dimanche 13 janvier 2008 à 19:42
"Avant" j'avais une peur bleue de certains chiens (d'attaque, de défense, ou des grandes gueules au regard inexpressif). D'ailleurs j'ai eu droit à quelques aventures bien saignantes qui justifiaient tout à fait cette méfiance.
Par la suite j'ai décidé d'avoir mon propre chien, parce que les circonstances étaient idéales : beaucoup de temps libre, grandes forêts à 100 mètres de ma maison, pas le mointre stress à l'horizon...
Un chien, oui, mais un chien-chat (les chats furent longtemps ma passion contrariée à cause de la circulation automobile qui a fait trop de dégats dans ma petite troupe de matous) . D'ailleurs l'orientale elle-même s'est laissé berner par l'absence d'odeur du jeune chien-chat, par sa grâce, sa douceur, sa prudence : elle l'a tout de suite pris sous sa protection pour parfaire son éducation..
Et ce magnifique animal dit "primitif" a su séduire les homme aussi : personne n'a jamais prêté la moindre intention malveillante à ce chien au regard romantique, à l'allure de gazelle, aux mouvements précis et réfléchis.
Il mesure pourtant 74 cm au garrot , va avoir 5 ans et n'a jamais fait peur à personne pourtant .
Tous ses sentiments positifs qu'il suscitait de la part du public ont dû contribuer à en faiire un chien quasiment parfait.
Donc "avant" j'avais une peur bleue de certains chiens, les gardiens, les gros bergers, les molosses, les combatifs....
Et maintenant ???? C'est idem, sauf qu'on peut supprimer pratiquement toutes les femelles de la liste noire : mon chien arrive toujours à les séduire après une plus ou moins longue période d'observation afin de bien connaitre leur terrain de prédilection.
Il nous a ainsi sauvés de quelques attaques préventives dans les Pyrénées en faisant la cour aux impressionnantes femelles patous...
Et lui aussi manifeste les mêmes réserves que moi en ce qui concerne les races dont je me méfie : il ne s'en approche pas.
J'oubliais : il n'a jamais été tenu en laisse, marche à mes pieds tout naturellement pour traverser des avenues, des ronds-points, et m'escorte fidèlement dans les bois durant nos interminables expéditions journalières qui durent des heures : du bonheur à l'état pur pour nous 2.
Jamais la police des villes ou les gardiens de parcs ne me font la moindre réflexion sur le chien "libre" qui marche à mes pieds.
Ils reconnaissent en lui ce que devrait toujours être un chien : le meilleur ami de l'homme, jamais son ennemi.
2 réflexions que j'entends couramment de la bouche de certains maitres et que je ne supporte pas : "Mon .... n'est bon à rien, il ne serait même pas foutu de me défendre si on m'attaquait". Ou bien : "Mon chien est formidable : il donnerait sa vie pour nous
défendre. Personne n'a intérêt à s'approcher de nos enfants"....
Toujours ces éternels fantasmes d'attaque, de défense, jamais celui de purs plaisirs partagés.
Bonne continuation !