vendredi 13 juillet 2007 à 22:11
Rapidement :
Die hard 4.0 : Burné, marrant et doucement nostalgique, soit tout ce que j'en attendais. Les punchlines sont pas aussi mythiques, mais Bruce est toujours présent, avec encore moins de cheveux et plus de rides et il botte le cul de tous les méchants. Presque trop ancré dans l'ere numerique, alors que j'aurais bien vu un bon film d'action à l'ancienne, je reconnais que l'opposition technologie/vieux briscard m'a bien plu au final. Meme s'il reste un détail embetant ( les nombreuses facilités qu'ont les terroristes ), j'ai passé un tres bon moment.
Fiancé tous frais payés : Schéma classique. Le film démarre en comédie puis passe par le drame. Alexandra Lamy est une actrice interessante. Vraiment fraiche, mais j'arrive pas à savoir si elle joue bien ou vraiment tres mal. Bruno Salomone et Isabelle Gelinas s'en tirent vraiment bien, eux, par contre. Pas grand chose de drole ni d'émouvant dans le film. Un des seuls bons points : ça se finit pas aussi bien qu'on pourrait le croire. Le cinéma français a offert vraiment bcp mieux en terme de comédies sentimentales cette année ...
Two days in Paris : Fan de Julie Delpy, je pouvais pas rater le film. Mais j'y allais sans en savoir quoi que ce soit, meme pas le synopsis. J'ai été troublé par l'immense clin-d'oeil au dyptique de Linklater ou elle jouait avec Ethan Hawke ( Before Sunset / Sunrise ), et ça ne m'a pas déplu. Tout dans ce film m'a touché : les situations, les interieurs, les exterieurs, les dialogues bourrés de references, les allusions politiques, et surtout les acteurs. Enfin un role interessant pour Goldberg ou il laisse éclater son talent et Julie est vraiment convaincante en franco-americaine boheme et sautillante, bourgeoise et engagée.
Bon j'arrive pas à parler de ce film mais aller le voir, il est fantastique ! ( et si vous y allez le voir au lieu d'aller voir Harry Potter, vous gagnez un malabar bigout citron-fraise. )
Punishment Park : Je l'ai vu plus comme un brulot ou un plaidoyer politique et humaniste que comme une oeuvre cinématographique. Le ton quasi-documentaire entrecoupé d'interviews ne m'a pas fait accroché. J'ai meme trouvé le montage lourd de temps à autres. Il reste le sujet, l'histoire et l'actualité du film, les "acteurs" hors du commun. Le fond m'a beaucoup interessé, mais la forme un peu rebutté, en fait.
Joe Strummer, the future is unwritten : Cette fois, c'est en groupy des Clash que je me suis déplacé, préparé au meilleur comme au pire ( pourquoi, alors que la plus grande salle du Mk2 lui était dévoué, le film n'avait fait que 27 entrées la veille ??? ). Je m'attendais à une simple évocation de sa vie, mais c'était un concentré d'images d'archives mettant en relation cette vie avec le monde qui l'entourait. Le tout ponctué par des entretiens avec d'anciens membres du groupe, d'amis du chanteur ( Jarmusch, Depp, Flea ou encore Dillon ) ou meme de sa femme. Il transpire de cette homme et de ce film une telle soif de vivre et de partager, d'echanger et de faire connaissance que ça m'a fait du bien ! Et puis il y a cet espece de sentiment : on ne peut pas parler de nostalgie pour une époque que je n'ai pas connue ni meme de loin, mais plutot d'une fascination qu'a vraiment attisée le film.
Bref, c'était bien !