Le Monde Du Bouddhisme

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mardi 28 août 2007 à 06:20
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Infos

Un film sur la vie de Bouddha sera bientôt tourné :

Un film historique sur la vie et les enseignements de Siddharta Gautama Bouddha, fondateur du bouddhisme, sera tourné prochainement en Inde et au Sri Lanka et sortira sur les écrans en 2009, ont annoncé lundi les producteurs du projet.

«Le message du film donne des réponses à des crises globales et à des problèmes environnementaux», a déclaré aux journalistes Navin Goonerathe, président de la fondation Light of Asia, coproductrice du long métrage, basée à Sri Lanka.

La société indienne Beyond Dreams Entertainment coproduira également le film Le Bouddha, qui sera dirigé par le réalisateur indien Shyam Benegal et dont la sortie sur lesécrans est prévue à la mi-2009.

Le tournage se déroulera en Inde et au Sri Lanka, pays majoritairement bouddhistes, a précisé M. Goonerathe, sans dévoiler le montant de la production.

Un spécialiste sri-lankais du bouddhisme, Nimal D'Silva, sera à la tête de l'équipe de chercheurs comprenant des experts venus de Chine, du Japon et de Corée du Sud, pays où le bouddhisme est influent.

Le Bouddha, fils d'un souverain né au VIème siècle avant Jésus-Christ à Kapilavastu, à la frontière actuelle entre l'Inde et le Népal, abandonna une vie aisée pour l'éveil spirituel.


http://www.cyberpresse.ca/article/20070827...905/1017/CPARTS



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mardi 28 août 2007 à 06:30
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INFOS


Shanxi : Ouverture du 4e Festival de la culture du bouddhisme :

http://www.bjinformation.com/cusc/txt/2007...ntent_73930.htm

(réserves sur la source - uniquement pour info)


dimanche 23 septembre 2007 à 09:27
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Le robot, âme sœur des Japonais


Comment, depuis plus d’un demi-siècle,les automates font partie de la culture nationale.
Par M. T.

Libération: samedi 22 septembre 2007


Robot : le mot signifie en tchèque «travail forcé». Il est apparu pour la première fois en 1921 dans une pièce de théâtre de Karel Capek. L’auteur mettait en scène des androïdes qui remplaçaient les ouvriers. La ma­chine évoque toujours en Occident une créature aux antipodes de l’humain. A l’inverse, au Japon, le robot est plutôt considéré comme un compagnon «familier», kawai («mignon»). Pourquoi ? Trois pistes.


Les mangas. Depuis des décennies, les mangas sont peuplés de robots attendrissants. Le plus célèbre s’appelle Tetsuwan Atom (Astro Boy). «A la fin de la guerre, en 1945, le Japon était ruiné. Les enfants n’avaient rien à manger, explique Tatsuya Matsui, designer du robot enfant Posy . En 1952, ils ont découvert Astro Boy et les mangas de Osamu Tezuka [1928-1989, ndlr]. Astro Boy a alors apporté au pays une dose d’espoir et d’énergie impensable. Les ­enfants se sont remis à rêver. Astro Boy a influencé de nombreux futurs concepteurs de robots. Moi le premier !»
Campus. Au Japon, la robotique est pour les jeunes synonyme de jeu. De fait, presque tous les campus de l’archipel abritent un labo­ratoire de robotique où des équipes d’étudiants élaborent des ­robots de toutes formes et de toutes ­performances. Ils rivalisent d’ingéniosité pour épater les parents, les professeurs et le grand public lors des festivals de design industriel et de robotique : Robofesta, ­Robot Grand Prix, RoboCup… L’un des plus célèbres laboratoires est celui de l’université Waseda, à ­Tokyo, qui a développé depuis les années 70, sous l’égide du scientifique Ichiro Kato, maître du génie mécanique, de nombreux robots.

Et si la passion des Japonais pour les robots avait aussi quelque chose à voir avec les divinités ? Les deux religions les plus courantes dans l’archipel, le bouddhisme et le shintoïsme, semblent bien s’accommoder de la folie robotique. Peut-être parce que ces deux religions ­reconnaissent à des objets sans vie une âme immortelle. Dans certains temples bouddhistes, des ­cérémonies rendent grâce à des fétiches, des outils ou des ­objets rares. Masahiro Mori, roboticien bouddhiste, estime en outre que «les androïdes possèdent la nature du Bouddha : une ­capacité d’illumination»…


Ce message a été modifié par Okomarac - dimanche 23 septembre 2007 à 09:28.
lundi 24 septembre 2007 à 05:37
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Merkel reçoit le dalaï lama malgré les critiques de la Chine

AFP - Dimanche 23 septembre, 18h57

BERLIN (AFP) - La chancelière allemande Angela Merkel a reçu dimanche à titre privé le dalaï lama, leader spirituel du bouddhisme tibétain, malgré les critiques émises auparavant par les autorités chinoises sur le principe de cette rencontre.


Mme Merkel a reçu le leader tibétain pendant un peu moins d'une heure pour un "entretien privé et informel" à la chancellerie à Berlin, a indiqué dans un communiqué, à l'issue de la rencontre, le porte-parole du gouvernement allemand Ulrich Wilhelm.

La chancelière "a rendu hommage au dalaï lama en tant que leader spirituel du bouddhisme tibétain et l'a assuré de son soutien pour ses efforts en vue de préserver l'identité culturelle du Tibet", a déclaré le porte-parole.

La chancelière, premier chef de gouvernement allemand à accorder un tel entretien au dalaï lama, l'a également assuré de son soutien "pour sa politique non violente visant à une autonomie religieuse et culturelle" de la province chinoise, a ajouté M. Wilhelm.

Lors de l'entretien, le dirigeant tibétain lui-même a "mis en évidence le caractère pacifique et non violent de son engagement, qui exclut explicitement de lutter pour que le Tibet acquière son indépendance de la République populaire de Chine", a insisté le porte-parole.

L'annonce préalable de cette rencontre avait suscité de vives critiques des autorités chinoises, opposées à tout contact entre le dalaï lama, qu'elles considèrent comme un séparatiste, et les Etats étrangers.

