samedi 16 juin 2007 à 14:56
Mon nom est personne : Tout d'abord, une équipe de choc. Une idée de Leone, la musique de Morricone, et Henry Fonda. Basé sur la facture classique d'un western spaghetti tout ce qu'il y a de banal ( et de jouissif en general ) : le jeune renard et le vieux loup, les touches comiques , les plans en acceleré, l'irrealisme total des situations.., Mon nom est personne se démarque du lot pour plusieurs raisons. Terrence Hill dans un de ses meilleurs roles, plus drole et plus beau que jamais, des dialogues et des punchlines dignes des grands Eastwood, et surtout cette symbolique profonde, l'interrogation sur le mythe et sur le tout-fout-le-camp dans l'Ouest au passage du siecle. A la fois touchant, rythmé et emmené par une belle musique, il ne manquait plus qu'une realisation à la hauteur du reste. La ou les bonnes idées cotoient les bourdes, Valerii ne prouve pas grand chose sinon qu'il sait bien s'entourer. Un tres grand moment au final, je m'en lasse pas !
Dix petits indiens : Adaptation americaine par René Clair du classique
Dix petits negres, une vraie reussite. On oublie tres vite que le film date de 45 tellement la realisation du français (!!!) est moderne et fluide. Les personnages ne sont pas caricaturaux mais pourtant précisement définis ( grace il est vrai à des acteurs inspirés mais aussi à des lumieres bien maitrisées. ). Du coup, on suit le huis-clos la bouche ouverte et un vrai suspense, et on finit surpris ! Il fallait oser remanier le script et faire déboucher le film sur une fin totalement differente, et Clair l'a fait !
The Border : J'avais jamais entendu parler du film, ni du realisateur ( qui est assez connu semble-t'il

). J'y suis allé pour deux raisons : Jack Nicholson, Harvey Keitel. Deux de mes acteurs favoris dans leur jeunesse, ça se refuse pas. Film de 1962 donc, à la frontiere Mexique-Etats-Unis. Une initiation à la corruption par Keitel plus sex que jamais ( en plus il a des chemises sur mesure ! ) d'un Nicholson touchant de naïveté alors qu'il est lui-meme un beau salaud. Entouré d'une femme insupportable et de sa voisine, de ses superieurs racistes et décérébrés, on arrive pourtant à croire que c'est bien lui qui est fou et qui va à contre-courant. Et c'est bien la le seul tour de force du film. Les interpretations mises de coté, il reste les images bof, les dialogues faiblards et un teint craspec et jauni ( surement du en partie à la copie mais pas seulement ) qui ne va pas du tout à l'histoire d'apres moi. Une impression de platitude telefilmesque definitivement illustrée par le happy-end prévisible et cliché. Et comme j'aime pas les clichés et les mauvaises fins non plus, je ne metterai meme pas la moyenne au film. Deception.
Ce message a été modifié par Taochu - samedi 16 juin 2007 à 14:57.