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dimanche 24 septembre 2006 à 13:43
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Voilà, je vous propose de venir vous exprimer au sujet de votre acteur, actrice, réalisateur, réalisatrice, scénariste, chorégraphe préféré, par l'intermédiaire d'une fiche compléte et le plus détaillé possible pour consituer au fil du temps une sorte de base de donnée, et une source d'information intéressante et enrichissante.

Quelques petites précision toutefois :

- Votre fiche devra comporter une photo de la personne dont vous parlez.
(Une Photo de format comme celle utilisée par Bourriquet84 c'est parfait )

- Vous pouvez Poster plusieurs fiches

- Surveillez orthogrpahe, grammaire et syntaxe.

-Evitez de faire des remarques inutiles entre les fiches, Merci
(si vous avez des suggestions ou quoi que ce soit, addressez un MP)



Une dernière chose : Prenez exemple sur Bourriquet84 ses fiches sont très bonnes.

Posteurs pas sérieux s'abstenir sleep.gif


c'est à vous happy.gif


Ce message a été modifié par lastangel - dimanche 24 septembre 2006 à 14:12.
dimanche 24 septembre 2006 à 13:47
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Biographie de Robert de Niro :

+ Photo rattachée +


Fils du peintre homonyme Robert De Niro, il est né en 1943 dans le quartier italien de New York, dans une famille d'origine italo-irlandaise et catholique. Robert De Niro est d'abord élève de la Stella Adler avant d'entrer au célèbre Actors Studio sous la direction de Lee Strasberg, afin de multiplier les opportunités pour sa future carrière.

Il débuta sa carrière de comédien sur les planches à Broadway avant de découvrir le monde du cinéma en 1968, dans Greetings (réalisé par Brian De Palma). Par la suite, il fit quelques rôles dans des films qui sont restés peu connus du public. Il se fit connaître dans le Dernier Match (Bang the Drum Slowly) (1973). C'est également en 1973 qu'il commença à travailler avec Martin Scorsese sur le film Mean Streets. De Niro est aussi présent dans ces différents films de Martin Scorsese : Taxi Driver (1976), New York, New York (1977), Raging Bull (1980), la Valse des pantins (The King of Comedy) (1983), les Affranchis (Goodfellas) (1990), les Nerfs à vif (Cape Fear) (1991), et Casino (1995). Dans ces films, De Niro a principalement joué des personnages instables, avec des penchants névrosés.

Dans les années 1980, il commença à jouer dans des comédies ; films dans lesquels il rencontra un succès important comme, par exemple : Brazil (1985), Midnight Run (1988), Des hommes d'influence (Wag the Dog) (1997), Mafia Blues (Analyze This) (1999), et Mon beau-père et moi (Meet the Parents) (2000).

Il remporta deux Oscars : pour sa performance dans Raging Bull, il reçut l'Oscar du meilleur acteur ; et il reçut l'Oscar du meilleur second rôle pour le Parrain, 2ème partie (The Godfather, Part II).

Suite http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_De_Niro_%28acteur%29

Ce message a été modifié par le croissant - dimanche 24 septembre 2006 à 13:52.
dimanche 24 septembre 2006 à 13:59
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Monica Bellucci ( 30 septembre 1964 à Città di Castello, en Ombrie(Italie))



À 18 ans, elle s'est inscrite à l'université de Pérouse dans l'idée d'y étudier le droit. Pour payer son éducation, Monica Bellucci a commencé par être mannequin. Deux ans après, elle abandonne ses études pour rejoindre Milan, où elle signe avec l'agence de modèle Elite. Monica Bellucci est apparue dans des campagnes publicitaires internationales pour des concepteurs tels que Dolce et Gabbana.

En parallèle de sa carrière, elle a commencé à prendre des cours de théâtre et tourne dans un téléfilm de Dino Risi, Vita coi fligi (1990), avant d'obtenir son premier rôle important dans La Riffa (1991) de Francesco Laudadio. Peu de temps après, elle est repérée par Francis Ford Coppola qui lui offre un petit rôle dans son Dracula (1992).

Elle enchaîne quelques films en Italie, avant d'arriver en France, où elle se fait connaître avec L'Appartement (1996) de Gilles Mimouni pour lequel elle sera nommée aux Césars dans la catégorie meilleur espoir féminin. C'est sur le tournage de cette romance qu'elle fait la rencontre de Vincent Cassel, son futur mari avec qui elle a depuis le 12 septembre 2003, une fille prénommée Deva. Ces deux là se donneront notamment la réplique dans les sulfureux Dobermann (1997) de Jan Kounen et Irréversible (2002) de Gaspar Noé, où elle interprète une femme violée, ainsi que dans le thriller d'espionnage Agents secrets (2004) de Frédéric Schoendoerffer. Elle apparaît également dans de grosses productions françaises comme Le Pacte des loups (2001) et Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (2002), où elle incarne la sculpturale Cléopâtre.

Parallèlement, elle entame une carrière internationale, reprenant le rôle tenu à l'origine par Romy Schneider dans Suspicion (2000), le remake américain de Garde à vue, et se retrouvant face à Bruce Willis dans Les Larmes du soleil (2003), un film de guerre signé Antoine Fuqua. Aux côtés de Lambert Wilson, elle apparaît aussi au générique des deux derniers volets de la saga Matrix : Matrix reloaded et Matrix revolutions. Imaginée par Mel Gibson dans le rôle de la grande pêcheresse Marie-Madeleine pour La Passion du Christ (2004), elle ensorcelle littéralement Les Frères Grimm et leur réalisateur Terry Gilliam au passage.

Depuis 1997, Monica Bellucci incarne l'image exclusive du joaillier Cartier dans le monde. Monica mesure 1m70, bien que de nombreuses sources donnent de 1m75 à 1m79.

Ce message a été modifié par bourriquet84 - dimanche 24 septembre 2006 à 13:59.
dimanche 24 septembre 2006 à 14:04
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Sofia Coppola

Réalisatrice, Scénariste, Productrice, Actrice americaine..
La fille du grand Francis Ford Coppola ,Sofia est d'abord actrice dans "Le parrain 3'' où elle joue le rôle de Mary Corleone après le desistement de Winona Ryder..
La pauvre reçois des critiques desastreuses pour son interpretation ..
En 96 , elle realise son premier long metrage "Virgin Suicides'', qui est un veritable succes critique..
ensuite vient ''Lost In Translation'' et Sofia remporte l'oscar du meilleur scenario original..
En 2006 , Sofia est sur la croisette , pour defendre son tout nouveau film "Marie Antoinette'' biopic de la reine campée par Kirsten Dunst..
dimanche 24 septembre 2006 à 14:05
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François Truffaut (6 février 1932 à Paris - 21 octobre 1984)



Biographie
Reconnu à l'État-civil par Roland Truffaut, architecte-décorateur, il ne retrouvera son père biologique que beaucoup plus tard. Sa mère était Jeanine de Montferrand, secrétaire au journal L'Illustration. François Truffaut fait ses études à l'école de la rue Clauzel et au lycée Rollin, théâtre de ses premiers « 400 coups ». Dès 1939, le jeune François Truffaut, passionné de lecture, fréquente aussi les cinémas, souvent pendant les heures de classe. À partir de 1946, ayant quitté l'école, il vit de petits boulots, il fonde un ciné-club en 1947, quelques vols lui valent d'être envoyé à Villejuif dans une « maison de redressement ».

Grâce au critique de cinéma André Bazin, François Truffaut est engagé à Travail et Culture. Il rédige ses premiers articles dès 1950. Après s'être engagé dans l'armée, envoyé en Allemagne, il déserte et fait de la prison militaire, il se fait réformer, encore grâce à Bazin. François Truffaut publie des articles pour les Cahiers du cinéma en 1953, réalise l'année suivante son premier court-métrage, devient en 1956 assistant du réalisateur Roberto Rossellini. Cet « homme qui aimait les femmes » se marie en 1957 avec Madeleine Morgenstern, fille d'un distributeur de films ; il réalise Les Mistons cette même année. En 1958, il tourne Les Quatre Cents Coups, qui sera un succès immédiat, ouvrant la porte au mouvement de la Nouvelle Vague. En 1968 Truffaut veut se marier avec son actrice préférée, Claude Jade, et revient sur sa décision au dernier moment. Son dernier amour est l'actrice Fanny Ardant.

Il enchaînera les films jusqu'à sa mort survenue le 21 octobre 1984 à Neuilly-sur-Seine des suites d'un cancer du cerveau. Il est enterré au cimetière de Montmartre à Paris.

À noter que François Truffaut apparaît comme acteur de plusieurs de ses films : la Chambre verte, la Nuit américaine, l'Enfant sauvage ainsi que dans le film de Steven Spielberg, admirateur de Truffaut, Rencontres du troisième type en 1977 dans le rôle du savant français « Claude Lacombe ».


Œuvre
Parmi les nombreux films de Truffaut, on peut détacher la série mettant en scène Antoine Doinel, sous les traits de l'acteur Jean-Pierre Léaud, qui débutera sa carrière d'acteur dans les Quatre cent coups à l'âge de quatorze ans, acteur fétiche et « double » de Truffaut. La série se poursuivra jusqu'à l'Amour en fuite, en passant par Antoine et Colette sketch du film l'Amour à vingt ans, mais également Baisers volés et Domicile conjugal aux côtés de Claude Jade dans le rôle de Christine, amie puis femme de Doinel.

Impossible de ne pas évoquer La Chambre verte dans lequel Truffaut incarne le rôle principal, celui d'un homme qui refuse la mort de ceux qu'il a aimé et admiré. Ceux-ci continuent à "vivre" dans le "temple de la mémoire" qu'il leur dédie. Le cinéma de Truffaut, hautement référentiel (et autoréférentiel, ce qui mériterait en soi un article) est lui-même une chambre verte.

L'une des filles de Truffaut, Eva Truffaut prétend trouver en 2004 les dernières scènes de son père et produit avec Elisabeth Butterfly un canular-hommage radiophonique Le journal d'Alphonse, où on retrouve Christine Doinel (Claude Jade) et son fils Alphonse (Stanislas Merhar).

Grand lecteur, Truffaut mettra en scène de nombreux romans :

romans policiers américains (La mariée était en noir et la Sirène du Mississippi de William Irish, Vivement dimanche de Charles Williams, ou encore Tirez sur le pianiste de David Goodis et aussi Une belle fille comme moi de Henry Farrell) ;
les romans de Henri-Pierre Roché Jules et Jim ainsi que Les deux anglaises et le continent ;
La Chambre verte d'après des thèmes de Henry James, son film le plus grave et le plus profond ;
le roman de science-fiction Fahrenheit 451 de Ray Bradbury.
Ses références littéraires sont nombreuses. Il faut en citer au moins deux : Balzac et Léautaud.