Le 14 septembre, après l'annonce de l'invitation adressée par Berlin au dalaï lama, la Chine avait convoqué l'ambassadeur d'Allemagne à Pékin pour lui faire part de sa désapprobation.

La Chine a aussi annulé, officiellement pour des "raisons techniques", une rencontre qui était prévue dimanche à Munich entre une délégation chinoise et la ministre allemande de la Justice Brigitte Zypries, a indiqué samedi le ministère à Berlin.

Vendredi, un porte-parole du gouvernement allemand avait indiqué considérer que cette rencontre avec Mme Merkel "n'affecterait pas le bon état des relations germano-chinoises", qui continueront de "se développer positivement à l'avenir".

"Le dalaï lama ne demande pas l'indépendance, mais a des revendications d'autonomie religieuse et culturelle. Le gouvernement soutient ces revendications", avait observé ce porte-parole, Thomas Steg.

Dans un entretien au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung de samedi, le dalaï lama a reproché à Pekin de s'immiscer dans les affaires intérieures de l'Allemagne, qualifiant cette attitude d'"arrogance du pouvoir".

"Ce que j'apprécie chez Mme Merkel, c'est son engagement ferme en faveur des droits de l'Homme et de la liberté religieuse ainsi que de l'environnement. C'est peut-être pour cela qu'elle veut me voir, malgré toutes les pressions de Pékin", a-t-il ajouté.



mardi 09 octobre 2007 à 05:51
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Bouddhisme : les trois grandes écoles



LE MONDE | 04.10.07 | 14h27


La lutte des bonzes contre le régime militaire birman souligne tragiquement la puissance sociale de la vie monastique dans le bouddhisme. Dès la naissance du boud-dhisme dans son berceau de l'Inde - entre les Ve et IVe siècles av. J.-C. - les premiers disciples de Bouddha Shâkyamuni ("l'Eveillé" du clan des Shakya) se rasaient la tête, s'habillaient d'une robe ocre et allaient quêter leur nourriture de maison en maison.



Chiffres

Dans le monde. Il y a 400 millions de bouddhistes. Ils représentent plus de 50 % de la population au Japon, au Laos, au Cambodge, en Thaïlande, en Birmanie, au Sri Lanka, au Vietnam. En Birmanie, la population (48 millions) est très majoritairement bouddhiste et compte entre 300 000 et 500 000 moines.

En Occident. Depuis les années 1970, l'intérêt pour le bouddhisme a beaucoup augmenté aux Etats-Unis, en Allemagne et en Grande-Bretagne. Les formes les plus pratiquées sont le zen puis le bouddhisme tibétain. L'implantation des écoles bouddhiques suit les vagues d'émigration d'origine vietnamienne, chinoise, laotienne, cambodgienne, birmane.

En France. Le pays compte quelque 300 centres bouddhiques. On estime entre 20 000 et 30 000 le nombre de Français d'origine non asiatique devenus des pratiquants réguliers. S'y ajoutent les centaines de milliers de fidèles des diasporas asiatiques en France.


Bouddha a vécu quatre-vingts ans - dont quarante de prédication -, mais n'a jamais nommé de successeur. Cette absence d'autorité suprême et l'éparpillement des communautés ont donné leur marque au bouddhisme naissant. Son histoire est faite d'une longue série d'emprunts aux traditions locales - chamanisme ou tantrisme hindou -, de divisions et de schismes. Même si les frontières sont poreuses, le bouddhisme se répartit aujourd'hui en trois écoles principales, correspondant à trois zones d'implantation géographique en Asie.

L'ÉCOLE THERAVÂDA

C'est la "voie des Anciens", encore appelée l'"école du Sud", puisqu'elle est implantée dans le sud-est du continent : au Sri Lanka, en Birmanie (où elle s'impose au XIe siècle), au Cambodge, en Thaïlande, au Laos et au Vietnam pour partie seulement (à cause de l'influence chinoise).

Ecole la plus ancienne et la plus proche du bouddhisme primitif, le theravâda - dont les textes sacrés sont en langue pâli - propose un enseignement traditionnel pour avancer sur la "voie de l'Eveil", dont l'étape de perfection ultime (nirvana) se traduit par le dépouillement de tout lien de souffrance ou de désir. L'objectif est de se libérer du samsara, le "cycle des renaissances". Etre sauvé signifie être libéré d'un monde terrestre réduit à des réalités "phénoménales" ou "impermanentes".

Pour ne plus mourir, il ne faut plus renaître... D'où le développement d'une spiritualité, dans le theravâda, du "non-attachement", puissante chez les moines, qui s'interdisent toute activité mondaine. Ils ne travaillent pas, ne reçoivent aucun argent, ne se font pas à manger. Ils sortent chaque matin pour mendier leur nourriture et dépendent intégralement des laïcs. Ils pratiquent de manière radicale le Noble Octuple Chemin ("parole juste, acte juste", etc.) pour développer cette attitude mentale de "non-attachement".

L'ÉCOLE MAHAYANA

Elle est née en Inde au début de l'ère chrétienne. C'est le bouddhisme "du Nord" : celui de la Chine (dès le Ier siècle), du Japon (VIe siècle), de la Corée et d'une partie du Vietnam. Cette réforme de l'enseignement primitif est fondée sur la notion de bodhisattva ("l'être voué à l'Eveil"), c'est-à-dire celui qui renonce à son propre nirvana pour pratiquer au plus haut degré la vertu de don et conduire à la délivrance de tous les êtres. Le bodhisattva accepte de rester dans le "cycle des existences", donc dans le monde de la souffrance, pour vivre une dimension de compassion totale.

L'école mahayana se fait appeler "Grand Véhicule", par opposition à l'école theravâda, qu'elle qualifie d'une notion péjorative : le "Petit Véhicule", soupçonné de ne chercher que le salut individuel. Entre les deux écoles, la dimension intérieure change, mais la vie monastique est presque identique. Dans la tradition mahayana, la figure du moine est moins idéalisée que dans la première. En Chine et au Japon par exemple, des moines se font à manger, ce qui est une hérésie pour un moine theravâda, birman ou sri-lankais. Dans tous les cas, les moines ne font pas de voeux perpétuels (puisque le monde est "impermanent"). Ils entrent et sortent du monastère, lieu de l'initiation de la plupart des jeunes.

