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Friday 02 February 2007 à 20:03
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Réchauffement planétaire : un rapport à faire froid dans le dos
Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences, le 02/02/2007 à 16h58



Les experts mondiaux du Giec, qui se sont réunis à Paris, viennent de rendre leur rapport. Verdict : la réalité du réchauffement global et la responsabilité des activités humaines ne font plus guère de doute. Pour les décennies à venir, les prédictions se précisent et apparaissent plutôt pessimistes...

Leur dernier rapport datait de 2001 et montrait déjà des tendances lourdes et préoccupantes. Il y a quelques semaines, des fuites annonçaient que le prochain, publié aujourd'hui, serait franchement alarmiste. Ces informations étaient, hélas, bonnes...


Le rapport donne bien d’autres précisions, synthétisées ici. Sur le site du Giec, on peut en trouver deux synthèses destinées aux responsables politiques, l’une détaillée mais dépourvue de graphiques, l’autre mieux illustrée mais plus succincte.


-Le dioxyde de carbone
En 1750, le taux de gaz carbonique, ou dioxyde de carbone (CO2) était de 280 ppm (parties par millions, en nombre de molécules). Il était de 379 ppm en 2005. Cette augmentation représente un rythme très supérieur à celui des variations naturelles : durant les 650 000 dernières années (d’après les données recueillies dans les carottes glaciaires), le taux de gaz carbonique dans l’atmosphère terrestre a varié entre 180 et 300 ppm.

L’augmentation… augmente. Entre 1960 (début du suivi continu) et 2005, l’accroissement annuel moyen du taux de gaz carbonique a été de 1,4 ppm par an mais il a été de 1,9 ppm par an entre 1995 et 2005.

-Le méthane
De l’ère préindustrielle à aujourd’hui, la concentration de méthane (CH4) dans l’atmosphère est passée de 715 ppb (parties par milliard) à 1 732 ppb au début des années 1990 puis à 1 774 ppb in 2005. Durant les 650 000 dernières années, les variations naturelles de ce gaz l’ont fait osciller entre 320 et 790 ppb.

L’augmentation de concentration de ce gaz 24 fois plus efficace sur l’effet de serre que le dioxyde de carbone est essentiellement dû à l’agriculture et à l’usage des combustibles fossiles.

-l’oxyde d’azote
Du 18ème siècle au début du 21ème, l’oxyde d’azote (NO2) a grimpé dans l’atmosphère de 270 ppb (parties par milliard) à 319 ppb in 2005. Contrairement au gaz carbonique et au méthane, le taux d’augmentation reste à peu près constant depuis les années 1980. Les émissions proviennent essentiellement de l’agriculture.

-Effet de serre
Le forçage climatique causé par l’activité humaine (bilan des effets augmentant la température et de ceux la diminuant, car il y en a aussi) est estimé entre 0,6 et 1,6 W/m2 depuis 1750. C’est l’énergie supplémentaire reçue par le sol et l’atmosphère.

A elle seule, l’augmentation dans l’atmosphère des gaz à effet de serre induit un forçage de + 2,30 +/- 0,23 W/m2. C’est la plus forte croissance depuis 10 000 ans. L’effet du gaz carbonique a crû de 20 % entre 1995 to 2005, soit davantage que durant les 200 dernières années.

-Augmentation de température dans le passé
Durant le vingtième siècle, la température moyenne de l’atmosphère terrestre a augmenté de 0,6 +/- 0,2 °C, soit 0,15° C de plus qu’une précédente estimation pour une période se terminant en 1994. Cette différence montre clairement que la tendance au réchauffement s’est accentuée entre les années 1990 et aujourd’hui.

Le volume des calottes glaciaires et des glaciers s’est réduit partout sur la planète.

L’océan s’est réchauffé au moins jusqu’à 3 000 mètres de profondeur. Sa dilatation a fait monter le niveau de la mer de 10 à 20 centimètres durant le vingtième siècle, et de 1,8 mm par an entre 1961 et 2003.

