Tuesday 22 August 2006 à 15:23
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Autant le dire tout de suite oui ce sujet est inspiré par la Thema de l'autre jour et oui je me suis endormi devant sleep.gif
J'aimerais utiliser ce sujet pour parler de manière générale de la production et du suicide des cellules et tout se qui l'entoure.

D'après se que je sais et se que j'ai pu comprendre on retrouve ce fameux suicide cellulaire dans plusieurs cas, les plus flagrant et surtout compréhensible sont
- pour le développement neuronal ou le corps préfère produire en masse des cellules pour augmenter les chances de connections, ainsi on se retrouve avec des millions de cellule qui ne servent plus à rien et qui se suicide.
- pour les changements morphologiques, par exemple la perte des membranes que nous avons entre les doigts quand nous sommes encore à l'état de foetus, donc là c'est un suicide programmé.

Mais il semblerait que notre corps utilise souvent la production de masse pour tout et n'importe quoi même il produit des cellules qui ne serviront jamais rien et je dois admettre que je suis surpris que notre corps prévalois cette technique car ça augmente surment les chance de développement de virus tel que le SIDA ... et en plus il en est réduit à devoir détruire une partie de son patrimoine, le corps serait ce une machine défectueuse ?? Car dans une entreprise ce système serait une réelle aberration ... ça parait tellement illogique.

Donc :

- pourquoi le corps utilise cette technique de production de masse (je le comprend pour le développement neuronal ou encore la production de lymphocyte) qui semble potentiellement dangereux en cas d'infection ??
- que savez vous de ce phénomène de suicide, qu'est ce qui le contrôle (car il semblerait que les cellules émettent une substance qui conduit à sa destruction donc c'est bien un suicide).
- que ce passerait il si on bloquait se phénomène ??

Tuesday 22 August 2006 à 15:30
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Je ne m'y connait pas trop mais j'ai un exemple ou le suicide cellulaire est bloqué, il s'agit des cellules cancéreuses qui sont "immortelles", ces cellules là se multiplient sans mourir!

En fait le suicide cellulaire est nécessaire pour laisser la place à des cellules neuves!
Ainsi le renouvellement cellulaire et très rapide dans l'intestin et donc le suicide cellulaire est d'autant plus intense, d'ailleurs on retrouve ces cellules intestinales mortes dans la cuvette des toilettes!

Ce message a été modifié par uno - Tuesday 22 August 2006 à 15:32.
Tuesday 22 August 2006 à 16:05
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Uno semble donner une bonne réponse à ta troisième réponse Tatan : si les cellules défectueuses ne se détruisent pas soit elles peuvent devenir cancéreuses soit dérégler leur environnement (maladies dégénératives ?).

En ce qui concerne le fait de créer un grand stock de cellules pour après détruire ce dont on n'a pas besoin, c'est un grand concept du vivant : il y a aussi des voies métaboliques qui sont actives et qui à priori n'amène pas de bénéfice, les cycles futiles. On se dit qu'il serait plus pratique de les activer en cas de besoin seulement mais ça permet en fait une plus grande réactivité et adaptibilité et mine de rien une économie au moment où on en a besoin.

Ce qui contrôle l'apoptose (puisque c'est le mot consacré), ce sont une floppée de facteurs déclenchant, soit des molécules envoyées par d'autres cellules voisines pour lui signaler qu'il faut qu'elle crève, soit c'est un dérèglement interne qui arrivé à un point de non retour s'amplifie de lui-même jusqu'à ce que la cellule claque.
Tuesday 22 August 2006 à 16:22
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Donc selon vous le sucide cellullaire serait une sorte de maintenance préventive du corp, avant que la cellule ne défaille dans leur production ??

Mais par contre vous introduisez le cancer comme une cellule qui ne se sucide pas ... donc est ce une cellule qui est infecté et qui ne se sucide pas ou alors une cellule qui ne se sucide pas et qui par sa "vieillesse" se met à produire des cellules cancereuses car le cancer me semble assez structuré ??

Ce message a été modifié par tatanertagueule - Tuesday 22 August 2006 à 16:27.
Tuesday 22 August 2006 à 18:14
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Voici un article intéressant qui répond en partie à cette question!

Le suicide cellulaire : un phénomène clé du vivant!

L'étude de la mort cellulaire physiologique ou apoptose constitue l'un des axes de recherche du Laboratoire de Génétique et Biologie Cellulaire (LGBC) de l'Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.


La disparition de structures transitoires au cours du développement a été décrite dès l’antiquité par Galien et les premières observations de mort cellulaire datent du milieu du XIXe siècle. Toutefois, ce n'est qu'à la fin du XXe siècle que s'est imposée l'évidence du rôle physiologique de la mort cellulaire non seulement au cours du développement, mais également dans le contrôle de la taille des tissus et dans l'élimination des cellules infectées ou endommagées.

Une illustration du rôle central de la mort cellulaire se trouve dans le fait qu'un défaut dans la régulation du programme de mort cellulaire est à l'origine de diverses pathologies. Ainsi une activation anormale du programme de mort est impliquée dans certaines maladies neurodégénératives (Alzeihmer et Parkinson), hépatiques ou encore dans le SIDA qui résulte d'une destruction massive de certains lymphocytes. Inversement, une inhibition de la mort est responsable de certaines maladies auto-immunes, des infections virales et l'apparition de cancers.

