| QUOTE (KillPingouino @ 22 May 2007 à 21:29) | ||
Tu sais, on a jamais réussi, dans l'histoire de l'humanité, à avoir à la fois le beurre et l'argent du beurre. Bon, supposons, on stoppe toute croissance, et on arrive à rendre les gens responsables (puisque c'est ça la clef du système, tout de même, il faut que tout le monde prenne conscience du truc pour que ça marche... passons outre le fait que ce soit impossible). Tu crois que les autres à coté, et surtout les pays qui actuellement se développent (genre la Chine... je connais un gars qui bosse dans le bâtiment, et qui sait qu'on va jusqu'à piquer les plaque d'égout en fonte pour les vendre, tellement la demande chinoise à fait incroyablement monter les prix) tu crois qu'il vont avoir la moindre pitié pour nos pieuses intentions? S'il ont besoin de pétrole (car quoi que tu veuille faire, on s'en passera pas du jour au lendemain), de fer, de cuivre, de silicium, ils n'hésiteront pas à faire encore monter les prix. Et sans croissance pour permettre de suivre cette flambée, même pour que nous nous ne restions qu'au même niveau qu'aujourd'hui sans vouloir rien changer, c'en est fini de nous. Faut bien se rentrer sa dans la tête, on est pas une espèce (les humains, je parle) de bonnes soeurs qui saluent avec admiration les sarcifices des autres, on pense à notre gueule avant tout. L'histoire de l'homme, de la civilisation, c'est la quête perpétuelle d'avoir toujours plus et mieux. Si la France, l'Europe, ou même les pays occidentaux en général s'arrêtent, ce ne sont pas l'Inde et la Chine qui vont se dire "ah, ils ont raison, on devrait arrêter aussi". Le monde ne nous attendra pas, et du reste, nous ne les avons d'ailleurs pas attendu quand il s'agissait de notre propre révolution industrielle. TU crois qu'ils en ont la moindre chose à foutre, de savoir le temps qu'il fera dans un siècle, alors qu'il savent que d'ici dix ans, la moitié de la population pourrait posséder une voiture? Mais regarde simplement dans l'histoire. Jamais le lièvre n'a eu pitié de la tortue et n'as ralenti, et il n'en sera pas autrement. Alors soit on fait vraiment le choix de se détacher complètement de la moindre once de matérialisme, et en gros se contenter de dormir dans un trou creusé à même le sol et se nourrir de racines et des fruits de la cueillette, de la chasse et de la pêche. Soit on accepte de vivre à son époque, avec son temps, quitte à continuer de pourir la planète et de "creuser les inégalités". Toute solution qui à ce niveau se voudrait de compromis serait nécessairement vouée à l'échec en peu de temps. A moi qu'un dictature totalitaire mondiale puisse imposer par la force une diminution de rythme à chacun, mais ça ne durerait pas longtemps non plus. Ou encore, mais ce qui revient au même, exterminer tous ceux qui feraient mine de ne pas suivre notre exemple. Je vois pas d'autre solution. Et encore, c'est en se basant sur la suppostion impossible que tous les français (ou la grande majorité, on va pas chipoter) soit elle-même devenue responsable. |
| QUOTE (phacochère @ 22 May 2007 à 21:04) |
| Tu ferais mieux de lire ceci, ça t'apportera bien davantage que ces verbiages puérils d'un autre temps |
| QUOTE (_thomas141_ @ 22 May 2007 à 21:33) | ||
Oui je suis la terrible réincarnation d'Hayek!! Pour la philosophie, mon père l'enseigne, donc a priori, je sais à peu près ce qui est valable, bien que je sois loin d'être un spécialiste en la matière. Exemple de ce qui n'est pas valable en philosophie: Michel Onfray. |
| QUOTE (KillPingouino @ 22 May 2007 à 22:11) |
| "D'un autre temps"... Ca fait quand même réfléchir. Bah oui, c'est pas "in" comme truc, c'est sûr. Ce "cathéchiste de Descartes"... oh, le sal chrétien! Ce "mystique de Spinoza"... le con, il n'était pas intimement persuadé que le micro-onde et le iPod sont des éléments INDISPENSABLES d'une vie humaine accomplie. Tu as du mal à comprendre que dans la vie, il y a deux choses: le corps, et l'âme. Certes, le micro-onde permet à ton corps d'ingérer de la nourriture chaude par une simple pression sur un bouton, et le iPod te procure des heures de relaxation musicale oisive. En contre partie, il faut bosser, soit à l'usine pour fabriquer tout ça, soit dans un bureau pour pouvoir se les payer. Mais tu peux aussi décider que pour toi, un idéal est plus important que le confort matériel, et qu'à perdre ta vie ou tes rêves, tu préfère encore garder la tête haute. Ceci dit, je suis pas fou, je reconnais les grandes qualités de la vie moderne confortable, qui de toute manière nous à formé à la fainéantise, et je serais bien incapable de vivre comme un paysan du siècle dernier. Mais le choix existe, le