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Livenet > Forum > Histoire
vendredi 08 avril 2005 à 22:08
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« On sait que la plupart des grands travaux publics entrepris depuis quelques années en Russie ont été exécutés par les prisonniers, politiques et de droit commun, enrégimentés sous les ordres de la G.P.Ou. Les Bolcheviks sont très fiers de cette organisation qui a permis l’achèvement rapide et aux moindres frais du canal Baltique-Mer Blanche et qui soumet les condamnés à un régime moins inhumain qu’on ne pourrait le penser.

Ceux-ci jouissent d’un confort relatif. Ils sont logés dans des baraques convenablement chauffées et disposent de couvertures. L’ordinaire est à base de chènevis, de soupe au poisson ou à la viande et de thé à discrétion avec une quantité variable de sucre. La ration de pain normale (1 kg par homme) est diminuée ou augmentée suivant que le travail fourni est inférieur ou supérieur à la tâche imposée. Le pain est de bonne qualité, meilleur qu’à Moscou.

Ce taux relativement élevé de la ration permet aux bons travailleurs d’en troquer une partie contre certaines denrées (lait, œufs, alcool, etc.) qu’on trouve facilement à acheter dans le pays, où le pain est rare. Lorsqu’un effort particulier est momentanément demandé, l’ordinaire est très largement augmenté, et l’on distribue même de la vodka.

Les prisonniers sont strictement hiérarchisés et l’on choisit parmi eux la plupart des hommes armés, mais cette faveur est uniquement réservée aux prisonniers de droit commun, toute arme, quelle qu’elle soit, étant refusée aux condamnés politiques. Les femmes sont autorisées à venir passer de temps en temps quelques jours auprès de leurs maris, certaines même à vivre auprès d’eux.

Des réductions de peine parfois très substantielles sont accordées aux bons travailleurs, dont certains même reçoivent des décorations, comme on l’a vu à l’achèvement du canal de la Mer Blanche.

Les “villages” de prisonniers comportent clubs, bibliothèques, cinémas et théâtres. Pour préparer les séances récréatives, des dispenses de travail, parfois assez longues, sont accordées aux condamnés doués d’un talent approprié.
La vie n'en reste pas moins très dure pour la masse, particulièrement pour les ouvriers non qualifiés auxquels sont imposées des tâches journalières supérieures à leurs forces. Aussi la mortalité est-elle très élevée.
Le recrutement de cette main-d'œuvre de choix a été très abondant au cours de ces dernières années, où sévissait la “dékoulakisation” des paysans. Il reste encore largement assuré du fait qu’une condamnation politique peut être provoquée par les motifs les plus futiles.

À noter que les communistes n’échappent pas à la suspicion générale. La tchistka [épuration, nettoyage] de cette année a même provoqué une recrudescence d’arrestations parmi eux : la proportion de communistes parmi les prisonniers politiques est passée de 10 à 50%.
Parmi ces prisonniers se trouvent aussi de nombreux officiers, et jusqu'aux grades les plus élevés. L’Armée rouge est l’objet d’une surveillance particulièrement stricte.

Et pour cause. En 1928, une cinquantaine de “Commandants rouges” de la garnison de Kiev avaient réussi, de connivence avec l’État-major polonais, à monter un complot en règle visant à proclamer l’indépendance de l’Ukraine. Ils ont été arrêtés deux heures seulement avant le déclenchement de l’affaire.