Les autres films de Truffaut sont issus de scénarios originaux, souvent coécrits avec les scénaristes Suzanne Schiffman ou Jean Gruault, films aux sujets très divers, allant de l'Histoire d'Adèle H., inspiré de la vie de la fille de Victor Hugo, avec Isabelle Adjani, ou la Nuit américaine, mise en abyme et hymne au cinéma récompensé à Hollywood (Oscar du Meilleur Film Étranger en 1973), ou encore le Dernier Métro, se déroulant pendant l'occupation allemande en France, film récompensé par dix César.


Postérité
François Truffaut restera sans doute une des références du cinéma français du XXe siècle. Aujourd'hui, un réalisateur comme Jean-Paul Civeyrac fait partie des cinéastes qui continuent à faire vivre les grandes leçons de cinéma de l'initiateur de la Nouvelle Vague. Jean-Paul Civeyrac a assumé cette filiation dans Toutes ces belles promesses (prix Jean Vigo 2003) en faisant jouer un des rôles du film par Eva Truffaut, la fille du cinéaste.

dimanche 24 septembre 2006 à 17:31
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Marilyn Monroe (Los Angeles le 1er juin 1926 et morte le 5 août 1962)



Enfance et adolescence
Norma Jeane Mortensen, la future Marilyn Monroe, naît le 1er juin 1926 à l'hôpital général de Los Angeles en Californie. Sur le certificat de naissance apparaissent les noms de sa maman, Gladys Monroe, et du mari de celle-ci à l'époque, Edward Mortensen (cf. Paternité). Il est à noter que Monroe est le nom de jeune fille de la mère de Marilyn, que Gladys et Edward vivent déjà séparés au moment de sa naissance et qu'ils divorceront en août 1928.

Gladys, née le 24 mai 1900 au Mexique de parents américains, travaille comme monteuse dans l'industrie cinématographique et a déjà eu deux enfants, Hermitt Jack (1918-192?) et Bernice (1919-), d'un premier mariage avec Jack Baker. Très belle femme blonde, elle connaît autant de liaisons sentimentales sans lendemain que de problèmes psychologiques et de santé. Sur une très longue période, elle ne pourra pas s'occuper de sa fille qui sera confiée, entre autres, à des familles d'accueil, ainsi que de ses deux autres enfants.

Norma Jean vit ainsi chez Albert et Ida Bolender à Hawthorne en Californie pendant les sept premières années de sa vie. Dans son autobiographie (cf. Bibliographie), Marilyn mentionne qu'elle ne savait pas qui était cette femme blonde qui lui rendait visite de temps en temps pendant cette période, alors qu'il s'agissait de sa mère Gladys. En 1933, elle peut enfin vivre quelque temps avec elle, à Hollywood. En 1934, Gladys endure une nouvelle dépression et Norma Jean est placée successivement dans des foyers et dans un orphelinat. Grace McKee, épouse Goddard, la meilleure amie de Gladys, demande en 1936 à devenir la tutrice de Marilyn, ce qui sera officialisé en 1937. Norma Jean, les années suivantes, va vivre avec les Goddard à Van Nuys en Californie mais également dans un nouvel orphelinat. Cette année-là, elle a été agressée sexuellement par Ervin Goddard, le mari, ainsi que par son cousin Jack Monroe l'année suivante. La meilleure période de son enfance, elle l'a passée à cette même époque avec Ana Lower, la tante de Grace.

Dès 1938, Norma Jean utilise le nom de famille Baker, du premier mari de Gladys. Marilyn a écrit qu'elle a abandonné la puberté assez rapidement, vers les douze-treize ans, lorsque son corps a changé, bien en avance sur ses camarades. Elle était une enfant assez solitaire et seule.

En 1941, elle retourne chez Grace et fait la connaissance de Jim Dougherty, un voisin, ouvrier dans une usine d'aviation, de cinq ans son aîné. Grace, afin de se débarrasser de Norma Jean, organise le mariage de celle-ci avec Jim, qui a lieu le 19 juin 1942, soit quelques jours après son seizième anniversaire. Un an plus tard, Jim rejoint les marines et Norma Jean travaille dans une fabrique de parachutes.

Ce qu'a relaté Marilyn de sa vie de femme mariée ne correspond en rien aux affirmations que Jim a faites beaucoup plus tard. Alors qu'elle raconte que la sexualité ne l'intéressait pas à cet âge et qu'elle considérait Jim plutôt comme un grand frère, lui s'étend sur l'initiation dont il a fait profiter sa jeune épouse.


Carrière de modèle
En 1944, elle rencontre pour la première fois sa demi-sœur Bernice Baker dans le Tennessee (son demi-frère est décédé).

La première photo quasi professionnelle de Norma Jeane est prise à l'automne 1944 par le photographe David Conover dans le cadre d'une campagne de l'armée américaine pour illustrer l'implication des femmes dans l'effort de guerre. Tout s'enchaîne ensuite assez rapidement puisque, en quelques mois, elle fait la couverture d'une trentaine de magazines de pin-ups et commence à se faire connaître comme la Mmmmm girl. Elle éclaircit la couleur de sa chevelure et abandonne son travail pour se consacrer à sa carrière de modèle, notamment auprès de l'agence Blue Book Model. En décembre 1945, elle tourne son premier film test pour son agence, afin de promouvoir des maillots de bain. Elle partira quelques jours dans le Nevada et l'état de Washington avec le photographe André de Dienes pour une session importante de photos.

Elle et Jim, qui n'ont que peu de contacts en raison de l'éloignement de celui-ci, divorcent en 1946. Cette même année pendant quelques mois, elle arrive à prendre avec elle sa maman, mais celle-ci doit repartir assez vite dans une institution spécialisée afin d'être soignée.


Premier pas au cinéma
1946-47. Norma Jean est remarquée par Howard Hughes qui veut l'engager dans sa société cinématographique, la RKO. Son agent pour le cinéma estime qu'une autre compagnie est plus importante: elle signe donc son premier contrat le 26 juillet 1946 avec la 20th Century Fox, qui sera non renouvelé après deux films. La Fox la renomme Marilyn Monroe, le prénom Marilyn provenant de l'actrice Marilyn Miller et le nom Monroe de sa mère. Elle gagne 75 dollars par semaine pendant 6 mois. C'est à cette époque que son nom apparaît pour la première fois dans la chronique de la célèbre Hedda Hopper. En mars et en mai 1947, tournages respectifs de Bagarre pour une blonde et Dangerous Years. En 1947, elle monte sur scène (théâtre) et aurait vécu son premier avortement.

1948-49. Elle obtient un nouveau contrat à la Columbia et tourne dans Les reines du music-hall (tournage: juillet 1948) dans lequel des critiques remarquent ses qualités de chanteuse. Elle rencontre Johnny Hyde, son nouvel agent (à la William Morris Agency) qui va faire beaucoup pour sa carrière. Il occupe dans sa vie non seulement une figure paternelle dont elle avait besoin mais également celle d'amant. Elle joue un tout petit rôle dans La Pêche au trésor des Marx Brothers (février 1949). Sous le nom de Mana Monroe, parce qu'elle a besoin d'argent, elle pose nue pour un calendrier pour le photographe Tom Kelly, photos qui vont faire le tour du monde quelques années plus tard lorsqu'elle sera devenue célèbre (cf. Nudité dans sa carrière). Autre film marquant: Quand la ville dort (octobre 1949).

1950. Elle obtient un petit rôle dans ce film très important qu'est Ève (mai 1950). En septembre, Photoplay magazine fait paraître le premier article de fond sur elle: How a star is born? (Comment vient de naître une star?), faisant référence au célèbre A Star Is Born de William A. Wellman (1937). Elle sera à l'écran six fois lors de cette faste année.

1951. En janvier elle rencontre pour la première fois le dramaturge Arthur Miller. Le 29 mars 1951, elle présente le prix du meilleur son que reçoit Ève aux Oscars; cela sera sa seule apparition à cette remise de prix. En mai 1951, elle signe un contrat de sept ans avec la Fox à 500 dollars par semaine, avec possibilité d'augmentation. Puis s'ensuivent Nid d'amour (juin 1951), Chéri, divorçons (juillet 1951), Le démon s'éveille la nuit (automne). À fin 1951, elle reçoit plus de courrier que certaines stars établies de la Fox. Certains commentateurs de sa vie mentionnent une tentative de suicide en décembre.


Consécration
1952. Début 1952, filmage de Troublez-moi ce soir, son premier grand rôle, puis de Chérie, je me sens rajeunir (janvier-février) où elle sera pour la première fois en blonde platine, sa nouvelle image et marque de fabrique. Elle rencontre Joe DiMaggio, légende vivante du baseball, qui vient de prendre sa retraite. En mars éclate l'histoire du calendrier, dont elle se sortira très bien (cf. Nudité dans sa carrière). 7 avril 1952: première apparition à la une de Life magazine. Son salaire est augmenté mais n'atteint toujours pas le niveau des stars de la Fox. La presse révèle que sa mère a été patiente dans un hôpital psychiatrique alors que Marilyn avait raconté être orpheline. Pour Le démon s'éveille la nuit qui sort cette année, son nom est pour la première fois au-dessus du titre du film. Autres films marquants: Niagara (juin), puis Les hommes préfèrent les blondes (novembre) pour lequel elle est payée environ 15 000 dollars alors que Jane Russell reçoit dix fois plus. Après ce film, les deux actrices sont appelées à marquer de leurs mains et chaussures le trottoir en face du Grauman's Chinese Theater, près du célèbre Walk of Fame sur Hollywood Boulevard.

1953. Premières pilules pour maintenir sa ligne. Comment épouser un millionnaire (mars 1953). Elle touche maintenant 1 500 dollars par semaine alors que des stars n'ayant pas son aura auprès du public en sont à environ 5 000, voire 10 000. La Rivière sans retour (août 1953). Elle refuse de tourner dans un film auquel la Fox l'a attachée, Pink Tights, car elle doit y (re)jouer une bête et sexy blonde.

1954. En janvier, le 14, elle épouse Joe DiMaggio. Le mois suivant, elle va divertir les soldats américains en Corée. C'est l'époque aussi des premiers somnifères. Elle travaille avec Ben Hecht sur son autobiographie dont elle recevra le premier jet en avril (mais le livre ne paraîtra qu'en 1974 pour la première fois, et très modifié). La Joyeuse Parade (mai 1954) pendant lequel elle a ses premières absences pour maladie. Elle confie à sa coach et amie Natasha Lytess que DiMaggio la bat. Elle enregistre des chansons pour la diffusion sur vinyles par la RCA. 1954 marquera aussi la rencontre avec la famille Strasberg: Lee, le professeur de La Méthode, Paula, sa femme qui deviendra aussi un coach pour Marilyn, et Susan qui joue avec elle dans ce film-ci. Sept Ans de réflexion (août 1954). Octobre: divorce avec Joe DiMaggio qui sera officialisé un an plus tard, en octobre 1955; leur union n'aura donc duré que huit mois.

