Saturday 06 May 2006 à 00:48
Il me semble qu'il existe déja un voire des topics similaires. M'enfin j'ai la flemme de les chercher.
Pour résumé, il existe trois branches principales dans le bouddhisme qui sont apparus dans l'ordre suivant: theravada (selon la voie des anciens), mahayana (grand véhicule) et vajrayana (j'ai un trou de mémoire mais c'est le bouddhisme tibétain

).
Chacune de ces branches diffèrent des autres et met l'accent sur des points différents du bouddhisme.
Cela dit, il existe certains concepts que l'on retrouve dans toutes les formes du bouddhisme.
Le bouddha originel (Siddartha Gautama, Shakyamouni, appelle le comme tu veux) a découvert les Quatres Nobles Vérités qui sont celles-ci:
Dukka existe.
Dukka a pour origine notre attachement aux choses.
Il y a un moyen de se libérer de Dukka.
Ce moyen consiste à suivre l'Octuple Noble Sentier et à se détacher du monde.
Dukka est un concept compliqué qui trouve sa meilleure traduction dans le terme "souffrance", bien que cette traduction reste impropre. En réalité dukka a un sens plus large (maladie, vieillesse et mort sont aussi dukka).
Lorsqu'on est libéré de dukka on atteint le nirvana, aussi appelé "l'éveil". Il permet de se libérer du cycle des réincarnations mais attention l'idée de réincarnation fut empruntée aux hindous, je ne suis ni sûr que Gautama y croyait ni sûr que le bouddhisme sous toutes ses formes inclus cette croyance. Il faut savoir que dans de nombreuses régions elle n'est pas fondamentale (peut-être même inexistante).
Le nirvana est en fait le but ultime de tout bouddhiste, il est la quiétude suprême de l'âme et apporte un immense bonheur. Si tu connais un peu la philosohie grecque, je te dirais que je ne vois pas la différence entre le nirvana et l'ataraxie (mise à part que le premier a été bien plus mystifié que le second).
La quatrième vérité donne déja une esquisse de la doctrine bouddhiste.
Tout d'abord qu'est-ce que l'octupe noble sentier? Et bien cela consiste à agir de manière juste (pensée juste, action juste, etc ). La notion de "juste" est supposée être intuitive et je doute qu'il en existe une définition bouddhiste rigoureuse, d'ailleurs c'est toujours comme ça dans la pensée asiatique: la philosophie est toujours un prétexte pour affirmer son mépris de toute rigueur intellectuelle. Enfin je m'écarte et n'oublions pas que ce manque de rigueur est compensé par une plus grande profondeur, du moins sur le plan des religions (la bible et ses exégèses font pâle figure à côté du tripitaka - principal livre spirituel des bouddhistes).
Maintenant passons à l'idée de détachement. Dans le bouddhisme theravada il est clair que les anachorètes représentent le mieux le détachement. En revanche le mahayana met surtout l'accent sur la "compassion" qui serait particulièrement libératrice. La notion de bodicitta dans le vajrayana dit que l'altruisme permet d'atteindre le nirvana (cela dit, le bodicitta existe peut-être également dans le mahayana... c'est à vérifier).
Dernière chose. En théorie il n'y a pas de dieux dans le bouddhisme (les bouddhas ne sont pas des dieux). Le bouddha était d'ailleurs une sorte d'Epicure: sans pour autant nié leur existence il préférait ne pas s'en préoccuper et affirmer que l'on avait pas à les craindre.
Néanmoins, tu trouveras sûrement de part le monde quelques régions ou le bouddhisme possède un panthéon plus ou moins important, cela est essentiellement du aux tendances fortement syncrétiques de l'Asie: les dieux ne sont jamais à proprement parler bouddhistes, ils sont toujours empruntés aux autres religions.
On voit aussi de temps en temps des bouddhas divinisés auxquelles sont presque attribués une nature supérieure et propiciatrices. Ces bêtises ne persistent qu'à cause du manque de rigueur asiatique dont j'ai parlé plus haut, pour traduire ce point ontologique en langage occidental: chacun possède en réalité la même nature que le bouddha.
Voilà c'était un rapide aperçu de quelques concepts clés du bouddhisme, mais j'attend que tu poses des questions.
PS: si une dénommée "Solyane" vient te parler du bouddhisme, ne l'écoute pas.