-Températures à venir : + 1,8 à 4 °C en 2100
Jusqu’à 2100, selon les différents scénarios retenus, la température devrait augmenter de 1,8°C à 4°C. Cette chaleur supplémentaire est autant d’énergie injectée dans l’atmosphère, qui réagira, disent les experts, par des précipitations et des cyclones plus nombreux et plus violents.

-Niveau de la mer : 18 à 59 centimètres plus haut en 2100
Dans le rapport publié en 2001, la fourchette indiquait 8 à 88 centimètres. Les valeurs se sont donc précisées mais le rapport souligne que la fonte de glaciers de l’Antarctique et du Groenland sont mal connus et que l’élévation pourrait être plus forte. Dans le journal Libération, le climatologue français Jean Jouzel explique qu’une « élévation moyenne de 40 cm du niveau des océan signifierait que 200 millions de personnes doivent quitter leur foyer et leur lieu de vie ».


Source : http://www.futura-sciences.com/news-rechau...d-dos_10330.php





Ca a le mérite d'etre clair.

Je crois que la question est donc définitivement réglée. L'heure est plus que jamais a la prise de conscience et surtout a l'action ! sleep.gif





Ce message a été modifié par dansvot'gueule - Friday 02 February 2007 à 20:06.
Friday 02 February 2007 à 21:30
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En effet, c'est chaud..
Friday 02 February 2007 à 22:57
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QUOTE (dansvot'gueule @ 02 Feb 2007 à 19:03)
« élévation moyenne de 40 cm du niveau des océans»


unsure.gif Une solution pourrait consister à faire proliférer plus d'éponges dans le milieu marin non ?

* Je plaisante, mais c'est surtout pour éviter de m'inquiéter. Une façon de conjurer le sort... *
Saturday 03 February 2007 à 03:07
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Allez jetter un coup d'oeil en histoire sur le topic de 1709 et sa vague de froid, ça vous changera les idées...


A vous glacer le sang rolleyes.gif
Sunday 04 February 2007 à 01:28
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Je vois que vous etes capables de réflechir sans l'aide de la télé.


Venez en débattre ici


Désolé Global Warming, mais la pub pour les autres forum n'est pas autorisée. Mais bienvenue sur comlive.



Ce message a été modifié par dansvot'gueule - Sunday 04 February 2007 à 13:43.
Sunday 04 February 2007 à 01:40
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La pub vers les autres forums est interdite.





Ce message a été modifié par Daddy-O - Sunday 04 February 2007 à 01:40.
Sunday 04 February 2007 à 05:21
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QUOTE (Daddy-O @ 02 Feb 2007 à 11:00)
Lest Etats Unis ont fait une liste noire des pays qu'ils n'aiment pas : l'axe du mal, dedans il y a l'Iran et la Corée du Nord ( il y avait aussi l'Irak ).

Ouais bon, je sais tres bien ce que c'est. J'aurais juste voulu lui demander ce que c'était pour lui et de quel droit il se permettaient de désigner un quelconque "axe du mal".
Sunday 04 February 2007 à 13:23
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QUOTE (aureliano @ 02 Feb 2007 à 01:04)
sleep.gif Il suffit de stimuler un peu les volcans d'Auvergne, ces feignasses. Sinon du côté de la Sicile il y a de quoi faire.

Il en faudrait des volcans !

Une des plus grosses éruptions de ces dernières années, celle du Pinatubo en 91, n'a fait chuter les températures mondiales que d'un demi degré sur un an, mais c'est déjà pas mal ! Je me souviens d'une éclipse de lune en décembre 91, d'habitude, elle devient rouge brique, mais là, complètement noire, invisible, les poussières du volcan faisaient un vrai écran total !

pour en revenir aux éruptions, un super-volcan, ce serait mieux : pendant longtemps on a attribué la fin des dinosaures à ceux du Dekkan indien avant d'avoir les preuves que c'était une météorite : cratère géant dans le golfe du Mexique et couche géologique crétacé-terciaire dans le monde entier.