On peut conclure de là que les dirigeants de l’Union sont atteints d’une véritable manie de la persécution. Cette crainte maladive s’explique si l’on songe que tous sont eux-mêmes d’anciens conspirateurs, qu’ils ont passé leur jeunesse à saper dans l’ombre le régime établi et qu’ils savent par expérience combien vulnérables sont parfois les pouvoirs qui semblent le mieux assis. En ce qui concerne particulièrement les étrangers, cette invraisemblable méfiance, congénitale chez les Russes, a été portée au paroxysme chez les Bolcheviks par les luttes qu’ils ont eu à soutenir à leurs débuts contre les autres Puissances : ils ne sont pas encore arrivés à se défaire de la psychose interventionniste. Ils la cultivent même soigneusement chez tous leur administrés. L’intervention étrangère leur sert à la fois de mythe pour galvaniser les énergies et de dérivatif pour apaiser les mécontents.
De tous ces faits l’impression d'ensemble se dégage que les Chefs du Parti n’ont pas une confiance absolue dans la solidité d’un régime qui apparaît pourtant – et à bon droit – à l’observateur du dehors, comme un des plus stables dans le monde, à l'heure actuelle. »

URSS, RAPPORTS DES ATTACHÉS MILITAIRES, 1933-1934, ÉTAT-MAJOR GÉNÉRAL, DEUXIÈME BUREAU, ARCHIVES DU SERVICE HISTORIQUE DE L'ARMÉE DE TERRE, VINCENNES

J'ai eu ce rapport grace à ma prof de relation internationales Mme Annie Lacroix-Riz

Ce rapport nous montre que le Goulag est un camp de travail, où les prisonniers jouissent d'un confort. Le Goulag n'a rien a voir avec les camps de concentration n**i, qui a cette meme époque qui n'est pas encore un camp d'extermination (par le travail ou le gaz) dont certain font une assimilation honteuse...
samedi 09 avril 2005 à 11:44
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L'Etat-major ne va, évidemment pas dire que les prisonniers sont détenus arbitrairement, qu'ils travaillent comme des forcats, qu'ils sont abattus s'ils ne travaillent pas...

Tu es, à mon avis, très naif de croire sur parole un rapport émis par les responsables de ce système concentrationnaire. Il serait beaucoup plus intéressant de lire des témoignages de survivants de ces lieux de détention.
samedi 09 avril 2005 à 12:05
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QUOTE (Ganesh @ 09 Apr 2005 à 12:44)
Tu es, à mon avis, très naif de croire sur parole un rapport émis par les responsables de ce système concentrationnaire. Il serait beaucoup plus intéressant de lire des témoignages de survivants de ces lieux de détention.

Ce rapport est émis par l'etat major francais pas sovietique, et c'est un source plus fiable que les témoignages des anciens prisonniers car un témoignage est une source a prendre avec des pincettes car elle peut etre manipulé exemple tout les patrons au lendemain de la seconde guerre mondiale qui se disaient de parfait resistant alors qu'ils ont collaboré avec l'occupant...
samedi 09 avril 2005 à 12:56
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QUOTE (Hadora @ 09 Apr 2005 à 13:05)
Ce rapport est émis par l'etat major francais pas sovietique, et c'est un source plus fiable que les témoignages des anciens prisonniers car un témoignage est une source a prendre avec des pincettes car elle peut etre manipulé exemple tout les patrons au lendemain de la seconde guerre mondiale qui se disaient de parfait resistant alors qu'ils ont collaboré avec l'occupant...

Ok, désolé, je n'avais pas tout lu! pinch.gif
lundi 11 avril 2005 à 04:31
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Mais même, les francais étaient loin d'être les grands ennemis des soviètiques à cette période. De plus Hadora tu oublies un détail: tous les camps de travail allemand n'était pas des camps de la mort.

Cependant tu as raison les goulags ne sont pas des camps de la mort. Il ne faut pas confondre. Ils ont bien tués des millions de personnes... mais ce n'est pas comparable.
lundi 11 avril 2005 à 10:33
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QUOTE (Garulfo @ 11 Apr 2005 à 05:31)
Cependant tu as raison les goulags ne sont pas des camps de la mort. Il ne faut pas confondre. Ils ont bien tués des millions de personnes... mais ce n'est pas comparable.