L'ÉCOLE VAJRAYANA

Elle est aussi appelée "Véhicule du diamant", ou "Véhicule des formules" (mantrayana), ou "bouddhisme tantrique" (tantrayana, inspiré des tantras hindous, mot qui signifie "ouvrages explicatifs").

Il s'agit ici du bouddhisme tibétain, très minoritaire dans le bouddhisme mondial, mais le plus connu et pratiqué en Occident. L'école du "diamant" (le diamant est le symbole de la force qui détruit les illusions) est née également dans le nord de l'Inde et s'est développée, entre les IIIe et Ve siècles, au Tibet, en Mongolie et au Bhoutan.

Elle emprunte aux deux précédentes écoles, pénétrant même le "Grand Véhicule" de Chine et du Japon. Le zen japonais (chan en chinois), également connu et pratiqué aux Etats-Unis et en Europe, incorpore, par exemple, des éléments tantriques, ces techniques d'invocation de divinités et de récitation de formules rituelles, capables de provoquer une "transmutation" intérieure. Le but est d'acquérir l'état d'éveil dès cette vie, et non sur un parcours étendu à de nombreuses existences. Le maître spirituel (guru) y tient une place essentielle.

Ce bouddhisme a inspiré au Tibet un système théocratique fondé, depuis le milieu du XVIIe siècle, sur le pouvoir des lamas ("maîtres"). Le dalaï-lama est le maître dont la sagesse est aussi vaste que l'océan (dalaï). L'actuel dalaï-lama, Tenzin Gyatso, a dû quitter son pays occupé par les Chinois en 1959.

Henri Tincq

Article paru dans l'édition du 05.10.07.
mercredi 17 octobre 2007 à 14:13
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Le courrier International

"SESSH'" : ATTENTER À LA VIE

Lire : ici


dimanche 21 octobre 2007 à 11:43
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dimanche 21 octobre 2007 à 14:53
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19/10/2007 17:09


La junte birmane torture les moines dans les prisons

A la pointe des manifestations le mois dernier, les moines bouddhistes subissent aujourd'hui une répression très ciblée de la part des militaires

La Croix . Lire la suite : ICI


lundi 29 octobre 2007 à 12:06
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Shanxi : restauration d´une statue géante de Bouddha


cctv.com 07-10-26 10:13

Nous partons pour la province du Shanxi, dans le nord de la Chine où se trouve le Bouddha de Mengshan, l'une des plus anciennes statues de Chine. Après 6 siècles passés à l'abri des regards et sans véritable entretien, cette statue retrouvera bientôt sa splendeur passée. En effet, la statue va être restaurée. Le projet a été dévoilé cette semaine dans le Shanxi par les autorités en charge de l'héritage culturel. Cette statue a été taillée sur le flanc d'une montagne au 6ème siècle quand le Bouddhisme s'est implanté en Chine. On croit qu'elle a été détruite à la fin de la dynastie Yuan, au milieu du 14ème siècle. Cette statue sans tête, haute de 67 mètres, a été découverte dans la banlieue de Taiyuan, chef-lieu de la province du Shanxi. La restauration sera achevée à la fin de cette année.

Rédacteur: Liu Xinyan Origine:CCTV.com

http://www.cctv.com/program/journaldelacul...26/101900.shtml




jeudi 08 novembre 2007 à 18:25
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Les habitants de Guiyang tendent à passer les week-ends au temple

LIEN : CLIC


Saveurs diététiques de Corée

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Ce message a été modifié par Okomarac - jeudi 08 novembre 2007 à 18:31.
jeudi 08 novembre 2007 à 21:22
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Okomarac
mardi 28 août 2007 à 06:20
Shanxi : restauration d´une statue géante de Bouddha
cctv.com 07-10-26 10:13

Nous partons pour la province du Shanxi, dans le nord de la Chine où se trouve le Bouddha de Mengshan, l'une des plus anciennes statues de Chine. Après 6 siècles passés à l'abri des regards et sans véritable entretien, cette statue retrouvera bientôt sa splendeur passée. En effet, la statue va être restaurée. Le projet a été dévoilé cette semaine dans le Shanxi par les autorités en charge de l'héritage culturel. Cette statue a été taillée sur le flanc d'une montagne au 6ème siècle quand le Bouddhisme s'est implanté en Chine. On croit qu'elle a été détruite à la fin de la dynastie Yuan, au milieu du 14ème siècle. Cette statue sans tête, haute de 67 mètres, a été découverte dans la banlieue de Taiyuan, chef-lieu de la province du Shanxi. La restauration sera achevée à la fin de cette année.

Rédacteur: Liu Xinyan Origine:CCTV.com

http://www.cctv.com/program/journaldelacul...26/101900.shtml




Ah en parlant de bouddhas géants, on se rappelle tous de ceux démolis par les talibans en Afghanistan. Figurez-vous qu'ils recommencent au Pakistan. J'ai posté un article à ce propos dans le Coin des Athées.
vendredi 09 novembre 2007 à 03:12
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J'ai vu Heavy , dommage que tu ne l'a as posté ici .
vendredi 09 novembre 2007 à 03:17
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Secret du chemin des glaces à Zanskar près de l'Himalaya





Le film, le Zanskar, le fleuve gelé


Bonjour Véronique ! alors vous êtes cinéaste-conférencière, vous avez co-réaliser le film Himalaya, Zanskar, le chemin des glaces avec vos parents, Anne et Erik
Et c'est eux qui vous ont donné le goût à ce métier ?
Alors donné le goût, c'est sûr que moi j'ai baigné dedans depuis que je suis toute petite, après ça a été une décision de vie, c'était un choix de vie donc je me suis engagée là-bas c'est surtout pour partir dans l'Himalaya avec eux. Donc on a tous les 3 le même statut cinéaste-conférencier, mais on travaille en indépendant c'est-à-dire que l'on a un statut indépendant les uns des autres mais tout en travaillant ensemble.

