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lundi 18 octobre 2004 à 03:54
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http://www.dissident-media.org/spip/articl...id_article=1076



Le secret des irradiés du Sahara

LE POINT 02/08

En 1960 et 1961, l'armée française a profité des essais nucléaires dans le Sahara pour organiser des manoeuvres en milieu radioactif. Les appelés cobayes n'ont jamais entendu parler d'indemnisation.

« Nous étions une vingtaine dans la tranchée, assis en tailleur, dos à la bombe. Pendant le compte à rebours, certains se sont mis à pleurer. » Ce 25 avril 1961, Francis Paquez a 21 ans. Il participe en tant qu'appelé du contingent au dernier essai nucléaire français à Reggane, dans le Sahara algérien.

La bombe atomique, installée au sommet d'un pylône de 50 mètres, explose à 7 heures du matin, libérant une puissance de près d'une kilotonne. A trois kilomètres de là, Francis Paquez est transpercé par le flash lumineux. « Je me suis senti devenir transparent comme un verre d'eau. Au-dessus de nous, il y avait deux chèvres, attachées chacune à un piquet, qui se sont mises à hurler. » Deux minutes plus tard, les hommes du 42e régiment d'infanterie, équipés d'une combinaison blanche et d'un masque à gaz, reçoivent l'ordre de s'avancer vers le « point zéro », l'endroit précis où vient d'exploser la bombe.

Lorsqu'ils s'extraient de la tranchée, le champignon atomique commence à peine à s'élever dans le ciel. « Les chèvres étaient brûlées, elles n'avaient plus de poils et leurs yeux étaient opaques. Je n'ai pas eu le temps de me poser des questions, il fallait avancer », raconte Francis Paquez. La progression en formation de combat dure près d'une heure. « A un kilomètre du point zéro, les compteurs Geiger ont crépité si fort que le capitaine nous a ordonné de faire demi-tour. » Pendant quarante ans, Francis Paquez, qui souffre aujourd'hui d'une maladie de peau et d'une hypersensibilité à la lumière, a respecté la consigne de l'armée. Il a gardé le silence sur cette manoeuvre secrète, baptisée « Hippocampe vert ».

Entre février 1960 et 1961, la France a non seulement fait exploser quatre bombes atmosphériques au Sahara mais elle en a profité, lors des deux derniers essais, pour simuler une guerre nucléaire en envoyant 291 hommes, pour la plupart des appelés du contingent, manoeuvrer sous le champignon atomique. Le Point a retrouvé ces anciens « cobayes » qui témoignent pour la première fois.

« En février 1961, j'ai appris que je partais pour une destination inconnue. » A l'époque, Paul Chesseron est pilote de char Patton M47 au 12e régiment de cuirassés, stationné en Allemagne. C'est seulement à son arrivée à Reggane qu'on lui annonce que son peloton va « participer à une explosion nucléaire ».

Le jour J, les chars sont alignés à trois kilomètres du point zéro. « Le souffle a secoué les 42 tonnes d'acier. J'ai regardé par le périscope le champignon s'élever, c'était un spectacle effroyable. Il a fallu se diriger droit dessus. Le pylône sur lequel reposait la bombe n'était plus qu'un moignon tordu. » Son char croise des camions renversés, des avions, des bateaux disposés par l'armée autour du point zéro afin d'étudier la résistance à l'effet de souffle et à la chaleur. « Ils étaient chauffés à blanc, certains chars avaient fondu et ressemblaient à des morceaux de chocolat. Nous avons manoeuvré toute la journée, la trouille au ventre. » Paul Chesseron n'a jamais pu connaître la quantité de radiations qu'il a encaissées. Mais, deux ans après la fin de son service militaire, de larges plaques brunes sont apparues de manière inexplicable sur tout son corps. « Je les ai gardées plus de dix ans. »

Michel Bouquet, pilote d'un transport de troupes AMX13 au 42e régiment d'infanterie motorisée, basé en Allemagne, avait lui aussi été sélectionné pour participer à la « parade » nucléaire. « Pendant un mois, je me suis entraîné, avec une dizaine d'autres chars, dans la zone contaminée par l'explosion précédente. » A chaque exercice, il garde les yeux rivés sur le compteur Geiger, qui crépite comme une sonnerie de réveil. « Peu à peu, j'ai pris peur et j'ai tout fait pour être renvoyé de mon unité avant le jour J. »