1955. En janvier, la société Marilyn Monroe Productions est fondée avec Milton Greene, un photographe de ses amis. Cours à l'Actors' Studio de Lee Strasberg. En mai, elle re-rencontre Arthur Miller. Au 31 décembre, elle signe un nouveau contrat avec la Fox qui lui donne enfin plus de pouvoir: 100 000 dollars par film ainsi que 500 dollars par semaine pour frais divers, regard sur le scénario, le metteur en scène et le chef de la photographie; elle peut jouer dans un nombre égal de films auprès de la concurrence qu'avec la Fox.

1956. En mars 1956, elle change officiellement son nom de Norma Jeane Mortenson en Marilyn Monroe. Arrêt d'autobus (printemps). Mariage en juin avec Arthur Miller qui a divorcé de sa femme Mary quelques mois auparavant et vient de témoigner devant la commission des activités anti-américaines sans révéler de noms de communistes. Le Prince et la danseuse (août 1956), pendant lequel on lui annonce qu'elle est enceinte; elle fera une fausse couche. Quelques mois plus tard, en 57, cette situation se répètera.

1957. Elle commence à voir presque tous les jours un psychiatre , plusieurs psychanalystes dont Anna Freud et Ralph Greenson.

1958. Sa santé se détériore: elle prend du poids, boit, devient irascible. Elle refuse plusieurs films mais accepte Certains l'aiment chaud, tourné dès août. Une surdose de somnifères l'amène à l'hôpital en septembre. Marilyn tombe de nouveau enceinte, ce qui se solde par une nouvelle fausse couche.

1959. Contrat signé pour un film qui ne débutera que l'année suivante.

1960. Le Milliardaire (début 1960) et liaison avec Yves Montand. Marilyn voit son nouveau psychiatre, le Dr Ralph Greenson, quasi tous les jours: il exerce une influence marquée sur sa patiente. Au début de l'année, elle rencontre John F. Kennedy qu'elle connaissait déjà depuis 1954 ou 55. Les Désaxés (juillet) qui a été écrit pour elle par Arthur Miller. Elle vit une nouvelle surdose et un nouveau séjour à l'hôpital. La séparation avec Miller est constatée.

1961. Le divorce est prononcé en janvier. Elle se fait interner dans un hôpital mais passe par erreur quelques jours dans la section psychiatrique, où DiMaggio doit venir la délivrer. Elle et DiMaggio continuent à passer beaucoup de temps ensemble. Elle fait la connaissance de Robert Kennedy. Elle subit par ailleurs sa ixième opération d'ordre gynécologique (sur plusieurs années) due à des complications diverses. Marilyn rencontre sa demi-sœur, voit beaucoup Frank Sinatra, a ses premières discussions pour son prochain film, et passe le nouvel an avec DiMaggio.


L'année 1962
1962. En janvier, elle acquiert ce qui sera sa dernière demeure, à Brentwood dans les environs de Los Angeles. Elle vit des allers-retours entre son médecin Greenson et DiMaggio ainsi qu'un coma dû à des barbituriques, tout cela alors qu'un nouveau film se met en place. En effet, en mai 1962 ont lieu les premières prises pour Something's Got to Give, tournage pendant lequel elle s'annonce très souvent en arrêt maladie. Pour ce film, elle reçoit 100 000 dollars alors qu'il semble que George Cukor (le réalisateur) et Dean Martin (co-star) vont toucher chacun 300 000 dollars, alors qu'elle est, à ce moment, la plus grande star de l'époque, la presse étrangère lui ayant décerné ce prix à Los Angeles quelques semaines auparavant. Marilyn se déplace à New York pour l'anniversaire de JFK ce qui ne plaît ni à la Fox ni à Jacqueline Kennedy qui annule sa venue à la fête de son mari. Le 1er juin, le jour de son 36e anniversaire, elle est présente sur le plateau où une fête est organisée en fin de journée en son honneur: ce sera sa dernière apparition professionnelle. Le 7, la Fox la renvoie du tournage. Cependant, des négociations sont immédiatement engagées: le 20, la Fox annonce la reprise du tournage sous peu. Marilyn, dans le cadre d'une campagne de relations publiques pour restaurer son image auprès du grand public, permet des séances photo avec plusieurs photographes de premier plan et des interviews avec de grands magazines. DiMaggio et elle parlent remariage et une date est arrêtée au 8 Août 1962. D'autres projets de films sont discutés et lancés autour de Marilyn, comme I Love Louisa et The Jean Harlow Story. La dernière semaine de sa vie va être riche en ordonnances (pour des somnifères) prescrites par deux médecins au moins...

Le vendredi 3 août est consacré à de nombreux appels téléphoniques professionnels et privés, rencontres avec son psy, avec son amie Pat Newcomb. Le samedi est ressemblant: téléphones, travail dans le jardin, avec le Dr Greenson, balade sur la plage avec l'acteur Peter Lawford (beau-frère des Kennedy). Elle a été observée sous influence de tranquillisants et autres... À 19h45, elle a encore une conversation téléphonique avec Lawford où elle semble déprimée et confuse. Il rappelle plus tard mais la ligne est en dérangement, alors il opère plusieurs appels à des proches pour la joindre tout de même. Mme Murray, la femme-à-tout-faire vivant avec elle (engagée à la demande du Dr Greenson, sans aucune compétence, donc soupçonnée d'avoir été une espionne à la solde de celui-ci) indique qu'elle va bien (il est 20h30). L'auteur David Spoto pense que, à ce moment, Marilyn est soit déjà morte soit en train de mourir, d'overdose. À partir de ce moment-là, les versions diffèrent et divergent. Qui est venu, quand, pourquoi, averti par qui? Et quand Marilyn est-elle morte exactement? La police arrive à 4h35 du matin le dimanche 5 août 1962 et Marilyn est nue et morte, couchée dans son lit. Deux des médecins proches sont pourtant déjà sur place. Le mystère ne fait que commencer... (Voir Incertitudes autour de sa mort.)

Le 6 août, DiMaggio, avec la demi-sœur de Marilyn, réclame le corps et organise des funérailles privées pour le 8, où seules 24 personnes sont invitées, triées sur le volet.

Marilyn avait 36 ans et avait tourné dans 30 films.


{source wikipedia (idem pour Bellucci & Truffaut}

dimanche 24 septembre 2006 à 17:33
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QUOTE (bourriquet84 @ 24 Sep 2006 à 18:31)
Marilyn Monroe (Los Angeles le 1er juin 1926 et morte le 5 août 1962)



Enfance et adolescence
Norma Jeane Mortensen, la future Marilyn Monroe, naît le 1er juin 1926 à l'hôpital général de Los Angeles en Californie. Sur le certificat de naissance apparaissent les noms de sa maman, Gladys Monroe, et du mari de celle-ci à l'époque, Edward Mortensen (cf. Paternité). Il est à noter que Monroe est le nom de jeune fille de la mère de Marilyn, que Gladys et Edward vivent déjà séparés au moment de sa naissance et qu'ils divorceront en août 1928.

Gladys, née le 24 mai 1900 au Mexique de parents américains, travaille comme monteuse dans l'industrie cinématographique et a déjà eu deux enfants, Hermitt Jack (1918-192?) et Bernice (1919-), d'un premier mariage avec Jack Baker. Très belle femme blonde, elle connaît autant de liaisons sentimentales sans lendemain que de problèmes psychologiques et de santé. Sur une très longue période, elle ne pourra pas s'occuper de sa fille qui sera confiée, entre autres, à des familles d'accueil, ainsi que de ses deux autres enfants.

Norma Jean vit ainsi chez Albert et Ida Bolender à Hawthorne en Californie pendant les sept premières années de sa vie. Dans son autobiographie (cf. Bibliographie), Marilyn mentionne qu'elle ne savait pas qui était cette femme blonde qui lui rendait visite de temps en temps pendant cette période, alors qu'il s'agissait de sa mère Gladys. En 1933, elle peut enfin vivre quelque temps avec elle, à Hollywood. En 1934, Gladys endure une nouvelle dépression et Norma Jean est placée successivement dans des foyers et dans un orphelinat. Grace McKee, épouse Goddard, la meilleure amie de Gladys, demande en 1936 à devenir la tutrice de Marilyn, ce qui sera officialisé en 1937. Norma Jean, les années suivantes, va vivre avec les Goddard à Van Nuys en Californie mais également dans un nouvel orphelinat. Cette année-là, elle a été agressée sexuellement par Ervin Goddard, le mari, ainsi que par son cousin Jack Monroe l'année suivante. La meilleure période de son enfance, elle l'a passée à cette même époque avec Ana Lower, la tante de Grace.

Dès 1938, Norma Jean utilise le nom de famille Baker, du premier mari de Gladys. Marilyn a écrit qu'elle a abandonné la puberté assez rapidement, vers les douze-treize ans, lorsque son corps a changé, bien en avance sur ses camarades. Elle était une enfant assez solitaire et seule.

En 1941, elle retourne chez Grace et fait la connaissance de Jim Dougherty, un voisin, ouvrier dans une usine d'aviation, de cinq ans son aîné. Grace, afin de se débarrasser de Norma Jean, organise le mariage de celle-ci avec Jim, qui a lieu le 19 juin 1942, soit quelques jours après son seizième anniversaire. Un an plus tard, Jim rejoint les marines et Norma Jean travaille dans une fabrique de parachutes.

Ce qu'a relaté Marilyn de sa vie de femme mariée ne correspond en rien aux affirmations que Jim a faites beaucoup plus tard. Alors qu'elle raconte que la sexualité ne l'intéressait pas à cet âge et qu'elle considérait Jim plutôt comme un grand frère, lui s'étend sur l'initiation dont il a fait profiter sa jeune épouse.


Carrière de modèle
En 1944, elle rencontre pour la première fois sa demi-sœur Bernice Baker dans le Tennessee (son demi-frère est décédé).

La première photo quasi professionnelle de Norma Jeane est prise à l'automne 1944 par le photographe David Conover dans le cadre d'une campagne de l'armée américaine pour illustrer l'implication des femmes dans l'effort de guerre. Tout s'enchaîne ensuite assez rapidement puisque, en quelques mois, elle fait la couverture d'une trentaine de magazines de pin-ups et commence à se faire connaître comme la Mmmmm girl. Elle éclaircit la couleur de sa chevelure et abandonne son travail pour se consacrer à sa carrière de modèle, notamment auprès de l'agence Blue Book Model. En décembre 1945, elle tourne son premier film test pour son agence, afin de promouvoir des maillots de bain. Elle partira quelques jours dans le Nevada et l'état de Washington avec le photographe André de Dienes pour une session importante de photos.

Elle et Jim, qui n'ont que peu de contacts en raison de l'éloignement de celui-ci, divorcent en 1946. Cette même année pendant quelques mois, elle arrive à prendre avec elle sa maman, mais celle-ci doit repartir assez vite dans une institution spécialisée afin d'être soignée.


