jeudi 30 août 2007 à 01:12
J'ai meme ecrit ma punition:
Ses cheveux de soleil nimbés,
Son coeur de pluie aureolé,
Un regard vide et une peau pâle,
Linceul humide ,horreur léthale,
Hésite un pas vers l'inconnu
Jette un oeil triste sur les nues.
D'un geste timide mais ferme,
Elle se tourna vers la berme
Foulée aux pas des souvenirs
Qui ne doivent jamais mourir.
Alternant sourires et soupirs,
Douces rêveries et délires,
Qu'on aurait pu la croire heureuse.
Elle en était si amoureuse,
Âge où le coeur fait la raison,
Âge où domine l'illusion,
Le sentiment de paire à l'acte,
Pièce de théâtre sans entr'acte,
Un bouleversement continu
Qui l'éveillait aux heures indues
Et, le front perlé de sueur,
Les yeux tous débordants de pleurs,
Pour chaque matin constater
Et bien amère s'éveiller
sans sa main blottie dans la sienne,
Son absence empirant sa peine.
Que, malgré ses doutes
elle cherchait ainsi sa route
Caressant les plis du drap, froid,
son coeur battant si fort d effroi
Bouton de chemise oublié
pauvre petite âme égarée...
Qu'elle serrait fort entre ses doigts
la sentant palpiter d' émoi
mais en même temps,
regardant autour tristement
ses sens là se mirent en eveil
à la quête d'une étincelle
qui rendrait sa vie bien plus belle
Désir d'envies au pluriel
et sentiment bien singulier
ne voulant plus etre humiliee
et se sentant le corps mouillé
l'ame brisee, egaree, souilee...
si cet amour impossible
Fleur lointaine et immarcescible
un doux parfum d inaccessible
"Oh! je me sens si submersible!"
les yeux noyés,corps disloqué...
Sans fin elle soliloquait:
Le regard fixe' au vide
Un doux mot pour cacher un vice
La peau nue, le corps depouile'
artistique déshabillé
En suivre du doigt la courbe
oh desir!sentiment si fourbe!
Et porte au tourment qui le vit
Ah quel supplice que l envie!
Mais qu'est-ce, à côté de l'ennui?
Et que serais-je aujourd'hui
qu un corps sans vie,esprit en peine
Quel plaisir dès qu'il me fait sienne
Quand nos deux coeurs à l'unisson
S'embrasent d'une même passion
et en mangeant du même fruit
On savourait toute la nuit
Plaisir brulait corps et cœur
desir effacant la douleur
Espoir rayonnait quelque part....
Etait ce le fruit du hasard?
Petite lueur confuse,
Et une si douce odeur diffuse ....
Quand soudain la poignée tourna
Un grand halo la couronna...
et elle fut emplie de lumiere
abandonna sa misere...
D'un sursaut et à la hâte,
Elle bondit telle une chatte
leste et agile mais craintive
Enfin debout, maladive
Dans l'attente de ses excuses
Du bout du pied, elle s'amuse
En feignant le désintérêt
essayant en vain d oublier
tout un passé d'amertume
Ne s'étant nourrie que d'agrumes
sa chair de soie enflamm' son corps
elle ne pense plus a la mort...
Ce message a été modifié par nana40 - jeudi 30 août 2007 à 01:16.