Est-ce que vous pourriez nous décrire un peu cette région du Zanskar ?
Le Zanskar c'est une vallée qui est située au nord de l'Inde, sur le versant nord du grand Himalaya entre les 2 plus grandes chaînes du monde, le grand Himalaya et le Karakurum et le Zanskar c'est une vallée qui a une altitude comprise entre 3500 et 4000 mètres donc ça impose tout de suite des conditions rudes et assez sèche, donc c'est une vallée qui reste isolée pendant plusieurs mois dans l'année due à son altitude. Alors pour y accéder il y a une piste qui a été créée en 1980 et cette piste elle passe par un col à 4400 mètres, le col du Pensi La, donc cette piste est seulement ouvrable en été et puis en hiver elle est fermée à cause de la neige et du gel. Voilà c'est pourquoi le Zanskar est isolé pendant de long mois.

Alors dites-nous pourquoi être allé filmé dans cette région du Zanskar ?
C'est un peu un coup de coeur qu'on a eu. Donc à l'époque mes parents, en 1981, donc 1 an après l'ouverture de cette piste, ils étaient partis au Zanskar et ils ont entendu parler à cette époque là des conditions en hiver. Donc, en hiver il y a un accès qui permet de sortir de cette vallée c'est par le fleuve, un fleuve gelé voilà donc c'est vraiment pendant le mois de janvier, février jusqu'à la mi-mars. Et puis depuis, il y a de nombreux reportages qui ont été fait je pense notamment aux documentaires d'Olivier Föllmi il y a aussi également des réalisations de David Ducoin qui a écrit également des livres et nous ça nous a nourri pendant plusieurs années et un jour on s'est décidé pour partir là-haut.

Et ce tournage proprement dit, il vous a pris combien de mois ?
Il y a à peu près je dirai entre 2 mois, 2 mois et demi de tournage sur place.

Et comment ça c'est passé ?
Alors nous on est parti un petit peu à l'aveuglette c'est-à-dire qu'on est parti, on ne savait pas trop les caravanes qu'on allait rencontrer sur ce fleuve gelé. Donc le fleuve gelé, il est au fond de la vallée, il se fait prendre par les glaces sur plus de 100 km dans des gorges très encaissées, le soir les caravanes qui parcourent ce fleuve et bien elles sont obligées de dormir dans les grottes. La température peut descendre jusqu'à - 35, - 40°, donc c'est vraiment des conditions rudes et extrêmes. On est parti là-bas, quand on est arrivé au Laddakh, donc c'est un petit peu plus au nord, on a contacté des porteurs avec qui on s'est super bien entendu pendant tout le long du trek et eux nous on fait découvrir le Tchadar et on a suivi comme ça plusieurs caravanes. En tout, pour ramener ce film on a fait 4 fois le Tchadar.

Vous avez accompagné des gens, qu'est-ce que ces gens faisaient sur cette route ?
Alors les gens, ils utilisent ce fleuve c'est pour aller chercher du travail au Laddakh en tant que porteur pour le touriste ou même se ravitailler aller acheter du thé, du sel et du sucre, ou encore pour transporter du bois, emmener des enfants à l'école, si quelqu'un est malade éventuellement l'emmener dans un hôpital au Laddakh. En hiver, c'est vraiment l'unique lien entre le Zanskar et le Laddakh.

Combien de personnes traversent ce fleuve durant l'hiver ?
Alors au niveau des Zanskarpas, donc des gens, des locaux il faut compter je dirai peut-être 300 ou 400. Disons que juste pour les porteurs de bois il y en a 150 et il faut compter aussi à peu près entre 50 et 100 touristes donc c'est vraiment très variable, chaque année est différente. Je pense qu'il y a des années où le fleuve ça peut monter jusqu'à 600-700 personnes qui franchissent ce fleuve en hiver.



Pour vous, comment ça s'est passé de traverser ce fleuve gelé ?
Et bien ça...c'est froid ! Mais disons que nous on s'est un peu préparé en amont avant de partir là-bas. Donc, nous on habite dans les Alpes françaises, on faisait des footings, natation, le week-end on allait dormir dans les grottes en montagne pour s'entraîner dans des conditions minimes. Et puis, le matériel aussi, le matériel cinématographique il a fait un petit tour dans le congélateur pour voir comment il résistait au froid. Et puis après, sur le fleuve du coup on a bien évolué, mais c'est sûr que les nuits sont fraîches et le soir il ne faut pas se refroidir parce que si on se refroidit on passe une mauvaise nuit et puis le lendemain il faut continuer à avancer et il n'y a pas le choix quoi.

Dans le film vous dites que la glace est vivante c'est elle qui commande. Est-ce que vous avez une anecdote à ce propos ?
Alors là j'en ai une belle, c'est le soir quand on est dans les grottes, la nuit est tombée on est tous réfugié autour d'un feu et quand on rejoint nos duvets on entend le fleuve qui craque et ça résonne dans toutes les gorges et ça émet vraiment une présence c'est très très fort cette sensation, donc tout au long de la nuit on entend ces craquements de glace et c'est... ça me donne des frissons... Et puis, aussi la glace est vivante parce qu'elle est constamment en train de changer c'est-à-dire qu'un passage peut être bon pendant une heure et puis la glace peut s'effondrer et tout d'un coup on ne pourra pas passer par le chemin de glace mais on devra contourner par des falaises. C'est-à-dire qu'il est vraiment imprévisible et impermanent.

Est-ce qu'il y a des beaux moments autant le jour que la nuit ?
Moi je dirai que ce qui nous fait enjamber toutes les difficultés du Tchadar, le Tchadar ça veut dire le fleuve gelé dans la langue locale, et bien c'est le bonheur des gens...voilà. Donc les gens du Zanskar, les Zanskarpas ils ont vraiment une joie de vivre et nous ça nous a vraiment aidé au quotidien c'est-à-dire que ça chante ça rigole sur le fleuve et puis on avance et dès qu'il y a un petit problème il y a des solutions c'est hyper motivant, et voilà.