Mais ces deux événement arrivent si peu souvent !

Au point où en est la sixième extinction de masse, on peut toujours epérer que l'humanité disparaisse dans une catastrophe nucléaire, mais c'est être pessimiste sur les capacités de l'huanité à coriger ses erreurs...
Monday 05 February 2007 à 01:47
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It's not too late : vidéo de Green Peace

Cliquer ici

Ce message a été modifié par dadoorepresente31 - Monday 05 February 2007 à 01:49.
Monday 05 February 2007 à 12:48
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Pas mal cette vidéo. Il est touchant le gamin.
Monday 12 February 2007 à 03:22
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Le rechauffement climatique affecterait aussi le plateau Tibetain. C'est assez inquietant parce que les neiges de l'Himalaya alimentent la plupart des grands fleuves asiatiques, les fleuves chinois, bien sur mais aussi les fleuves indiens et surtout le Gange.
Ce qui est d'autant plus inquietant quand on sait que de ces fleuves depends la vie de plusieurs centaines de millions, voire d'un milliard de personnes.

Le réchauffement climatique fait fondre le plateau tibétain
Extrait du BE Chine N°37 - Ambassade de France en Chine, le 11/02/2007 à 10h41

Une étude menée par le Centre d'Etude Géophysique Aérienne et de Télédétection (AGRS) de l'Agence d'Etudes Géologiques de Chine (AGS) vient de montrer que le réchauffement climatique avait entraîné sur le plateau tibétain depuis 30 ans un rétrécissement des glaciers, une élévation de l'altitude des neiges éternelles de 100 à 350 mètres, une diminution des zones humides et une aggravation des désertifications.

Le plateau s'étend sur 5 provinces chinoises (régions autonomes du Tibet et du Xinjiang, et Qinghai, Yunnan, Sichuan) pour presque un quart de son territoire. C'est la principale réserve en eau du pays avec les sources des fleuves Yangtze, Jaune et Lancang, et une immense réserve de neige et de glace. D'après FANG Hongbin, ingénieur au département de télédétection où a été menée l'enquête, le volume des glaciers pourrait passer à 72% de sa taille actuelle en 2050 puis 50% en 2090 même sans progression du réchauffement climatique.

Les conséquences de cette fonte sont la diminution des ressources en eau potable de toute l'Asie et la formation de zones humides et marécageuses en aval du plateau, mais aussi des conséquences sur l'environnement mondial en raison de sa hauteur qui lui a valu le surnom de "troisième pôle".

Par Yannick Lannes

Ce message a été modifié par Daddy-O - Monday 12 February 2007 à 03:23.
Friday 16 February 2007 à 21:26
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Réchauffement climatique: des parlementaires du monde entier réclament un autre pacte
AFP.


