jeudi 28 juin 2007 à 13:36
Et quel auteur !

Bravo !
Tiens, moi aussi je peux faire des copier coller montrant que ce type est une burne sans nom !

( et que par conséquent il raconte n'importe quoi ! )
La Bible, le Coran et la science, Maurice Bucaille, Seghers Pocket L'islam est une religion binaire qui se réduit à la distinction autoritaire entre le Bien et le Mal, le licite et l'illicite. Il en va de la science comme de la morale: Maurice Bucaille affirme et répète que le Coran est un livre de science parfait où n'est présente aucune erreur ni approximation. Quand une thèse est difficilement défendable, le recours à la répétition et au martèlement d'une proposition simple (simpliste) remplace adroitement la démonstration rationnelle qui aurait été attendue. Bucaille verse donc sans retenue dans la diversion consistant à asséner que le Coran prédit les découvertes scientifiques, toutes les découvertes, et cela avec une absolue perfection afin de ne laisser aucune fissure où pourrait s'insérer le doute et le questionnement. La Bible, par contre, ne trouve pas grâce à ses yeux, précaution utile pour se démarquer de la concurrence.
Devant tant d'ambition, le livre de Maurice Bucaille, une référence vénérée par les musulmans, présente immanquablement le flanc à d'innombrables critiques.
1/ Fraude intellectuelle
Le principal grief à faire à l'ouvrage est la juxtaposition frauduleuse de versets approximatifs ou abscons avec l'état actuel de la science et de la connaissance. La différence entre la méthode scientifique, faite de rigueur et de rationalisme, et la connaissance en tant que possession d'un savoir est bien entendu absente de l'ouvrage, le livre étant plus doctrinal que pédagogique. L'islam se plait à pratiquer l'amalgame entre la méthode scientifique et les connaissances humaines, de même qu'entre musulman et arabe pour toujours étendre sa sphère d'influence. La nuance n'est pas une vertu religieuse. 0 ou 1, pas d'autre choix.
Un exemple des divagations de l'auteur: à l'observation faite par les scientifiques du grand intérêt représenté par l'étude des abeilles, des araignées et des oiseaux migrateurs pour l'organisation de leur système nerveux, Bucaille revendique la primauté du Coran dans cette découverte arguant du fait que ces espèces sont décrites, rapidement néanmoins, dans le Coran (pages 239 et 240). Un raccourci qui évite de nombreuses recherches et berce le croyant dans le confort de son ignorance.
2/ Propositions contraires aux connaissances actuelles
Bucaille est maître dans l'art d'ajouter du sens à des versets qui en sont dépourvus mais il se tait sur ceux ouvertement en contradiction avec les connaissances actuelles. Il cite plusieurs versets (pages 214 et 215) qui évoquent des montagnes immobiles échouant ainsi à annoncer la dérive des continents ce qui aurait mieux servi sa cause.
3/ Confusions
Avec cet universalisme qui fonde les religions, l'auteur n'hésite pas à aborder tous les domaines mais montre des insuffisances en astronomie par la confusion de la nébuleuse proto solaire avec la matière issue des premiers instants du Big Bang. Deux époques séparées par des milliards d'années où les conditions physiques et l'état de la matière n'avaient rien de comparable, mais de cela Bucaille ne se soucie pas.
4/ L'escroquerie de l'interprétation finaliste des traductions du Coran
Quand un verset ne s'accorde pas avec le dessein de l'auteur, le bazar de la variété des traductions l'assure d'y trouver quelque moyen de sauver les apparences, au prix d'une extrapolation mensongère coutumière de l'ouvrage. Bucaille se réfugie à maintes reprises dans ce finalisme: page 208 (trouver le précieux traducteur qui autorisera d'affirmer que l'expansion de l'univers était déjà contenue dans le Coran), page 231 (la science actuelle aide à comprendre le Coran), page 243 (des traducteurs éminents sont renvoyés à leurs études pour n'avoir pas su retranscrire le contenu scientifique approprié d'un verset)...
5/ Anathème sur les hadith en opposition avec la science
Les hadith sont une compilation de textes sur la Tradition des débuts de l'islam et la vie de Mahomet; très volumineux, ils sont autant de chances d'imaginer de nouvelles prédictions. Pourtant, l'auteur le reconnaît, certains sont en contradiction flagrante avec la science. Le conflit est alors immédiatement dissipé: ces versets sont faux (pages 300 et 301). Pourquoi s'encombrer d'une exégèse lourde quand la solution est aussi simple?
6/ La béquille du symbolisme
Enfin, et pour donner une juste description du "rationalisme" musulman, on notera les échappatoires dans le symbolisme où la métaphore dispense le croyant du douloureux effort de penser: symbolisme du chiffre sept, songe de Joseph évoquant onze planètes.
Il serait fastidieux de dresser la liste des prédictions du Coran présentées par Maurice Bucaille, tant l'obscurantisme religieux s'est toujours attaché à ne rien laisser en dehors de son champ d'application pour mieux étouffer la pensée libre. Plus fastidieuse encore serait la tâche de rassembler les prédictions absentes, les versets abscons, les propos incohérents et les conclusions stupides. Ce constat de l'incapacité de l'islam à se défaire de la tentative d'accaparer la science révèle le dramatique asservissement intellectuel d'une communauté de croyants sinon incultes, du moins privés d'esprit critique.