Et bien sûr, tu vas nous dire que tu y étais en URSS à l'époque et qu'on peut se fier à toi aveuglément... laugh.gif
lundi 11 avril 2005 à 10:35
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Après 1930, le système pénal soviétique consistait en un système de prisons, de camps de travail (goulag), de colonies de travail, de zones ouvertes spéciales et d’un système d’amendes. Ceux qui étaient condamnée étaient en général envoyés dans une prison normale et une enquête était faîte pour savoir s’il était innocent et dans ce cas relâché, ou s’il était au contraire jugé. Un accusé qui passait au tribunal pouvait aussi bien être déclaré innocent (et relâché) ou être condamné. S’il s’avérait qu’il était condamné, il devait soit payer une amende, soit aller en prison ou, plus rarement, être exécuté. L’amende pouvait consister à ce que sa paye soit réduite pour une période donnée. Pour celui qui y était envoyé, il se retrouvait dans différentes sortes de prisons en fonction du type de peine.

Dans les camps de travail du goulag, était envoyé ceux qui avaient commis de sérieux délits (homicide, vol, viol, crime économique, etc.) ainsi qu’une partie de condamnés pour activités contre-révolutionnaires. Les condamnés à une peine de 3 ans pouvaient aussi être envoyés dans ces camps de travail. Après avoir passé un certain temps dans les camps de travail, un prisonnier pouvait être déplacé dans une colonie de travail ou dans une zone spéciale ouverte.

Les camps de travail étaient des zones très larges où les prisonniers vivaient et travaillaient sous étroite surveillance. Travailler et ne pas être à la charge de la société était jugé nécessaire. Aucune personne en bonne santé ne restait sans travailler. Il est possible qu’aujourd’hui, on trouve cela très dure, mais c’était la règle. Il y avait ainsi 53 camps de travail en 1940.

Il y avait d’autre part 425 colonies de travail. C’était des unités beaucoup plus petites que les camps de travail, avec un régime plus libre et moins surveillé. On y envoyait ceux qui étaient condamnés à des peines plus réduites et ceux qui avaient commis des crimes et des délits politiques moins graves. Ils travaillaient en liberté dans des usines ou à la campagne et étaient mélangés à la société civile. Très souvent, le salaire était entièrement versé au prisonnier, de la même façon que les autres ouvriers.

Les zones spéciales ouvertes étaient généralement des zones agricoles pour ceux qui avaient été exilés tels que les koulaks, expropriés pendant la collectivisation. D’autres personnes jugées coupables de crimes ou de délits politiques mineurs pouvaient aussi purger leurs peines dans ces zones.

Ce message a été modifié par Bouga - lundi 11 avril 2005 à 10:40.
lundi 11 avril 2005 à 10:42
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QUOTE (Garulfo @ 11 Apr 2005 à 05:31)
Mais même, les francais étaient loin d'être les grands ennemis des soviètiques à cette période. De plus Hadora tu oublies un détail: tous les camps de travail allemand n'était pas des camps de la mort.

Cependant tu as raison les goulags ne sont pas des camps de la mort. Il ne faut pas confondre. Ils ont bien tués des millions de personnes... mais ce n'est pas comparable.

Justement Garulfo dans mon premier poste je dis bien que les camps de concentration n**i à cette meme époque n'etaient pas des camps de la mort....

De plus a cette epoque les francais tout du moin les dirigeant politique et economique de la France étaient plus proche de l'allemagne n**i que de l'urss, sinon on n'aurait jamais perdu la guerre en une semaine...
lundi 11 avril 2005 à 10:57
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Voici un rapport de police de juillet 1933 sur les camps allemand, a la meme epoque, c'est un texte tiré des archives nationales et je l'ai eu aussi grace à ma prof Mme Annie Lacroix-Riz

"Ville de 5 000 habitants, où a été ouvert un camp de concentration pour « des gens de toutes conditions, des communistes, des social-démocrates, des ouvriers et des intellectuels (...) un millier environ (...). Le camp est installé dans un ancien château qui fut jadis un asile d’aliénés et une maison de correction, et qui sans affectation depuis des années est complètement délabré (...) : environ 80% communistes, ouvriers et intellectuels et 20% de social-démocrates, ou n’appartenant à aucun parti politique », dont beaucoup « actuellement inoffensifs et doivent leur sort à des dénonciations : il y a des vieillards de 70 ans, des invalides de guerre, etc.

