lundi 10 septembre 2007 à 21:10
Qui peut imaginer que le prochain président libanais ne sera pas le général Aoun?
Que l'on me donne une bonne raison de cette instistence à vouloir l'écarter! Il est bel et bien le président qui délivrera petit à petit le Liban de ses parasites et corrupteurs, de ses profiteurs et irrespectueux envers le grand peuple libanais.
-----------------------------------------
Le chef du CPL souligne la nécessité d’un rétablissement de la confiance
Le général Aoun affirme se tenir à égale distance de tous
10 septembre 2007
L'Orient le Jour
Le chef du CPL, le général Michel Aoun, s’est de nouveau présenté comme un candidat consensuel en affirmant à la chaîne satellitaire, Dubaï Channel, qu’il se tient à égale distance de tous les Libanais. Il a dit aussi que « le plus important reste les bases d’un règlement pour les six prochaines années à venir ».
Prié de dire si le président de la Chambre, Nabih Berry, soutient sa candidature à la présidence de la République, le général Aoun a indiqué que « le consensus requis doit aller plus loin que le nom du candidat à la présidentielle. Il doit porter sur celui qui va régler la crise et ses ramifications au Liban (...) et rétablir la confiance ». Estimant que la loi sur base de laquelle les législatives de 2005 avaient eu lieu et que les interventions étrangères dans les affaires libanaises avaient contribué à détruire cette confiance, le chef du CPL a déclaré : « Quoi qu’“ils” disent à propos de la confiance, je ne pense pas qu’il existe au Liban un président qui sera à égale distance de toutes les parties, autant que je le suis. »
Au journaliste qui lui faisait remarquer qu’il est dans l’opposition, il a répondu : « Chaque député a le droit d’appartenir au camp loyaliste ou opposant. Cela ne veut pas pour autant dire que je ne suis pas à équidistance de tous. Comment puis-je être loyaliste ou incolore et inodore, alors que je suis hors du pouvoir ? Notre gouvernement n’est pas parfait. Il a commis beaucoup d’erreurs et n’a pas appliqué la déclaration ministérielle. Il est normal que nous fassions partie de l’opposition, mais lorsque je dis que je me tiens à égale distance de tous, c’est par rapport aux constantes nationales auxquelles tout président doit être attaché. »
Considérant en réponse à une question que toute unanimité autour d’un candidat est la bienvenue, le chef du CPL a estimé que « le plus important reste les bases d’un règlement pour les six prochaines années à venir ». « Nous ne voulons pas d’une unanimité ponctuelle pour contourner le problème et tomber dans un autre », a-t-il fait valoir, jugeant qu’avant la présidentielle, il est nécessaire de s’entendre sur des mécanismes de règlement en rapport avec les résolutions internationales concernant le Liban.
Il a ensuite reproché à la majorité d’avoir tenu des propos mensongers à son égard. « Il est des choses sur lesquelles il n’est pas possible de faire des concessions, qu’on soit à la présidence ou pas. Nous ne pouvons pas nous taire par exemple sur le dossier des Libanais déplacés depuis 25 ans et qui ne sont pas retournés chez eux », a-t-il dit, affirmant refuser « de se taire sur un crime ou sur des anomalies préjudiciables au pays, pour satisfaire quelqu’un ».
Le général Aoun a ensuite rappelé que le député Boutros Harb avait plaidé en faveur de bonnes relations avec la Syrie et d’une entente avec le Hezbollah, avant de s’étonner de ce que les propos du parlementaire soient considérés par la majorité comme étant acceptables alors qu’il avait été « accusé d’être syrien et iranien parce que j’avais plaidé dans le même sens ».
Sur un autre plan, le député Ibrahim Kanaan a expliqué dans une interview au site d’informations Nowlebanon que la visite du général Aoun à M. Berry visait à donner une impulsion à l’initiative du président de la Chambre. Il a jugé nécessaire de mettre l’accent sur ce que le chef du CPL peut offrir pour un règlement au Liban. « Voyons qui, dans le pays, a un projet politique d’entente. Nous soutenons la majorité lorsqu’elle dit que ce projet ne doit pas être incolore et inodore, et nous considérons que, dans le cadre de ce projet, la décision de guerre et de paix doit être détenue par l’État et que les résolutions internationales doivent être appliquées. »