Premier pas au cinéma
1946-47. Norma Jean est remarquée par Howard Hughes qui veut l'engager dans sa société cinématographique, la RKO. Son agent pour le cinéma estime qu'une autre compagnie est plus importante: elle signe donc son premier contrat le 26 juillet 1946 avec la 20th Century Fox, qui sera non renouvelé après deux films. La Fox la renomme Marilyn Monroe, le prénom Marilyn provenant de l'actrice Marilyn Miller et le nom Monroe de sa mère. Elle gagne 75 dollars par semaine pendant 6 mois. C'est à cette époque que son nom apparaît pour la première fois dans la chronique de la célèbre Hedda Hopper. En mars et en mai 1947, tournages respectifs de Bagarre pour une blonde et Dangerous Years. En 1947, elle monte sur scène (théâtre) et aurait vécu son premier avortement.

1948-49. Elle obtient un nouveau contrat à la Columbia et tourne dans Les reines du music-hall (tournage: juillet 1948) dans lequel des critiques remarquent ses qualités de chanteuse. Elle rencontre Johnny Hyde, son nouvel agent (à la William Morris Agency) qui va faire beaucoup pour sa carrière. Il occupe dans sa vie non seulement une figure paternelle dont elle avait besoin mais également celle d'amant. Elle joue un tout petit rôle dans La Pêche au trésor des Marx Brothers (février 1949). Sous le nom de Mana Monroe, parce qu'elle a besoin d'argent, elle pose nue pour un calendrier pour le photographe Tom Kelly, photos qui vont faire le tour du monde quelques années plus tard lorsqu'elle sera devenue célèbre (cf. Nudité dans sa carrière). Autre film marquant: Quand la ville dort (octobre 1949).

1950. Elle obtient un petit rôle dans ce film très important qu'est Ève (mai 1950). En septembre, Photoplay magazine fait paraître le premier article de fond sur elle: How a star is born? (Comment vient de naître une star?), faisant référence au célèbre A Star Is Born de William A. Wellman (1937). Elle sera à l'écran six fois lors de cette faste année.

1951. En janvier elle rencontre pour la première fois le dramaturge Arthur Miller. Le 29 mars 1951, elle présente le prix du meilleur son que reçoit Ève aux Oscars; cela sera sa seule apparition à cette remise de prix. En mai 1951, elle signe un contrat de sept ans avec la Fox à 500 dollars par semaine, avec possibilité d'augmentation. Puis s'ensuivent Nid d'amour (juin 1951), Chéri, divorçons (juillet 1951), Le démon s'éveille la nuit (automne). À fin 1951, elle reçoit plus de courrier que certaines stars établies de la Fox. Certains commentateurs de sa vie mentionnent une tentative de suicide en décembre.


Consécration
1952. Début 1952, filmage de Troublez-moi ce soir, son premier grand rôle, puis de Chérie, je me sens rajeunir (janvier-février) où elle sera pour la première fois en blonde platine, sa nouvelle image et marque de fabrique. Elle rencontre Joe DiMaggio, légende vivante du baseball, qui vient de prendre sa retraite. En mars éclate l'histoire du calendrier, dont elle se sortira très bien (cf. Nudité dans sa carrière). 7 avril 1952: première apparition à la une de Life magazine. Son salaire est augmenté mais n'atteint toujours pas le niveau des stars de la Fox. La presse révèle que sa mère a été patiente dans un hôpital psychiatrique alors que Marilyn avait raconté être orpheline. Pour Le démon s'éveille la nuit qui sort cette année, son nom est pour la première fois au-dessus du titre du film. Autres films marquants: Niagara (juin), puis Les hommes préfèrent les blondes (novembre) pour lequel elle est payée environ 15 000 dollars alors que Jane Russell reçoit dix fois plus. Après ce film, les deux actrices sont appelées à marquer de leurs mains et chaussures le trottoir en face du Grauman's Chinese Theater, près du célèbre Walk of Fame sur Hollywood Boulevard.

1953. Premières pilules pour maintenir sa ligne. Comment épouser un millionnaire (mars 1953). Elle touche maintenant 1 500 dollars par semaine alors que des stars n'ayant pas son aura auprès du public en sont à environ 5 000, voire 10 000. La Rivière sans retour (août 1953). Elle refuse de tourner dans un film auquel la Fox l'a attachée, Pink Tights, car elle doit y (re)jouer une bête et sexy blonde.

1954. En janvier, le 14, elle épouse Joe DiMaggio. Le mois suivant, elle va divertir les soldats américains en Corée. C'est l'époque aussi des premiers somnifères. Elle travaille avec Ben Hecht sur son autobiographie dont elle recevra le premier jet en avril (mais le livre ne paraîtra qu'en 1974 pour la première fois, et très modifié). La Joyeuse Parade (mai 1954) pendant lequel elle a ses premières absences pour maladie. Elle confie à sa coach et amie Natasha Lytess que DiMaggio la bat. Elle enregistre des chansons pour la diffusion sur vinyles par la RCA. 1954 marquera aussi la rencontre avec la famille Strasberg: Lee, le professeur de La Méthode, Paula, sa femme qui deviendra aussi un coach pour Marilyn, et Susan qui joue avec elle dans ce film-ci. Sept Ans de réflexion (août 1954). Octobre: divorce avec Joe DiMaggio qui sera officialisé un an plus tard, en octobre 1955; leur union n'aura donc duré que huit mois.

1955. En janvier, la société Marilyn Monroe Productions est fondée avec Milton Greene, un photographe de ses amis. Cours à l'Actors' Studio de Lee Strasberg. En mai, elle re-rencontre Arthur Miller. Au 31 décembre, elle signe un nouveau contrat avec la Fox qui lui donne enfin plus de pouvoir: 100 000 dollars par film ainsi que 500 dollars par semaine pour frais divers, regard sur le scénario, le metteur en scène et le chef de la photographie; elle peut jouer dans un nombre égal de films auprès de la concurrence qu'avec la Fox.

1956. En mars 1956, elle change officiellement son nom de Norma Jeane Mortenson en Marilyn Monroe. Arrêt d'autobus (printemps). Mariage en juin avec Arthur Miller qui a divorcé de sa femme Mary quelques mois auparavant et vient de témoigner devant la commission des activités anti-américaines sans révéler de noms de communistes. Le Prince et la danseuse (août 1956), pendant lequel on lui annonce qu'elle est enceinte; elle fera une fausse couche. Quelques mois plus tard, en 57, cette situation se répètera.

1957. Elle commence à voir presque tous les jours un psychiatre , plusieurs psychanalystes dont Anna Freud et Ralph Greenson.

1958. Sa santé se détériore: elle prend du poids, boit, devient irascible. Elle refuse plusieurs films mais accepte Certains l'aiment chaud, tourné dès août. Une surdose de somnifères l'amène à l'hôpital en septembre. Marilyn tombe de nouveau enceinte, ce qui se solde par une nouvelle fausse couche.

1959. Contrat signé pour un film qui ne débutera que l'année suivante.

1960. Le Milliardaire (début 1960) et liaison avec Yves Montand. Marilyn voit son nouveau psychiatre, le Dr Ralph Greenson, quasi tous les jours: il exerce une influence marquée sur sa patiente. Au début de l'année, elle rencontre John F. Kennedy qu'elle connaissait déjà depuis 1954 ou 55. Les Désaxés (juillet) qui a été écrit pour elle par Arthur Miller. Elle vit une nouvelle surdose et un nouveau séjour à l'hôpital. La séparation avec Miller est constatée.

1961. Le divorce est prononcé en janvier. Elle se fait interner dans un hôpital mais passe par erreur quelques jours dans la section psychiatrique, où DiMaggio doit venir la délivrer. Elle et DiMaggio continuent à passer beaucoup de temps ensemble. Elle fait la connaissance de Robert Kennedy. Elle subit par ailleurs sa ixième opération d'ordre gynécologique (sur plusieurs années) due à des complications diverses. Marilyn rencontre sa demi-sœur, voit beaucoup Frank Sinatra, a ses premières discussions pour son prochain film, et passe le nouvel an avec DiMaggio.


L'année 1962
1962. En janvier, elle acquiert ce qui sera sa dernière demeure, à Brentwood dans les environs de Los Angeles. Elle vit des allers-retours entre son médecin Greenson et DiMaggio ainsi qu'un coma dû à des barbituriques, tout cela alors qu'un nouveau film se met en place. En effet, en mai 1962 ont lieu les premières prises pour Something's Got to Give, tournage pendant lequel elle s'annonce très souvent en arrêt maladie. Pour ce film, elle reçoit 100 000 dollars alors qu'il semble que George Cukor (le réalisateur) et Dean Martin (co-star) vont toucher chacun 300 000 dollars, alors qu'elle est, à ce moment, la plus grande star de l'époque, la presse étrangère lui ayant décerné ce prix à Los Angeles quelques semaines auparavant. Marilyn se déplace à New York pour l'anniversaire de JFK ce qui ne plaît ni à la Fox ni à Jacqueline Kennedy qui annule sa venue à la fête de son mari. Le 1er juin, le jour de son 36e anniversaire, elle est présente sur le plateau où une fête est organisée en fin de journée en son honneur: ce sera sa dernière apparition professionnelle. Le 7, la Fox la renvoie du tournage. Cependant, des négociations sont immédiatement engagées: le 20, la Fox annonce la reprise du tournage sous peu. Marilyn, dans le cadre d'une campagne de relations publiques pour restaurer son image auprès du grand public, permet des séances photo avec plusieurs photographes de premier plan et des interviews avec de grands magazines. DiMaggio et elle parlent remariage et une date est arrêtée au 8 Août 1962. D'autres projets de films sont discutés et lancés autour de Marilyn, comme I Love Louisa et The Jean Harlow Story. La dernière semaine de sa vie va être riche en ordonnances (pour des somnifères) prescrites par deux médecins au moins...

Le vendredi 3 août est consacré à de nombreux appels téléphoniques professionnels et privés, rencontres avec son psy, avec son amie Pat Newcomb. Le samedi est ressemblant: téléphones, travail dans le jardin, avec le Dr Greenson, balade sur la plage avec l'acteur Peter Lawford (beau-frère des Kennedy). Elle a été observée sous influence de tranquillisants et autres... À 19h45, elle a encore une conversation téléphonique avec Lawford où elle semble déprimée et confuse. Il rappelle plus tard mais la ligne est en dérangement, alors il opère plusieurs appels à des proches pour la joindre tout de même. Mme Murray, la femme-à-tout-faire vivant avec elle (engagée à la demande du Dr Greenson, sans aucune compétence, donc soupçonnée d'avoir été une espionne à la solde de celui-ci) indique qu'elle va bien (il est 20h30). L'auteur David Spoto pense que, à ce moment, Marilyn est soit déjà morte soit en train de mourir, d'overdose. À partir de ce moment-là, les versions diffèrent et divergent. Qui est venu, quand, pourquoi, averti par qui? Et quand Marilyn est-elle morte exactement? La police arrive à 4h35 du matin le dimanche 5 août 1962 et Marilyn est nue et morte, couchée dans son lit. Deux des médecins proches sont pourtant déjà sur place. Le mystère ne fait que commencer... (Voir Incertitudes autour de sa mort.)