Dans des salles de 6 à 7 m2 sont parqués entassés 20 à 25 internés auquel le plancher couvert de paille sordide sert à la fois de couche, de table et de siège. Le camp est gardé par les SA de la Standarte (Régiment) 139. La nourriture est très mauvaise et de qualité douteuse, les prisonniers sont obligés de s’alimenter sans pouvoir se servir ni de table ni de siège et de peler avec leurs mains les pommes de terre qu’on veut bien leur servir. Toutefois on met à leur disposition de petites cuillères en fer blanc. »

Valeur de la nourriture quotidienne, « au plus de 40 à 50 pfennigs. Les internés sont obligés de dormir dans des salles éclairées au grand jour à l’électricité et toutes portes ouvertes au vent, sans cesse réveillés par le bruit lourd des sentinelles, les cris terrifiants de ceux que l’ont soumet à la bastonnade. Fréquemment on les fait sortir dehors de sorte qu’il est impossible de dormir.

L’eau pour la toilette tombe goutte à goutte du plafond de tuyaux percés et des groupes de 30 à 40 malheureux se précipitent et se bousculent pour la happer au passage.
Les prisonniers sont traités avec la dernière brutalité. La garde des SA est composée principalement de jeunes gens, qui à quelques exceptions près, sont des sadiques et des brutes complètes.

Les internés sont livrés à leur merci, sans moyen de défense. Leurs réclamations adressées au Commissaire du camp produisent généralement un effet tout à fait contraire à celui qu’en attendent les plaignants et provoquent de la part des SA une vengeance féroce. Lorsqu’on manifeste un désir quelconque et demande l’autorisation de ses laver, de satisfaire ses besoins naturels, etc., il faut se mettre au garde à vous devant chaque SA, porter les mains à la couture du pantalon et faire un demi tour réglementaire. Il en est de même quand on est interpellé par un SA, l’un veut que les bras soient tendus, un autre le contraire, un troisième que les doigts soient détendus et ouverts. Jamais on ne réussit à les satisfaire, il y a pourtant parmi les prisonniers beaucoup d’anciens soldats. Tout cela finit souvent par des coups de matraques en caoutchouc. On force les prisonniers à chanter des chansons nationalistes sous la direction d’intellectuels de Leipzig. Les corvées sont nombreuses et variées, vidanges des cendres, transport du charbon, vidange des cabinets et fosses d’aisance, travaux de cuisine, etc.

Les visites ne sont tolérées qu’une fois tous les 15 jours et d’une durée de 10 minutes au plus. Les prisonniers sont entourés de SA, les visiteurs sont traités ignoblement, les SA les eng…. (sic) et molestent les femmes. Les visiteurs (il y en a toujours des centaines à la fois) importunent le SA. [Les visites] avaient lieu les mercredis et dimanches.
Celles du dimanche ont été supprimées et reportées au samedi afin d’empêcher les visiteurs de bénéficier des billets à prix réduits des chemins de fer. Pendant les visites il est naturellement impossible de parler de choses ayant une certaine importance. Le mot d'ordre est de cuisiner prisonniers et visiteurs ce qui donne lieu aux plus grands abus.

