jeudi 24 janvier 2008 à 19:35
jeudi 24 janvier 2008 à 18:19 Si on considère le principe selon lequel "les goyim sont des animaux" tout ce que tu nous dis n'es plus d'aucun interet, j'en ai bien peur.
Ainsi la question demeure : qui désigne "les gens" ?
Question à laquelle chacun doit répondre individuellement ou du moins à laquelle personne ne peut répondre pour un autre que lui.
Au Moyen Âge, chrétiens et Juifs convertis au christianisme lancent des accusations envers le Talmud au cours de
disputations publiques, disant y trouver des passages démontrant le rejet inhérent au judaïsme envers les
goyim. Certaines accusation y reviennent de façon récurrentes :
- que les goyim sont exclus du genre humain et traités d'animaux,
- qu'il est interdit sous peine de mort de leur enseigner le Talmud,
- qu'ils ont juré une guerre éternelle aux chrétiens,
- Qu'ils remercient Dieu tous les jours de ne pas les avoir fait goy.
Certaines de ces accusations persistent encore de nos jours
http://fr.wikipedia.org/wiki/Goy#_note-11.
1) La première de ces accusations, qui connaîtra une grande longévité puisqu'elle figurera encore dans le
procès de Mendel Beilis au
XXe siècle, repose sur une citation de Keritot 6b, réitérée dans Yebamot 61a: « « Vous êtes nommés
adam (homme), et les nations du monde ne sont pas nommées
adam (homme) ».
Ce passage du Talmud rapproche en fait deux versets bibliques, Lévitique 18:5 qui porte le terme
ha-adam, c'est-à-dire l'homme en général, et Ezéchiel 34:31, dans lequel figure
adam, c'est-à-dire, selon le Talmud,
Adam, la lignée messianique qui descend du premier homme au fils de l'Homme, seule soumise à l'ensemble des lois de la Torah
http://fr.wikipedia.org/wiki/Goy#_note-12.
L'accusation chrétienne se base donc sur une traduction identique de deux termes différents, ha-adam et adam, qui se lit :
« Vous êtes nommés
adam » (homme), et « Les nations du monde ne sont pas nommées
ha-adam » (la lignée messianique soumise à la
Halakha).
C'est d'ailleurs en conséquence cette exonération des règles de la
Halakha qu'il était de
coutume parmi les
Juifs d'employer des Gentils qui accomplissaient les tâches interdites aux Juifs le
Sabbath, comme allumer un feu, bien que cet usage fût stricto sensu déconseillé par le Talmud. Ces Gentils étaient appelés
Goy shel shabbat ou selon une appellation yiddish plus courante
shabbes goy, et de nombreux
rabbins rédigèrent des
responsa en faveur du maintien de cet usage
2) La seconde accusation (interdiction sous peine de mort d'enseigner le Talmud aux gentils) est basée sur la sentence d'un Sage dans
Sanhédrin 59a, « un Goy qui étudie la
Torah et un Juif qui l'y aide devraient être mis à mort. » Outre le fait qu'il n'y est pas question du Talmud mais de la Torah,
il ne s'agit pas d'une décision mais d'une discussion entre deux collègues, dont le second (auquel le Talmud donne raison) rétorque qu'« un Goy qui étudie la Torah est comme un Grand-Prêtre. »
Les apologues du Talmud enseignent ailleurs que la Torah fut proposée aux 70 nations, avant Israël
http://fr.wikipedia.org/wiki/Goy#_note-14, et que les
commandements furent enseignés en 70 langues
http://fr.wikipedia.org/wiki/Goy#_note-15, ceci afin de souligner l'universalité de son message.
3) La troisème accusation (les Juifs ont juré une guerre éternelle aux chrétiens) est basée sur la sentence « c'est une règle connue, qu'
Esaü hait
Jacobhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Goy#_note-16 ». Or, Esaü est allégoriquement associé à
Rome. Les chrétiens inversait donc la sentence. En disant que Rome (la chrétienté) haïssait Jacob (le peuple juif), les Juifs voulaient justifier leur haine de Rome (la chrétienté). On peut cependant remarquer que l'accusation implique une inversion de la phrase, et surtout que la Rome de celle-ci est la capitale de l'empire romain païen, et pas celui de la chrétienté. En effet, le Sage à l'origine de cet enseignement vécut en 160 EC, à l'époque où Rome venait de détruire la Judée après l'insurrection de
Bar Kokhbahttp://fr.wikipedia.org/wiki/Goy#_note-17; c'est donc la Rome de
Hadrien, ses généraux et successeurs qu'il visait.
4) La quatrième accusation (les Juifs remercient Dieu tous les jours de ne pas les avoir fait
goy) est basée sur la
bénédiction du matin shèlo assani goy (Qui ne m'as pas fait goy) fut rédigée aux temps où
goyim était synonyme de
païens et « priaient un Dieu qui ne sauve pas
http://fr.wikipedia.org/wiki/Goy#_note-18 ». Cette prière n'implique pas de rejet inconditionnel des non-Juifs.
Ainsi que l'explique un rabbin
conservative, « nous sommes reconnaissants à Dieu de nous avoir illuminés, de sorte qu'à la différence des païens, nous honorons le vrai Dieu et non des idoles. Il n'y a pas de supériorité inhérente à être Juif, mais nous affirmons bien la supériorité du monothéisme sur le paganisme. Bien que le paganisme existe encore de nos jours, nous ne sommes plus les seuls à croire en un Dieu [Un]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Goy#_note-19 », bien qu'au
XIe siècle,
Rachi doive rappeler aux Juifs que les
Goyim ne sont plus des païens
http://fr.wikipedia.org/wiki/Goy#_note-Rosten. Cette méfiance envers les païens n'exclut pas que ceux-ci puissent être détenteurs de grands savoirs
http://fr.wikipedia.org/wiki/Goy#_note-20, ni qu'il y ait des hommes justes et pieux dans ces nations
http://fr.wikipedia.org/wiki/Goy#_note-21, et que tous les justes, Juifs et Gentils, ont leur part au
monde à venirhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Goy#_note-105a.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Goy#_note-13