérienne dérisoire, incapable d'atteindre des cibles volant à 10 000m. La mission du 9 mars tue 197 000 personnes, écrasées par la noria de 300 B29 qui lachent chacun sur la ville de 7 à 8 bombes; mélange de gelée incendiaire et d'essence. En une nuit, entre 0 et 3 heures, la capitale japonaise recoit du ciel un poids de bombes 10 fois supérieur à celui laché sur Londres par la Luftwaffe en 1940. Le 18 mars 1945, 1400 bombardiers survolent et pilonnent Kyushu et Shikoku puis Kobé encore le 19 mars. Le 1er avril, les Américains debarquent à Okinawa après 9 jours de bombardements intensifs. Le 14 mai, Nagoya recoit 3 300 tonnes de bombes lachées par 500 B 29, le 24 mai, Tokyo est survolée par 550 forteresses, le 25 mai, le Palais impérial brule dans la nuit, le 28 mai, Yokohama est rasée en 2 heures par 500 B29. Le 1er juin, c'est Osaka qui croule sous 3000 tonnes de bombes.

Bref à la veille d'Hiroshima, le Japon fait pale figure et ceci va dans le sens d'une capitulation prochaine et accroit l'inutilité militaire d'un bombardement atomique.

(source : mes notes lors d'un exposé sur le Japon en guerre que j'avais fais en Licence, j'ai perdu les references des bouquins...)



Ce message a été modifié par Hadora - Monday 12 May 2008 à 18:30.
Monday 12 May 2008 à 18:25
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Hadora
Monday 12 May 2008 à 18:14
D'un point de vu militaire cette fois, à la fin du conflit l'armement nippon est devenu dérisoire = 10 000 avions dont le tiers seulement est moderne et parfois ridiciule telle cette construction de 9000 ballons sonde, montgolfières de papier de 10 m de rayon et lancés quotidiennement du Japon vers les USA dont 9 sur 10 se sont abimés en mer, faisant 6 victimes au total (elle faisait peur cette armée dis moi...).




Moué.
Enfin lors de la bataille d'Iwo-Jima, l'aviation nippone était autrement plus ridicule (=> inexistante) que ce que tu décris ici or les Japonais ont fait payer très cher le coût du terrain.
Ce qui faisait peur dans l 'armée Japonaise, ce n'était pas la qualité de leur matériel, c'était le nombre de combattant allié à leur jusqu'au boutisme au nom d'un code de l'honneur.


Ce message a été modifié par Dingosid - Monday 12 May 2008 à 18:27.
Monday 12 May 2008 à 18:27
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tietie007
Monday 12 May 2008 à 13:57
Un article intéressant de Barthélémy Courmont, de l'IRIS, qui explique bien la controverse à propos de la bombe d'Hiroshima, et l'instrumentalisation de la version révisionniste par les soviétophiles dans le cadre de la guerre froide. Que tu défendes cette thèse, ne me surprend donc guère de ta part, Hadora, puisque tu es un laudateur de l'URSS, ça me paraît tout à fait logique par rapport à ton engagement militant.



Je ne suis pas militant, j'exprime mon point de vu en tant que simple citoyen et étudiant en Histoire.

Pour en revenir à la question de la capitulation, il faut d'abord savoir que c'est une capitulation sans condition qui est demandé par Truman avec de nombreux points : l'élimination des responsables, punition des criminels de guerre, le désarmement, le démantèlement des capacités stratégiques, le démembrement de l'Empire et la réduction de la souveraineté du Japon à son seul territoire, l'occupation de l'archipel par les Alliés, des réparations, une revision des institutions et l'instauration de la démocrate. Avec un peu d'humour les Américains précisent cependant qu'ils n'ont pas "l'intention de réduire la race japonaise en eseclavage, ni de la détruire en tant que nation"...

Au lendemain de l'armistice un comité d'experts américains (pas de communiste je te rassure) a estimé que sans la bombe, la Japon était de toute facon acculé à la reddition meme sans l'intervention soviétique prévue pour le 8 aout. Le président s'en est donc tenu à l'avis de ses conseillers immédiats, Stimson et Byrnes favorables à l'utilisation de l'engin.