Voici comment on procède au “cuisinage”, tous les prisonniers regagnent leur chambre avec interdiction de stationner dans les couloirs. Un baquet d’eau est placé devant la porte. Le prisonnier que l’on interroge doit se tenir debout devant une tales les mains levées. Un “Commissaire” entouré d’une vingtaine de SA commence alors l’interrogatoire. Celui-ci terminé, le Commissaire quitte la salle. Le prisonnier est couché sur la table et tous les SA présents tombent sur lui en le frappant à coups de matraques. Les coups sont portés avec un raffinement barbare sur les reins, le dos, les fesses, etc. On entend les cris de douleur dans les pièces voisines. Le prisonnier atterrit après la bastonnade dans le baquet rempli d’eau froide, puis il est jeté en cellule jusqu'à sa guérison. Quand les camarades le revoient quelque temps après il est amaigri et abruti.

Les nouveaux arrivants sont d'abord l’objet de toutes sortes de brimades. Tout d'abord on les obliger à des exercices, on les brutalise et frappe de la plus belle façon. Tout un transport de prisonniers venant de Pennig, en Saxe, a été brutalisé du premier jusqu'au dernier. Un invalide de guerre, amputé d’une jambe, qui en faisait partie a subi le même sort. Le nommé Dietrich Théo, de Rochlitz en Saxe, et un SA surnommé le “dégoûtant” par ses propres camarades s’y sont particulièrement distingués. Un transport de 70 prisonniers de Chemnitz arrivé le…. (sic) ont (sic) été tellement maltraités que la cuisinière des Nazis et la femme du SA M…. (sic) ont poussé des cris d’horreur et imploré pitié. Un des internés, l’ouvrier B….. (sic), ancien social-démocrate qui souffrait d’une maladie de nerfs contractée à la guerre, en est devenu fou. Des prisonniers l’ont emmené du camp l’écume aux lèvres et les menottes aux mains.

Des prisonniers racontent que des camarades dont ils citent les noms portaient des blessures qui s’envenimèrent, des chemises remplies de sang et de pus. Parmi un grand nombre de cas, six noms ont été signalés spécialement. Les punitions infligées aux prisonniers sont les suivantes : rester debout courir pendant des heures entières au pas de gymnastique; passer une nuit debout un bras levé etc. Le secrétaire social-démocrate et le caissier, Schorter et Riehl, tous deux de Leipzig, sont continuellement brutalisés. Les bastonnades sont à l'ordre du jour. On les oblige à vider les WC et à charger les ordures et on leur fait faire les plus sales besognes. Les plus cyniques des SA sont les nommés Mullet (sic), chef de groupe, Mengel, le “ dégoûtant”, et le fameux Dietrich Théo, déjà nommé, de Rochlitz, une brute finie.

Et voici maintenant le pire : toutes les personnes qui sont relâchées doivent signer une attestation qu’elles ne diront rien de défavorable au sujet de la nourriture, des traitements subis, etc., et qu’elles s’abstiendront de toute propagande marxiste, etc. quelque temps après leur mise en liberté elle reçoivent une feuille de papier portant les indications suivantes :
M….. de …. jusqu'à…. vous avez été interné dans un camp de concentration, ce qui a entraîné des frais se montant à… que vous êtes tenus de rembourser. Vous êtes prié de payer ledit montant à la caisse indiquée ci-dessous, jusqu'au… en cas de non paiement le montant sera récupéré par les moyens légaux.
Signé : Présidence de Police de Leipzig.

Les frais qui leur sont comptés se montent à la somme de 2 marks par jour (14 marks par semaine) alors que l’indemnité de chômage allouée pour l’entretien d’une famille est de 15 marks ½, dont il faut déduire 2 marks pour le loyer.
Résultats de l’incarcération : les prisonniers rentrent chez eux avec une haine encore plus forte contre le régime actuel qui dans un avenir prochain aura des conséquences graves pour les autorités responsables. Les prisonniers tiennent plus que jamais à leurs opinions politiques. Une armée de milliers d’ouvriers et d’intellectuels devient prête de sorte que sous peu le fascisme allemand aura vécu"

La difference de traitement des prisonniers et donc frappante
lundi 11 avril 2005 à 14:00
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J'ai lu tes articles et même si je suis la première à m'élever contre ceux qui mettent sur un pied d'égalité nazisme et communisme, je trouve que ton procedé est quelque peu choquant. Je le vois comme un manque de respect aux millions de prisonniers qui ne sont peut-être pas morts exterminés mais d'une façon lente dans les camps de Sibérie.