Sur le champ de tir, auquel on accède par une route goudronnée que l'armée a fait construire pour l'occasion, émerge du sable le blockhaus Alpha, un énorme bloc en béton muni de hublots derrière lesquels sont placées des caméras chargées de filmer l'explosion. A l'extérieur, jusqu'à 300 mètres du point zéro, sont éparpillés des rats, des lapins et des chèvres. « Nous avons testé sur les rats un produit radioprotecteur », raconte le docteur Daver, alors lieutenant du contingent au centre médical de Reggane. Un antidote à double tranchant, puisque les sels de métaux lourds utilisés pour piéger les radiations provoquent à long terme des intoxications mortelles... « On travaillait aussi sur les lapins pour mesurer l'effet des radiations sur l'oeil, car nous redoutions que les participants aux manoeuvres ne développent des cataractes. »

Au centre médical, on pratique également des examens sanguins sur les hommes qui vont pénétrer en zone contaminée. « On faisait environ 80 analyses de sang par jour. Quelqu'un qui manquait de globules blancs était écarté », explique le docteur Lacassie, affecté à Reggane en tant qu'hématologue appelé du contingent.

Il arrive aussi que l'équipe médicale intervienne en urgence. « Je me souviens d'un pilote d'hélicoptère d'une quarantaine d'années qui s'était brutalement retrouvé paralysé des quatre membres quelques heures après avoir survolé le champignon atomique. Nous l'avons réanimé, puis il a été transporté par avion à l'hôpital d'Alger. Je n'ai jamais su ce qu'il est devenu. »

Interrogé par Le Point, le ministère de la Défense reconnaît l'existence de ces « manoeuvres tactiques en milieu contaminé », répondant aux noms de code d'« Hippocampe rouge » et d'« Hippocampe vert ». Et d'expliquer que ces exercices, « constitués de mouvements de fantassins » et de « reconnaissances d'itinéraires avec des hélicoptères guidant des blindés », avaient pour objectif de vérifier la résistance des matériels et de tester les réactions des hommes de troupe dans une ambiance radioactive.

Selon Pierre Messmer, à l'époque ministre des Armées, ces manoeuvres secrètes avaient aussi un autre but. C'est ce que l'actuel chancelier de l'Institut de France a expliqué au Point : « Nous voulions surtout évaluer le niveau de radiations subi par les hommes afin de définir des distances de sécurité. » Les seuls documents traitant de la question étaient américains. « Les Etats-Unis avaient déjà réalisé plusieurs expériences comme celles-là, mais ils refusaient de nous en communiquer les résultats. Les rares données qu'ils laissaient filtrer étaient délibérément faussées pour nous induire en erreur. »

Quant à savoir s'il fallait utiliser des militaires comme « cobayes », l'ancien ministre rappelle le contexte de guerre froide et précise : « Nous ne disposions pas d'engins téléguidés. Maintenant, on opérerait autrement. » Du côté du ministère de la Défense, on se veut toutefois rassurant sur les éventuelles conséquences sanitaires : « Les doses reçuespar les participants ont été faibles, bien en deçà des limites annuelles professionnelles. » (C'est un monsonge énorme !)

Certes, mais aujourd'hui encore les archives militaires sur les manoeuvres Hippocampe restent couvertes par le secret défense...

Jean Vautrin et la bombe A

« Tout a commencé en 1959 au fort d'Ivry, où j'avais été mis au secret avec ordre d'écrire un scénario sur la première bombe atomique française. » Jean Vautrin, prix Goncourt 1989, effectue alors son service militaire en tant que cinéaste des armées. En décembre 1959, une fois son scénario bouclé, il est envoyé au centre d'expérimentation nucléaire de Reggane, dans le Sahara, pour y filmer l'explosion. « Je garde de cette expérience le souvenir de quelque chose de typiquement français : un mélange de grandeur, de bordel ambiant et d'apprentis sorciers. » Dans le désert algérien, les haut-parleurs diffusent de la musique, puis le compte à rebours démarre. « Au moment du tir, l'éclair nous a envahi la cervelle. Ensuite, dans un silence impressionnant, le champignon s'est élevé, monstrueux. L'onde de choc est arrivée à la façon des cavaliers de l'Apocalypse, roulant sur nous et nous traversant. Soudain, au milieu du tonnerre, nous nous sommes aperçus que nous n'avions pas enregistré le son de l'explosion... » Impossible d'annoncer la nouvelle aux militaires, qui comptent sur le film pour montrer au monde la puissance de la France. « Alors, nous avons triché. On peut le dire maintenant parce qu'il y a prescription, nous avons récupéré le son d'une bombe américaine pour sonoriser la première explosion nucléaire française ! » Christophe Labbé et Olivia Recasens

La suite des informations sur le nucléaire sur : infonucleaire.


lundi 18 octobre 2004 à 04:13
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Sur le meme sujet un autre article interessant:

http://www.dissident-media.org/spip/articl...id_article=1076


Les vétérans des essais nucléaires français s'associent

Ouest-France 17/12/01

Une association de vétérans des essais nucléaires (Aven) s'est créée en juin à Lyon. Tous ont des problèmes de santé. Ils dénoncent l'irresponsabilité de l'armée, réclament la réouverture des dossiers médicaux et demandent à l'État de reconnaître ses responsabilités.

