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jeudi 07 juillet 2005 à 23:46
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Voici un exemple qui peut nous faire réfléchir sur les limites de ces secrets !!!


Une journaliste du "New York Times" emprisonnée pour avoir refusé de révéler sa source
LEMONDE.FR | 07.07.05


Une journaliste du New York Times, Judith Miller, a été emprisonnée, mercredi 6 juillet, pour ne pas avoir révélé ses sources à un grand jury qui enquête sur des fuites survenues au sein de l'administration Bush concernant le nom d'un agent secret de la CIA.


Le juge Thomas Hogan a ordonné le placement immédiat en détention de Judith Miller et décrété qu'elle devrait rester derrière les barreaux jusqu'à ce qu'elle accepte de témoigner pour le reste du mandat du grand jury, soit jusqu'en octobre. Elle purgera sa peine dans une prison de la région de Washington, le juge ayant refusé qu'elle soit assignée à résidence ou internée dans un établissement de sécurité minimum du Connecticut.


"Si on ne peut pas faire confiance aux journalistes pour qu'ils garantissent la confidentialité de leurs sources, alors les journalistes ne peuvent pas exercer leur métier. Il ne peut pas y avoir de presse libre", a déclaré Mme Miller au juge durant l'audience.

Le deuxième journaliste concerné par l'affaire, Matt Cooper, de l'hebdomadaire Time, condamné comme Mme Miller en première instance et en appel à dix-huit mois de prison pour outrage à magistrat, a pour sa part accepté de révéler sa source devant la chambre d'accusation, évitant ainsi la prison. Très défait à la sortie du tribunal, il a expliqué que sa source l'avait "personnellement, sans ambiguïté et sans y être forcé" délié de sa promesse de confidentialité. "C'est une triste journée, non seulement pour les journalistes, mais pour notre pays", a-t-il ajouté, se disant "de tout cœur avec Judy".


UNE DÉCISION "CONSTERNANTE"


Le directeur de la publication du New York Times, Bill Keller, a dénoncé une décision "consternante", craignant que ce précédent permette à l'avenir aux gouvernants d'"étouffer" des affaires. Le président du journal, Arthur Sulzberger, a espéré que cette affaire pousse le Congrès à voter une loi protégeant le secret professionnel des journalistes.

La direction de Time, qui, en dépit des objections de Matt Cooper, avait livré ses carnets de notes à la justice il y a une semaine, a souligné que son reporter pourrait désormais témoigner "comme l'ont déjà fait d'autres journalistes dans cette affaire après y avoir été autorisés par leurs sources".

La Cour suprême ayant refusé de se saisir de l'affaire la semaine dernière, le juge Thomas Hogan avait annoncé qu'il entendait sanctionner le refus des journalistes de se plier aux demandes du procureur indépendant Patrick Fitzgerald. Ce dernier cherche à établir qui a pris l'initiative de violer le secret de l'identité d'un agent de la CIA, Valerie Plame, mentionnée par l'éditorialiste conservateur Robert Novak dans un éditorial de juillet 2003. "Le temps est venu" de sanctionner les journalistes, avait dit le juge Hogan avant l'audience. "Si les gens pouvaient décider à quels ordres de la justice ils veulent obéir, ce serait l'anarchie." "Les journalistes ne sont pas habilités à promettre la confidentialité (à leurs sources) ; personne en Amérique n'a ce droit", avait fait valoir le procureur Patrick Fitzgerald dans un argumentaire judiciaire cité par plusieurs médias, mercredi.

L'hebdomadaire Newsweek a affirmé cette semaine que les notes de Matt Cooper révélaient des contacts entre lui et le conseiller présidentiel Karl Rove, pouvant indiquer que le stratège politique du président George W. Bush serait à l'origine de la fuite. Cette indiscrétion était visiblement destinée à discréditer le mari de Mme Plame, l'ex-ambassadeur Joseph Wilson, qui avait publiquement accusé la Maison Blanche d'avoir manipulé les informations disponibles sur l'arsenal irakien.



jeudi 07 juillet 2005 à 23:57
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Protection des sources, bien sur mais il me semble que cette profession n est pas dans le secret professionnel, peut etre que la non divulgation masque une rumeur , un mensonge
vendredi 08 juillet 2005 à 00:01
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Euh il ne faut pas tout mélanger, il ne s'agit pas de la liberté de la presse baffoué dans cette histoire...

Un agent de la CIA a divulgué des informations à un journaliste ce qui est hautement répréhensible.