J'aimerais bien connaître ton avis sur le XXème Congrès.
lundi 11 avril 2005 à 15:11
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L’éclatement de l’URSS a permis aux historiens d’avoir accès aux archives soviétiques et notamment à la bureaucratie des goulags faisant compte des arrivées et départs consignées à l’unité près. D’après un article de l’historien de renom, Nicolas Werth, il y a eu un maximum de 2 millions de détenus dans les goulags, le nombre réel des détenus politiques était à peu près de 500 000, parmi ces « politiques » il y avait des collaborateurs des nazis, ceux condamnés pour trahison étaient de 300 000 environs. Ces chiffres ont été publiés dans « L’histoire, n°169, septembre 1993, pp.38 à 51 » Nicolas Werth.

Combien de personnes sont mortes dans les camps de travail ? D’après la Revue d’Histoire Américaine, le nombre a varié chaque année mais il y eu une diminution de 5,2% en 1934 à 0,3% en 1953. Les décès dans les camps de travail étaient causés par le manque général de soins médicaux touchant aussi toute la société, en particulier en ce qui concerne les médicaments contre les épidémies. Ce problème n’était pas réservé aux camps de travail mais existait dans toute la société, aussi bien que dans la plupart du monde. L’utilisation générale des antibiotiques et leur découverte ont été effectives qu’après la Seconde Guerre mondiale, ce qui changea ainsi complètement la situation.

En fait, les pires années furent les années de guerre lorsque les barbares nazis imposèrent de très dures conditions à tous les citoyens soviétiques. Durant ces 4 années, plus d’un demi million de personnes périrent dans les camps de travail, ce qui équivaut à la moitié de tous les morts entre 1933 et 1953.

N’oublions pas que pendant la même période, en pleine guerre, 25 millions de personnes moururent parmi les gens en liberté. En 1950, quand les conditions en Union soviétique s’améliorèrent et que l’usage des antibiotiques fut introduit, le nombre de décès de prisonniers chuta à 0,3%.

A noté également, toujours d'après la Revue d'Histoire Américaine, le nombre de libérés chaque année (de 1934 à 1953) qui se comptaient en centaines de milliers tandis que d'autres les remplaçaient.

Ce message a été modifié par Bouga - lundi 11 avril 2005 à 15:40.
lundi 11 avril 2005 à 17:01
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QUOTE (Maharet @ 11 Apr 2005 à 15:00)
J'ai lu tes articles et même si je suis la première à m'élever contre ceux qui mettent sur un pied d'égalité nazisme et communisme, je trouve que ton procedé est quelque peu choquant. Je le vois comme un manque de respect aux millions de prisonniers qui ne sont peut-être pas morts exterminés mais d'une façon lente dans les camps de Sibérie.

J'ai posté ces articles dans le but de bien montrer aux gens la difference de traitement des prisonniers dans un goulag et un camp n**i en 1933, pour souligner que le goulag est une simple prison où les prisonniers étaient traités de meilleure manière que dans les camps allemands.

Ce n'est pas un manque de respect mais la réalité historique !

Pour ta gouverne Maharet, si on excepte les années de guerre contre le nazisme qui n'étaient pas une période "normale", la mortalité au goulag est passée d'environ 5 % dans les années 30 à moins de 1 % dans les années 50 (0.3 % en 1953) essentiellement grace aux progrés médicaux. Les goulags ont fait environ 1 million de morts en 50 ans pour des causes diverses et les camps d'extermination nazis ont tué entre 8 et 9 millions de personnes en 4 ans

