jeudi 17 janvier 2008 à 15:50 c'est quoi le but hijak
Juste de vous mettre la réalité en face des yeux... Or, il n'y a pas pire aveugle que celui qui refuse de voir...
Les sionistes ont échoué en tout :L’échec du projet sioniste.Quel que soit le nombre de bombes larguées sur le Liban et la Palestine, quel que soit le nombre de morts, de Palestiniens et de Libanais raflés, torturés, quelle que soit l’arrogance de l’ensemble des gouvernements israéliens et l’impunité dont ils jouissent, le constat est évident : le projet sioniste a échoué.
« Nos leaders et leurs valets intellectuels semblent incapables de comprendre que l’histoire ne peut être effacée comme un tableau noir, afin que ’nous’ puissions y écrire notre propre avenir et imposer notre mode vie aux ‘peuples inférieurs’ » Edward Saïd
Mal parti, l’Etat d’Israël, né d’un mensonge (« une terre sans peuple pour un peuple sans terre ») —bien commode pour les grandes puissances qui se dédouanaient à peu de frais de leurs crimes envers le peuple juif, et disposaient du même coup d’un pion dans cette partie stratégique du monde—, aurait pu faire le choix de l’insertion dans le monde proche-oriental où il avait décidé de s’installer. Un choix qui aurait pu lui assurer un développement économique, scientifique, culturel, extraordinaire.
Au lieu de cela, Israël a toujours fait un autre choix : celui de la brutalité et du mépris. Il a misé sur la disparition des Palestiniens, sur le lavage des cerveaux (ceux de sa population comme ceux du reste du monde), sur la réécriture de l’histoire. Et il a perdu.
Le projet sioniste a échoué, et le déchaînement actuel de l’armée israélienne au Liban comme dans les territoires palestiniens occupés est le résultat et la preuve de cet échec.
- Israel s’est dépouillé, comme d’une croûte malsaine l’empêchant de faire peau neuve, de quasiment toutes les traditions juives de la diaspora (exit le yiddish, la culture judéo-arabe, les spécialités culinaires, et même l’humour juif, forme d’autodérision considérée comme liée à « la mentalité du ghetto » et de ce fait inadmissible en israël). Et par quoi ont elles été remplacées ? Par la seule reconnaissance de la force, la culture militaire ?
- Beaucoup d’Israéliens saturent dans un tel climat, ce qui se traduit par un nombre non négligeable de départs. Les chiffres sont bien entendu soigneusement cachés, mais le fait est là : un nombre considérable d’Israéliens, souvent parmi les plus diplômés, s’expatrient, créant une fuite inquiétante des cerveaux, ce dont Israël se garde de commenter, préférant mettre l’accent sur les nouveaux émigrants, ceux qui font leur « Alya ». Compensent-ils le nombre d’Israéliens qui s’en vont, sans tambour ni trompettes, en annonçant le plus souvent qu’ils vont provisoirement étudier ou travailler à l’étranger (principalement aux Etats-Unis, Canada, Europe) et qui ne reviennent pas ou seulement brièvement pour voir leur famille ? Rien n’est moins sûr.
Israël est aujourd’hui le pays le plus haï au monde. Répulsion pour sa brutalité, son mépris des autres, pour sa volonté de créer le chaos dans tout le Moyen-Orient, sa stigmatisation permanente des Arabes, et son culot sans bornes quand il s’agit d’agiter le chiffon rouge de la religion... des autres.
Etat religieux, fondé sur l’inégalité, sur la notion de peuple élu, n’accordant pas les mêmes droits à ses citoyens selon qu’ils sont juifs ou pas, phagocyté par de dangereux fanatiques religieux, qui ne sévissent pas que dans les colonies installées sur les territoires palestiniens, mais aux plus hauts niveaux de l’appareil d’Etat et du système éducatif, Israël est un Etat intégriste, doté de la bombe atomique, qui n’inspire de sympathie qu’aux apprentis sorciers.
Chantage à l’antisémitisme : un véritable boomerang
La sympathie affichée pour Israël par ceux qui estiment y trouver leur intérêt ou qui se placent systématiquement du côté du manche, ne doit pas faire oublier l’aversion grandissante pour ce deux poids, deux mesures éhonté, pour cette incroyable impunité, y compris de la part de ceux qui se taisent. Aversion qui, par un malheureux amalgame, risque de rejaillir sur l’ensemble des juifs notamment dans des pays comme la France, où l’on voit autant de juifs célèbres monter au créneau pour défendre la politique israélienne, et si peu s’en démarquer.
Ainsi, l’Etat qui se présentait comme un havre de paix et de sécurité pour l’ensemble des juifs du monde, a plongé sa population dans l’insécurité permanente et est devenu « la plus grande fabrique du virus de l’antisémitisme », selon l’expression du militant israélien de Gush Shalom, Uri Avnery.
Israël s’est en effet englué dans une logique satanique : ses dirigeants ont besoin de crier à l’antisémitisme pour se présenter comme « les » victimes, quitte à l’inventer, quitte à le susciter. Ceci leur permet à la fois de faire oublier l’oppression qu’ils font subir aux Palestiniens, ou au moins d’en inhiber la ctritique, et d’inciter davantage de juifs à venir s’installer en Israël, de manière "préventive". Mais le chantage à l’antisémitisme, ce terrorisme intellectuel, moral, ces constants mensonges relayés par les politiciens et les médias insupportent un nombre croissant de citoyens. Et la plupart des juifs de la diaspora, qui n’ont aucune envie d’aller s’installer en Israël risquent d’en pâtir un jour, les pyromanes ne se souciant guère d’éteindre les feux qu’ils contribuent à allumer.

Ce message a été modifié par Hijack - jeudi 17 janvier 2008 à 17:13.