Thursday 26 January 2012 à 21:42 A l'approche de la présidentielle, on peut noter que les candidats s'intéressent aux classes moyennes. Les classes moyennes, le terme est difficile à définir. Qui sont elles vraiment ? Faites vous parti des classes moyennes, quelle est votre propre définition des classes moyennes ?
Pour moi, les classes moyennes sont la majorité des français. Ca me fait penser à une autre expression "le français moyen" ou "monsieur tout le monde". Celui qui se fond dans la masse en fait. Qui travaille, qui gagne bien sa vie mais sans plus. Qui paie ses impots. Qui n'est ni riche ni pauvre. Au milieu quoi.
Le terme classes moyennes a été inventé en réaction à la lutte des classes qui définissait les prolétaires et les bourgeois, afin de placer le public face à une absence de lutte des classes, n'étant plus prélétaires eux-mêmes ils cessaient de s'opposer aux "bourgeois".
Et pour y parvenir on a fait ce qu'Henry Ford proposait, on augmenta leur salaire. C'était la société de consommation.
Aujourd'hui en France, être classe moyenne, c'est être contribuable et donc en effet payer pour les autres. Payer les riches pour qu'ils restent riches, et payer les pauvres pour qu'ils restent pauvres.
--
A ce qu'on a pu lire dans la presse, les classes moyennes semblent être les oubliées des politiques car ni riches ni pauvres, personne ne s'intéresse à elles. C'est même elles qui "trinquent" parceque finalement elles ne bénéficient d'aucune aide. En effet elles ne sont pas assez riches pour bénéficier de niches fiscales et pas assez pauvres pour avoir des aides. Elles paient donc leurs impots au prix fort et puis ça s'arrête là. On peut donc comprendre que les différents partis, tendent à capter cet électorat qui représente en pourcentage de personnes votantes un gros vivier de votes éventuels pour telle ou telle candidature.
En effet, les classes moyennes sont les oubliés de la politique, qui comme on l'a vu ne font que de la "politique de niches", un coup sur les immigrés, un coup sur les "niches fiscales", et puis "l'antisémitisme" ou le mariage homosexuel.
Mais de toute évidence les politiques se foutent totalement des 90% du peuple, car ça ne leur permet pas de faire leur petit jeu du vilain méchant contre l'innocente victimes martyrisée. Et il n'y a que ça qui les intéresse.
Et là, pour la première fois depuis que je suis la politique, donc la campagne de 95, la classe politique semble s’apercevoir qu'il existe un peuple. Bien sur c'est une posture mytho pour gagner les élections, mais si les classes moyennes saisissent la balle au bond il pourrait être possible de revenir à une simili-démocratie.
Bon j'avoue ça ne se produira pas, personne ne fera rien et on continuera de raconter qu'on est en démocratie avec la loi ACTA. On ne protestera même pas quand le flic viendra nous implanter une caméra VHS dans l'anus.