Des parlementaires de différents pays, dont la Chine, l'Inde et les Etats-Unis, ont appelé jeudi à Washington à l'élaboration d'un accord post-Kyoto pour lutter contre la menace "catastrophique" du réchauffement climatique.
Réunie à Washington, l'Organisation mondiale des législateurs pour un environnement équilibré (Globe, Global Legislators Organisation for a Balanced Environment) a souligné l'urgence de prendre des mesures.
"De notre point de vue, la preuve que l'homme est responsable du changement climatique ne fait plus de doute", indiquent dans un communiqué des parlementaires représentant essentiellement les pays du G8 plus le Brésil, la Chine, l'Inde, le Mexique et l'Afrique du Sud.
"Mais nous devons être clair sur le fait que le changement climatique est un problème mondial et que nous avons tous l'obligation de prendre des mesures, en fonction de nos capacités et de nos responsabilités historiques", poursuit le texte publié à l'issue de deux jours de débats au Sénat américain.
Cette rencontre est intervenue deux semaines après la publication d'un rapport alarmant du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) qui prévoit une très forte augmentation des températures (4 à 6°C en plus) à la fin du siècle si les émissions de CO2 continuent à leur rythme actuel.
Après une réunion inaugurale mi-2006 à Bruxelles, le forum de Washington constitue la deuxième tentative informelle des parlementaires pour tracer les grandes lignes d'un pacte sur le changement climatique qui ferait suite au protocole de Kyoto qui expire en 2012.
Les Etats-Unis n'ont pas signé le protocole de Kyoto, dont sont également absents les pays émergents dont la Chine et l'Inde, les deux grandes puissances économiques montantes.
Le président américain George W. Bush continue à défendre une approche basée sur le volontariat pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et la Chine construit une centrale à charbon par semaine.
Mais des parlementaires américains ont appelé à une action plus coercitive. "C'est un moment crucial. Nous avons une fenêtre de 10 ans" pour agir, a déclaré le démocrate John Kerry pendant le forum en appelant à une mobilisation avant que la planète n'atteigne "un point de non-retour".
Les parlementaires réunis à Washington ont demandé la mise en place d'un marché mondial pour limiter et échanger les droits d'émissions de gaz à effet de serre, à l'image du système mis en place dans l'Union européenne et expérimenté en Californie et dans des Etats du nord-est des Etats-Unis.
Les parlementaires des pays pauvres ont toutefois souligné que la responsabilité était d'abord du ressort des pays riches, qui devaient agir contre un problème qu'ils avaient créé.
Une de leurs demandes concerne le transfert de technologies qui permettraient à des pays comme la Chine d'améliorer ses centrales à charbon, ce que rechignent à faire les sociétés ayant massivement investi pour développer des technologies plus propres.
"Tout le monde est d'accord pour dire que le réchauffement climatique est très préoccupant (...) mais si nous devons changer de manière de vivre, tout le monde va devoir faire des sacrifices", a prévenu Tejaswini Seeramesh, une parlementaire indienne de la ville de Bangalore.
Saturday 17 February 2007 à 17:54
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[FONT=Arial][COLOR=purple]Bonjour,


J'ai lu sur un site que "l'effet de serre entraîne une augmentation de la pluviométrie au niveau de l'Atlantique Nord" (une des raisons de l'apport d'eau douce)


Pourrait-on m'expliquer ce phénomène ?
En quoi l'effet de serre entrâine une augmentation de la pluviométrie ?



Merci
Saturday 17 February 2007 à 20:06
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QUOTE (.*J.u.l.i.e*. @ 17 Feb 2007 à 16:54)
[FONT=Arial][COLOR=purple]Bonjour,


J'ai lu sur un site que "l'effet de serre entraîne une augmentation de la pluviométrie au niveau de l'Atlantique Nord" (une des raisons de l'apport d'eau douce)


Pourrait-on m'expliquer ce phénomène ?
En quoi l'effet de serre entrâine une augmentation de la pluviométrie ?



Merci

Si l'effet de serre fait augmenter les températures cela produit plus d'évaporation sur l'océan qui entrainera un peu plus de précipitation! sleep.gif
Thursday 01 March 2007 à 20:58
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Quand les océans accélèrent les changements climatiques
Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences, le 01/03/2007 à 16h28

Durant la dernière glaciation, le refroidissement de l’air dans l’hémisphère nord a produit… un refroidissement de l’air dans l’hémisphère nord. La faute en incombe aux interactions complexes entre le mouvement des courants océaniques et celui des masses d’air.

