Tuesday 13 May 2008 à 23:48
Merci, Thomasfromparis. Je m'étais souvent posé la question de ces statistiques délirantes : car dans une population strictement hétéro, le nombre de partenaires d'un sexe est forcément rigoureusement égal au nombre de partenaires de l'autre sexe. Or quand on nous donne ces stats dans les medias, personne ne souligne jamais cette incohérence. Imaginez qu'on nous annonce : en France, de telle date à telle date, 3000 hommes et 10000 femmes se sont mariés (le mariage homo et la polygamie étant bien sûr interdits) : tout le monde en verrait l'absurdité. Là, non, alors que c'est tout aussi aberrant.
Effectivement l'homosexualité et la prostitution, phénomènes quantitativement faibles, comptent pour du beurre (de cacahuète, si vous voulez).
La réponse, et je trouve ça fascinant, tient dans la différence de psychologie entre les hommes et les femmes. Que cette différence puisse avoir un effet déclaratif aussi important, c'est assez extraordinaire. Car les hommes fonctionnent et pensent de façon très différente les uns des autres, les femmes diffèrent tout autant entre elles. Et pourtant on retrouve une constante, les femmes dans une énorme majorité, les hommes dans une énorme majorité, fonctionnent de façon relativement homogène pour chaque sexe.
Je modère ce que je viens de dire : peut-être le phénomène ne touche-t'il que les personnes des deux sexes ayant eu beaucoup de partenaires. Jusqu'à, mettons, quinze, peu de chance d'en oublier, non ? Il n'empêche que dans cette seule catégorie, la différence doit être assez importante pour avoir un effet de facteur trois sur la totalité.
Que la psychologie des femmes les amène à zapper les relations de passage, c'est bien ce qu'on entend quand on les écoute un peu. Que les hommes comptabilisent chaque femme, et tiennent, ouvertement ou en leur for intérieur, leur carnet de chasse, c'est tout aussi clair. Pourtant dans l'idéologie commune, il semble que ce soit le contraire : l'idée par exemple qu'une relation de passage aurait de l'importance pour une femme et pas pour un homme. Genre : "Pour un homme, c'est juste physique, alors qu'une femme met toujours des sentiments".
Ce sont sûrement des relents du puritanisme du XIX° siècle !