Le Japon était pret à négocier (meme si la reddition demandé par les Américains semble inacceptable pour n'importe quel pays du globe...). Il l'avait fait savoir à Satline et Truman de l'ignorait pas ! Pourquoi donc ne pas avoir utiliser des moyens différents : donner un avertissement, épargner la population civile, la faire evacuer.. ? Les Américains qui connaissaient le secret du code japonais, savaient que le pays était diviser entre les intransigeants et les négociateurs. Ces derniers désirent une paix dans l'honneur et dans le maintien de l'ordre impérial, ce que refusent les USA.

Pour le courant historiographique anglo-saxon appelé "New Left" (Zinn, Kolko...), les Japonais ont été les victimes de la guerre froide naissante entre les deux grands.
Monday 12 May 2008 à 18:28
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_A_
Monday 12 May 2008 à 13:24
Quand on sait qu'une bombe d'une telle puissance s'appelait Little Boy, on a du mal à croire que ceux qui ont pris la décision de la balancer ait eu de quelconques remords.




Et combien ont dansé sur "enola gay" ?
Monday 12 May 2008 à 18:29
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Pour Hadora, je trouve extrèment dommage ta façon de voir les choses.
Tu es libre de tes opinions mais ne rentre pas dans des détails qui t'intéressent quand tu viens de glisser sur une peau de banane.

Je n'ai aucune envie de perdre des heures sut un débat stérile dans la mesure ou de toute façon ton opinion est faite. Tu peux citer plein de choses, de déclarations etc... le plus important c'est le contexte global !

Les japonnais résistaient, ils ont refusé d'abdiquer.
C'est normal, ils étaient animés par le shintoisme et le bushido.
Depuis 1868 le Japon resplendissait en Asie grace à cette religion d'Etat et cette philsophie de combat..
Ils étaient prêt au sacrifice. Les américains non. Tu peux cirtiquer els américains, mais le coût humain a été très lourd pour eux aussi. Ils ont eu du mal à vaincre l'Allemagne Nazie, ils ont craint le pire avec le Japon.

C'est tout !
Monday 12 May 2008 à 18:39
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Gun
Monday 12 May 2008 à 18:29
le plus important c'est le contexte global !

Les japonnais résistaient, ils ont refusé d'abdiquer.
C'est normal, ils étaient animés par le shintoisme et le bushido.



Justement le contexte global (avancée des soviétiques sur Berlin, Yalta qui marque une victoire pour Staline, Postdam) va dans le sens d'un bombardement stratégique, remettre les pendules à l'heure avec les soviétiques. De plus comme je l'ai mentionné, le Japon était au bord du gouffre du point de vu militaire (voir mon énumeration des bombardement) qu'économique en obligeant à des gamins de 11 ans de bosser dans les usines. Le code bushido veut qu'on ne se rend pas, c'est un fait, cependant les japonais ont fait savoir qu'ils étaient pret à négocier une capitulation mais pas dans les conditions exigées par les Américains (qui n'étaient acceptables pour aucun pays...). D'ailleurs le jour meme du bombardement de Nagasaki, le conseil supreme de la Guerre réunit à Tokyo accepte la capitulation à condition que les Américains reconnaissent les "prerogatives de Sa Majesté", renoncent à l'occupation, au désarmements et que les vainqueurs consentent à confier les "criminels" à des juges japonais, preuve une fois de plus que l'idée d'une capitulation avait deja fait son chemin dans les esprits dirigeants.


Ce message a été modifié par Hadora - Monday 12 May 2008 à 18:54.
Monday 12 May 2008 à 18:41
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Sinon si ca interesse quelqu'un (_A_ peut etre... ?) j'ai retrouvé un temoignage assez long d'une japonaise, le jour du bombardement d'Hiroshima.
Monday 12 May 2008 à 19:42
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Hadora
Monday 12 May 2008 à 18:14
Sinon si ca interesse quelqu'un (_A_ peut etre... ?) j'ai retrouvé un temoignage assez long d'une japonaise, le jour du bombardement d'Hiroshima.




Bien sur que ça intéresse, c'est le sujet.
Monday 12 May 2008 à 20:01
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Hadora
Monday 12 May 2008 à 18:14
Sinon si ca interesse quelqu'un (_A_ peut etre... ?) j'ai retrouvé un temoignage assez long d'une japonaise, le jour du bombardement d'Hiroshima.