Au fond des océans, des archives sédimentaires ont montré un phénomène surprenant : au cours des derniers 90 000 ans, des périodes de réchauffement et de refroidissement se sont succédé, séparées par des phases de changements climatiques brutaux. Le passage de l’une à l’autre s’est déroulé en quelques siècles seulement alors que l’entrée dans une ère glaciaire s’opère sur une durée de l’ordre de 10 000 ans. La trace de ces événements dits de Heinrich (du nom du géologue allemand qui les mis en évidence) est inscrite dans les sédiments marins sous la forme d’une couche à la composition particulière. La quantité de micro-organismes y est très faible et les fossiles restants témoignent d’une température de l’eau superficielle plus faible de 2 à 6 °C. De nombreux cailloux sont présents et on a pu démontrer qu’il s’agissait de débris glaciaires.

Comment expliquer la brutalité de ces changements ? Une équipe du Cerege (Centre européen de recherche et d'enseignement des géosciences de l'environnement, Aix-en-Provence) vient de montrer le rôle amplificateur de l’océan. Leurs déductions sont tirées d’une analyse de sédiments récupérés par le Marion Dufresne (un navire océanographique), dans le Pacifique, à l’ouest de l’isthme de Panama. L’indice qui les a mis sur la voie est l’évolution de la salinité des eaux, que l’on sait lire dans les sédiments. Durant les périodes de Heinrich correspondant à un refroidissement brutal, les eaux de l’est du Pacifique ont vu leur salinité augmenter.

Les scientifiques ont alors pu reconstituer le scénario catastrophe. Quand l’atmosphère se refroidit en Europe du nord, les alizés descendent vers le sud. Ces vents, qui soufflent vers l’ouest, recueillent l’évaporation de l’Atlantique, dont la salinité s’en trouve augmentée, et rencontrent ensuite le continent américain. Actuellement nettement décalés sur l’hémisphère nord, ils sautent allègrement le maigre isthme de Panama et vont déverser sur le Pacifique l’eau dont ils sont chargés, réduisant la salinité de cet océan. La quantité d’eau ainsi transportée d’un océan à l’autre est énorme : plusieurs centaines de milliers de mètres cube par seconde !

Refroidissement avec… effet boule de neige

Mais quand les alizés soufflent plus au sud, ils butent sur la Cordillère des Andes. En s’élevant au-dessus de ces montagnes, ils perdent leurs eaux, qui s’écoulent dans l’Amazonie et retournent donc vers l’Atlantique, lequel retrouve du coup sa salinité. Et c’est alors la mécanique océanique, avec en vedette le Gulf Stream, qui s’en trouve modifiée. Aujourd’hui, ce courant marin remonte vers l’Europe, emportant une eau chaude très salée - à cause de l’évaporation tropicale. Sa chaleur est communiquée à l’atmosphère européenne, tandis qu’en hiver cette eau plus salée, donc plus lourde, plonge dans la mer de Norvège puis coule vers le sud dans les profondeurs de l’Atlantique. Ce faisant, au passage, elle évacue du sel.


Simulation de l’anomalie moyenne des pluies après un effondrement de la circulation océanique profonde : augmentation en bleu, diminution en rouge (d'après Stouffer et al., 2006). La flèche en pointillés représente le transport actuel de la vapeur d'eau. Les flèches pleines indiquent les mouvements d’eau par les alizés (en gris), les fleuves (en vert) et les courants marins (en bleu). Les croix localisent les sites d'études paléoclimatiques. Crédit : CNRS

Quand le refroidissement s’est amorcé, poussant les alizés vers le sud, ce ballet aquatique a dû complètement changer de partition. On ne sait pas le reconstituer précisément mais, disent ces chercheurs, cette eau moins salée et moins chaude qui remontait vers l’Europe, comme le Gulf Stream actuel, ne réchauffait plus l’atmosphère et contribuait ainsi à amplifier le refroidissement.

Ce genre de couplage avec effet boule de neige entre climat et circulation des masses d’eau est actuellement très étudié. Elle reste un exercice difficile car il faut marier deux approches différentes celles des climatologues et celles des océanographes. Ce travail précis a le mérite de mettre en lumière un effet à l’échelle des siècles, qui devient particulièrement instructif à l’heure où l’on s’interroge sur les conséquences d’un réchauffement de l’atmosphère.