Le 6 août, DiMaggio, avec la demi-sœur de Marilyn, réclame le corps et organise des funérailles privées pour le 8, où seules 24 personnes sont invitées, triées sur le volet.

Marilyn avait 36 ans et avait tourné dans 30 films.


{source wikipedia (idem pour Bellucci & Truffaut}

Elle dégage trop de sensualité ^^.
lundi 25 septembre 2006 à 02:13
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Alfred Joseph Hitchcock (né le 13 août 1899 à Londres, Royaume-Uni - mort le 29 avril 1980 à Los Angeles, Californie)



Les débuts

Alfred Joseph Hitchcock naît le 13 août 1899 dans la banlieue de Londres. Ses parents, William et Emma, sont épiciers en gros et Alfred est le dernier de leurs trois enfants : l'aîné William est né en 1890 et la cadette Eileen en 1892. Dès son plus jeune âge, il est un enfant solitaire et peureux. Il avoue lui-même ne pas avoir eu d'amis dans son enfance et passer son temps à jouer seul. Certains éléments marquants de son enfance se retrouveront dans ses films. Ainsi, il est plusieurs fois questions du métier d'épicier - cf. Agent secret, Frenzy. De même, l'aversion très visible de Hitchcock pour la police - en fait pour les policiers, montrés incompétents - s'explique par un rapide séjour au commissariat, alors qu'il était âgé de seulement 4 ou 5 ans. Enfin, les religieux sont aussi souvent critiqués à travers ses films ; Hitchcock avait en effet été placé par ses parents catholiques dans un collège de Jésuites et il en a gardé un très mauvais souvenir, notamment à cause de sa crainte des châtiments corporels.

Contrairement à d'autres réalisateurs plus "littéraires", Hitchcock montrera très tôt un goût pour la technique. Son perfectionnisme lui vaudra par la suite de nombreuses scènes cultes.

Sa carrière cinématographique débute en 1922 alors qu'il tente de produire et réaliser son premier film - Number Thirteen - mais le projet sera abandonné. Hitchcock est ensuite assistant metteur en scène dans la compagnie fondée par Michael Balcon. C'est ainsi qu'en 1923, il rencontre sa future femme Alma Reville lors du tournage de Woman to woman. En 1926, il réalise son premier film - The Pleasure Garden - puis un second la même année - The Mountain Eagle - qualifié par Hitchcock de mauvais film et d'ailleurs désormais perdu.


La période britannique
Le premier grand film du "maître du suspense" est sans aucun doute The Lodger, réalisé en 1926. On y retrouve la plupart des éléments des prochains succès : une jeune femme blonde, un assassin, un homme accusé à tort... Les films qui suivent ne remporteront pas un grand succès et certains seront même décriés par Hitchcock lui-même, tel Champagne (1928). 1929 marque une année charnière puisque son film Chantage connaît d'abord une version muette par volonté de la production, puis une version parlante, Hitchcock ayant fait des enregistrements en cachette. Désormais, tous ses films seront parlants.

De nombreux films, de plus en plus justes, suivront. Certains rencontreront un vif succès tel L'homme qui en savait trop (1934) dont un remake sera fait en 1956. Le thème de l'innocent accusé à tort et obligé de s'enfuir pour prouver son innocence apparaît dans maints films de la période britannique ; citons par exemple Les 39 marches ou Jeune et innocent. Vers la fin des années 1930, Hitchcock commence à avoir une certaine réputation auprès du public américain ; alors au sommet de son art, David O. Selznick lui propose de partir à Hollywood. Désormais, il réalisera tous ses films en Amérique.


La période américaine
Selznick voulait qu'Hitchcock réalise Titanic ; néanmoins Hitchcock parvient à imposer son film - Rebecca (1940). Des tensions naissent entre les deux hommes quant à l'importance du montage, au choix et à la direction des acteurs et à la fidélité à laquelle est tenue un réalisateur (Voir à ce sujet l'essai de Leonard J. Leff intitulé Hitchcock/Selznick paru chez Ramsay). Hitchcock ne réalisera que quatre films pour Selznick (Rebecca en 1940; Spellbound en 1945; Notorious en 1946 et The Paradine Case en 1947) avant de décider qu'il vaut mieux être son propre producteur en 1947. Cependant, produire un film coûte cher et les premières œuvres indépendantes d'Alfred Hitchcock (Rope et Under Capricorn) n'ont guère de succès au box office. C'est ainsi que pressé par ses créanciers et par son agent, Les Wasserman, il accepte en 1955 de prêter son nom et son image à une série télévisée intitulée d'abord Alfred Hitchcock presents (1955-1962) pour un salaire de 129 000 $ par épisode de 30 minutes. À partir de 1962 jusqu'à 1965, la série prendra titre de The Hitchcock Hour.

Son rôle y est toutefois limité et cela relève de son propre choix. Il écrit et présente l'introduction de chacun des épisodes et en choisit les scripts (rôle qu'il confiera à partir de 1959 à Joan Bennett son assistante et amie). Contrairement à ce que beaucoup de spectateurs croient à l'époque, la série Alfred Hitchcock Presents est fort peu révélatrice de ses particularités et de talents en tant que concepteur, scénariste, monteur et réalisateur. De fait, sur les 368 épisodes télévisés, Hitchcock n'en réalisera que 20.

Revenge (2/10/55) ; Poison (5/10/58) ; Breakdown (13/11/55) ; A Dip in the Pool (1/06/58) ; Back for Christmas (4/3/56) ; Banquo's chair (3/05/59) ; The case of Mr Pelham (4/12/55) ; Arthur (27/09/59) ; Wet Sathursday (08/56) ; The Crystal Trench (4/10/59) ; Mr Blanchard's secret (23/12/56) ; Incident at a corner (5/4/60) ; Four o'clock (30/09/57) ; Mrs Bisby and the colonel (27/09/60) ; One more mile to go (7/04/57) ; The horse player (14/03/61) ; The perfect crime (20/10/57) ; Bang! You're dead! (17/190/61) ; Lamb to the slaughter (13/04/58) ; I saw the whole thing (11/10/62)

Les films réalisés et produits par Hitchcock entre 1954 et 1963 sont en général considérés comme ses plus grands chefs-d'œuvre. Citons notamment Sueurs froides (1958) ou Psychose (1960). Avec les Oiseaux en 1963, Hitchcock tente de faire réfléchir le spectateur sur la place de l'Homme : "Et si mère Nature reprenait le dessus ?".

Les films qui suivront seront moins personnels - peut-être aussi moins ambitieux. L'âge commence à se faire sentir, le cinéma est en crise à cause de l'arrivée de la télévision dans les ménages et Hitchcock a perdu deux de ses plus proches collaborateurs : Bernard Herrmann, son musicien, et Robert Burks, le directeur de la photographie. Sans être toutefois des "navets", les films réalisés après Marnie (1964) n'ont pas la même dimension que ceux de son âge d'or.


L'influence hitchcockienne
Si aujourd'hui Hitchcock est considéré par beaucoup comme l'un des plus grands réalisateurs de cinéma, cela n'était pas le cas lors de la sortie de ses films. Peu aimé de la critique, on l'accusait de toujours refaire la même histoire ou de faire ses films en fonction du public. À cela, Hitchcock répondait qu'il ne comprenait pas l'attitude nombriliste de certains réalisateurs qui font des films pour eux-mêmes.

Néanmoins, Hitchcock a toujours été plébiscité par le public. De plus, de nombreux films, clins d'œil à Hitchcock, ont été faits tel Psychose (1998) de Gus Van Sant qui reprend à quelques détails près les mêmes plans que l'original mais est tourné en couleurs. Ce film fut un échec, à croire que seul Hitchcock pouvait tourner Psychose.

Aujourd'hui, de nombreux réalisateurs s'inspirent directement du travail d'Hitchcock. Il est le premier à avoir appliqué dans ses films toutes les "recettes" du suspense et des scènes d'anthologie toujours appréciées - la douche dans Psychose - montrent à quel point il restera populaire.

Parmi les réalisateurs actuels, celui qui se veut le plus hitchcockien est sans doute Brian De Palma.
lundi 25 septembre 2006 à 05:59
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BILLY WILDER (Samuel Wilder 22 juin 1906 Autriche-27 mars 2002 Californie)


VIENNES - BERLIN VIA HOLLYWOOD


Billy Wilder est né en Autriche sous le nom de Samuel Wilder, le 22 juin 1906, dans une famille d'origine juive. Ayant d'abord fait des études de droit dans le but de devenir avocat, il se tourne vite vers le journalisme et intègre l'équipe d'un journal viennois. Fort de cette expérience, il déménage à Berlin où il est engagé dans le plus grand tabloïd de la ville. C'est en 1929 qu'il fait ses débuts au cinéma en écrivant les scénarios de Der Teufelsreporter et Les Hommes le dimanche. Il décide alors d'abandonner le journalisme et de faire carrière en tant que scénariste. Il travaille sur de nombreux films allemands, et en particulier le grand succès de 1931: Emil and the Detectives. En 1933, quand h***** prend le pouvoir en Allemagne, il s'exile en France, où il co-réalise Mauvaise Graine en 1933, puis part s'installer à Hollywood où il prend le prénom de Billy (la version américaine de son surnom d'enfant "Billie" que lui avait donné sa mère, fan de Buffalo Bill).

Hollywood

Après quelques temps d'adaptation à sa nouvelle vie et sa nouvelle langue (il dira plus tard que son accent est un mélange entre celui d' Arnold Schwarzenegger et celui de l'archevèque Tutu) et aux nouveaux studios, il vend en 1937 à la Paramount l'histoire de Champagne Waltz et entre ainsi par la grande porte dans le cinéma hollywoodien. L'année suivante, on lui demande d'écrire en collaboration avec Charles Brackett le scénario de La Huitième Femme de Barbe Bleue, réalisé par Ernst Lubitsch. C'est le début d'une grande collaboration entre ces deux co-scénaristes. Après avoir été nommé aux Oscars pour les scénarios de Ninotchka (1939), La Porte d'or (1941), Boule de feu (1941), et devant le mécontentement que lui procurait la façon dont ses scénarios étaient portés à l'écran, il décide de passer à la réalisation. Ses deux premiers films Uniformes et jupons courts avec Ginger Rogers (1942) et Les Cinq secrets du désert (1943) apparaissent comme des comédies intelligentes et prometteuses. En 1944, il s'associe à Raymond Chandler pour écrire et réaliser Assurance sur la mort, un film noir qui lui vaut une double nomination comme meilleur réalisateur et meilleur scénario. La consécration arrivera l'année suivante avec Le Poison, qui remporte quatre Oscars: meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario et meilleur acteur pour Ray Milland. C'est alors qu'il est envoyé à Berlin par l'armée américaine pour participer à la reconstruction d'après-guerre.