Yep ! je veux bien voir ça.
Monday 12 May 2008 à 20:06
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"Les dix photos cachées d'Hiroshima"- RECTIFICATIF

Le 9 mai dernier, j'ai publié ici dix photos issues des archives de la fondation Hoover. Elles étaient censées avoir été prises juste après le bombardement atomique d'Hiroshima par un photographe japonais anonyme, et récupérés par un soldat américain, Robert Capp, qui les avaient gardées cachées jusqu'à aujourd'hui.



En réalité, je viens d'apprendre, grâce à deux lecteurs de ce blog (que je remercie vivement) que l'historien qui les a dénichées dans les archives de la fondation, Sean Malloy, vient de découvrir qu'au moins deux d'entre elles avaient prises après le tremblement de terre de Kanto en 1923 et non à Hiroshima en 1945.



Du coup, l'ensemble des photos est sujet à caution. Je les ai donc toutes enlevées.



Certains lecteurs estiment que j'ai été naïf et pas assez professionnel, que j'aurais dû vérifier le contenu exact de ces clichés. Ils ont raison et je présente mes excuses à tous.



A ma décharge, je dirais que "le Monde" a commis la même erreur, se fondant sur les écrits de cet historien réputé et l'expertise supposée de la fondation Hoover; l'éditeur Cornell University Press, qui a publié deux photos dans le livre de Sean Malloy, s'est lui aussi trompé.

on peut fermer le topic
Monday 12 May 2008 à 20:38
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Hadora
Monday 12 May 2008 à 18:14
Je ne suis pas militant, j'exprime mon point de vu en tant que simple citoyen et étudiant en Histoire.

Pour en revenir à la question de la capitulation, il faut d'abord savoir que c'est une capitulation sans condition qui est demandé par Truman avec de nombreux points : l'élimination des responsables, punition des criminels de guerre, le désarmement, le démantèlement des capacités stratégiques, le démembrement de l'Empire et la réduction de la souveraineté du Japon à son seul territoire, l'occupation de l'archipel par les Alliés, des réparations, une revision des institutions et l'instauration de la démocrate. Avec un peu d'humour les Américains précisent cependant qu'ils n'ont pas "l'intention de réduire la race japonaise en eseclavage, ni de la détruire en tant que nation"...

Au lendemain de l'armistice un comité d'experts américains (pas de communiste je te rassure) a estimé que sans la bombe, la Japon était de toute facon acculé à la reddition meme sans l'intervention soviétique prévue pour le 8 aout. Le président s'en est donc tenu à l'avis de ses conseillers immédiats, Stimson et Byrnes favorables à l'utilisation de l'engin.

Le Japon était pret à négocier (meme si la reddition demandé par les Américains semble inacceptable pour n'importe quel pays du globe...). Il l'avait fait savoir à Satline et Truman de l'ignorait pas ! Pourquoi donc ne pas avoir utiliser des moyens différents : donner un avertissement, épargner la population civile, la faire evacuer.. ? Les Américains qui connaissaient le secret du code japonais, savaient que le pays était diviser entre les intransigeants et les négociateurs. Ces derniers désirent une paix dans l'honneur et dans le maintien de l'ordre impérial, ce que refusent les USA.

Pour le courant historiographique anglo-saxon appelé "New Left" (Zinn, Kolko...), les Japonais ont été les victimes de la guerre froide naissante entre les deux grands.




Tu n'es pas militant ...étonnant comme affirmation, quand je vois ton avatar !

