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| Deux récentes arrivées, celle d’Albert de Monaco sur le trône du rocher et celle de Dominique de Villepin à Matignon, ont fait, au fil de ces derniers mois, les unes de tous les journaux. Au plan généalogique, pourtant, tout ce qui les concerne n’a peut-être pas été dit et leurs généalogies méritent largement un petit détour. Au gré des branches de leurs arbres généalogiques, voyons donc qui les a "fabriqués" et éventuellement avec qui ils cousinent, sachant qu’à tous ces plans, nous attendent bien des surprises… Un "Prince du Rocher" issu des "rois des Montagnes" Au plan dynastique, Albert est bien le souverain héréditaire de Monaco car, avec lui, une nouvelle génération dirige le rocher. Tout commença ce jour de l’an 1297 où le génois François Grimaldi, dit "La Malice", débarqua sur le rocher et, déguisé en moine, prit d’assaut avec ses hommes le château fort qui le couronnait et le protégeait. Depuis, les Grimaldi se succèdent, tant bien que mal, quitte, notamment, à survivre par les femmes. Le rocher de Monaco - Tous droits réservés Une première fois (en 1454), la couronne passa en effet par une femme. Mais celle-ci (Claudine Grimaldi) ayant épousé son cousin (Lambert Grimaldi), la dynastie n’eut pas de mal à continuer. Et, ce, jusqu’en 1715, date à laquelle leur lointaine descendante, Louise-Hippolyte Grimaldi, épousa le comte français Jacques-François de Goyon-Matignon, sous la condition que leurs descendants porteraient le nom et les armes des Grimaldi et leur succèderaient… Ce qui eut lieu. Une troisième fois, cependant, l’histoire se répéta. En 1919, lorsque la fille unique du prince Louis III (1870-1949) épousa le Comte Pierre de Polignac, issu d’une lignée ancienne et prestigieuse. Cette dernière était elle-même curieusement devenue Polignac de la même manière, pour descendre d’un certain Guillaume de Chalençon, qui avait épousé, en 1439, Valpurge, l’unique héritière des anciens vicomtes de Polignac, souverains du Velay et surnommés les "rois des montagnes". De Monaco et d’ailleurs Pas facile de s’y retrouver… En fait, le prince actuel devrait donc s’appeler Albert de Clalençon… Mieux ! S’il a bien un arrière-grand-père Grimaldi (descendant des Beauharnais par les femmes) et un arrière-grand-père Polignac, le prince Albert a par ailleurs : deux arrière-grands-parents irlandais (par son grand-père paternel américain, John B. Kelly), deux arrière-grands-parents allemands (par sa grand-mère Kelly, née Mayer). De plus, il a une arrière-grand-mère native du Mexique (Suzanna de la Torre, fille d’un couple hispano-martiniquais et épouse du Comte Charles de Polignac), enfin, une arrière-grand-mère normande (Marie Juliette Louvet, née en 1867 à Pierreval, Seine-Maritime), simple couturière, qui fut la maîtresse du prince Louis III. Une généalogie, pour le moins très internationale… Et bien peu aristocratique avec, seulement, deux arrière-grands-parents nobles sur huit ! Galouzeau de Villepin Disons-le tout de suite, la famille du nouvel hôte de Matignon n’a jamais été noble et ne s’est d’ailleurs jamais prétendue telle. Selon un schéma très classique, les ancêtres ont d’abord été des Galouzeau, tout court ! Ainsi émergent-ils à Semur-en-Auxois (en Bourgogne) dès la fin du XIIIe siècle, sous ce nom issu de l’ancien verbe "galer" signifiant "plaisanter, s’amuser" et d’où nous viennent nos actuelles galéjades et gauloiseries. Une branche de la famille s’élevant dans la société, en exerçant les professions de greffiers, notaires, etc., vit ses membres prendre l’habitude (courante à l’époque dans les familles notables possédant des terres) de faire suivre son patronyme du nom d’un domaine, en l’occurrence Villepin. Nom sous lequel signe, à Gérardmer, Jean-Baptiste Galouzeau de Villepin, ancêtre direct de notre Premier ministre. Celui-ci occupe la position enviable de capitaine général des Fermes du roi, position qui aurait certainement valu à la famille de se voir anoblir si la Révolution de 1789 n’était pas passée par là… Quels cousins ! Côté paternel donc, on trouve essentiellement des notables et des familles bourgeoises ayant donné des saint-cyriens et des hommes ayant souvent servi l’État. Par les femmes, les Villepin descendent (par une arrière-arrière-grand-mère née de Blair, d’origine écossaise) de grandes familles de l’aristocratie anglaise. Parallèlement, des ancêtres lorrains les apparentent au Père de Foucauld et d’autres, limousins, à Jean Giraudoux et à Maurice Genevoix. Grâce aux travaux de Robert Auclair, on sait aussi que Dominique de Villepin compte parmi ses aïeux le couple d’aubergistes limougeauds Léonard Théveny et Galiane Delavaud, qui en font le cousin au 23e degré de… Valéry Giscard d’Estaing ! Côté maternel, on trouve d’entreprenantes familles jurassiennes, industriels dans la cartonnerie. Ainsi que des lignées terriennes du Nivernais qui font de la mère du premier Ministre la cousine germaine de la femme d’un de ses prédécesseurs… Jacques Chaban-Delmas ! |
| QUOTE (sandie72 @ 16 Feb 2006 à 18:52) |
| donc les ancetres de villepin auraient appartenu a la noblesse de Robe( si decriee au XVIIeme siecle!)si la revolution n etait pas intervenue... des "bourgeois gentilhommes"en fait! comme quoi...on en apprend tous les jours! |
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