Le Liban Xi [ Suite Du Topic Liban ]

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vendredi 24 août 2007 à 17:41
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J'ai cesse de lire cet article de merde apres avoir vu 2 conneries monumentales:

-Le Hezbollah utilise des enfants comme combatants

-Le Hezbollah utilise le droit islamique pour justifier le bombardement des civils...


L'auteur de cet article a rate une bonne occasion de se taire... Si la premiere affirmation est vraie, alors j'applaudit l'efficacite de Tsahal qui a ete empechee de penetrer a plus de 4km des frontiere, par des gamins en kalach... biggrin.gif Je pense bien de le professionalisme du Hezbollah montre que ses combatants sont des gens hyper-entraines suivant une strateie bien etudiee, sachant garder la tete froide, et non des enfants en bas-age jouant au guerrier...

Ensuite, ayant ete bloque dans mon pays en train d'etre bombarde, je n'avais d'autre chois que de rester a la tele, a etre gorge de medias, de discours enflames, entre autres, sur la chaine du Hezbollah, Al-Manar... Bizarrement, en plein coeur de la guerre, je n'ai jamais entendu parler de justificatiosn islamiques pour bombarder les civils...
(pour ouvrir une petite paranthese, on trouve quand meme pas mal de passages dans la Thorah preconisant le massacre des " philisitins" et autres peuples presents sur la pseudo-terre promise... Mais ce n'est pas le sujet ici...)

Finalement, je pense que je fais plus confiance au conseil des droits de l' homme de l'ONU qu'a une obscure personne dont les affirmations lui font perdre toute credibilite...

Ce qui me fais rire, c'est que durant la guerre, Israel avait fustige Amnesty International, declarant cette organisation partiale, sans credibilite... Maintenant ce cher Dosbo nous l'eleve en etendard...



vendredi 24 août 2007 à 17:55
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Libanais, Pop...
je commence à perdre les boules avec l'histoire de la présidence...
Comme je ne lis pas arabe, j'avoue que mes infos sont un peu limitées..quand j'ecoute la Tv je suis perdue par cette histoire Quorum, Junblatt qui accuse Berry de je ne sais quoi...

bon bref, c tarabiscotté tout ça... wacko.gif

Au secours pour une petite explication.
Qui est éligible?
Les idiots du 14 fevrier, qu'est ce qu'ils ont encore?
vendredi 24 août 2007 à 19:39
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populas
dimanche 22 juillet 2007 à 18:12
Au sujet de la OTV, vous pouvez voir quelques vidéos sur Youtube:
(....................................).com/watch?v=Y34X-5a9W1U]Le lancement de la chaîne[/url] (avec un compte à rebours d'une minute suivi de l'hymne national, très original original.gif )




Génial ! Vous avez remarqué l'interview ?
Comme si ce qui arrive au Liban depuis 30 ans , était un simple conflit interieur !
Il manque un acteur , L'ACTEUR nuber ouane : Israel .
Mais on dirait que le pecstacle a été monté en studio .
Pas de questions déplacées siouplait ! Sans ça Sarko va vous pistonner la carrière vers les assedic ...

La question est : peut on s' habituer à la connerie volontaire ? Peut on s' habituer , à la stupidité simulée pour survivre ( impossible que tout le monde soit stupide à ce point !) ; Même cette excuse ne peut durer .
Tout le monde veut ne pas avoir vu le mec qui tranche la gorge du Liban ( et de toute la région )!
Mais tout le monde ne peut pas tourner la tête dans toutes les autres directions que celle du criminel !!! Il n'y a que 360 ° , moins un ° , pour ce qu'on ne veut pas voir , il reste 359 possibilités de ne <<rien voir >> . Mais on est plus que 359 , je crois .

Si je disais , Israel a lancé cette guerre , pour détourner l' attention de tout ce qui s'écroule en Israel ? Pour s'attacher les ultras fanatiques , la droite du Likoud , celle qui ne vit que de meurtre et de sang .
Pour parler de pa
vendredi 24 août 2007 à 19:39
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populas
dimanche 22 juillet 2007 à 18:12
Au sujet de la OTV, vous pouvez voir quelques vidéos sur Youtube:
(....................................).com/watch?v=Y34X-5a9W1U]Le lancement de la chaîne[/url] (avec un compte à rebours d'une minute suivi de l'hymne national, très original original.gif )




Génial ! Vous avez remarqué l'interview ?
Comme si ce qui arrive au Liban depuis 30 ans , était un simple conflit interieur !
Il manque un acteur , L'ACTEUR nuber ouane : Israel .
Mais on dirait que le pecstacle a été monté en studio .
Pas de questions déplacées siouplait ! Sans ça Sarko va vous pistonner la carrière vers les assedic ...