Le japon était prêt à négocier ? As-tu des preuves ? Tout cela n'est que pure spéculation ...Lorsqu'on voit l'acharnement des troupes japonaises à se défendre, même dans une situation matérielle et numérique terriblement inférieure....on peut légitimement se poser des questions !
Je te signale que les allemands, qui étaient foutus depuis fin 1943, ont continué la guerre jusqu'à la fin ...il a fallu que les soviétiques arrivent jusqu'au bunker d'h*****, à Berlin, pour que le Führer se suicide ! Alors les japonais avec leur code Bushido ...
Pourquoi ne pas utiliser des moyens différents ? Car la guerre était terrible depuis 4 ans pour les américains, et 14 ans pour les chinois, que les japonais ont trucidé la population civile chinoise, et que la seconde guerre mondiale, ce n'est pas les Bisounours, comme tu sembles le penser !Je ne vois pas pourquoi les américains auraient essayé une improbable négociation avec un gouvernement fasciste alors que la guerre continuait ! Staline a-t-il essayé de négocier avec h***** alors que le Reich était agonisant ? Pourtant, en écourtant la guerre, il aurait épargné des centaines de milliers de victimes, notamment en Prusse Orientale !
Tu peux spéculer des heures sur les motivations des américains à lancer la bombe, elles sont multiples, mais, que je sache, ce ne sont pas les américains qui ont mené une politique belliqueuse en Chine depuis 1931 ! Lancer les 2 bombes nucléaires a été terrible, mais force est de constater que ça a mis fin, tout de suite, à la guerre !
Mais comme l'a déjà dit un autre internaute, ton opinion est déjà faite, et en tant que soviétophile, tu analyses ce conflit à la lumière de la guerre froide, ce qui fait que tu as, à priori, une grille d'analyse déjà faite, et tu ne bougeras pas d'un iota !
Monday 12 May 2008 à 22:09
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ETIENNEE
Monday 12 May 2008 à 20:06
on peut fermer le topic



Non.
Friday 16 May 2008 à 12:32
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Très suspectes photos d'Hiroshima...

" (...) Présentées comme des images prises dans les décombres d'Hiroshima peu de temps après le largage par un bombardier américain de la première bombe A, le 6 août 1945, les photographies publiées par Le Monde dans son édition du 10 mai, qui accompagnaient l'article "Hiroshima : ce que le monde n'avait jamais vu", ne sont probablement pas authentiques.

Ces clichés ont vraisemblablement été pris lors du tremblement de terre qui, en 1923, ravagea la plaine de Kanto, autour de Tokyo, et fit plus de 100 000 morts.(...) "
---------------------------------------------------------
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/20...l?xtor=RSS-3208


Ce message a été modifié par Ganesh - Friday 16 May 2008 à 12:33.
Friday 16 May 2008 à 19:15
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Ganesh
Friday 16 May 2008 à 12:32
Très suspectes photos d'Hiroshima...




un bon article sur ce sujet dans "le monde" du 14 mai
Friday 16 May 2008 à 19:49
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Comme quoi toujours faire attention aux photos comme celle sur la famine en Ukraine de 1933 dont la plupart viennent de la famine de 1922, acte de manipulation de la propagande nazie.

Pour le témoignage je m'en charge ce week end, il est assez long...
Friday 16 May 2008 à 19:54
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Hadora
Monday 12 May 2008 à 18:14
Comme quoi toujours faire attention aux photos comme celle sur la famine en Ukraine de 1933 dont la plupart viennent de la famine de 1922, acte de manipulation de la propagande nazie.

Pour le témoignage je m'en charge ce week end, il est assez long...




Oui, les photos sont facilement manipulables ...Staline était coutumier du fait ...On voit Iejov passer à la trappe, après son exécution en février 1940 ! Mais bon, qui allait regretter le "nabot sanguinaire" !



Friday 16 May 2008 à 20:00
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Là c'est différent tu donnes l'exemple d'un trucage de l'image moi je parle d'une photo dont on usurpe la nature comme celles d'Hiroshima.
Friday 16 May 2008 à 20:02
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Hadora
Monday 12 May 2008 à 18:14
Là c'est différent tu donnes l'exemple d'un trucage de l'image moi je parle d'une photo dont on usurpe la nature comme celles d'Hiroshima.




Ouais, pas pareil sur la forme, mais identique sur le fond ...dans les deux cas, on essaie de manipuler les faits historiques !

Monday 19 May 2008 à 09:43
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Trollage de la fée supprimé et avertissement donné.
Je t'avais prévenue, la Fée, j'en ai assez de ton trollage......
Tuesday 20 May 2008 à 16:28
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Voici un témoignage assez dur à lire... cité par Robert Guillain dans "La Guerre au Japon", stock , 1979

"C'était à Hiroshima ce matin du 6 aout. J'avais rejoint une équipe de femmes qui comme moi travaillaient comme volontaires à faire des coupe feu de protection contre les raids incendiaires en démolissant pour cela des rangs entiers de maisons. Notre groupe en file indienne, avait passé le pont de Tsurumi quand sans qu'il y ait eu alerte, un avion ennemi apparut tout seul, très haut au dessus de nos têtes. Ses ailes d'argent brillaient au soleil d'un vif éclat. Une femme cria "Oh ! regardez un parachute !". Je me tournai dans la direction qu'elle désignait et jsute à ce moment un éclair fulgurant occupa le ciel entier.