Avec son carottier géant, le Marion Dufresne peut effectuer des prélèvements jusqu’à soixante mètres sous le fond de l’océan. Ce grand navire (120,50 mètres), polyvalent, sert à des recherches océanographiques, sous la responsabilité de l’Institut polaire Paul Emile Victor. Pouvant transporter 110 passagers, il est aussi géré, le restant de l’année, par les TAAF (terres australes françaises) pour la logistique du personnel en place dans les archipels des Kerguelen et de Crozet et dans les îles Saint-Paul et Amsterdam. Crédit : IPEV / F. Delbart

Ce message a été modifié par Daddy-O - Thursday 01 March 2007 à 21:00.
Sunday 04 March 2007 à 18:40
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Le changement climatique influe déjà sur les mers européennes
Source : CORDIS Nouvelles, le 04/03/2007 à 16h06

Selon un nouveau rapport du Centre commun de recherche de la Commission européenne, le changement climatique présente déjà un impact significatif sur les mers et les côtes européennes, et toute politique prévue pour atténuer ces effets devra également aborder le problème de l'exploitation plus vaste des mers et des côtes par les êtres humains.

Le rapport intitulé « La dimension maritime et côtière du changement climatique en Europe: Un rapport aux directeurs européens de l'eau », a été présenté lors d'un symposium sur le changement climatique et l'eau organisé par la présidence allemande du Conseil de l'UE.

Les recherches montrent que le changement climatique n'a pas la même influence sur toutes les eaux européennes ; alors que les températures de l'eau aux abords de l'Écosse ont augmenté d'environ 1 degré Celsius au cours des 20 dernières années, les températures dans la Méditerranée ne se sont accrues que d'un demi degré Celsius. De même, les taux d'augmentation du niveau de la mer autour de l'Europe varient entre 0,8 mm et 3 mm par an.

Dans le même temps, des phénomènes météorologiques catastrophiques tels que pluies torrentielles, ondes de tempêtes et inondations, semblent également avoir lieu plus fréquemment.

Les changements du niveau de la mer ont de sérieuses répercussions sur d'autres aspects de l'environnement côtier, étant donné leur influence sur la marée, les conditions et l'évaporation de la glace de mer. D'autres aspects de l'environnement marin présentent déjà les effets dus au changement climatique, comme, par exemple, les modèles de circulation et le cycle du carbone, rendant les mers de plus en plus acides en raison de l'absorption accrue de dioxyde de carbone.

Les changements de température ont également forcé les espèces d'eaux à température élevée à se diriger vers le Nord, ce qui a conduit à un déclin des espèces d'eaux froides. Depuis les années 1960, une baisse brutale du niveau des espèces de zooplancton dominant a conduit à des changements dans la structure d'assemblage des poissons de la mer du Nord. Ajoutée à la surpêche, cette situation a abouti à la disparition quasi totale de la population économiquement importante de morue.

Comme le montre ce dernier point, les activités humaines telles que la sylviculture, la production d'énergie, le commerce et le tourisme peuvent aggraver les effets du changement climatique.

Du point de vue de la recherche, le rapport précise qu'« un financement prolongé est nécessaire pour permettre la collecte et l'analyse de rapports à long terme afin d'évaluer et de découpler les impacts du changement climatique provenant d'une autre variabilité anthropogénique et naturelle dans les océans et les mers, et de bâtir des capacités de surveillance et d'évaluation durables ».

La recherche fondamentale concernant les effets du réchauffement de la planète sur l'acidité des eaux, les interactions sur le réseau trophique et le cycle du carbone doit être augmentée, et le développement d'un réseau européen d'observation maritime et côtière fournissant un accès non restreint à des données en temps réel est également nécessaire. À l'échelle mondiale, la coopération internationale avec des pays tiers est essentielle afin d'éviter des situations de conflit lors de la mise en oeuvre de plans d'atténuation ou d'adaptation des ressources maritimes.