Justement vous avez eu besoin durant ce voyage, de soutien, de réconfort pour arriver jusqu'au bout ? Vous vous êtes aidé les uns les autres ? Comment ça c'est passé au niveau relations humaines ?
Au niveau des relations humaines, ça a été chaleureux très vite, alors je ne sais pas, on s'est vraiment lié d'amitié avec tous le monde. Peu importe où l'on est, dès qu'on est dans des conditions qui sont un petit peu difficile et bien le rapport humain est bien plus simple quoi, et bien plus direct et vrai et du coup là-bas on était tous dans le même froid on était tous sur le Tchadar, l'expérience on la vit tous ensemble et eux, les gens du Zanskar je dirai qu'il nous ont appris à gérer le froid parce que nous on vit ici finalement on a pas si froid que ça, puis le soir quand on a froid on se met au chaud près d'un poêle et puis voilà. Là-bas sur le Tchadar il n'y a pas le choix le soir,... il faut donc... donc eux ils nous ont appris comment gérer le froid à faire attention à nos mains en nous enduisant les mains avec du beurre de yack, les visages aussi, ou les pieds quand on doit passer les pieds dans l'eau, ils nous ont vraiment bien appris à ce niveau là quoi. Et puis, aussi eux ils sont là pour sonder la glace c'est-à-dire que les gens avec qui on est parti, on est parti avec un gars qui s'appelle Stansin, moi c'est dans la famille dans laquelle je suis restée chez cette homme là, il sonde la glace. Lui il la fait plus de 40 fois le Tchadar, donc il connaît les mauvais passages il connaît l'état de la glace. Il y a plein de glaces différentes et je dirai qu'il y a plus d'une centaine de glace différentes: la dure, l'humide, la sèche celle qui est en paillette, celle qui fait comme des petites feuilles, donc eux ils nous ont aussi appris à reconnaître les différentes glaces. Le soir dans les grottes on entend le Tchadar qui ronronne à côté et puis on entend, il y a aussi tout les rires et les chants qui résonnent dans les gorges, donc c'est des bonnes soirées autour du feu.


La vie au Zanskar, expérience personnelle

Maintenant, on va parler maintenant de vos autres voyages au Zanskar, Combien de temps y avez-vous passé ?
Le tournage du film a duré un peu plus de 2 mois et bien moi quand je suis rentrée en France, je n'avais qu'une idée c'était de repartir là-bas, donc je me suis volontairement fait bloquée un hiver au Zanskar. En tout, j'ai passé 8 mois dans l'Himalaya pendant ce voyage dont 5 mois vraiment au sein du Zanskar, au sein d'une famille dans un tout petit village. Une famille assez pauvre donc voilà ça c'était mon premier voyage ensuite, depuis j'essaie d'y retourner tous les ans pour passer 1 mois voir 2 mois là-haut. Donc en tout je pense que j'ai passé à peu près 1 an là-haut.



Comment avez-vous été accueillie dans la famille, par la population là-bas ?
Les premiers jours je dirai qu'on est un peu considérer comme une bête de foire, comme une curiosité, - bête de foire c'est peut-être un peu fort - c'est-à-dire que les gens, ils arrivent, ils regardent le moindre geste que l'on fait. Moi, du coup je m'évadais discrètement pour ne pas être épiée, puis avec le temps ça c'est super bien passé. Un accueil hyper chaleureux dans la famille, donc moi je suis restée dans la famille de Stansin. Stansin, lui, je dirai qu'il est un petit peu entre deux cultures, entre l'attrait pour tout ce qui est occidental donc la prospérité, la nouvelle économie qui est en train de se créer au niveau du tourisme et puis entre la tradition comment ça se faisait autrefois voilà, donc lui il part vivre surtout sur Leh, et sa femme elle reste plutôt au Zanskar, donc moi je restais avec sa femme et le grand-père.

Est-ce que vous vous souvenez quelle a été votre première impression en arrivant dans cette région du Zanskar ?
C'est très fort parce que c'est immense, c'est l'immensité, on est rien ! On est rien et c'est vraiment bon de se sentir rien... ça peut être effrayant mais quand on se laisse envelopper par ce sentiment c'est génial quoi ! Juste pour ces quelques minutes de rien que j'ai pu ressentir dans ma vie et bien je continue pour les ressentir une nouvelle fois et j'ai l'impression que plus on cherche ses moments moins on les trouve et c'est au moment où l'on lâche qu'on le trouve.

Est-ce que c'est dans ces moments que justement on se tourne vers l'autre, on s'oublie ? Est-ce que c'est aussi un peu ça ?
Alors vers l'autre je ne sais pas, l'autre ça reste encore un sentiment assez humain, mais je dirai on se retourne plus vers le ciel, la montagne,... L'autre il est aussi grain de sable que nous finalement mais je crois que ça va au-delà de ça. C'est un sentiment qu'on est un souffle de vent quoi, qui passe. Moi je sais que les quelques minutes où j'ai pu ressentir ça, c'est énorme et ça m'a changée, je le sais à l'intérieur.

Justement les Zanskaris ou les Zanskarpas, ils sont à majorité Bouddhistes, est-ce que vous l'avez ressenti dans la vie quotidienne ?
Ah oui, au quotidien c'est vraiment...apparemment le Bouddhisme est arrivé au Zanskar à peu près au 7ème siècle, donc ce serait des gens qui viendraient du Tibet qui sont peu à peu venus dans ces vallées. Ensuite il y a eu différents royaumes plus ou moins stables pendant plusieurs siècles et puis maintenant ça fait vraiment partie de l'Inde mais ce ne sont pas des hindouistes, ce sont vraiment des Bouddhistes. Ils ont gardé leur culture et leur religion Bouddhiste. Donc la majorité du Zanskar est Bouddhiste alors maintenant avec l'ouverture de la piste qui passe par le Pensi La, donc par le col, la piste d'été, et bien peu à peu on commence à avoir des musulmans qui viennent s'implanter au Zanskar, donc dans le village principal qui s'appelle Padum, donc le village principal du Zanskar et bien il faut compter à peu près environ 90 % de Bouddhistes et 10 % de musulmans et le Bouddhisme on le ressent vraiment au quotidien dans les familles, à savoir déjà que dans chaque village on trouve un monastère qu'on appelle Gompa à peu près 1 ou 2 membres de la famille fait partie de ce monastère en tant que lama ou en tant que Tchomo. Lama c'est pour le moine et Tchomo c'est la nonne. Et au quotidien, on fait des prières dans la maison, dans la maison dans laquelle j'étais et bien tous les soirs mémé, mémé c'est le grand-père il fait des Puja, des prières le soir. Quand on est autour du feu on entend mémé derrière qui fait Om Mani Padme, Om Mani Padme.... c'est comme un ronron quoi, et on fait des offrandes, chaque maison à une pièce consacrée au Dalaï-Lama.

