dimanche 18 mai 2008 à 21:56
dimanche 18 mai 2008 à 20:39 Les propos de Le Pen sont condamnés car il y a eu trop de mort. Que les inventions des nazis pour tuer des millions de personnes en quelques mois ne peuvent pas etre considérées comme un un simple détail.
Mais le régime soviétique a aussi fait "trop de morts". L'Holodomor, extermination par la faim des "koulaks" ukrainiens, était une politique tout aussi inhumaine et bureaucratique que la "solution finale" voulue par h*****. Aux enc...s qui prétendront que la confiscation du grain, et même des semences, n'était que l'application des "idéaux" communistes de mise en commun, et que la famine, qui fit entre "4 et 10 millions de morts" (selon wikipédia), ne fut qu'une malheureuse conséquence d'une politique pas forcément très judicieuse ni équilibrée, et de mauvaises récoltes, on peut tout aussi bien dire que l'extermination des juifs n'étaient qu'une des étapes de la "dératisation" de l'espace vital aryen, dans la constitution d'un reich de 1000 ans incorruptible. L'Holodomor, au même titre que la Shoah, est un crime contre l'humanité... Il se fit au début des années trente, à une époque où il y avait pas mal de juifs dans les hautes instances du "Parti" et de l'Etat soviétique (il n'y a pas de lien de cause à effet entre cela et le génocide ukrainien, mais il y en a certainement avec le génocide juif). Et malgré cette "chasse au monstre" que fut le procès de Nuremberg, la Russie soviétique, qui venait juste d'envahir la quasi-totalité de l'Europe de l'est en y imposant son autorité dictatoriale, siégeait du coté des vainqueurs, et ironie de l'histoire, avait des juges au moment dudit procès.
Autant d'éléments qui devraient rendre encore plus odieux ce génocide et ce régime (sans qu'il n'y ait de comparaison à faire avec la Shoah et le Troisième Reich). Alors, Pourquoi ne pas légiférer là dessus aussi? Est-ce là un "détail" de l'histoire? Combien de profs d'histoire ont de l'indifférence, sinon de la sympathie, pour ce régime, alors que dans le même temps les mots leur manque pour qualifier l'inhumanité et la monstruosité des abominations nazies (et souvent en injectant de petit messages politiques dans le cours, en faisant des allusions à un certain homme politique borgne, pour ne pas le citer)? Pourquoi seule la Shoah est-elle exclue du débat, alors que pour des faits qui lui sont contemporains et d'ampleur proche, le négationnisme le plus éhonté peut s'en donner à coeur joie? "Dura lex, sed lex", me rétorquera-t-on... comme certainement on le fit dans l'Allemagne nazie ou dans la Russie soviétique à des opposants politiques qui s'offusquaient des lois qui permettaient leur "emprisonnement".
L'histoire, il faut la comprendre! Ce n'est pas de dresser des mausolées monumentaux aux victimes innocentes qui les fera revenir, par contre c'est en analysant que l'on peut comprendre les processus qui finirent par aboutir à ce que nous voulons à tout prix éviter, et s'en écarter comme de la peste. La loi n'a pas vocation à être une règle de conduite morale, mais est là uniquement pour assurer la conservation d'un certain ordre social, tout en permettant à
chacun la plus grande jouissance possible de son droit naturel. C'est le compromis entre ce qui est bon et préférable pour le "un", l'individu, pris indifféremment de toute considération autre que sa nature d'humain, et ce qui est bon et préférable pour le "tous", le groupe (notion humaine, culturelle, variant selon l'endroit, l'époque, etc... et ayant de multiples aspects et échelles) dans son ensemble. Ce qui est certain, c'est que dans un pays qui affirme son attachement à la liberté et à l'égalité des citoyens devant la loi, on ne peut pas admettre qu'il puisse exister un délit d'opinion à propos d'un certain sujet.