jeudi 24 avril 2008 à 14:03
jeudi 24 avril 2008 à 10:06 Lol, il a trouver son style, le but de tout artiste. Mais faut pas dire que personne l'égal au niveau chorégraphie, parce quand tu vas dans les battles de hip hop y en a des beaucoup plus forts. M.J a pris des mouvements et les a perfectionnés au maximum, pareil pour la musique.
J'ai l'impression que tu recherches une façon présentable de faire passer que Jackson n'a rien apporté du tout...
Michael Jackson a apporté se pierre à l'édifice (il a même construit son propre édifice), et si tu as besoin que l'on éclaire ta lanterne, et bien fais le savoir, car il y'a des exemples à la pelle (certains sont même évoqués ici même).
Tu parles de hip-hop, un mouvement qui justement s'avère être un condensé d'inspirations aussi diverses que variées. Des jeux de jambes de Mohammed Ali jusqu'aux claquettes de Fred Astaire en passant par le Kung-Fu de Bruce Lee, rien que ça. On ne développe pas une culture universelle aussi forte sans puiser dans des éléments prééxistants.
Objectivement, tes propos n'ont aucun sens. Tu utilises le terme "égal", comme si la danse était une compétence uniforme. Hors on parle d'art, alors il n'y a pas de vérité. Michael Jackson s'est consacré à l'art de se mouvoir pour exprimer au mieux ses émotions personnelles, non sans susciter certaines polémiques d'ailleurs (La seconde partie du clip Black Or White par exemple, où Jackson aurait cherché à retranscrire l'instinct fauve et agile de la panthère à travers sa danse).
Tu parles de hip-hop comme si cette culture universelle se limitait à un unique style de danse. Je te remémore quand même la pratique du freestyle, littéralement "style libre", un exercice de style qui consiste en une improvisation totale de ses paroles ou de ses mouvements. En dehors de ça, il y'a différentes disciplines au sein du hip-hop, et celles de Jackson se révèlent être la danse (puisqu'il a incorporé à son style du smurf, du locking, du popping, du waving, ect), ainsi que le beat box.
http://www.youtube.com/watch?v=svwwh8m9P9A...feature=relatedhttp://www.youtube.com/watch?v=Hz0wrkOT-4U...feature=relatedhttp://youtube.com/watch?v=X6GQVdvjAqE&feature=relatedAujourd'hui, on enseigne le style de Michael Jackson dans une foutitude d'écoles de danses. On intitule même cette griffe le MJ Style, ça ne s'invente pas. Jeffrey Daniels, Pop'n Taco, James Brown, Fred Astaire et consorts ont exercé une influence évidente sur Michael Jackson, mais ce dernier est parvenu à combiner les techniques qu'il a assimilé via d'autres artistes à sa propre touche, développant ainsi une façon de bouger vraiment unique. Car si Michael Jackson est danseur, il est aussi chorégraphe, et en tant que tel il a laissé son empreinte dans la majeure partie de ses plus illustres chorégraphies. Accessoirement, il y'a des années, le grand Jeffrey Daniels a confié qu'il n'avait jamais vu quelqu'un danser avec autant de vitesse et de dextérité que Michael Jackson.
Michael Jackson n'est pas qu'un danseur inné, il demeure aussi et surtout un prodige. Pour la petite histoire, un jour de juin 1968, Smokey Robinson arrête sa voiture à Gary, une bourgade de l'Indiana, dans la banlieue de Chicago. Ce que Smokey découvre alors lui donne l'envie de rester quelques jours de plus pour s'assurer qu'il n'est pas victime d'un mirage ou d'un phénomène éphémère. Là, sur une scène minuscule, il vient d'assister au concert d'un groupe totalement inconnu : cinq frères noirs, fils d'un couple, Joe et Katherine, qui présente sa progéniture de galas en galas depuis 1964, quand le père surprit son fils aîné (Tito) en train de gratouiller sa guitare. Encouragé, le gamin apprend les bases et entraîne ses quatre frères à ses cotés, dont le petit Michael, qui a vite supplanté au chant Jermaine, plus vieux de quatre ans. Pendant trois ans, le groupe va écumer les radios crochet des environs, remportant plusieurs prix. Ce jour-là, immédiatement convaincu de tenir enfin la révélation qu'il cherche depuis tant de temps, Smokey Robinson, infatigable découvreur de talents, rentre à Detroit et force la porte de Berry Gordy, lui faisant part de sa trouvaille: l'incroyable famile Jackson. C'est un autre artiste maison qui va se charger d'aller confirmer de visu cette première impression. Bobby Taylor est alors le chanteur d'un petit groupe maison, The Vancouvers. Il se rend à New York pour assiter au show des Jackson au Regal Theater. Un choc...ces gamins, Taylor en est sûr, ont un incroyable potentiel. Il attend patiemment la fin du concert et les embarque, tout juste sortis de scène, vers Detroit et les locaux de Berry Gordy. Ce qui se joue ce matin de novembre 1968 dans la salle de concert privée de la maison de disque dépasse (avec le recul) le simple fait, pour un patron de maison de disque, d'écouter un nouveau talent. C'est en fait tout l'avenir de la musique noire pour les trente ans à venir qui se dessine...Devant un Berry Gordy médusé, Tito, Jermaine, Randy, Jackie et Michael livrent une performance étonnante et détonante. Reprenant à son compte certains standards de black music comme les tubes de James Brown, le quintet produit un mini show d'une incroyable qualité, vu l'âge et l'expérience de chacun de ses membres. L'un des garçons sort plus particulièrement du lot : Michael. Sa voix d'enfant (il n'a pas encore dix ans) domine l'ensemble, celle de ses frères et leurs instruments. Ses pas de danses sont littéralements impressionnants. Tant de maîtrise chez un gamin haut comme trois pommes est proprement sidérant...Malgré le déjeuner qui suit, c'est sans rien signer que la famille Jackson repart pour Gary, plantant là son hôte, médusé et dépité. Pendant plusieurs mois, Gordy va quasiment harceler Joe et Katherine de ses lettres de plus en plus insistantes. Dans ses mémoires, Berry évoque cette rencontre déterminante avec le jeune prodige : "J'ai toujours cherché chez mes artistes leur potentiel caché, come un trésor. Mais le trésor de Michael, il était là, jamais caché, bien en vue. J'ai tout de suite su qu'il pourrait devenir une grande star. A sa première audition, Michael a chanté ses morceaux comme s'il avait vécu tout ce dont parlaient les chansons : il n'avait que neuf ans!"
http://youtube.com/watch?v=2ZGf4LujriIGordy ajoutera plus tard que selon lui, le petit Michael dansait et chantait mieux encore que son modèle : James Brown. Word.
Ce message a été modifié par Cleaner - jeudi 24 avril 2008 à 14:09.