Ce message a été modifié par Hadora - lundi 11 avril 2005 à 17:11.
mardi 12 avril 2005 à 20:41
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Tu ne m'as pas répondu, que penses-tu du XXème congrès ?
mercredi 13 avril 2005 à 16:21
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QUOTE (Maharet @ 12 Apr 2005 à 21:41)
Tu ne m'as pas répondu, que penses-tu du XXème congrès ?

je vois pas trop le rapport mais pour moi le XXeme congrès marque une rupture avec la contestation de la politique de staline, c'est à partir de là que l'URSS commence son déclin...
mercredi 13 avril 2005 à 23:30
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J'ai appris qu'une enquête a lieu en ce moment en Turquie pour élucider la question du génocide arménien de 1915 :

- Pas pour reconnaitre une responsabilité de la Turquie , mais pour faire la lumière et clarifier les choses.

C'est comme cela qu'on "apprend" que le "génocide" n'en aurait pas été un , qu'il n'aurait pas fait plus d'un million et demi de mort , mais à peine 300.000 , la plupart morts de maladie ou d'absence de nourriture , et les autres principalement tués par des Kurdes...

...

J'ai tout de suite pensé à ce sujet smile.gif

P.S.: Certes , ce n'est pas drole ... comme n'est pas drole toute manipulation de l'histoire à des fins de propagande.
mercredi 13 avril 2005 à 23:34
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Sinon , j'ai trouvé cet article , pour ceux que cela intéresse :
http://www.webencyclo.com/dossiers/contenu...p?IDDossier=108

-----------

Le Rôle principal :

Le mot « camp » désigne un terrain la plupart du temps clos, équipé d’infrastructures sommaires souvent construites à la hâte pour recevoir un flot massif de population. C’est précisément cette massification que vient mettre en relief le terme « concentration » :

>> Il s’agit de «concentrer» dans ces espaces hermétiques une population hétérogène et choisie par le régime en place, afin de l’isoler du reste du monde.

Le camp de concentration ne peut donc absolument pas être considéré comme une prison dans la mesure où les détenus (si l’on excepte les prisonniers de droit commun) n’ont pas été jugés par un système judiciaire régulier. La présence du détenu au sein du camp est ainsi placée sous le sceau de l’arbitraire.

(La fonction première et commune à tous les camps de concentration est donc, comme le soulignent Joël Kotek et Pierre Rigoulot dans Le Siècle des camps (Jean-Claude Lattès, 2000), d’éliminer au sens étymologique du terme - du latin eliminare, « faire sortir »)


Ce message a été modifié par RealSidius - mercredi 13 avril 2005 à 23:41.
mercredi 13 avril 2005 à 23:35
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Les fonctions majeures :

On peut attribuer globalement cinq fonctions majeures à l’univers concentrationnaire. Celles-ci pourront, en dernière instance, nous amener à dresser une typologie des camps.

L'isolement :
La dimension d’isolement, applicable à des individus effectivement ou potentiellement dangereux pour le régime (opposants politiques) ou aux « nuisibles » (dont la nature varie suivant l’idéologie dominante), a déjà été évoquée.

La terreur :
Il s’agit ensuite de mener une politique de terreur sur l’ensemble de la population civile, en brandissant le spectre de ces camps toujours susceptible de s’abattre sur celui qui ne voudrait pas agir conformément aux lois édictées par le pouvoir. Le camp se révèle donc être un outil de contrôle social extrêmement précieux pour toute dictature ou régime totalitaire.

La rééducation :
Le camp peut également être un instrument de «rééducation» (le plus souvent par le travail et la terreur, voire le « lavage de cerveau », notamment dans les goulags asiatiques) des individus n’adhérant pas à l’idéologie dominante.

Le camp de travail :
Souvent, le camp de concentration se transforme en camp de travail puisque les détenus constituent une main d’œuvre exploitable jusqu’à épuisement.

L'extermination :
Pour les régimes totalitaires qui ont pour but ultime de modeler la société en fonction d’une idéologie, le camp de concentration est un moyen d’«épuration» religieuse, sociale, ethnique ou politique. La vocation du camp peut alors se cantonner à celle de l’extermination d’un groupe d’individus ou d’une population entière.