La question est : peut on s' habituer à la connerie volontaire ? Peut on s' habituer , à la stupidité simulée pour survivre ( impossible que tout le monde soit stupide à ce point !) ; Même cette excuse ne peut durer .
Tout le monde veut ne pas avoir vu le mec qui tranche la gorge du Liban ( et de toute la région )!
Mais tout le monde ne peut pas tourner la tête dans toutes les autres directions que celle du criminel !!! Il n'y a que 360 ° , moins un ° , pour ce qu'on ne veut pas voir , il reste 359 possibilités de ne <<rien voir >> . Mais on est plus que 359 , je crois .

Si je disais , Israel a lancé cette guerre , pour détourner l' attention de tout ce qui s'écroule en Israel ? Pour s'attacher les ultras fanatiques , la droite du Likoud , celle qui ne vit que de meurtre et de sang .
Pour parler de pa
samedi 25 août 2007 à 13:01
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huh.gif je n'ai rien compris à ton monologue Lu6fer, pourrais-tu être plus précis? De quoi parles-tu? Ca a rapport avec la OTV?


Ce message a été modifié par populas - samedi 25 août 2007 à 13:01.
samedi 25 août 2007 à 13:03
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rimette79
vendredi 24 août 2007 à 17:55
Libanais, Pop...
je commence à perdre les boules avec l'histoire de la présidence...
Comme je ne lis pas arabe, j'avoue que mes infos sont un peu limitées..quand j'ecoute la Tv je suis perdue par cette histoire Quorum, Junblatt qui accuse Berry de je ne sais quoi...

bon bref, c tarabiscotté tout ça... wacko.gif

Au secours pour une petite explication.
Qui est éligible?
Les idiots du 14 fevrier, qu'est ce qu'ils ont encore?




Voilà un article intéressant de Scarlett Haddad, la seule journaliste crédible de l'OLJ! Cela va t'aider à comprendre la situation et l'état d'esprit actuels. Et si tu as d'autres questions, n'hésite pas wink.gif

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L’opposition « se prépare à toutes les éventualités » à la veille de l’échéance présidentielle
Selon les pronostics, la séance du 25 septembre n’aurait pas lieu
25 août 2007