THE BROADWAY MELODY


A son retour en 1948, il écrit et réalise La Scandaleuse de Berlin avec Marlene Dietrich dans le rôle titre. Le film dépeint Berlin en reconstruction de façon assez comique et lui rapporte une nomination à l'oscar du meilleur scénario. 1950 marque sa dernière collaboration avec Charles Brackett pour Sunset Boulevard. Remportant le prix du meilleur scénario et nommé comme meilleur réalisateur, Billy Wilder signe ici une magnifique comédie noire qui remporte un succès mitigé. Le public regrette son côté un peu trop sombre. Le film suivant, Le Gouffre aux chimères qui marque le début de sa carrière de producteur, connaitra le même sort malgré une nomination pour le meilleur scénario.


Piqué au vif par ces deux semi-échecs, sa devise étant "Il ne faut pas que les gens s'ennuient", il décide de se tourner vers des adaptations de pièces de théâtre à succès de Broadway. Il adapte d'abord en 1953 le drame anglais Stalag 17, puis en 1954 la comédie romantique Sabrina (qui lui rapporte ses deux nominations habituelles aux Oscars) avec pour premiers rôles Humphrey Bogart et Audrey Hepburn. Les deux films remportent un grand succès auprès du public, et c'est tout naturellement qu'en 1955 la Fox le choisit pour adapter et réaliser Sept ans de réflexion que Marilyn Monroe leur réclame. Wilder arrange considérablement la pièce de base, et son don pour la direction d'acteurs associé à la superbe prestation de Marilyn font le reste. Il parle de son jeu comme d'"un impact charnel. Dès qu'elle apparaissait à l'image, il ne manquait plus rien". Bien que ce ne soit qu'une comédie légère, cette première rencontre entre le réalisateur et l'actrice marque un tournant dans leur carrière quant à leur rapport avec public. La planète est sous le charme de ce conte sexy dont l'apothéose est la scène mythique de la robe de Marilyn virevoltant autour d'elle au dessus d'une bouche de métro à l'angle de Lexington et de la 52ème.

UN ZESTE DE LEMMON

Fort de ces succès il se lance en 1957 le challenge de réaliser trois films assez noirs, L'Odyssée de Charles Linbergh (avec James Stuart), Témoin à charge adaptaté d'Agatha Christie (avec Marlène Dietrich) et Ariane (avec Gary Cooper et Audrey Hepburn et co-écrit avec I.A.L Diamond). Deux ans plus tard, il retrouve Diamond et Marilyn sur le tournage de Certains l'aiment chaud. Cette dernière, qui était au départ rebutée par l'idée de jouer avec des "femmes bizarres" (interprétées par Tony Curtis et Jack Lemmon) dans un film en noir et blanc, est une fois de plus éblouissante sous l'objectif de Wilder, qui sait mieux que personne la mettre en valeur (il faut voir la première scène de Marilyn, où son déhanchement sur le quai de la gare est accueilli par un long sifflement... de train). Le scénario est remarquable et remarqué signant ainsi le point de départ d'une collaboration sans faille entre Wilder et Diamond. La réalisation et les acteurs sont tout autant parfaits, et bien que le film ne soit que nommé aux oscars, il est considéré comme l'une des meilleures comédies de tous les temps.


En 1960, sa nouvelle comédie avec Jack Lemmon, La Garçonnière, remporte les Oscars du meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scénario, ce que Lemmon commente en disant "Je veux passer la fin de ma vie à ne faire rien d'autre que jouer dans des films de Billy Wilder". La même année, il collabore à l'écriture du scénario de L'Inconnu de Las Vegas (Ocean's Eleven) qui regroupe toutes les grandes stars masculines de l'époque: Franck Sinatra, Dean Martin, Sammy Davis Jr., Peter Lawford. L'année suivante, il retourne à Berlin pour réaliser Un, deux, trois et en 1963, propose une adaptation de la pièce Irma la douce avec Jack Lemmon et Shirley McLaine. En 1964, il signe le très cynique Embrasse moi, idiot avec Dean Martin et Kim Novak qui fait un énorme scandale. Il est conspué par la critique et le tout Hollywood. Pour refaire son image, il réalise en 1966 une autre comédie avec Jack Lemmon, La Grande combine, qui lui rapporte une nouvelle nomination pour meilleur scénario. Mais ce film marque la fin de sa grande époque.

LA FIN D'UNE EPOQUE
Dans les années 70, Wilder s'est peu à peu retiré du devant de la scène en réalisant des films mineurs comme La Vie privée de Sherlock Holmes, Avanti!, Spéciale première ou Fedora et en travaillant sur des adaptations de ses propres scénarios, la plupart du temps pour la télévision. En 1981, il réalise son dernier film Buddy Buddy, avec Jack Lemmon, qui est boudé par les critiques. Après sa retraite, Billy Wilder s'est consacré à l'écriture de son autobiographie (travaillant en étroite collaboration avec Cameron Crowe) et à sa collection d'art moderne, tout en participant de temps à autre à des reportages sur le cinéma. C'est à l'âge de quatre-ving-quinze ans que Billy Wilder nous a quittés un mercredi de mars, refermant derrière lui une des plus belles pages de l'histoire du cinéma.

Auteur, réalisateur, producteur, il nous a laissé un sublime héritage de plus de soixante-dix oeuvres parmi lesquelles: Assurance sur la mort, Le poison, La scandaleuse de Berlin,
Sunset Blvd, Stalag 17, Sabrina, Ariane, 7 ans de réflèxion, Certains l'aiment chaud, Témoin à charge, La garconnière, Irma la douce, Embrasse moi idiot.

Source Filmculte.




lundi 25 septembre 2006 à 14:11
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Frederick Wiseman (Né en 1930 à Cambridge, Massachusetts)



Biographie
Frederick Wiseman est né en 1930 à Cambridge au Massachusetts. Après avoir fait des études de droit à la célèbre Yale Law School (finies en 1954), il commence à pratiquer puis à enseigner sa discipline sans grande conviction. En 1964, sa vie prit un virage suite à sa décision de produire le réalisateur Shirley Clark, qui a décidé de réaliser le The Cool World adapté d'un roman de Warren Miller. Cette expérience ayant été révélatrice pour lui, il décide de consacré sa vie à réaliser, produire et monter ses propres films. 3 ans après sort dans les salles son premier documentaire : Titicut Folies qui jette un regard déjà d'une acuité terrible sur un hôpital pour aliénés criminels. Il déclenche tout de suite une série de polémiques qui le poursuivra durant toute sa carrière.


Analyse de l'œuvre
Dès son premier documentaire, il se démarque clairement de ses contemporains. Ses documentaires ne comporte aucun interview, aucune musique, aucun commentaire. Ici, pas de préfabriqué : il fournit une vision brute et laisse au spectateur le soin de défricher et de créer son avis par la réflexion par rapport aux images vues.

Ils ne sont pas montés par ordre chronologique. Ils peuvent en quelque sorte se rapporter à l'essai littéraire. Ils sont arrangés en differents segments thématiques qui rebondissent de l'un à l'autre, se liant par le contraste et la comparaison.

Sa démarche dès le départ se veut étude sociologique des États-Unis. Il essaiera toute sa vie de dresser un portrait critique de ces derniers. Même "The Cool World", le film qu'il a uniquement produit se veut dans cette lignée, sorte de semi-documentaire sur la jeunesse délinquante de Harlem. Après son premier film Titicut Folies, il poursuit une série de documentaire au titre évocateurs : High School et Law and Order en 1969, Hospital en 1970, Juvenile Court en 1973, et Welfare (Aide sociale) en 1975. Ils donnent une vision très critique sur les grandes institutions créées en principe a des buts d'aides. Ils montrent la déshumanisation imposées par les systèmes bureaucratiques. Il filmera aussi durant cette période ses documentaires aux images les plus fortes Primate en 1974 et Meat en 1976, respectivement sur l'expérimentation animale et l'élevage de masse des bœufs destinés à la consommation. Ces 2 documentaires révèlent un talent cinématographique et photographique immense. Les images tournées en noir et blanc détonnent littéralement aux yeux du spectateur, s'enchaînent dans des transition pertinentes dans un contraste fou.

Il se lança ensuite dans l'observation des modèles la société de consommation avec Model en 1980 puis The Store en 1983. Il enchaîne ensuite sur 3 documentaires traitant de l'influence des tares physiques sur l'esprit, puis repart dans ses sujets de prédilections jusqu'à nos jours, posant son œil taciturne sur de multiples sujet.

Il filma aussi une de ses seules œuvres de fictions en 2002 : La Dernière Lettre. Poignant monologue récité par Véronique Aubouy, résumant les derniers jours d'une médecin juive dans un ghetto en Ukraine. Terriblement dépouillé il impose avec force ses paroles enchaînant des jeux de lumières de toute beauté.
jeudi 28 septembre 2006 à 12:40
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David Lynch (1946- )



Les films : Eraserhead (1976) ; Elephant man (1980) ; Dune (1984) ; Blue velvet (1986) ; Wild at heart (1990) ; Twin peaks (1990) ; Lumiere & Cie (1995) ; Lost highway (1997) ; Une histoire vraie (1998) ; Mulholland drive (2001) ; Inland empire (à venir 2006?)

Les séries : Twin peaks (1990-1991) ; On the air (1992) ; Hotel room (1992)

Les court-métrages : Six figures (1967) ; The alphabet (1968) ; The grand-mother (1970) ; The amputee (1974)


David Lynch, c'est qui ?

Ses débuts :

Il va faire ses études en arts à Philadelphie, où il réalisera en 2éme année Six figures. Ce court-métrage était destiné à être projeté, en boucles, sur une toile en relief. Ainsi, lors de la projection, l'image, à certains endroits, était en relief. Grâce à ce film, il remportera le concours.

Puis, il décide quelques années plus tard de rentrer à l'AFI et il aura pour projet d'études de réaliser Eraserhead en long métrage !!!

Durée du tournage-montage d'Eraserhead : 5 ans !

Adaptation de roman :

Il a adapté au cinéma : Elephant man, Dune, Wild at heart.

Tous trois ont eu un chemin à leur sortie très différents.

Elephant man toucha un large public, il eut 8 nominations aux oscars mais c'est peut-être le slogan, qui amena les gens à découvrir ce chef-d'oeuvre des films-freaks : " Je ne suis pas une bête ! Je suis un être humain ! Je... suis... un homme ! "

Dune, par contre, déçu les fans des livres de Sf de Hebbert de l'époque, fut un gouffre financier. L'un des seuls films de Lynch où sa patte est loin d'être présente ! Sûrement à cause d'une équipe de production trop exigeante, trop directive.

Mais c'est avec sa 3ème adapation et la collaboration de Barry Gifford (auteur du roman), que Lynch s'impose à ceux qui doute encore de son talent. Il remportera la Palme d'or 1990 avec ce premier road-movie : Wild at heart (Sailor & Lula)

Film noir :

Incontestablement : Blue Velvet et Lost highway

Blue velvet est sûrement le prologue d'un Mulholland drive. En fait, Lynch nous dévoile sur cette pellicule ses hantises, cette frontière entre inconscient et subconscient. Un thriller, où la définition de "suspens" d'Hitchcock prend tout son sens.