Comment vous communiquiez avec eux ?
Alors pendant le tournage du film, on parlait anglais, certains parlaient anglais, donc ils pouvaient aussi traduire avec ceux qui ne parlaient pas anglais. Et puis ensuite, dans la famille avec Dolma et le grand-père et les enfants, ils ne parlaient pas du tout anglais, je me suis fait à la langue locale peu à peu sur le tas. Donc les premiers jours, c'est des gestes et des sourires et bien ensuite jour après jour j'ai appris de plus en plus de vocabulaire. Maintenant j'arrive à suivre une conversation et à me faire comprendre. Je ne parle pas couramment loin de là, mais ça va, l'essentiel passe. Alors la langue c'est le Zanskaris, c'est un dérivé du tibétain ça a les mêmes bases, le même alphabet mais ça a quelques variantes au niveau du vocabulaire voilà donc c'est comme un patois tibétain.

J'imagine qu'on se met à un autre rythme de vie là-bas ?
Alors là c'est une coupure assez totale donc pas de téléphone, pas d'e-mails, pas de poste...rien. On vit au rythme du soleil, donc on se lève aux premiers rayons du soleil dès que le soleil passe derrière la montagne on va chercher les troupeaux pour faire la traite du soir et on commence à faire le feu pour préparer la soupe du soir. Donc le rythme, il est vraiment en fonction du soleil. Et d'ailleurs moi, quand j'étais là-haut, je n'avais pas de montre et donc je me fiais au soleil voilà.

Est-ce qu'ils ont la radio ou la télévision...?
Alors ça arrive, ça commence à arriver avec cette piste du Pensi La, donc dans les maisons on peut entendre la radio et c'est la radio qui vient de Kargil, donc du Cachemire donc c'est une zone au nord-ouest, qui est en frontière avec le Pakistan. Donc là, ça amène quand même, les dernières nouvelles et puis on commence à voir aussi les télés dans les maisons et d'ailleurs c'est marrant les émissions qui sont diffusées ce sont des émissions indiennes, c'est vraiment drôle de les voir devant les femmes en saris avec les films Bollywood...



Qu'est-ce que vous recherchiez dans ce voyage?
Je crois que j'avais vraiment besoin de me couper du monde, voilà de vraiment me couper physiquement aussi, bon déjà la première des choses c'est que moi dans le premier voyage quand j'ai fait le tournage du film j'ai senti que ces gens-là avait vraiment un trésor au fond d'eux, c'est-à-dire qu'ils ont pratiquement rien et ils donnent tout. Ils ont une richesse interne qui rayonne d'eux, qui est énorme et c'est la curiosité qui m'a poussée à partir là-bas, quoi, comment c'est possible? Et voilà moi aussi avec rien j'ai envie d'être heureuse, donc ça c'était la première motivation et j'avais aussi besoin de me couper avec toute cette vie occidentale. C'était une recherche personnelle de monter là-haut et de partir seule confrontée à une culture que je ne connaissais pas, avec des gens que je ne connaissais pas, avec une langue que je ne connaissais pas, pour apprendre à ce connaître quoi.

Vous nous avez dit que vous projetiez d'y retourner ?
Alors moi j'essaie d'y retourner tous les ans, donc là cette année j'ai passé 2 mois au printemps, je suis revenue fin juin et je pense que je retournerai l'année prochaine.
Alors on rappelle à nos auditeurs, que vous êtes en tournée en Suisse romande avec le film, Himalaya, Zanskar, le chemin des glaces jusqu'à noël, et puis par la suite est-ce qu'une autre tournée est prévue en France ?
Alors c'est jusqu'au 6 décembre, ce n'est pas jusqu'à Noël, on est ici donc dans toute la Suisse romande jusqu'au 6 décembre. Au niveau de la France et bien, donc à travers tous les voyages que j'ai pu faire de mon côté, et également avec tout les voyages que Anne et Erik, donc mes parents, ils ont fait de leur côté, on a refait des images là-bas et on est en train de monter un nouveau film qui sortira l'année prochaine, voilà.

Sous quel angle, sous quelle direction vous vous tournez sur ce prochain projet sur le film du Zanskar ?
Le prochain film que l'on est en train de monter il est plus axé sur la vie au sein même du Zanskar, dans les familles, dans les villages et on essaie un peu plus de balayer toutes les saisons. Donc un peu plus sur la culture, la médecine, l'école pour les enfants, leur mode de penser, comment vivent les femmes, j'en ai déjà beaucoup dit...

http://www.sondelespoir.org/makeArticle.as...40&id=76193
lundi 19 novembre 2007 à 16:33
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CHINE


Yonghegong, ou le temple des Lamas


Nommé en chinois Yonghegong, le temple des Lamas est un lieu de prière bouddhiste. Longtemps délaissé, ce temple est tombé en ruine. Il a fallu qu’il soit classé "monument national" pour être restauré. Ouvert au public dans les années 80, il accueille chaque jour croyants et curieux.

Situé au Nord de la Cité interdite, il est gardé par des lions de pierre. Ces animaux sacrés serviteurs de Bouddha accueillent ainsi tous les visiteurs désireux de découvrir ce palais de l’Eternelle harmonie. Composé de cinq cours, le palais d’architecture mongole comprend de multiples salles de culte dont l’importance devient croissante à mesure que l’on avance vers le Nord. Bouddha du présent, du passé, du futur, de la médecine, du rugissement du lion... sont autant d’effigies que l’on peut admirer.