Le rapport souligne également le besoin d'un mécanisme pour s'assurer que les données et informations découlant de la recherche atteignent les décideurs et utilisateurs de l'écosystème marin.

Les auteurs notent que toutes les politiques européennes axées sur l'eau, telles que la directive-cadre dans le domaine de l'eau, doivent être entièrement mises en oeuvre à travers l'Europe. « Mais plus important encore, la Stratégie européenne maritime, en tant que pilier environnemental du Livre vert sur la politique maritime de l'UE, devrait représenter un outil unique intégré en faveur de la protection de l'environnement marin en Europe en abordant les questions de façon holistique, y compris les effets des changements climatiques présents et futurs », affirme le rapport.
Monday 05 March 2007 à 03:08
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Intéressant tout ça!

Il faut dire que l'Europe Occidentale a subit une hausse des température sensible durant les cinquantes dernière années, mais la vrai question est la pluviométrie certaines régions sont touchés par des sécheresses récurentes notamment en France ce qui n'empêche pas les inondations d'être de plus en plus fréquentes!

Ce message a été modifié par uno - Monday 05 March 2007 à 03:12.
Wednesday 07 March 2007 à 21:50
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Antarctique : le point faible des modèles climatiques
Par Jonathan Toubeau, Futura-Sciences, le 07/03/2007 à 17h53

L’Homme est amplement responsable du réchauffement global ; sur ce point, la plupart des modèles sont d’accord. Mais un nouveau rapport démontre leur difficulté à reproduire le climat antarctique : un désaccord existe entre les prédictions et les températures relevées sur ce continent.



Presque tous les modèles climatiques prédisent que la température et les précipitations sur le continent austral vont augmenter suite au réchauffement planétaire. L’été dernier, un groupe de recherche de l’Ohio State University révélait pourtant qu’aucune intensification des précipitations n’avait eu lieu ces 50 dernières années. Peu après les conclusions de l’IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change), David Bromwich et son équipe apportent cette fois la preuve que la température n’a pas non plus suivi la tendance attendue. « Ce que nous observons maintenant, c’est que le régime de température est largement similaire à ce que nous avons vu avec les chutes de neige. Cette dernière décennie, toutes deux ont diminué », constate Bromwich.


Moyenne annuelle de l'accumulation de neige sur l'Antarctique de 1955 à 2004. Lors d'une précédente étude, l'équipe avait montré qu'aucune augmentation des précipitations n'avait été enregistrée en Antarctique ces 50 dernières années.
Crédits : Ohio State University


Alors que la pointe nord de la péninsule antarctique est très sensible au réchauffement, il est pour le moment ardu de mettre en évidence l’impact de l’activité humaine sur l’ensemble du continent. « C’est très difficile, dans ces latitudes polaires, de faire ressortir un signal du réchauffement global », explique Bromwich, en partie à cause de la grande variabilité qu’il y règne. Ce problème vient de plusieurs complications : l’Antarctique est aussi vaste que les Etats-Unis et le Mexique réunis, la quantité de données disponibles est faible (on compte seulement une centaine de stations météo pour des milliers sur le reste de la planète) et elles ne remontent qu’à un demi-siècle.


Tendance des températures en Antarctique pour la période 1982-2004. Alors qu'il s'est réchauffé sur les bords, le centre du continent a vu sa température diminuer.
Crédits : NASA


Bromwich et son équipe se sont également intéressés au comportement des westerlies circumpolaires, cet important système de vents entourant le continent. « Les wersterlies se sont intensifiés au cours des quatre dernières décennies, voyant leur force augmenter de 10 à 20 % », précise-t-il. Cela peut avoir un impact important sur le mécanisme de mélange dans l'océan Austral, dont l'effet est de dissiper la chaleur et d'absorber le dioxyde de carbone, qui est, faut-il le rappeler, un des éléments clés du réchauffement global. De surcroît, certains chercheurs suggèrent que le renforcement des westerlies joue aussi un rôle dans l'effondrement des plates-formes glaciaires le long de la péninsule antarctique.

