Thursday 01 February 2007 à 21:24

De toute manière, avec cette histoire de tabac, on ne s'entendra jamais complètement et ce sera toujours un foyer de polémiques et de discordes. C'est comme demander à quelqu'un qui préfère le salé pourquoi il ne se convertirait pas au sucré et vice-versa. Ça fait partie des goûts de chacun, tout comme les attirances pour la bite, le cul ou la foune et basta. Pareil pour ceux qui ont envie de bouffer leurs crottes de nez, au moins ils ne les collent pas sous les tables.
Allez, pour être de bonne foi, il faut reconnaître que nous autres fumeurs avons eu la vie belle pendant de nombreuses décennies. Le tabac était "normalisé". On fumait là et quand on voulait en se souciant plus ou moins (suivant les individus) si cela gênait ou pas les non-fumeurs. Eh bien aujourd'hui, la balle est passée dans l'autre camps, car le tabac est en voie de "dénormalisation". C'est ainsi, chacun son tour et je n'y vois pas de problème.
Moi, du moment que des ayatollahs hygiénistes ne viennent pas me casser les couilles en essayant de me faire arrêter de fumer pour ma santé, ma beauté, mon portefeuille et patati patata, tout ira bien. Je n'emmerde pas les fumeurs pour qu'ils s'y mettent eux aussi, alors bon. Et tant qu'on ne me regarde pas de biais comme si j'étais un pestiféré parce que je fume (à l'image de ce qui se passe à NY) tout ira encore mieux.
En fait, je m'en tape de devoir sortir dans la rue ou aller fumer à une fenêtre ou sur un balcon, du moment qu'on ne vienne pas me donner des leçons. C'est mon corps, et si j'ai envie de le niquer c'est mon problème. Et qu'on ne vienne pas me raconter que les maladies dues au tabac coûtent à la sécu et gnagnagna, c'est du pipeau. En 2006 (ou peut-être prévu en 2007, je ne sais plus) j'ai lu que deux tiers des taxes sur le tabac ont filé dans les caisses de la sécu. Alors maintenant, que les non-fumeurs se trouvent eux aussi un "vice" pour participer au social.
De toute manière, faut-il le redire, nous vivons une période environnée de plus en plus d'interdits, de surveillance, d'un empilement impossible de lois, de décrets, d'amendements, etc. Et à côté de ça on nous donne l'impression de vivre dans un monde libre. Mais ce n'est qu'une impression. Les restrictions de tous poils prolifèrent de façon inquiétantes je trouve. Alors, là où il est encore possible de faire ce qui nous plaît, on veut bien faire des efforts pour ne pas gêner les autres (c'est citoyen et c'est normal), mais qu'on ne vienne pas nous pomper l'air pour nous empêcher de faire des ronds de fumée si on en a envie. C'est ça qui me fout en rogne dans le fond : que tout devient prétexte aujourd'hui à poser des cloisons partout et à catégoriser les individus.
Ce message a été modifié par aureliano - Thursday 01 February 2007 à 21:27.