bien-être, le confort, ce n'est pas le seul but que peux se fixer un homme. Et d'ailleurs, les héros sont rarement ceux qui ont préféré les pantoufles au fusil, ce sont justement ceux qui ont réussi à s'affranchir de l'emprise qu'à sur nous notre corps et ses besoin, pour vivre (ou tout au moins tenter de se rapprocher) d'un idéal, sans qu'importe d'avoir chaud, d'être au sec, et de dormir sur ses deux oreilles. Les "verbiages d'un autre temps" enrichissent notre propre compréhension de l'homme et de ce qu'il peut penser, de ce qui peut le motiver. C'est d'ingorer volontairement le passé qui diminue nos capacité, car tout esprit bien fait peu tirer facilement des enseignements des actions et pensées de ses prédécesseurs, tout en le plongeant devant la nécessité de prendre un parti qui serait choisi consciement parmis tout ce qui a déja été fait, dit, pensé. La somme de tous ces point de vue, s'ils sont compris, accroit singulièrement notre savoir, et par là même notre pouvoir. Et il ne s'agit pas d'adhérer à toute ces théories ou idéologies, mais de comprendre la manière de penser de ceux qui les ont proposé. Moi qui suis anti-communiste, anti-socialiste, je reconnais pourtant que Marx a proposé une manière de voir le monde qui ne semble vraiment pas dépourvue d'interêt. La connerie, c'est de ne pas recouper avec tout le reste, et d'y croire aveuglément comme la seule doctrine possible. Ceux qui cherchent à nous couper ou à nous désinterresser des conaissances ou des modes de penser anciens sont des despotes et des charlatans, car seul le chemin déja parcouru nous permet de nous orienter par rapport à où on veut aller, par un chemin qui traverse les siècles, les modes, les drames et les gloires. |
| QUOTE (rapman @ 20 May 2007 à 20:56) |
| Toute ressemblance avec des faits actuels seraient fortuits 1/ VERSION ANGLAISE La fourmi travaille dur tout l'été dans la canicule. Elle construit sa maison et prépare ses provisions pour l'hiver. La cigale pense que la fourmi est stupide, elle rit, danse et joue tout l'été. Une fois l'hiver venu, la fourmi est au chaud et bien nourrie. La cigale grelottante de froid n'a ni nourriture ni abri et meurt de froid. 2 / VERSION FRANCAISE La fourmi travaille dur tout l'été dans la canicule. Elle construit sa maison et prépare ses provisions pour l'hiver. La cigale pense que la fourmi est stupide, elle rit, danse et joue tout l'été. Une fois l'hiver venu, la fourmi est au chaud et bien nourrie. La cigale grelottante de froid organise une conférence de presse et demande pourquoi la fourmi a le droit d'être au chaud et bien nourrie tandis que les autres, moins chanceux comme elle, ont froid et faim. La télévision organise des émissions en direct qui montrent la cigale grelottante de froid et qui passent des extraits vidéo de la fourmi bien au chaud dans sa maison confortable avec une table pleine de provisions. Les Français sont frappés que, dans un pays si riche, on laisse souffrir cette pauvre cigale tandis que d'autres vivent dans l'abondance. Les associations contre la pauvreté manifestent devant la maison de la fourmi. Les journalistes organisent des interviews demandant pourquoi la fourmi est devenue riche sur le dos de la cigale et interpellent le gouvernement pour augmenter les impôts de la fourmi afin qu'elle paie "sa juste part". En réponse aux sondages, le gouvernement rédige une loi sur l'égalité économique et une loi (rétroactive à l'été) d'anti-discrimination. Les impôts de la fourmi sont augmentés et la fourmi reçoit aussi une amende pour ne pas avoir embauché la cigale comme aide. La maison de la fourmi est préemptée par les autorités car la fourmi n'a pas assez d'argent pour payer son amende et ses impôts. La fourmi quitte la France pour s'installer avec succès en Suisse. La télévision fait un reportage sur la cigale maintenant engraissée. Elle est en train de finir les dernières provisions de la fourmi bien que le printemps soit encore loin. L'ancienne maison de la fourmi, devenue logement social pour la cigale, se détériore car cette dernière n'a rien fait pour l'entretenir. Des reproches sont faits au gouvernement pour le manque de moyens. Une commission d'enquête est mise en place, ce qui coûtera 10 millions d'euros. La cigale meurt d'une overdose. Libération et L'Humanité commentent l'échec du gouvernement à redresser sérieusement le problème des inégalités sociales. La maison est squattée par un gang d'araignées immigrées. Le gouvernement se félicite de la diversité multiculturelle de la France. Les araignées organisent un trafic de marijuana et terrorisent la communauté. FIN |
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