L'agrandissement du trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique peut également affecter les températures sur le continent : « Si vous avez moins d'ozone, il y a moins d'absorption de la lumière UV et la stratosphère ne se réchauffe pas autant ». Cela se traduirait par des conditions hivernales qui subsisteraient plus tard au printemps, abaissant ainsi les températures.

Pour Bromwich, le désaccord qui existe entre les modèles climatiques et les données de températures et de précipitations récoltées ces 50 dernières années sur les terres australes ne signifie pas nécessairement que ceux-ci soient faux. « Il n’est pas surprenant que ces modèles ne marchent pas aussi bien dans ces régions reculées du monde. Il s’agit de modèles globaux et on ne devrait pas attendre d’eux qu’ils soient similairement exacts en tout lieu », conclut-il.
Monday 12 March 2007 à 02:24
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Le toit du monde fond sous le soleil du réchauffement
Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences, le 11/03/2007 à 14h44

Une équipe internationale a analysé des carottes glaciaires prélevées à haute altitude sur le flanc chinois du mont Everest, révélant deux mille ans de climat. Verdict : un accroissement important - mais pour l’instant non chiffré - des fontes estivales au cours du vingtième siècle.

En 2001 et en 2002, une expédition de scientifiques chinois a réussi un exploit : grimper avec armes et bagages à 6 518 mètres, au-dessus du glacier East Rongbuk, sur le Col Nord, l’une des voies d’accès au mont Everest. Les scientifiques étaient alors à cinq kilomètres du toit du monde. Trois carottes ont pu être forées, remontant jusqu’à une période de 2000 ans en arrière.

La situation exceptionnelle de ce forage n’est pas seulement symbolique. La chaîne de l’Himalaya, tout comme l’immense plateau tibétain que domine l’Everest, sont des régions fort peu documentées sur le plan climatologique.

L’analyse de ces données a pris des années et monopolisé plusieurs équipes chinoises, russes, américaines et françaises. Le laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement (LGGE), de l’Université Joseph Fourier (Grenoble), et le laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE, Université de Versailles Saint-Quentin) ont ainsi participé à la datation.

Compter les bulles

Pour décrypter les informations sur le climat, un nouvel indicateur a été utilisé : la quantité de gaz piégé dans les bulles de la glace, qui renseigne sur la chaleur estivale. En effet, en été, la neige de surface, exposée à l’air chaud, se met à fondre, s’écoule à travers le manteau neigeux et finit par geler à nouveau. La taille et le nombre des bulles d’air emprisonnées dans la glace dépendent de l’intensité de ce phénomène. Plus il fait chaud et pendant longtemps, moins il y a d’air dans les bulles. On peut ainsi estimer l’ampleur du réchauffement survenu pendant chaque été.

Il n’est pas encore possible de remonter à des températures précises mais, en valeurs relatives, le verdict est sans appel : au cours du vingtième siècle, le réchauffement estivale s’est amplifié. On peut donc affirmer que la modification du climat a aussi affecté l’Himalaya…

Monday 12 March 2007 à 20:47
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QUOTE (antoine6891 @ 12 Dec 2006 à 20:09)
Y'a pas grand chose à dire, puisque tout le monde fait des grands discours mais personne ne fait rien pour que ça cesse

EDIT : je constate que tu mets tes sources maintenant redbiggrin.gif

Bon bah voila ....
Je n'avais pas encore participer a ce sujet pour cette raison en faite.
Oui bien sur le rechauffement climatique est inquietant...
On en parle de plus en plus, mais est ce que les choses chagent?
Est ce que chacun fait quelque chose? Je critique personne hein, je ne dis pas faire quelque chose non plus.
Je pense surtout que pour le moment il y a davange de discours que d'actes
Mais bon, ce n'est que mon avis sleep.gif

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