Une des attractions du temple est l’édification d’une statue géante de Maitreya (le Bouddha du futur) au sein du pavillon des dix mille bonheurs. D’une hauteur de 26 mètres, dont 8 sous terre, ce cadeau du septième dalaï-lama est sculpté dans un seul tronc de bois de santal du Tibet. Beaucoup de touristes s’amusent à lancer des pièces en haut des fontaines afin que leur vœu se réalise. Dans ce haut lieu touristique, les photos sont interdites dans les différentes pièces du temple. Moines et gardes s’empressent de stopper tout transgresseur ! Il est ainsi amusant de voir combien de subterfuges sont inventés pour emporter avec soi un souvenir visuel.

La raison est pourtant simple : ce temple reste un lieu de culte. Des services religieux se tiennent ainsi quotidiennement dans la salle de la roue de la Loi (Falun Dian). Une grande statue dorée y est érigée à l’effigie de Tsong Kapa, fondateur de la doctrine tibétaine réformée des Gelukpas ou des "bonnets jaunes". C’est ainsi que sont coiffés les moines de ce temple. Les fidèles peuvent suivre ces messes assis sur des tapis ou des coussins. Des offrandes peuvent être ajoutées à celles des moines : dons d’agent, fruits, pièces de monnaie, alcool... Il n’est pas étonnant d’apercevoir des fidèles occidentaux touchés par la religion la plus répandue en Chine. "J’ai découvert le bouddhisme quand je me suis installée à Pékin. J’ai totalement adhéré à cette sage religion. Je viens régulièrement ici pour prier", explique une Américaine, bâtons d’encens à la main. Ces bâtons sont par la suite déposés dans des urnes placées devant chaque salle. Une odeur caractéristique embaume ainsi continuellement le temple.

De multiples échoppes permettent d’acheter ces encens avant de pénétrer dans le temple ainsi que dans la rue Yonghegong. Et on y trouve aussi de nombreux produits dérivés : pièces, vêtements tibétains mais surtout une multitude de bouddhas : dorés, en porcelaine, illuminés, en porte-clés...



http://www.aujourdhuilachine.com/tourisme.asp?IdArticle=599



lundi 19 novembre 2007 à 18:51
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La Kalmoukie


République est la seule d'Europe où le bouddhisme soit religion officielle.


Le président kalmouk, bouddha des échecs et de la communication extrasensorielle


Cette fois, ce sont les militants russes pour les droits de l'homme qui tentent de faire échec au roi kalmouk. Le 21 juillet, ils ont lancé un appel aux joueurs d'échecs du monde entier pour qu'ils boycottent les Olympiades prévues pour le 26 septembre à Elista, capitale de la Kalmoukie. Motif : la République autonome, située au fin fond du Caucase russe, est dirigée par Kirsan Ilioumjinov, 36 ans, qui la gouverne avec la poigne d'un petit khan. Et tant pis pour ceux que ça dérange, comme Larissa Ioudina, directrice du seul journal d'opposition qui ait survécu en Kalmoukie, sauvagement assassinée en juin après avoir dénoncé les trafics d'Ilioumjinov. Ce n'est pas la seule bizarrerie de ce pan de terre situé au bord de la mer Caspienne. La Kalmoukie, qui ne compte que 300 000 habitants, est l'un des rejetons les plus surréalistes du défunt empire soviétique. Les deux piliers du règne d'Ilioumjinov ? Le bouddhisme et les échecs. Les Kalmouks, population mongole venue d'Asie centrale au début du XVIIe siècle, ont conservé la foi de leurs ancêtres. Du coup, leur République est la seule d'Europe où le bouddhisme soit religion officielle. Le bouillant Ilioumjinov a d'ailleurs décidé de transformer sa République en centre mondial de vénération du Bouddha. Il a donné son aval à la construction d'un gigantesque monastère à la porte d'Elista et a invité le dalaï-lama à s'y installer. Ce dernier n'a pas encore accepté l'invitation, mais il a expédié à Elista un shaddin-lama nommé Telo Rinpoche. A 26 ans, la principale autorité religieuse kalmouke tue le temps en écoutant les Smashing Pumpkins.
Le projet le plus hardi d'Ilioumjinov est Chess-City, la cité des échecs : 2 500 personnes travaillent à la construction de ce "village olympique" proche d'Elista, qui devra accueillir les Olympiades de septembre. Investissement prévu : 150 millions de dollars [près de milliard de francs]. Quand il s'agit de sa passion, Ilioumjinov ne regarde pas à la dépense. A 14 ans, le jeune Kirsan était déjà champion d'échecs de Kalmoukie. Il y a trois ans, il a réalisé son rêve : devenir président de la FIDE, la Fédération internationale des échecs - grâce à une généreuse injection de dollars dans les caisses de cet organisme. Des soupçons pèsent sur l'origine de cette manne, et l'on parle de détournement de fonds. L'argent de l'Etat destiné au développement de l'économie de la République aurait fini sur les comptes à l'étranger d'Ilioumjinov. Lequel, dès sa première apparition sur la scène politique locale, s'était présenté comme "milliardaire". Et avait remporté les élections de 1993 en promettant "un téléphone portable pour chaque berger". A la suite de quoi il avait dissous le Parlement local, remplacé par un "conseil" de 25 membres nommés par ses soins. Toutes les activités institutionnelles et politiques de la République ont depuis été réorientées vers des fins commerciales et organisées en un mégaholding contrôlé directement par le président kalmouk. Ilioumjinov a fait taire les voix dissidentes, et il a été réélu en 1995. Aujourd'hui, il se promène dans la steppe avec sa Rolls-Royce blanche (il en a quatre) et, dans l'attente de téléphones pour les bergers, il se consacre au développement culturel et intellectuel de son peuple. Le secrétariat pour l'Idéologie qu'il a créé a élaboré une "pensée ethnoplanétaire" qui servira de base à l'enseignement dans les écoles. Il donne d'ailleurs lui-même des "instructions au peuple au niveau subconscient". "Je crée autour de la République un champ extrasensoriel", a-t-il expliqué. Reste à voir s'il réussira aussi à "magnétiser" les joueurs d'échecs du monde entier et à les attirer dans son petit khanat.