Scarlett Haddad - L'Orient Le Jour


À un mois de la date fixée par le président de la Chambre pour l’élection présidentielle, la situation baigne dans le flou total et aucune partie ne semble avoir un scénario complet à offrir à ses partisans. Sans doute, comme le dit un député de l’opposition, parce qu’aucun camp n’a suffisamment de poids à lui seul pour faire pencher la balance de son côté, mais aussi à cause du fait que les facteurs régionaux et internationaux pèsent de plus en plus dans cette échéance.
Des sources concordantes, de la majorité et de l’opposition, semblent en tout cas écarter l’éventualité de la tenue de l’élection le 25 septembre. D’ailleurs, en fixant cette date, le président de la Chambre avait lui-même affirmé qu’il s’agissait d’un début et que si, pour une raison ou pour une autre, la séance ne devait pas se tenir, cela lui laisserait le temps de choisir d’autres rendez-vous.
L’éventualité de la formation d’un gouvernement d’union nationale, revendiquée par l’opposition avant l’échéance présidentielle, semble aussi déjà quasiment écartée. C’est du moins ce qu’aurait affirmé le Premier ministre Fouad Siniora à l’émissaire français Jean-Claude Cousseran, selon une des personnalités rencontrées par ce dernier. Est-ce à dire que la majorité a marqué un point décisif dans cette bataille qui s’annonce dure et complexe ? Des sources de l’opposition précisent qu’il existe encore d’autres possibilités avant l’expiration de l’actuel mandat présidentiel le 24 novembre prochain.
La première est une entente des deux parties sur un candidat accepté de tous, élu selon les règles constitutionnelles et avec un quorum des deux tiers des députés. Les sources de l’opposition précisent que ce candidat existe, mais c’est l’entente autour de sa personne qui fait encore défaut, notamment de la part de la majorité. Les mêmes sources ajoutent que cette idée est toutefois en train de faire son chemin auprès des chancelleries européennes. Ce thème aurait même été développé par le président Émile Lahoud avec les ambassadeurs européens qu’il a reçus récemment et qui venaient lui faire des visites d’adieu.
Si cette option n’est pas retenue, une autre est envisagée. Elle consiste à demander au commandant en chef de l’armée de présider un gouvernement de transition restreint qui serait formé de personnalités civiles, crédibles et jouissant d’une notoriété au sein de leurs communautés respectives. La principale mission de ce gouvernement consisterait à adopter une nouvelle loi électorale, équitable cette fois, et d’organiser des législatives qui seraient un prélude à une élection présidentielle. Cette option a aussi l’aval des piliers de l’opposition, qui considèrent que le principal problème interne provient des élections législatives de 2005, organisées sur base d’une loi injuste.
Les sources de l’opposition sont toutefois convaincues que la majorité n’est pas prête à accepter ces propositions, préférant aller jusqu’au bout de son projet d’élire un président issu de ses rangs à la majorité plus une des voix des députés. C’est d’ailleurs ce qu’affirme le leader Walid Joumblatt. À ce sujet, les sources de l’opposition estiment qu’au départ, l’Administration américaine n’était pas favorable à cette option et elle avait même été convaincue de la nécessité d’une élection présidentielle avec un quorum des deux tiers des députés. L’ambassadeur des États-Unis avait même fait des déclarations en ce sens, tout comme il avait affirmé être favorable à un amendement de la Constitution permettant l’élection du commandant en chef de l’armée. Mais, selon les mêmes sources, certains piliers de la majorité se seraient empressés de protester auprès de l’Administration américaine qui aurait ainsi modifié sa position, en réponse à leur demande.
Les mêmes sources ajoutent que si la majorité exécute son projet, cela entraînera forcément une escalade politique sans précédent et l’opposition ne restera pas les bras croisés. Plusieurs hypothèses sont actuellement examinées, sans compter les options que le président Lahoud garde pour lui et refuse de divulguer. Mais les sources de l’opposition affirment que celle-ci souhaiterait ne pas en arriver là. Elle mise, pour cela, sur une position ferme des pays européens qui rejetteraient cette option et pousseraient la majorité à y renoncer. Tout comme elle mise sur des développements régionaux qui seraient de nature à affaiblir encore plus l’actuelle Administration américaine, la poussant à être plus réceptive à un compromis au Liban, après ses échecs successifs en Irak et dans le dossier israélo-palestinien.
Les mêmes sources laissent ainsi entendre qu’une entente pourrait intervenir dans les derniers jours précédant l’expiration de l’actuel mandat présidentiel et que l’escalade verbale actuelle ne viserait en fait qu’à améliorer les conditions d’une négociation ultérieure. En attendant, l’opposition se prépare à toutes les éventualités...

samedi 25 août 2007 à 13:44
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merci Populas...
Lool on n'est pas sorti de l'auberge des soucis...
akhh ya habibi ya Loubnan, Allah ykoun bi 3awnak... sad.gif w ma3 Aoun... happy.gif
dimanche 26 août 2007 à 23:03
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Un documentaire intéressant sur la problématique de l'eau au Liban ainsi que les conflits que cela engendre avec ses voisins syrien et israélien un peu trop gourmands:


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Source: http://www.rplfrance.org/index.php?content...70824pblanc.php

Le Liban, l’eau, la souveraineté
24août 2007

Pierre Blanc - Confluences méditerranée


Depuis sa création en 1920, le Liban fait figure de château d’eau dans une région en proie à l’aridité. Avec le Mont Liban et le Mont Hermon au Sud, ce pays reçoit en effet un grand volume de précipitations qui se retrouvent tôt ou tard dans les eaux superficielles et dans les nappes souterraines. Cependant, malgré une dotation convenable, ce pays pourrait manquer d’eau dans la décennie qui vient, car si l’or bleu est réputé couler au Liban, il n’est pas très bien valorisé.

En effet, sur un total de 9,6 milliards de m3 de précipitations annuelles, seuls 1,3 milliard sont utilisés (1), le reste s’évapore, se perd dans la mer ou gagne d’autres territoires. Tandis que les pays voisins comptent nombre de retenues d’eau, le barrage de Qaraoun, édifié dans les années 1960 sur le Litani, est ainsi l’unique ouvrage d’envergure au Liban. A l’évidence, les choix de politique publique opérés après l’indépendance en 1943 n’ont pas privilégié la mise en place d’une grande politique d’irrigation, l’agriculture, qui est le grand consommateur d’eau, ne faisant pas véritablement l’objet d’une attention soutenue de la part des autorités dont l’intérêt s’est plutôt porté sur le secteur des services, moins dispendieux en eau, qui se concentre surtout dans les villes, en particulier à Beyrouth (2). En outre, ce déficit d’équipements hydrauliques participe des vicissitudes que le Liban a traversées et qui ont ralenti les projets d’aménagements. En effet, alors que bon nombre de pays méditerranéens lançaient des programmes d’équipements hydrauliques à partir des années 1960 et 1970, le Liban connaissait une guerre civile de quinze ans, achevée en 1990, qui devait obérer la politique de construction des canaux d’amenée d’eau.