Induction du suicide : une stratégie cellulaire pour lutter contre le cancer …
Le suicide cellulaire est le véritable rempart de nos corps contre le développement de cancers.
Le contrôle de la taille des populations cellulaires (tissus) repose sur l'existence d'une balance très fine entre les phénomènes de prolifération et d'apoptose. Ainsi, l'apparition d'une mutation oncogénique, c'est-à-dire qui favorise une multiplication inappropriée de la cellule qui la porte, s'accompagne le plus souvent de l'activation d'un programme de mort permettant son élimination. On l'aura compris, la combinaison d'une mutation oncogénique et d'un défaut dans l'induction du processus de mort constituera un moment critique de la progression tumorale.
La protéine p53 est un acteur clé de ces mécanismes d'inhibition de la cancérogenèse, qu'illustre parfaitement, a contrario, le fait que cette protéine soit inactive dans la quasi-totalité des cancers humains. En effet, la forme normale, active, de cette protéine empêche la survie des cellules présentant des altérations génétiques ou se multipliant de manière inopportune, c'est-à-dire des cellules que l'on peut qualifier de précancéreuses. Nous pouvons donc comprendre pourquoi le développement d'une tumeur nécessite l'apparition de mutation conduisant à une perte de fonction de la protéine p53. Cette inactivation de la protéine p53 aura non seulement pour conséquence de favoriser l'oncogenèse, mais elle compromettra également l'efficacité des traitements qui reposent sur la possibilité d'induire l'apoptose par chimiothérapie.
L'étude des modes d'action de la protéine p53 constitue l'un des thèmes de recherche du groupe "Déterminisme du Devenir Cellulaire" dirigé par Jean-Luc Vayssière au sein du LGBC. Nous avons récemment décrit une nouvelle voie d'induction de l'apoptose par la protéine p53, c'est-à-dire une nouvelle cascade d'événements intracellulaires par laquelle la protéine p53 peut conduire une cellule à mourir (1). Ces travaux mettent également en évidence la possibilité de réactiver une protéine p53 normale mais incapable d'agir en raison de l'altération d'un composant de la voie classique d'apoptose induite par p53. Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives dans la thérapie des cancers humains dans lesquels le gène p53 est normal et qui sont néanmoins résistants à l'apoptose induite par p53 (ex : mélanomes).

+ Image 1 +


Blocage du suicide cellulaire : une stratégie virale pour persister dans l’organisme…
L’apoptose est un processus qui peut aussi intervenir lors d’infections virales. Au sein du LGBC, le groupe "Réponses cellulaires" dirigé par Jean-Michel Rossignol s’intéresse notamment au virus de l’hépatite B et plus précisément au rôle d’une protéine virale spécifique, nommée P22, dans le maintien du virus dans les cellules hépatiques (hépatite chronique). En effet, le VHB est la cause, dans 80 % des cas, de troubles hépatiques bénins se terminant par une élimination complète du virus dans l’organisme. Néanmoins, le VHB a la capacité, dans 20 % des cas, de ne pas être éliminé par le système de défense immunitaire du patient et ainsi de persister dans l’organisme. Ce mécanisme de persistance dans le foie du patient est à la base de nombreux désordres cellulaires comme le cancer du foie ou la cirrhose. Notre équipe a récemment montré (2) que P22 interagit spécifiquement avec une protéine de la cellule infectée, nommée gC1qR, qui peut s’associer à différentes protéines virales appartenant toutes à des virus provoquant une infection persistante (virus du SIDA, de l'hépatite C humaine, de l'herpès ou de la rubéole). De récents travaux effectués dans notre laboratoire sur des cellules non infectées montrent que gC1qR pourrait avoir un rôle dans la régulation du processus d'apoptose. Dans le cadre de l'hépatite B, nos travaux nous ont conduit à émettre l’hypothèse que le virus, via la protéine gC1qR, pourrait inhiber l’apoptose et ainsi maintenir la cellule infectée en vie, dans le but de persister au sein des cellules hépatiques. Ces études pourraient ouvrir une nouvelle voie de recherche pour la lutte contre l’hépatite B qui reste, à ce jour, un problème majeur de santé publique.

+ Image 2 +


Source: http://www.uvsq.fr/news/mag/4/suicide-cellulaire.html

Ce message a été modifié par uno - Tuesday 22 August 2006 à 18:16.
Wednesday 23 August 2006 à 00:57
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une cellule cancereuse on en fait plein durant notre vie mais ille devient dangereuse qd elle passe à travers le systeme immunitaire ---> bref elle est non detruite.
Pour faire plus precis une cellule cancereuse çà vient d une mutation de la cellule lors de sont developpement et pour faire encore plus precis c est les genes codant pour le genome. les oncogenes euh là j'ai un doute j ai oublié mes cours lol vive les vacances.
Bref la cellule ne se developpe pas normalement et va creer un max de cellule filles elles aussi cancereuses. voilou
Wednesday 13 September 2006 à 19:11
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mais c'est quoi la différence avec un cancer alors ?
Thursday 14 September 2006 à 12:46
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Ben une cellule cancéreuse est en théorie immortelle (puisqu' indépendante du corps humain et ne pouvant donc pas subir un programme de mort cellulaire).
Mais bien sûr, c'est valable tant qu'elle est dans un environnement favorable. Le soucis c'est que le cancer tue la personne, donc au final, le cancer meurt aussi




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