En 1961, Valentin Mentz a 20 ans quand il effectue son service militaire en Algérie. Il participe alors à deux essais nucléaires. Le 1er novembre, il se trouve à 960 m du point d'impact de la bombe atomique. Six mois plus tard, le 1er mai 1962, il voit la montagne d'In Eker exploser. Un essai raté auquel assiste Pierre Messmer, ministre de la Défense.« L'onde de choc a duré 30 secondes, raconte-t-il. On était cramponnés au 4X4. Le vent a tourné et on s'est pris le nuage radioactif. J'étais en short et en chemisette. Je suis passé trente fois sous la douche pour la décontamination. »

Gérard Dellac, lui, est resté 24 heures sous la douche. « Quand je sortais, je bloquais le compteur Geiger. » Depuis, il a des problèmes de dermatose et a subi neuf opérations au visage. A l'époque, un officier lui avait demandé de planter un drapeau français au point zéro d'impact de la première bombe atomique française. C'était le 13 février 1960. Michel Verger, appelé affecté à la poste militaire de Reggane, s'en souvient. Ce jour-là, l'armée lui avait remis un dosimètre, censé mesurer le niveau de contamination au moment de l'explosion. On ne le lui a jamais réclamé.

Quarante ans plus tard, les vétérans des essais nucléaires du Pacifique et du Sahara s'interrogent. Ils sont anciens appelés du contingent, militaires de carrière, personnels civils du Commissariat à l'énergie atomique. Leurs bilans de santé sont inquiétants : cancers, cécité, acouphène, dermatose, hypertension, paralysie faciale... Depuis juin, 250 d'entre eux se sont regroupés au sein d'une association implantée à Lyon. Une antenne régionale a été créée à Angers, en septembre (1). Elle regroupe une cinquantaine de personnes du Grand Ouest et s'est réunie ce week-end dans le Maine-et-Loire.

Reçus au Sénat

Les adhérents réclament la réouverture des dossiers médicaux, et dénoncent l'irresponsabilité de l'armée. De cette époque, Michel Verger a conservé quelques documents militaires internes qui montrent combien les risques encourus avaient été sous-évalués. Dans une note officielle, datée du 6 février 1960, l'armée prévoit la distribution d'une paire de lunettes pour quarante personnes. « Des officiers ont fait venir leur famille pour assister au spectacle. On nous conseillait juste de mettre nos mains dans nos poches et de nous protéger la tête avec un chèche. »

De1960 à 1996, 100 000 personnes auraient été exposées dans le Sahara ou dans le Pacifique. L'armée a reconnu officiellement neuf irradiations. Ceux qui ont voulu attaquer en justice l'armée ou le Commissariat à l'énergie atomique ont été déboutés : la plainte devait intervenir dans les 30 jours suivant la « quille ». Trois demandes de commission d'enquête ont été rejetées par la commission de la Défense nationale.

Une délégation de l'Aven a été reçue, en novembre, à l'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. Elle a demandé des statistiques sur l'état de santé des populations exposées. Selon le président régional de l'Aven, André Davena, « contrairement à d'autres puissances, la France continue de nier tout effet de ses essais nucléaires sur la santé et l'environnement ».

(1) Aven : 02 41 76 22 88.

William MAUXION

lundi 18 octobre 2004 à 04:55
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dans le meme genre il y'a eu Le projet Manhattan


Ce message a été modifié par technique - lundi 18 octobre 2004 à 04:57.
lundi 18 octobre 2004 à 05:11
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QUOTE (technique @ 18 Oct 2004 à 04:55)
dans le meme genre il y'a eu Le projet Manhattan

On le sait,ce n'est pas nouveau le sujet,c'est la France.