Si un quelconque etat ne peut plus faire confiance à ses agents du renseignement où va t'on?
vendredi 08 juillet 2005 à 00:05
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Justement , il est question de ces deux points dans l article , il n y pas deux poids deux mesures


Ce message a été modifié par intros - vendredi 08 juillet 2005 à 00:06.
vendredi 08 juillet 2005 à 00:08
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QUOTE (fred22 @ 08 Jul 2005 à 01:01)
Euh il ne faut pas tout mélanger, il ne s'agit pas de la liberté de la presse baffoué dans cette histoire...

Un agent de la CIA a divulgué des informations à un journaliste ce qui est hautement répréhensible.

Si un quelconque etat ne peut plus faire confiance à ses agents du renseignement où va t'on?

C'est une question de déontologie.

Et justement à propos des services secrets. S'ils faisaient leur boulot correctement, ils n'auraient pas besoin d'interroger un(e) journaliste. Ils devraient le savoir avant elle !

Enfin, ce n'est que mon avis, et je ne suis pas spécialiste.
En tout cas pour moi, le secret professionnel est quelque chose de très important et plus fort que tout.
Question de respect. De soi et des autres.
vendredi 08 juillet 2005 à 00:13
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y a t il ou pas un secret professionnel pour les journalistes ?
vendredi 08 juillet 2005 à 00:30
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QUOTE (zarnust @ 08 Jul 2005 à 01:08)
Et justement à propos des services secrets. S'ils faisaient leur boulot correctement, ils n'auraient pas besoin d'interroger un(e) journaliste. Ils devraient le savoir avant elle !

Dans l'article il est spécifié que c'est l'agent la source et non le journaliste.

Pour ce qui est du secret pro, les journalistes ne sont pas obligés de divulger leurs sources (ce qui n'a aucun interet d'ailleurs) mais là il s'agit d'un agent de la CIA qui a donné des infos donc c'est spécial.
vendredi 08 juillet 2005 à 00:34
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la preuve que devant un tribunal ça un interet , bon journalisme n est pas non plus synonyme de vérité absolue
vendredi 08 juillet 2005 à 00:43
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Effectivement, ce que je voulais dire (car ce n'est pas clair en me relisant) c'est que les journalistes n'ont aucun interêt à ne pas donner leurs sources, question de crédibilité.

Maintenant dans cette affaire il s'agit de proteger un agent de la CIA qui normalement est soumis au plus haut secret professionnel. Je ne trouve pas choquant qu'un tribunal fasse condamner un journaliste pour ça, il en va de la sûreté de l'etat.

Les USA ne sont pas une république bananiere, les médias sont surprotégés (cf le fou rire de Clinton lors de la remarque de Eltsine).
vendredi 08 juillet 2005 à 00:52
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QUOTE (fred22 @ 08 Jul 2005 à 01:43)
Effectivement, ce que je voulais dire (car ce n'est pas clair en me relisant) c'est que les journalistes n'ont aucun interêt à ne pas donner leurs sources, question de crédibilité.

Maintenant dans cette affaire il s'agit de proteger un agent de la CIA qui normalement est soumis au plus haut secret professionnel. Je ne trouve pas choquant qu'un tribunal fasse condamner un journaliste pour ça, il en va de la sûreté de l'etat.

Les USA ne sont pas une république bananiere, les médias sont surprotégés (cf le fou rire de Clinton lors de la remarque de Eltsine).

Question crédibilité oui on est d accord , maintenant cet agent trop bavard n a pas à etre protége à mon humble avis ...il doit rendre des comptes à la justice , je comprends mieux ce que tu veux dire et je pense la meme chose , la liberté de la presse ne doit pas entraver la justice

Ce message a été modifié par intros - vendredi 08 juillet 2005 à 00:59.
vendredi 08 juillet 2005 à 10:23
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Et les journalistes qui ont protégé "george profonde" ???? Ce dernier a tout de même fait des grands dommages dans la politique us. D'ailleurs, ils ont gardé le silence jusqu'il se dénonce lui même ! Croyez vous qu'ils non pas euent de pression après la démission d'une président des Etats-Unis ???
vendredi 08 juillet 2005 à 13:52
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Oui enfin y'a une grande différence entre ne pas voulloir dénoncer quelqu'un car il vous a fait confiance en vous parlant et cacher la vérité d'un fait ...
Dans ce cas là, la journaliste n'a pas a cité sa source, ce n'est pas son travail à elle ...
vendredi 08 juillet 2005 à 13:54
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QUOTE (pootch @ 08 Jul 2005 à 00:46)
Voici un exemple qui peut nous faire réfléchir sur les limites de ces secrets !!!


