Thursday 03 May 2007 à 03:27
Ouais, et ça continue.
Climat: les négociations de Bangkok progressent lentementhttp://news.fr.msn.com/Article.aspx?cp-documentid=4833559
Les délégués assistent à l'ouverture de la conférenc Giec à Bangkok le 30 avril 2007
La Chine, le Brésil et l'Inde pèsent sur les négociations de Bangkok où les délégués du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) vont devoir mettre les bouchées doubles pour terminer leurs travaux à temps, vendredi.
Les pays en développement souhaitent que soit reconnue la responsabilité historique des pays industrialisés dans les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) alors que les délégués du Giec sont réunis depuis lundi pour étudier les moyens de lutter contre le changement climatique.
"La Chine est très présente, elle est vigilante", a déclaré à l'AFP Renaud Crassous, un délégué français qui participe aux travaux du Giec en Thaïlande.
La Chine "est méfiante sur tout ce qui pourrait conduire à croire qu'il est facile de réduire les émissions" de GES, a commenté M. Crassous.
"La Chine veut se développer fortement, elle a une économie basée sur l'utilisation d'énergies fossiles, elle a de grandes réserves de charbon et elle veut continuer son chemin".
Le Brésil et l'Inde sont également vigilants, a-t-il ajouté.
"Le Brésil, l'Inde et la Chine, (surnommés) 'les Bric', essaient de mettre sur le dos des pays industrialisés la responsabilité historique des émissions de gaz à effet de serre afin de se dédouaner de leurs propres émissions et de se prémunir contre toute discussion", a renchéri un délégué d'un autre pays occidental sous couvert de l'anonymat.
Mais la réunion de Bangkok "n'est pas tournée vers le passé, nous regardons vers l'avenir" et la façon de réduire les émissions de GES, a-t-il fait remarquer.
"Les Bric sont extrêmement actifs", a-t-il commenté, tout en se déclarant optimiste sur l'issue de la réunion. "Nous arriverons à un accord sur un texte et le message ne va pas être modifié profondément", a-t-il estimé.
Les experts peaufinent un "résumé à l'intention des décideurs", synthèse en une vingtaine de pages de leur rapport sur "les mesures d'atténuation" du réchauffement climatique en cours, qui constitue le troisième volet du 4e rapport d'évaluation du Giec.
Les délégués espèrent pouvoir publier ce texte vendredi.
En préalable à la réunion de Bangkok, les gouvernements représentés au Giec ont déposé de très nombreux commentaires destinés à amender un projet de ce résumé et rassemblés dans un document que l'AFP a pu consulter.
La Chine a notamment proposé un amendement précisant que si les pays qui ont un taux élevé d'émissions "par habitant" ne réduisent pas de façon significative leurs émissions, il sera difficile de faire de substantiels progrès dans l'atténuation des GES, selon ce document.
"Les commentaires déposés par les gouvernements n'ont pas pour objectif de faire un obstructionnisme destructeur", a commenté un délégué d'un pays d'Europe.
"On essaie d'améliorer l'expression mais on a une contrainte de base forte qui est qu'on doit être fidèle à un texte", a-t-il indiqué.
Dans ce genre de négociations, "ça commence toujours très doucement et, à la fin, c'est le rush", a indiqué Jean Jouzel, un habitué des réunions du Giec qui fait partie de la délégation française à Bangkok.
"Ca se passe plutôt bien. C'est moins tendu qu'à Bruxelles", a-t-il ajouté.
Lors de la dernière réunion du Giec à Bruxelles début avril, les délégués étaient parvenus à un accord à l'arraché après avoir travaillé tard dans la nuit, le dernier jour des négociations.
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J'espère que le rapport ne sera pas vidé de sa substance par des pays qui ne se préoccupent que de leurs intérêts économiques nationaux au détriment des intérêts écologiques mondiaux.