Alors pas de deviation !!
lundi 18 octobre 2004 à 05:20
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oui mais les consequences ont eté les meme je le mets en lien... rien de plus donc pas la peine de s'ennerver merci bien
lundi 18 octobre 2004 à 06:01
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C'est clair que les essais nucléaires aériens ont fait du dégat aussi bien sur les hommes que sur l'environnement. A l'époque, l'important était de construire des bombes le plus vite possible.
On peut difficilement comparer les essais français ou britanniques avec le projet manhattan: ce dernier était urgent en raison de la guerre et les conséquences des radiations pas encore connues.
lundi 18 octobre 2004 à 06:09
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QUOTE (lgv2030 - eomer @ 18 Oct 2004 à 07:01)
C'est clair que les essais nucléaires aériens ont fait du dégat aussi bien sur les hommes que sur l'environnement. A l'époque, l'important était de construire des bombes le plus vite possible.
On peut difficilement comparer les essais français ou britanniques avec le projet manhattan: ce dernier était urgent en raison de la guerre et les conséquences des radiations pas encore connues.

urgence ou pas... des hommes ont servis de cobayes et en sont mort

il n'y a que ce caractere la de semblable certes
lundi 18 octobre 2004 à 06:24
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QUOTE (technique @ 18 Oct 2004 à 07:09)
urgence ou pas... des hommes ont servis de cobayes et en sont mort

Sans vouloir relancer la polémique sur Hiroshima, des hommes sont mort des conséquences de l'irradiation. Mais les historiens ont prouvé que l'emploi de la bombe A avait contribué à sauver des vies Américaines et même Japonaises.
D'autres théories montrent que la bombe n'a pas poussé le commandement japonais à la capitulation: c'est l'empereur, représentant de dieu sur terre, qui a donné l'ordre.
lundi 18 octobre 2004 à 06:28
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QUOTE (lgv2030 - eomer @ 18 Oct 2004 à 07:24)
QUOTE (technique @ 18 Oct 2004 à 07:09)
urgence ou pas... des hommes ont servis de cobayes et en sont mort

Sans vouloir relancer la polémique sur Hiroshima, des hommes sont mort des conséquences de l'irradiation. Mais les historiens ont prouvé que l'emploi de la bombe A avait contribué à sauver des vies Américaines et même Japonaises.
D'autres théories montrent que la bombe n'a pas poussé le commandement japonais à la capitulation: c'est l'empereur, représentant de dieu sur terre, qui a donné l'ordre.

voila ou je voulais en venir merci bien happy.gif
lundi 18 octobre 2004 à 07:47
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QUOTE (lgv2030 - eomer @ 18 Oct 2004 à 00:24)
QUOTE (technique @ 18 Oct 2004 à 07:09)
urgence ou pas... des hommes ont servis de cobayes et en sont mort

Sans vouloir relancer la polémique sur Hiroshima, des hommes sont mort des conséquences de l'irradiation. Mais les historiens ont prouvé que l'emploi de la bombe A avait contribué à sauver des vies Américaines et même Japonaises.
D'autres théories montrent que la bombe n'a pas poussé le commandement japonais à la capitulation: c'est l'empereur, représentant de dieu sur terre, qui a donné l'ordre.

Je ne suis pas d'accord.
Les historiens n'ont rien prouves. Ils ont interpretes. Et encore pas tous.

Je pourrais tres bien dire que vu le nombre de personnes mortes a cause des deux bombes A (sur le moment ou apres) et les nombreuses afflictions dont ont ete victimes les survivants et leurs descendants, ca a au mieux servi a sauver qqs vies americaines en echange d'un gros ratio de japonaises.

Les japonais allaient capituler de toutes facons, puisqu'etouffe par les USA.
C'etait une question de temps.

Bien sur ceci n'a a mon avis que le nucleaire et la naivete de son utilisation en commun avec le sujet.
lundi 18 octobre 2004 à 09:00
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QUOTE (Garulfo @ 18 Oct 2004 à 08:47)
Les japonais allaient capituler de toutes facons, puisqu'etouffe par les USA.
C'etait une question de temps.

Une question de temps certainement: ils ne pouvaient pas gagner. Mais les Japonais étaient prêts à défendre becs et ongles chaquie ilot. Lorsque l'on voit le nombre de pertes américaines et japonaises pour la seule ile de guadalcanal, on ne peut que se demander combien de morts il y aurait eu sans la bombe. Et la bombe a permis de ne pas détruire Kyoto.

De plus, les bombardements tapis sur l'allemagne en 1944/1945 ont provoqué plus de destructions et de victimes que les bombes d'hiroshima et nagasaki. Cette dernière n'a d'ailleurs que très parteillement atteint son but.

A noter: l'histoire incroyable du navire qui avait livré la bombe et s'est fait couler par une torpille japonaise au retour. Certains marins ont été attaqués par les requins: cet épisode est relaté dans "les dents de la mer".
jeudi 21 octobre 2004 à 23:45
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J'espere que la France va reparer le tort fait aux victimes civils par ses explosions nucleaires.
vendredi 22 octobre 2004 à 07:01
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QUOTE (lgv2030 - eomer @ 18 Oct 2004 à 03:00)
QUOTE (Garulfo @ 18 Oct 2004 à 08:47)
Les japonais allaient capituler de toutes facons, puisqu'etouffe par les USA.
C'etait une question de temps.