Une journaliste du "New York Times" emprisonnée pour avoir refusé de révéler sa source
LEMONDE.FR | 07.07.05


Une journaliste du New York Times, Judith Miller, a été emprisonnée, mercredi 6 juillet, pour ne pas avoir révélé ses sources à un grand jury qui enquête sur des fuites survenues au sein de l'administration Bush concernant le nom d'un agent secret de la CIA.


Le juge Thomas Hogan a ordonné le placement immédiat en détention de Judith Miller et décrété qu'elle devrait rester derrière les barreaux jusqu'à ce qu'elle accepte de témoigner pour le reste du mandat du grand jury, soit jusqu'en octobre. Elle purgera sa peine dans une prison de la région de Washington, le juge ayant refusé qu'elle soit assignée à résidence ou internée dans un établissement de sécurité minimum du Connecticut.


"Si on ne peut pas faire confiance aux journalistes pour qu'ils garantissent la confidentialité de leurs sources, alors les journalistes ne peuvent pas exercer leur métier. Il ne peut pas y avoir de presse libre", a déclaré Mme Miller au juge durant l'audience.

Le deuxième journaliste concerné par l'affaire, Matt Cooper, de l'hebdomadaire Time, condamné comme Mme Miller en première instance et en appel à dix-huit mois de prison pour outrage à magistrat, a pour sa part accepté de révéler sa source devant la chambre d'accusation, évitant ainsi la prison. Très défait à la sortie du tribunal, il a expliqué que sa source l'avait "personnellement, sans ambiguïté et sans y être forcé" délié de sa promesse de confidentialité. "C'est une triste journée, non seulement pour les journalistes, mais pour notre pays", a-t-il ajouté, se disant "de tout cœur avec Judy".


UNE DÉCISION "CONSTERNANTE"


Le directeur de la publication du New York Times, Bill Keller, a dénoncé une décision "consternante", craignant que ce précédent permette à l'avenir aux gouvernants d'"étouffer" des affaires. Le président du journal, Arthur Sulzberger, a espéré que cette affaire pousse le Congrès à voter une loi protégeant le secret professionnel des journalistes.

La direction de Time, qui, en dépit des objections de Matt Cooper, avait livré ses carnets de notes à la justice il y a une semaine, a souligné que son reporter pourrait désormais témoigner "comme l'ont déjà fait d'autres journalistes dans cette affaire après y avoir été autorisés par leurs sources".

La Cour suprême ayant refusé de se saisir de l'affaire la semaine dernière, le juge Thomas Hogan avait annoncé qu'il entendait sanctionner le refus des journalistes de se plier aux demandes du procureur indépendant Patrick Fitzgerald. Ce dernier cherche à établir qui a pris l'initiative de violer le secret de l'identité d'un agent de la CIA, Valerie Plame, mentionnée par l'éditorialiste conservateur Robert Novak dans un éditorial de juillet 2003. "Le temps est venu" de sanctionner les journalistes, avait dit le juge Hogan avant l'audience. "Si les gens pouvaient décider à quels ordres de la justice ils veulent obéir, ce serait l'anarchie." "Les journalistes ne sont pas habilités à promettre la confidentialité (à leurs sources) ; personne en Amérique n'a ce droit", avait fait valoir le procureur Patrick Fitzgerald dans un argumentaire judiciaire cité par plusieurs médias, mercredi.

L'hebdomadaire Newsweek a affirmé cette semaine que les notes de Matt Cooper révélaient des contacts entre lui et le conseiller présidentiel Karl Rove, pouvant indiquer que le stratège politique du président George W. Bush serait à l'origine de la fuite. Cette indiscrétion était visiblement destinée à discréditer le mari de Mme Plame, l'ex-ambassadeur Joseph Wilson, qui avait publiquement accusé la Maison Blanche d'avoir manipulé les informations disponibles sur l'arsenal irakien.

il faudrait que tu précise des sources ou ton topic sera éventuellement fermer par des modérateurs
vendredi 08 juillet 2005 à 14:06
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QUOTE (Nabuchodonosor @ 08 Jul 2005 à 14:54)
il faudrait que tu précise des sources ou ton topic sera éventuellement fermer par des modérateurs

QUOTE
Une journaliste du "New York Times" emprisonnée pour avoir refusé de révéler sa source
LEMONDE.FR | 07.07.05


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vendredi 08 juillet 2005 à 14:06
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lemonde.fr c'est pas une source?
vendredi 08 juillet 2005 à 14:17
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J'ai inscrit le souce ! Elle est juste sous le titre de l'article !!! Lemonde.fr

Edit Crunchy : évitez de citer des pavés entiers et lisez les messages avant de poster, ça évite de répéter trois fois la même chose, merci...

Ce message a été modifié par crunchy - vendredi 08 juillet 2005 à 14:44.
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