Oronte, Litani : des fleuves libérés ?

Cependant, ce retard dans la politique de mise en place des infrastructures hydrauliques procède également d’une souveraineté réduite en la matière, du fait des convoitises que les pays voisins exercent sur les eaux du Liban. Il en est ainsi du fleuve Oronte (Nahr el Assi) qui prend sa source au Liban avant de traverser la Syrie puis de déboucher en Méditerranée via la Turquie, ce pays ayant récupéré le sandjak d’Alexandrette en 1939.

Vu l’importance de son débit, ce fleuve aurait pu participer beaucoup plus au développement de la région pauvre du Hermel, réputée pour être actuellement un fief du Hezbollah. Certes, depuis longtemps, nombre d’agriculteurs libanais puisent l’eau dans le bassin versant de ce fleuve, mais le déficit d’infrastructures, qui traduit le désintérêt de l’Etat libanais pour les régions périphériques en général et pour les ouvrages hydrauliques en particulier, les empêche de procéder à des prélèvements plus conséquents. Force est de reconnaître aussi que l’occupation syrienne n’a pas facilité l’exploitation de cette ressource par l’Etat libanais.

Longtemps Damas et Beyrouth ont en effet exprimé leur désaccord au sujet du partage de cette ressource commune, la tutelle syrienne consacrée en 1990 empêchant le Liban d’obtenir gain de cause. A propos de l’irrigation de quelque 6000 hectares dans les régions de Kaa et de Hermel, le Liban prétendait depuis longtemps retenir 126 millions de mètres cubes sur les 400 millions que compte en année moyenne le débit du fleuve, tandis que la Syrie ne souhaitait en concéder que 60. Après de nombreuses années de désaccord entre le Liban et la Syrie sur ce partage des eaux de l’Oronte, la commission libano-syrienne pour l’étude de celui-ci a fini par aboutir en 1994 à un “accord entre la République libanaise et la République arabe syrienne relatif au partage des eaux de l’Oronte sourdant dans le territoire libanais”. En particulier, cet accord affirme que l’Etat libanais a un droit de prélèvement de 80 millions de m3/an, ce qui est bien en deçà des 126 envisagés. D’autre part, selon l’article 2, les puits forés dans la partie libanaise sont considérés comme des droits acquis pour le Liban, exception faite de ceux situés dans la zone des 500 mètres, de part et d’autre des rives de l’Oronte et de ceux situés dans un cercle de 1500 mètres de rayon autour des sources, qui sont défalqués des 80 millions de m3.

En revanche, rien n’est défini quant à la disponibilité en eau pour la partie libanaise pendant les années humides, ni vis-à-vis des possibilités de stockage des eaux de l’Oronte dans le territoire libanais. Cet accord est encore souvent considéré comme inéquitable par les Libanais, ceux-ci considérant que les droits d’eau sont insuffisants pour une expansion notoire de l’irrigation. Mais dans cette région dominée par les formations politiques pro-syriennes (Amal, Hezbollah, parti social national syrien et Baas), les voix pour dénoncer l’accord n’ont quand même pas été très bruyantes, alors même que les troupes syriennes occupaient le Liban. Il n’empêche : malgré ces différends encore notoires qui soulignent au Liban l’impression de faible souveraineté hydraulique, des travaux de construction de barrage sur l’Oronte ont été entamés avant que la guerre de l’été 2006 entre Israël et le Hezbollah ne les interrompe. Si l’aménagement de l’Oronte a été entravé par un pays voisin, en l’occurrence la Syrie, il en est de même du Litani qui coule pourtant exclusivement au Liban mais qu’Israël a longtemps convoité. Déjà au moment de la création du Liban, les sionistes avaient exprimé, à propos du territoire qui leur serait un jour dévolu, le souhait que celui-ci soit bordé au nord par le Litani, ce que les Français refusèrent.