Lost highway nous entraine dans les dédales de la schizophrénie. Sur fond de rock, ce road-movie est tout aussi remarquable que Blue velvet.

Film noir et série :

Deux films peuvent s'inscrire dans cette catégorie : bien évidemment Twin peaks (dont une 20aine d'épisodes passèrent sur une chaîne américaine et sur arte) et Mulholland drive

Twin peaks, c'est juste le reflet d'une ville, de ses habitants, de ce shérif, et de Laura Palmer, C'est de l'imaginaire et les lettres C.I.N.E.M.A y prennent tout leur sens.

Mulholland drive, quant à lui, était destiné à devenir une série. Mais le voir en une fois, sans le faire trainer en longueur, n'est-ce pas mieux ? Le chef d'oeuvre de David Lynch car on en sort tous le cerveau en vrac !

Film-tableau :

Une histoire vraie est aussi touchant que surprenant ! Qui s'attendait à un tel film de la part d'un maître du genre des films noirs ! ! !


Sources: aucunes
vendredi 29 septembre 2006 à 01:43
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Lyne Chardonnet



Née le 5 mai 1943 à Paris 14e (75)
Décédée le 11 mai 1980 à Enghien (95)
Inhumée à Soisy-sous-Montmorency (95)

Après être passée par des cours de danse classique, elle entre au Conservatoire où elle a pour professeur Henri ROLLAN, Robert MANUEL et Fernand LEDOUX. En 1966, elle remporte le 2e prix de comédie classique et le 2e prix de comédie moderne.

Elle joua aussitôt au théâtre, au cinéma et pour la télévision.

Au théâtre, retenons : Cécile ou l'école des pères et Les poissons rouges toutes deux de Jean Anouilh; Il ne faut jurer de rien d'Alfred de Musset; L'Aiglon d'Edmond Rostand; L'étourdi de Molière; Le plus heureux des trois d'Eugène Labiche, Interdit au public de Jean Marsan, etc.

A la télévision, entre autres : Les hommes de rose de Maurice Cloche; Les gens de Mogador de Robert Mazoyer; Claudine d'Edouard Molinaro, et même une prestation auprès de Raymond Souplex/Bourrel pour un épisode des Cinq dernières minutes, etc.

Au cinéma, on ne peut oublier Mon oncle Benjamin où elle incarne la jolie Arabelle, la fille du vieux docteur (Paul Frankeur), guère sensible à la truculence de Benjamin (Jacques Brel) car le petit cœur ne bat que pour le très policé vicomte de Pont-Cassé (Bernard Alane). Edouard Molinaro qui dirige cette farce polissonne l'engage à nouveau comme hôtesse de l'air, cette fois, pour L'homme pressé d'après le roman éponyme de Paul Morand. Notons qu'elle fait également partie de la brillante distribution de Mayerling en tant que soeur de Catherine Deneuve en Marie Vetsera.

Lyne Chardonnet fut la première épouse du romancier Paul-Loup Sulitzer le 23 septembre 1968. Ils divorcèrent peu de temps après. Elle fut par la suite la compagne du réalisateur Jacques Cortal qui lui donna une fille, Léa en 1974.

Lyne décéda d'un cancer du foie à 37 ans. Ses plus intimes amis, dont la plus chère, Mireille Darc, l'accompagnèrent à sa dernière demeure au son d'un violoncelle distilant une déchirante sonate de Bach.

J'ai eu le privilège d'entrer dans sa famille après sa disparition et de vivre des moments magiques dans le décor qui la vit grandir, s'épanouir et s'éteindre. C'est mon amour pour elle qui m'avait ouvert cette porte, jamais un jour de ma vie je ne l'oublie, et je saisi l'occasion de ce sujet sur les comédiens pour vous faire partager son souvenir et sans doute vous révéler la vie trop brève de cette étoile filante trop méconnue.

Filmographie:

1967 Benjamin ou les mémoires d'un puceau (de Michel Deville) avec Michel Piccoli.
La guerre est finie (d'Alain Resnais) avec Yves Montand.

1968 Bruno, l'enfant du dimanche (de Louis Grospierre) avec Roger Hanin.
Le tatoué (de Denys de La Patellière) avec Jean Gabin et Louis de Funès

1969 Mayerling (de Terence Young) avec Omar Sharif.
Clérambard (d'Yves Robert) avec Philippe Noiret.
Je, tu, elles (de Peter Földes) avec Juliet Berto.
A time for living / Le temps d'aimer (de Christopher Miles) avec Mel Ferrer.
Mon oncle Benjamin (d'Edouard Molinaro) avec Jacques Brel.

1972 L'œuf (de Jean Herman) avec Guy Bedos.

1973 Les borgnes sont rois (court métrage de Michel Leroy et Edouard Séchan) avec Paul Préboist.
Dada au cœur (de Claude Accursi) avec Roger Blin.
Le protecteur (de Roger Hanin) avec Bruno Crémer.

1976 Le jouet (de Francis Veber) avec Pierre Richard.
Dracula père et fils (d'Edouard Molinaro) avec Christopher Lee.

1977 L'homme pressé (d'Edouard Molinaro) avec Alain Delon.

1979 Lady Oscar (de Jacques Demy) avec Catriona MacColl. (inédit)

1980 Trois hommes à abattre (de Jacques Deray) avec Alain Delon.
Une merveilleuse journée (de Claude Vital) avec Daniel Ceccaldi.
Chanel solitaire (de Georges Kaczender) avec Marie-France Pisier.

Ce message a été modifié par Trégorois - vendredi 29 septembre 2006 à 02:03.
vendredi 29 septembre 2006 à 14:42
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Sacha Guitry



Guitry Alexandre Georges Pierre dit Sacha

Né le 21 février 1885 à Saint-Petersbourg (Russie)
Décédée le 24 juillet 1957 à Paris 07e (75)
Inhumé au Cimetière de Montmartre à Paris 18e (75)

Il fut l'âme de Paris, son esprit pétillant, son ironie tendre, son intelligence, son charme durant plus de cinquante ans.

Cinquante ans de spectacle et d'incontestables succès, depuis sa première pièce Le page, jouée en opérette en 1902, jusqu'à ce 13 décembre 1953 où il apparut sur scène pour la dernière fois, à Bruxelles, pour Debureau, l'une de ses meilleures pièces.

Paradoxe, ce roi de Paris vit le jour en Russie tsariste où son père, le grand comédien Lucien Guitry, jouait au Théâtre Michel de Saint-Pétersbourg durant la saison d'hiver. Sa mère, Renée Delmas de Pont-Jest, se sépara de son mari trois ans plus tard et mourut de tuberculose, âgée de 44 ans.

L'hiver en Russie, le reste de l'année à Paris et en tournée, le jeune Sacha suivit son père et fréquenta ainsi les plus grandes célébrités de l'époque : Sarah Bernhardt, bien sûr, grande amie de Lucien, Tristan Bernard, Alphonse Allais, Jules Renard, Edmond Rostand, Anatole France et quantité d'autres.

A l'école, cancre parfait ("je fus le cancre le plus lamentable et le plus illustre de France", avoua-t-il par la suite), adepte de l'école buissonnière, il redoubla avec une constance remarquable, mais obtint quand même un prix : celui de gymnastique, aux barres parallèles !

En 1899, il débute sous le pseudonyme de Lorcey et foule les planches avec Hernani de Victor Hugo. Deux ans plus tard, il a alors seize ans, il écrit sa première pièce et elle est jouée l'année suivante, grâce à la complicité de Francis de Croisset, ami de Lucien.

La brouille (célèbre et longue) avec son père viendrait d'ailleurs de là, dit-on : Sacha, qui l'admire beaucoup veut écrire sous son véritable nom alors que Lucien tient à ce qu'il utilise un pseudonyme... de crainte du déshonneur. Une autre explication veut que, débutant chez son père sous le nom de Lorcey au Théâtre de la Renaissance, dans La bonne Hélène de Jules Lemaître, il arrive en retard, rate son entrée de guerrier grec et joue sans perruque. De bonnes raisons pour essuyer le courroux paternel. La réconciliation s'effectuera beaucoup plus tard lors de la création de Pasteur que Sacha écrivit tout spécialement pour Lucien.

Il a vingt ans lorsqu'il écrit, en quatre jours, Nono, son premier vrai succès qui sera joué au Théâtre des Mathurins par Victor Boucher, alors jeune débutant, et Charlotte Lyses. Cette dernière, de son vrai nom Charlotte Lejeune, du reste éphémère maîtresse de Lucien, devint en 1907 - ceci n'empêchant pas cela - en la mairie de Honfleur, la première Madame Sacha Guitry. Cette même année, au Théâtre Antoine remplaçant son principal interprète malade pour sa pièce Chez les Zoaques, il joue pour la première fois et, griserie suprême, Sacha comprend qu'en plus d'auteur, il peut être acteur.

Yvonne Printemps qu'il rencontre dans les coulisses du Théâtre du Palais-Royal alors qu'elle est à cette époque l'amie de l'aviateur Georges Guynemer lequel sera abattu en plein ciel le 11 septembre 1917, devient la seconde Madame Guitry et sans doute son amour le plus passionné. Mais "son rossignol", comme l'appelait Sacha, le quitte après quinze ans de mariage et de succès en commun pour un acteur, alors jeune premier à l'aura grandissante : Pierre Fresnay.

Le parcours des épouses est intéressant à suivre car Sacha Guitry écrira toujours pour elles. Numéro trois : Jacqueline Delubac, de son vrai nom Isabelle Basset, une jolie brune lyonnaise, mannequin et qui a déjà un peu joué. Sacha a 50 ans, elle en a 28, ce qui lui fera dire lorsqu'il l'épouse à la mairie du VIIème arrondissement de Paris : -"J'ai le double de son âge, il est donc juste qu'elle soit ma moitié". C'est dans cet état d'esprit qu'il écrivit "Mon double et ma moitié", une pièce qu'ils créèrent ensemble. Trois ans après, c'est cependant le divorce.

Geneviève de Séreville, jeune et de solide noblesse, attirée par le théâtre et fréquentant le cours René Simon, deviendra la quatrième Madame Guitry et la première mariée à l'église (à Fontenay-le-Fleury, dans les Yvelines). Elle joua quelques pièces et films sous le nom de Guitry mais, dut le rendre au cinquième et dernier mariage de Sacha avec Lana Marconi laquelle prétendit, à l'époque, descendre de la famille royale de Roumanie.

Guitry et les femmes, on le voit, méritent sans doute un important chapitre, d'autant qu'en dehors des officielles, d'autres ont aussi joué un rôle considérable dans la vie de l'auteur : Mona Goya, Simone Paris, Yvette Lebon et Arletty, entre autres.

