lundi 21 juillet 2008 à 02:13
The great ecstasy of Robert Carmichael : A mi-chemin entre Larry Clark et Ken Loach, avec un petit coté Haneke sur la fin. Le film reste a quand meme une personnalité, d'abord stylistique ( l'extraordinaire scene de la chambre bleue, les longs et tres beaux plans urbains et ruraux... ) mais aussi scenaristique ( les adolescents paumés dont il est question ne sont ni en révolte contre les moeurs, ni contre leurs parents, et ça n'a rien de politique ). Le malaise est social et pas generationnel, et l'escalade de violence finale évoque un peu la lutte des classes, et en tout cas l'appat du gain et l'assouvissement du désir à tout pris. Les acteurs jouent tous tres justes, comme souvent chez les indépendants anglais. Vraiment, tenir à la fois de Sweet sixteen et de Kids, tout en aillant un propos et une imagerie propre, c'est bluffant !