Une question de temps certainement: ils ne pouvaient pas gagner. Mais les Japonais étaient prêts à défendre becs et ongles chaquie ilot. Lorsque l'on voit le nombre de pertes américaines et japonaises pour la seule ile de guadalcanal, on ne peut que se demander combien de morts il y aurait eu sans la bombe. Et la bombe a permis de ne pas détruire Kyoto.

De plus, les bombardements tapis sur l'allemagne en 1944/1945 ont provoqué plus de destructions et de victimes que les bombes d'hiroshima et nagasaki. Cette dernière n'a d'ailleurs que très parteillement atteint son but.
[...]

Je trouve ca moyen comme argument.
Les americains n'avaient pas besoin de debarquer. Ils leur suffisaient d'attendre. Ca leur aurait couter plus cher et ils auraient pu avoir des morts. Mais a mon avis, le Japon aurait vite abandonner. L'Empereur aurait vite signer un armistice. Sauf que celui ci aurait ete aussi clairement plus favorable au Japon.

Le tapis de bombe a Berlin n'excuse pas Hiroshima. Et n'a pas traumatise un peuple de la meme maniere. Godzilla, Ultraman, Bioman... ils sont tous dus a ce traumatisme. Akira, est la representation de leur holocauste a eux.

QUOTE (wikipedia.org)
Hiroshima was the primary target of the first U.S. nuclear attack mission, on August 6, 1945. [...] the B-29 Enola Gay dropped the nuclear bomb called "Little Boy" over the central part of the city and it exploded [...] killing an estimated 80,000 civilians outright. [...] By the end of 1945, it is estimated that 60,000 more people died due to nuclear fallout sickness, bringing the total killed in Hiroshima in 1945 to 140,000. Since then several thousand more people have died of radiation-related causes. (According to the city of Hiroshima, as of August 6, 2004, the cumulative death toll of atomic-bomb victims was 237,062, but it remains uncertain how many of them exactly died of the effects of the bombing. There are about 270,000 hibakusha, "A-bomb victims", still living in Japan.)

On the morning of August 9, 1945, [...] the weapon, containing a core of 8 kg of plutonium-239, was dropped over the city's industrial valley. [...]
Some 75,000 of Nagasaki's 240,000 residents were killed, followed by the death of at least as many from resulting sickness and injury.[...]
If taken into account those who died from radioactive materials causing cancer, the total number of residents killed is believed to be at least 100,000.


Donc heureusement que Nagasaki a rate son coup ohmy.gif

Le choc psychologique n'est pas le meme que Berlin sous les bombes. En plus ce n'etait pas des cibles militaires. C'etait clairement un crime de guerre. Le but etait de tester la bombe et de faire craquer l'Empereur.
vendredi 22 octobre 2004 à 10:17
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QUOTE (lgv2030 - eomer @ 18 Oct 2004 à 08 94 17 69:24)
QUOTE (technique @ 18 Oct 2004 à 07:09)
urgence ou pas... des hommes ont servis de cobayes et en sont mort

Sans vouloir relancer la polémique sur Hiroshima, des hommes sont mort des conséquences de l'irradiation. Mais les historiens ont prouvé que l'emploi de la bombe A avait contribué à sauver des vies Américaines et même Japonaises.
D'autres théories montrent que la bombe n'a pas poussé le commandement japonais à la capitulation: c'est l'empereur, représentant de dieu sur terre, qui a donné l'ordre.

On sait aujourd'hui que les bombes n'étaient pas nécessaires pour la capitulation: les japonais négociaient une capitulation (mais en demandant que l'empereur reste en place). Les américains exigeaient une capitulation inconditionnelle, ce qui empêchait la capitulation d'arriver. Après la capitulation, ils ont laissé l'empereur en place, comme quoi ce n'était pas si important que cela à leurs yeux.

Pour plus d'infos sur les effort du Japon pour négocier une capitulation, et sur le fait que les Etats-Unis étaient au courant, clickez ici

En revanche, ce qui était important à leurs yeux, c'était de montrer au monde (et à l'URSS en particulier) qu'ils disposaient d'une force colossale et impossible à décrire autrement qu'en en faisant la démonstration. Et cet objectif a été parfaitement rempli.

Ce message a été modifié par Kuwabara - vendredi 22 octobre 2004 à 10:22.
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