Indûment accusé de complaisance avec l'ennemi, Sacha Guitry fut arrêté en août 1944, interné soixante jours à Fresnes et dut démissionner de l'Académie Goncourt où il avait été élu le 28 juin 1939. Ceci ne l'empêche pas d'ironiser sur cette période en consacrant un savoureux livre de souvenirs intitulé "Quatre ans d'Occupations" (à noter le "s" final !)

Au cinéma, ses films, ceux du début, furent surtout du théâtre filmé, de ses pièces bien entendu. On peut placer en exergue : Ils étaient neuf célibataires à la distribution étincelante et les deux grands films historiques Si Versailles m'était conté et Napoléon où, comme il fallait s'y attendre, il flirta impunément avec l'Histoire. Il convient aussi de noter deux très bons films avec l'extraordinaire Michel Simon pour vedette : La vie d'un honnête homme et La Poison.

Le 23 juillet 1957, à 4 heures du matin, vaincu par une santé compromise depuis plusieurs années et par les ravages d'une polynévrite, il rendit son dernier soupir sur un ultime mot d'esprit à sa veuve : "Ne me regardez pas, mon chéri, ce n'est décidément pas un spectacle".

Cinq ans plus tard, cédant au poids des dettes, mais plus encore à un promoteur immobilier, Lana Marconi vendit le célèbre hôtel-résidence du 18 avenue Elisée-Reclus hérité par Sacha de son père et dont tous les deux auraient souhaité qu'il devienne un musée du théâtre. Le promoteur, peu soucieux de culture, le fit démolir pour y faire surgir six étages d'appartements de grand luxe.

Ce message a été modifié par Trégorois - vendredi 29 septembre 2006 à 14:43.
mardi 17 octobre 2006 à 09:17
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Jean-Luc Godard, 3 décembre 1930 à Paris,



Les débuts
Après une scolarité en Suisse et à Paris, Jean-Luc Godard s'inscrit à la Sorbonne (en 1946) en anthropologie, mais fréquente plutôt les ciné-clubs de la capitale. Il fréquente les cinémas du Quartier latin de Paris et noue des relations d'amitié avec André Bazin, Claude Chabrol, François Truffaut, Jacques Rivette et Eric Rohmer. Godard était une des premières signatures du magazine la Gazette du cinéma fondée par Rohmer. Lorsque André Bazin fonde les Cahiers du cinéma en 1951, Godard, Rivette et Rohmer sont parmi les premiers à y écrire.


Premiers films
Comme beaucoup des critiques des Cahiers du cinéma, Godard commence à s'intéresser à la réalisation. Son premier film, Opération béton (1954), est un documentaire. En 1958, il tourne Charlotte et son Jules (dédié à Jean Cocteau). Toujours en 1958 François Truffaut tourne pendant une véritable inondation Une histoire d'eau, mais se retrouve avec des rushes qu'il juge inutilisables. Jean-Luc Godard les récupère et fait un montage sur lequel il ajoute un commentaire en voix-off. Il continue parallèlement son travail critique aux Cahiers du cinéma et devient une figure clef de la Nouvelle Vague.

Le producteur Georges de Beauregard misera sur son premier long métrage: À bout de souffle en 1959, avec Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg et, dans une apparition furtive mais remarquée, Jean-Pierre Melville. À la fois succès critique et public, reconnu internationalement, ce film devient représentatif du style de la Nouvelle Vague (jump cuts, tournage à la volée, improvisations sont autant d'irruptions novatrices dans un art que Godard considérait comme trop engourdi par l'académisme). Son second succès sera Vivre sa vie en 1962 avec Anna Karina. L'année suivante, il réalise les Carabiniers en hommage à Jean Vigo. Le producteur italien Carlo Ponti lui confie alors l'adaptation du roman d'Alberto Moravia Le Mépris : Godard y sublime Brigitte Bardot et rend un vibrant hommage à Fritz Lang qui joue son propre rôle.

En 1964, Godard et Anna Karina (qu'il a épousé en 1961) fondent la maison de production Anouchka Films. En 1965, Godard tourne Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution et Pierrot le fou. À la fin de l'année 1965, il tourne Masculin, féminin avec Jean-Pierre Léaud, Chantal Goya, Marlène Jobert et Brigitte Bardot qui par contrat lui devait encore une journée de tournage. A peu près au même moment, Godard et Anna Karina divorcent. En 1967, il épouse l'actrice et future romancière Anne Wiazemsky, petite fille de François Mauriac, qu'il fait tourner dans La Chinoise et Le Gai Savoir. En 1968, il est de ceux qui importent la "Révolution" au Festival de Cannes avec Truffaut, Chabrol, Malle...

Il vit aujourd'hui avec la réalisatrice Anne-Marie Miéville.

Analyses de l'œuvre
Jean Luc Godard : jeu de mise en abyme sur le cinéma. Le cinéma intervient très souvent dans ses films dans des jeux de mises en abymes. ex : Détectives où l'on voit une caméra JVC qui filme. A un moment elle se tourne vers l'oncle (Terzieff), se tournant en réalité vers la caméra qui la filme : mise en abyme de deux caméras (comme dans l'ouverture du Mépris). ex : allusion au matériel vidéo : le néon AGFA dans Détectives, les VHS et le vidéo-club dans Hélas pour moi.

Les personnages vont au cinéma (Vivre sa vie, Masculin/féminin, Pierrot le fou, les Carabiniers, Éloge de l'amour où une scène se passe à l'Espace Saint-Michel), tournent un film (Le Mépris, Passion, Prénom Carmen, For Ever Mozart), parlent de films, etc., des affiches (ex : dans Éloge de l'amour, on voit l'affiche de Matrix, dans le Mépris et 2 ou 3 choses, on voit l’affiche de Vivre sa vie).

Références à des scènes de films. Références à des réalisateurs : Dreyer pour le Petit Soldat (Anna Karina s’appelle Veronika Dreyer ; Veronika étant aussi une allusion au film de Bergman), Lubitsch dans Une Femme est une Femme (Sérénade à trois, plus le fait que Belmondo s'appelle Lubitch), Mizogushi dans Made in USA (la chanteuse japonaise s’appelle Doris Mizoguchi) et dans Tous les Garçons s’appellent Patrick (Brialy fait semblant de parler japonais, il dit « Mizoguchi Kurosawa »). Présence de Gérard Blain dans Charlotte et son Jules, de Jean-Pierre Melville dans A bout de Souffle, de Fritz Lang dans le Mépris, de Samuel Fuller dans Pierrot le fou, Woody Allen dans King Lear, de Jean-Luc Godard lui-même dans La Chinoise', Prénom Carmen, Soigne ta droite, King Lear et Notre Musique.

La figure du cinéaste est très présente : dans Le Mépris c'est Lang, dans Pierrot le fou c'est Fuller, dans La Chinoise c'est lui-même, dans Tout va bien c'est Montand (qui fait explicitement allusion à l'itinéraire de Godard), Dans Sauve qui peut (la vie) c'est Dutronc, dans Passion c'est Djerzy, dans Prénom Carmen c'est lui, dans Soigne ta droite, King Lear et Notre Musique aussi.

Distanciation : le film rappelle sans cesse qu'il est un film, que c'est du cinéma. ( on s'adresse au spectateur, frontalité, ect.) 2 ou 3 choses s’ouvre sur une présentation, non du personnage, mais de l’actrice (« Elle, c’est Marina Vlady… »). Il filme le clap indiquant que ca tourne dans La Chinoise et dans Le Gai Savoir. Les personnages parlent du film. Par exemple dans Le Gai Savoir, Léaud dit "finalement c'est un échec ce film", ou Jean Yanne dans Week end "ça fait chier ce film". Dans Week end encore, on voit un personnage ensanglanté affirmer "c'est pas du sang c'est du rouge". Dans l'ouverture de Détectives, on voit des images tournées à la caméra JVC. L'image stoppe et revient en arrière, montrant qu'elles sont bien des images tournées. La caméra de Godard filme les détectives en train de filmer, de visionner les images qu'ils tournent. Les images ne doivent pas s'imposer, elles doivent se faire oublier au profit de ce qu'elles montrent : ici, à l'inverse, elles se manifestent comme images enregistrées. Les choses disparaissent au profit de leur image.

Les jeux de renvois entre les films de Godard : Dans Une femme est une femme, Belmondo parle d'A bout de Souffle, Chantal Goya parle de Pierrot le fou dans Masculin/Feminin. Marie regarde Le Mepris dans Le livre de Marie. A la fin de Détectives, Léaud demande comment elle a eu l'argent, elle répond qu'elle ne lui dira pas, qu'elle préfère encore mourir, tout comme « BB » répond à Piccoli, qui lui demande pourquoi elle le méprise : " ça je te le dirais jamais, même si je devais mourir". Tout va bien s’ouvre sur un blason, allusion à l’ouverture du Mépris. La seconde partie de For ever Mozart, reprend la formule ouvrant le Mépris à propos du cinema rendant le monde conforme à nos désirs. Dans Hélas pour moi, un personnage au video club reprend la formule de Belmondo dans A bout de Souffle : "je m’en souviens, et non pas je m’en rappelle". Eddie Constantine, dans Allemagne année neuf zéro, reprend la formule des Carabiniers : "un soldat salue un artiste". Sa présence en tant qu'agent secret Lemmy Caution, constitue déjà en soi un renvoi à Alphaville.

Sauve qui peut (la vie).

De nombreux jeux d'arrêt sur image, de ralentis, de style saccadé (déjà présents dans France tour détour) Un film pessimiste, où la vie est une sorte d'enfer à fuir (sauve qui peut !). Tous les personnages sont détestables, immoraux, grossiers, tous se détestent, se crient dessus, s'insultent, se disputent, se frappent. La sexualité est très présente, surtout pas sous une forme amoureuse et tendre, car le monde que donne à voir Sauve qui peut (la vie) est un monde sans amour et sans tendresse, mais sous ses formes les plus déviantes et perverses : zoophilie (la scène avec les vaches et la fermière), l'homosexualité (entre Godard-Dutronc et un homme de l'hôtel au début du film, puis Isabelle évoque aussi un amour lesbien pendant la première scène de prostitution à l'Hôtel), la pédophilie et l'inceste (Godard-Dutronc veut voir les seins de Cécile, demande à un ami s'il n'a pas déjà eu envie d'enculer sa propre fille, et pendant la première scène d'Isabelle à l'hôtel, le client lui demande de jouer sa fille), et enfin la prostitution, thème déjà évoqué dans Vivre sa Vie, Alphaville et 2 ou 3 choses que je sais d'elle. Dans la troisième partie (le commerce), la prostitution est liée au capitalisme, au monde des affaires. Les proxénètes évoquent les banquiers, seuls à être indépendants. Les clients d'Isabelle sont à chaque fois des patrons (dans le premier cas, il négocie des prix au téléphone, dans le second cas la scène a lieu dans les bureaux de l'entreprise, avec un subordonné). Dutronc : il joue Godard, on retrouve les lunettes et le cigare propre au style de Godard, ainsi que l'amitié avec Duras. C&#