Est ce l'éclair qui vint le premier ou le bruit de l'explosion, déchirant mes entrailles ? Je ne me rappelle plus. J'avais été jetée à terre, aplatie sur le sol et immédiatement le monde commença à s'écrouler autour de moi, sur ma tete, sur mes épaules. Je ne voyais plus rien. Il faisait complètement noir. Je crus que ma dernière heure était venue. Je pensai à mes trois enfants, qui avaient été évacués à la campagne en prévision des raids. Je ne pouvais plus bouger : les débris continuaient à tomber, poutres et tuiles s'entassaient au dessus de moi.

Je finis tout de meme par arriver à me dégager en rampant. Il y avait une odeur terrible dans l'air. Pensant que la bombe qui nous avait frappés pouvait être une bombe incendiaire au phosphore jaune, comme il en tombait sur d'autres villes, je me frottai le nez et la bouche assez fort avec mon tenugui, une sorte de serviette japonaise que j'avais à la ceinture. A mon horreur, je découvris que la peau de mon visage était restée dans la serviette. Ah ! celle de mes mains, celle de mes bras se détachait aussi ! Depuis le coude jusqu'au bout de doigts, toute la peau de mon bras droit s'était décollée et pendait de façon grotesque. La peau de ma main gauche se défit aussi, les cinq doigts, comme un gant. [...]

Et qu'est ce qui était arrivé au ciel, ce ciel si bleu un moment avant ? Maintenant il était noir comme la tombée de la nuit. Tout apparaissait vague et brouillé. C'était comme si un nuage couvrait mes yeux, et je me demandais si j'avais perdu mes sens. Je finis par apercevoir le pont de Tsurumi et me précipitai jusque là en courant, enjambant les entassements de décombres. Ce que j'aperçus alors sous le pont me bouleversa.

Par certaines des gens gigotaient dans la rivière. Etat ce des hommes ou des femmes, je ne pouvais pas le dire, ils étaient tous dans le même état : leurs visages étaient bouffis et couleur de cendre, leurs cheveux hirsutes, ils tenaient les mains levées, et avec de grognements de douleur ils se jetaient à l'eau. Le 8 aout, portée sur une civière puis par le train, je fus transportée chez des parents au village de Kasumi. Le docteur du village déclara que mon cas était sans espoir. Mes enfants, rappelés de leur lieu d'évacuation, accoururent auprès de moi. Je ne pouvais les voir, je pouvais seulement les reconnaitre en sentant leur bonne odeur. Le 11 aout ce fut mon mari qui nous rejoignit.

Notre bonheur fut de courte durée. Mon mari qui ne portait meme pas de trace de blessures, mourut subitement trois jours plus tard en vomissant son sang. Nous avions été mariés 16 ans et maintenant moi meme au bord de la mort, je ne pouvais meme pas arranger sous sa tete, comme on doit le faire, l'oreiller des défunts.

Ma vue est revenue assez vite, et au bout de vingt jours je voyais vaguement les traits de mes enfants. Les brulures de mon visage et de mes mains ne guérirent pas aussi vite, et les plaies restaient pulpeuses, on aurai dit de la tomate pourrie. C'est seulement en décembre que j'ai pu marcher de nouveau. Quand en janvier on m'a enlevé mes bandages, j'ai su que mon visage et mes mains resteraient pour toujours déformés. Mon oreille gauche est réduite de moitié. Une trainée de chéloide, boursouflure brune foncé, large comme ma main, va d'un coté de ma tete jusqu'à ma gorge en passant en travers de ma bouche. Ma main droite est barrée d'une chéloide de cinq centimetres de largeur qui va du poignet jusqu'à petit doigt. Les cinq doigts de ma main gauche sont maintenant soudés à la base...
"

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