mardi 12 décembre 2006 à 22:19
J'ai trouvé un article Wikipedia qui va m'epecher de me fouler.
Perturbation du Gulf StreamConséquence d'un réchauffement climatiqueUn réchauffement climatique, même léger, peu connu et pourtant lourd de conséquence pour l’Europe occidentale : l’affaiblissement, voire l’arrêt du Gulf-Stream.
Rôle du Gulf-Stream En climatologie terrestre, on apprend que la circulation océanique joue un rôle crucial dans le climat terrestre puisque ces courants déplacent d'énormes masses d'eau chaude ou froide, échangeant leur température avec l'atmosphère. Ainsi le courant marin du Gulf Stream apporte-t-il la chaleur Cubaine vers l'Europe.
Il est un fait que sous les tropiques le soleil donne plus d’énergie qu’à celles de plus hautes latitudes. Ensuite, par chance, les courants marins transportent avec eux cette chaleur vers les pôles et latitudes plus froides (les courants atmosphériques ont eux plutôt tendance à se déplacer simplement en Est-Ouest).
Ces courants océaniques sont entretenus par les différences de salinité et de température des aux polaires. Ils transportent puis redistribuent a travers le globe, pour moitié, la chaleur accumulée sous les tropiques vers les régions plus froides telles que la nôtre.
+ Images thermiques du gulf stream par satellite. +
Ils brassent d’énormes quantités d’eau chaude et salée, en provenance de la surface des principaux océans et mers des tropiques, vers le nord de l’Atlantique.
Arrivées dans les mers Arctiques, ces eaux se refroidissent sous l’effet des vents et blizzards hivernaux, cédant leur chaleur à l’air environnant.
* Phénomène de plongée océanique :
L’eau de mer arrivant face au froid polaire, l'eau douce qu'elle contient gèle plus vite et s'agglomère en cristaux de glace, rejette son sel, et augmente la salinité de l’eau restée liquide. Devenue froide et salée, cette eau restante devient plus dense que l’eau qui les pousse et plonge alors au fond de l’Atlantique. Dans les fonds marins, ce courant froid repart vers le sud à la vitesse de 2 m/h pour se réchauffer, lentement, puis remonter à la surface de l’océan Indien ou Pacifique et repartir vers l’océan Arctique, ensemençant sur son passage sa chaleur bienfaitrice.
Le bug du Gulf-StreamMalheureusement, à cause du probable réchauffement climatique dû à l’effet de serre, le moteur même de ces courants marins semble menacé.
Effectivement, on a vu précédemment que les courants marins étaient basés sur la plongée des eaux froides et salées, plus denses, dans les profondeurs de l’océan Arctique
+ Schema. +
Or, l'effet de serre entraînant une augmentation de la température, qui accroît l’évaporation dans les régions chaudes et les précipitations aux hautes latitudes. L’Atlantique se réchauffe, recevant plus de pluies, ce qui engendre fatalement une fonte partielle de la calotte glaciaire.
Conséquence directe : de l’eau douce en quantité diminuant d’autant plus la salinité marine. Ainsi s’il y a baisse de la salinité, il y a baisse de la densité des eaux de surface, empêchant leur plongée dans les abysses océaniques, coupant le Gulf-Stream, annulant les échanges thermiques entre équateur et zones tempérées.
ConséquenceLes conséquences en seraient catastrophiques et paradoxales.
Il est réellement paradoxal de constater que ce phénomène, pourtant dû au réchauffement climatique, puisse engendrer par son inégale distribution de la chaleur une ère glaciaire en Europe et dans les régions à hautes latitudes, tandis que l’équateur accumulera une chaleur harassante. L’Europe qui, ne l’oublions pas, se situe à la même latitude que le Québec. La seule différence réside dans le fait que nous profitons de la bénédiction du Gulf-Stream.
Selon ce modèle, cette perturbation pourrait engendrer des températures hivernale de - 30°C à Paris, – 20° à Bordeaux car bénéficiant de la «douceur» de la mer... les mêmes hivers qu’au Québec.
Conclusion Lorsque l'on parle d'effet de serre et de réchauffement climatique, il ne faut pas oublier que ce sont des perturbations dont on ne connaît pas encore l'ampleur ou le relativisme des effets. Ainsi, ce «réchauffement climatique» pourrait bien transformer l'Europe en désert blanc.