samedi 26 avril 2008 à 10:33
samedi 26 avril 2008 à 08:53 Désolé, mais la France a été le principal pays collaborateur.
Nulle part ailleurs, elle n'a pris de telles proportions.
Et Le Pen est l'héritier de la collaboration et de Vichy.
Les Français ont encore et toujours "la mémoire courte " !
Ces accusations sont très graves. Elles sont gratuites et définitives. Ca ne te dérange pas intellectuellement que le pays dans lequel il y aurait eu le plus de collaboration, malgré tous les efforts des délateurs, des collabos, de la milice, de la gestapo, etc... n'ait même pas atteint 2% du nombre total de juifs déportés et exterminés? Et ce dans un pays qui devait être d'au moins 40 millions d'habitants, certainement le deuxième d'Europe en population après l'Allemagne, et occupé dès 41 pour la partie Nord, et à partir de 42 pour la partie sud. Rien que ce chiffre, issu des données officielles et reconnus par les historiens, force à relativiser beaucoup l'importance de la collaboration en France. D'ailleurs le gouvernement de Vichy, qui restait malgré tout national et conservait un certain ordre en maintenant administration, police, etc.. a empêché qu'arrive le genre de chose qui s'est passé en Pologne ou dans d'autre pays de l'Est, où les pires des sadiques avaient les mains totalement libres. Mais certainement qu'h***** n'avait de toute façon pas les mêmes projets pour la France et pour la Pologne ("chiens de slaves", etc).
Car la pire collaboration qu'il y ait eu était en fait dans les pays balkaniques, où de nombreuses personnes ont spontanément manifesté le désir de rentrer dans la SS! Dans de nombreux de ces pays, il y avait véritablement un enthousiasme pour le nazisme, ce qui était très loin d'être le cas en France. D'ailleurs, c'est mal comprendre l'état d'esprit français que de croire qu'on aurait pu "donner nos juifs". Peut-être il y avait un certain antisémitisme, en tout cas une méfiance et un rejet des juifs (comme dans tous les pays où il y en a), mais par pure vanité et esprit de contradiction, jamais on aurait pu dénoncer massivement et donner nos juifs à des Boches! Car certes le juif est peut-être chiant, mais le Fritz est un ennemi militaire, et s'il se met à occuper notre pays en demandant qu'on collabore, c'est se mettre le doigt dans l'oeil que de croire qu'on va lui obéir. On peut nous forcer, une arme sur la tempe, à travailler dans une usine pour le compte de l'envahisseur, mais il faudrait nous torturer pour qu'on balance les juifs.
Voire dans le film "La grande illusion" à la fin, quand Gabin se sépare de son ami juif à la frontière suisse, avec lequel il a fait la belle d'une prison allemande (mais pendant la WW1), et qu'il dit quelque chose comme: "Allez, adieu sale juif", alors qu'il se sont soutenu mutuellement et entraidé dans leur fuite, alors qu'ils crevaient de faim, de froid, et que plus d'une fois le juif a failli renoncer et que c'est l'autre qui l'a relevé et redonné courage. Ose-t-on croire que beaucoup de français l'auraient laissé crever juste parce qu'il était juif? Ou admet-on que face à l'adversité, et malgré un certain antisémitisme, ces différences là se transcendent?
Et quand à dire que Le Pen est héritier de Vichy et de Pétain, c'est de la pure calomnie, et c'est d'autant plus détestable que ce n'est qu'un bas sophisme, qu'on nous a servi depuis toujours. Et Attali est l'héritier de Kaganovitch alors? C'est vraiment n'importe quoi. Et d'ailleurs, Le Pen doit certainement manger des enfants, juifs de préférence, qu'il assaisonne de sang d'arabes, vous savez, ceux qu'il a torturé par dizaine de millions quand il était en Algérie. Et d'ailleurs, il mange ça dans des bols fabriqués dans des calottes crâniennes de noirs. Et il fait des sacrifices à la pleine lune, en hurlant le nom du Führer, et en récitant pieusement des noms de juifs déportés qu'il a appris par coeur. Ah vraiment, si on était un tout petit peu moins démocratiques, ça ferait longtemps qu'on aurait remonté le gibet de Montfaucon où il pendrait.