Ce message a été modifié par RealSidius - mercredi 13 avril 2005 à 23:39.
mercredi 13 avril 2005 à 23:36
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Conclusion :

La notion de « camp de concentration » est donc extrêmement extensible puisqu’elle peut osciller entre la désignation d’un camp d’internement et celle d’un camp d’extermination (si l’on peut encore parler de camp, puisque aucune infrastructure n’est prévue pour les futurs condamnés à mort, sinon celle de leur élimination) en passant par la variante du camp de travail.

Toutefois, l’ensemble des camps est caractérisé par la précarité des conditions de détention due à la massification et au déni de toute individualité :

- promiscuité
- épidémies
- famine
- violence arbitraire
- etc.

... sont les mots-clés du vocabulaire concentrationnaire.


Ce message a été modifié par RealSidius - mercredi 13 avril 2005 à 23:39.
mercredi 13 avril 2005 à 23:46
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QUOTE (Hadora @ 08 Apr 2005 à 23:08)
Ce rapport nous montre que le Goulag est un camp de travail, où les prisonniers jouissent d'un confort.

Le Goulag n'a rien a voir avec les camps de concentration n**i, qui a cette meme époque qui n'est pas encore un camp d'extermination (par le travail ou le gaz) dont certain font une assimilation honteuse...

Je me demande qui assimile les deux types de camps , si l'on met de côté les camps du camarade numéro 1 (Pol Pot pour ceux qui ne le connaissent pas).

Je pense que les principaux points communs qu'on peut trouver entre chaque camp , c'est donc la notion d'arbitraire , dans l'envoi des personnes dans ces camps... et la notion d'exemple que cela crée dans l'esprit des habitants d'un pays totalitaire.

En d'autres termes , ces camps ont généré la peur et le silence (chez ceux qui n'y étaient pas envoyés)

Ce message a été modifié par RealSidius - jeudi 14 avril 2005 à 00:02.
jeudi 14 avril 2005 à 12:04
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Tout à fait, la France et l'Angleterre étaient farouchement antisoviétiques dans les années 30 :

"A ce moment, trois cents nouvelles industries de guerre environ avaient vu le jour en Allemagne, dont cent quarante construisaient des avions et des pièces d'artillerie. Le secteur militaire occupait deux millions et demi d'ouvriers, tandis que, chaque année, l'Allemagne dépensait pour ses préparatifs de guerre 70% environ de ses rentrées. Au lieu de diminuer, l'aide financière américaine augmentait: de 1933 à 1939, les Américains investirent dans l'économie allemande plus de quatre-vingt dix milliards de marks!

p29

La standart Oil et la Dupont de Nemours, la Chase National Bank qui avaient des rapports très étroits avec les banques, les consortiums de l'industrie lourde et de l'industrie de guerre contribuèrent largement à leur développement et à la création de réserves considérables de matériel en vue d'un prochain conflit.
Les premières victimes du fascisme en Europe et en Asie
Le spectaculaire accroissement de la puissance militaire de l'Allemagne et sa politique ouvertement agressive, ne trouvèrent aucun obstacle dans les pays d'Europe occidentale. Fidèles à leur politique traditionnelle anti-soviétique, l'Angleterre, la France et les Etats-Unis repoussèrent à la Société des Nations toutes les propositions de l'URSS, pour une politique de garantie collective, selon la formule de Litvinov. Bien plus, toute leur stratégie se résuma à conjuguer leurs efforts, en vue d'une illusoire «'pacification" de l'Allemagne, en accédant à ses revendications dans l'espoir de détourner sur l'Union Soviétique l'agressivité hitlérienne. "

ETC...

Et pour RealSidius qui parle de manupulation de l'histoire à des fins de propagande, on peut lui répondre que les anglo-américains sont des spécialistes de la chose.


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