Thursday 22 February 2007 à 16:26
| QUOTE (Dingosid @ 20 Feb 2007 à 16:38) |
C'est moi qui suis idéologique ? Je dirais pragmatique plutôt car si l'école est effectivement là pour donner un socle de connaissance, ces connaissances ont pour intéret une insertion dans la société et une éventuelle amélioration de celle-ci. Et plus l'on avance dans les études, plus celles-ci sont spécialisés en fonction de la profession dans laquelle l'étudiant a été dirigé. En somme, lorsqu'il arrive à l'université, l'étudiant a normalement un noyau de cours directement en relation avec l'activité professionnelle auquel il se destine. D'ailleurs, on va en "FAC d'histoire", en "FAC de médecine" etc. La simple formulation montre bien cet état de fait. Le diplôme, c'est bien, mais encore faut-il qu'il soit en adéquation avec le métier désiré et donc que les cours associés aient une plus-value dans la matière.
Savoir comment ils ont envie d'apprendre ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse c'est de savoir quelle est la meilleure façon d'apprendre. Toujours répondre aux caprices des 'jeunes' sur le principe que c'est ce qu'ils aimeraient ne leur rend absolument pas service. C'est d'ailleurs l'une des raisons de la structure non démocratique de l'enseignement car une dose de contrainte est nécessaire.
Au contraire des étudiants, j'estime que les enseignants et le personnel encadrant a lui l'expérience, la maturité et le recul pour avancer des changements et des solutions.
Et, à la différence d'aujourd'hui, j'estime aussi que les professionnels (hors enseignement) devraient aussi être mis à contribution. Car, s'il est une chose de sûre, c'est que chaque personne dans la vie active est passée par la case enseignement et peux donc argumenter sur la qualité de celui qu'il a reçu et les modifications qui seraient utile.
Faux. |
Effectivement, plus on avance dans les études, et plus on se spécialise, professionnalise. Donc quel est le problème ?
En arrivant à l'université, 70% des étudiants n'ont pas ce "noyau de cours directement en relation" avec sa filière au lycée. C'est pour cette raison que je propose le Bac général pour tous comme au canada.
Effectivement également, il est difficile de devenir médecin sans passer par la Fac de médecine, etc... Mais professionnaliser toutes les filières n'est pas LA solution. Les études démontrent que plus l'orientation, professionnalisation se fait tôt, plus l'élève a de chances d'échouer.
Pour ce qui est en gras : je suis en désaccord avec ta notion de "caprice" ! Ecouter les doléances des étudiants pour leur permettre d'étudier de la meilleure façon possible ne leur rendrait pas service ? En quoi ?! L'absence de démocratie et la contrainte au contraire, le ferait ? En quoi ?!
Les perssonnalités extérieur à l'établissement n'ont rien à y faire en ce que ce qu'ils recherchent c'est leur interêt personnel. Par ce moyen là, l'on a voulu créer une licence professionnel "téléphone mobile" selon les volontés d'une "personnalité extérieure". Le temps qu'ils aient leur diplôme, l'entreprise a délocalisé ! Par ce moyen là aussi, les filières qui ne seraient pas "rentable" par rapport à l'insertion professionnelle des étudiants (histoire, psycho, socio, etc...) verraient leur budget chutter (avec les conséquences que l'on connait), dans le but expresse de rendre cette filière moins attractive aux futurs étudiants. Mutilant ainsi le libre choix de la poursuite d'étude. Empêcher les étudiants de poursuivre les études qu'ils veulent n'est pas digne de notre république. Ces étudiant iront au casse-pipe, me direz-vous. Un étudiant en philosophie peut être meilleur gestionnaire, entrepreneur, qu'un étudiant en économie, vous répondré-je !
L'école c'est avant tout fait pour dispenser un enseignement général, même s'il entre dans la sphère d'un secteur particulier. C'est à l'entreprise ensuite de "pofiner" le travail, et de faire l'effort de formation. C'est sa responsabilité.
Par ailleurs, l'exercie de cette démocratie ne pourrait pas se faire sans une refondation du rapport entre l'Etat et l'université. L'Etat ayant l'ascendant à ce jour, du fait que ce soit lui, de façon discrétionnaire, qui finance l'université.