Luigi Ippolito
Corriere della Sera



mardi 20 novembre 2007 à 11:01
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Les nouveaux bouddhistes


Christophe Doré
19/11/2007

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Les bouddhistes français ont protesté officiellement contre la répression des manifestations en Birmanie. Un engagement nouveau pour cette communauté discrète et disparate.

Jeudi 22 novembre, le nouvel an shan aura un goût amer pour cette ethnie birmane, bouddhiste à 99 %. La menace d’une répression militaire est toujours forte. Et elle s’ajoute à la misère des paysans. En France, quelque 800 000 bouddhistes s’en inquiètent. Le geste des milliers de moines birmans rejetant l’aumône des militaires en retournant leur bol a pour le moins marqué les esprits. Ce refus, transgression d’une pratique ancestrale, est devenu le symbole d’un nouveau bouddhisme engagé pour nombre de fidèles dans l’Hexagone.


Lire la suite : ICI
mardi 27 novembre 2007 à 15:35
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Tibet: le Dalaï Lama annonce que le référendum pour désigner son successeur sera organisé avant sa mort

AP - Mardi 27 novembre, 10h34

AMRITSAR, Inde - Le Dalaï Lama a annoncé mardi que les Tibétains organiseront un référendum avant sa mort pour désigner son successeur.
(Publicité)

"Quand ma condition physique s'affaiblira, il faudra sérieusement penser aux préparatifs (de ce référendum)", a dit le Dalaï Lama à un rassemblement de chefs religieux venus des quatre coins du globe à Amritsar, dans le nord de l'Inde.

Le Dalaï Lama a expliqué que ce scrutin serait ouvert à toutes les personnes ayant un intérêt dans le bouddhisme tibétain le long de la chaîne de l'Himalaya et jusqu'en Mongolie. AP


vendredi 30 novembre 2007 à 01:35
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Vietnam

Bouddhisme : les préparatifs de la grande fête Vesak de l'ONU 2008



"Le gouvernement et le peuple vietnamiens sont prêts à coopérer avec le comité d'organisation international et l'Église bouddhique du Vietnam afin d'organiser avec succès dans le pays en 2008 la grande fête Vesak de l'Organisation des Nations unies (ONU)", a affirmé lors d'une conférence de presse le 28 novembre à Hanoi, Nguyên Thê Doanh, chef du Comité des affaires religieuses du gouvernement, également chef du comité d'organisation national de la grande fête Vesak de l'ONU 2008.
La fête Vesak est la cérémonie de commémoration de la naissance, de l'éveil et de la mort de Bouddha. Sur le thème "Le bouddhisme pour une société équitable, démocratique et civilisée", l'événement devrait attirer de nombreux fidèles et des délégations de plus de 70 pays. Il devrait également contribuer à rehausser la position du Vietnam sur l'arène internationale.

Le programme de la grande fête Vesak de l'ONU devrait être riche en activités avec de nombreuses cérémonies religieuses, des colloques traitant du bouddhisme dans la vie sociale, des expositions, ainsi que des manifestations culturelles et artistiques populaires. La fête Vesak de l'ONU devrait se dérouler du 13 au 17 mai 2008 au Centre des conférences national de My Dinh (Hanoi). Dans l'optique de s'assurer du succès de la manifestation, dès maintenant, des sous-commissions chargées de différentes tâches en vue des préparatifs de l'événement ont été fondées.

Phuong Mai/CVN

vendredi 07 décembre 2007 à 13:03
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Le Dalaï Lama n'exclut pas que son successeur puisse être une femme



Le Dalaï Lama n'a pas exclu jeudi à Milan (nord de l'Italie) que son successeur puisse être une femme, en faisant valoir que "les femmes et les hommes ont le même droit dans le bouddhisme".

"Si une femme se révèle plus utile, le Lama pourrait très bien se réincarner sous cette forme", a déclaré le chef spirituel du bouddhisme tibétain au cours d'une rencontre avec la presse au lendemain de son arrivée en Italie.


Le Dalaï Lama, qui vit en exil en Inde depuis 1959, a récemment déclaré que son successeur serait choisi en dehors du Tibet s'il devait mourir loin de sa terre natale. Il a aussi émis l'hypothèse du choix d'un nouveau Dalaï Lama avant sa mort.

Il a par ailleurs souligné que la nature de sa visite en Italie n'était "pas politique" et qu'il n'entendait pas "créer des problèmes à l'Etat et aux autorités" italiennes.

Le Dalaï Lama est arrivé mercredi à Milan en provenance d'Inde pour une visite de plusieurs jours dans le nord de l'Italie et à Rome, afin d'y délivrer son enseignement.

Aucune rencontre officielle avec des responsables du gouvernement de Romano Prodi n'est prévue à l'occasion de cette visite qui a cependant provoqué le mécontentement de la Chine.

Le point d'orgue politique de son séjour devrait être sa rencontre avec les députés italiens à Rome, à la mi-décembre.

Une entrevue avec le pape Benoît XVI, initialement annoncée de source vaticane, a été annulée.

Selon certains médias italiens, la décision du pape de ne pas recevoir le Dalaï Lama a facilité l'ordination mardi à Canton (sud) d'un nouvel évêque de l'Eglise catholique officielle chinoise, Mgr Joseph Gan Junqiu, avec l'accord du Vatican.

Elle aurait aussi créé les conditions d'une visite d'une délégation du Vatican à Pékin à l'occasion de cette ordination.


Le Monde
samedi 08 décembre 2007 à 18:44
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François Bizot : retour sur les années Khmers rouges

Le Monde - Paris,France
... une référence contemporaine sur le bouddhisme du Sud-Est asiatique – si le sujet d'étude existe comme tel, c'est d'ailleurs grâce à ses travaux. ...


L'article : ICI

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