Et l’histoire montre que jamais les sionistes puis les Israéliens n’acceptèrent ce fait territorial. Il a fallu attendre le début des années 1970 pour que le Liban puisse utiliser les eaux du Litani à l’intérieur de son territoire, l’agriculture de la bande côtière entre Tyr et Saïda profitant déjà quelque peu de cette ressource. Assurément, les pesanteurs propres à la société libanaise - difficulté du processus décisionnel, rivalités entre régions chiites qui exigeaient que le Litani les servît en priorité, choix de politiques publiques peu tournés vers l’agriculture - ont obéré cet aménagement, mais Israël, par ses menaces récurrentes, avait également contribué à le ralentir. Cependant, quels qu’aient pu être ces obstacles, le Liban avait finalement engagé des travaux au début de la décennie 1970, afin d’irriguer une partie de la Bekaa sud, grâce à un canal d’adduction, nommé canal 900 parce qu’il était situé à une altitude de 900 mètres.

Néanmoins, la nouvelle infrastructure allait être détruite au moment de l’invasion du pays par Israël en 1982. Cependant, la période de reconstruction entamée en 1990 allait permettre la réhabilitation de ce canal qui, une fois restauré, allait irriguer quelque 2000 hectares. Est-ce le signe que le Liban a enfin recouvré sa souveraineté sur le Litani ? Rien n’est moins sûr puisque, à la faveur de la guerre de l’été 2006 entre le Hezbollah et Israël, ce canal a été victime de dégâts collatéraux. Dans ces conditions, la mise en place d’un nouveau canal capable de convoyer les eaux du Litani vers le Sud risque d’être ralentie, ce qui va encore entraver la valorisation du Litani par le Liban. Après le départ des Israéliens en mai 2000, le Liban a vite envisagé de valoriser un territoire méridional en déshérence, en particulier en recourant davantage à l’eau du Litani, via un canal dit canal 800. Les cazas de Bent-jbeil, Marjayoun, Hasbaya, Jezzine, Tyr et Nabatieh, qui ont été occupés totalement ou en partie par Israël, souffrent de difficultés économiques, particulièrement les deux premiers.

La volonté affichée aujourd’hui d’encourager le développement de ces régions ne peut en particulier s’exonérer d’une approche intégrée, avec bien évidemment une composante agricole. Or ce qui frappe dans cette région, c’est notamment l’importance des terres agricoles abandonnées, en particulier dans la partie la plus méridionale qui a été la plus longuement occupée par l’Armée du Liban-Sud (ALS), alliée d’Israël. L’agriculture a été très souvent abandonnée au profit des produits agricoles israéliens.

Ceci traduit le fait que, jusqu’au retrait israélien, prévalait dans la zone une “économie d’occupation” qui était basée sur le travail saisonnier ou permanent en Israël, l’enrôlement dans l’ALS et dans son administration civile, ainsi que sur les trafics avec l’Etat hébreu. La reconversion de cette région du Sud en souffrance appelle donc la mise en oeuvre d’investissements hydrauliques. Ainsi le départ des troupes israéliennes en mai 2000 a poussé les autorités à envisager la construction de l’adducteur 800, celui-ci faisant l’objet de deux lois (lois 415 et 416), votées le 5 juin 2002.

Avant cela, les études de faisabilité avaient été réalisées puis, après la promulgation des lois, les bailleurs, en particulier le Koweït, se sont manifestés pour construire le canal principal. Mais à l’heure de la reconstruction du Sud, après les affrontements de l’été 2006, il y a fort à parier que la mise en place de la canalisation primaire va être fortement ralentie, ce qui renvoie encore une fois à plus tard l’exploitation du Litani.

Le Hasbani-Wazzani : retour sur une crise

A la faveur du départ de Tsahal en 2000, le Liban allait également songer à exploiter un autre fleuve au Sud, le Hasbani, qui, avant de se retrouver en Israël, prend sa source sur le versant libanais du Mont Hermon. En vue de valoriser ces eaux pour le développement du Sud, des travaux de construction d’une nouvelle station de pompage ont été lancés dès le mois d’août 2002 par le Conseil du Sud, véritable Etat dans l’Etat, contrôlé par le mouvement chiite Amal, et qui avait été chargé lors de l’occupation israélienne de pourvoir aux besoins des familles expulsées de la zone occupée.

Dans le contexte de post-libération qui avait porté au pinacle le Hezbollah, eu égard à son rôle dans la résistance contre l’occupant, il n’est pas fortuit que le mouvement Amal ait alors cherché des moyens d’asseoir son influence dans une communauté plus encline à donner son soutien à la formation intégriste chiite. Il s’agissait donc bel et bien d’une initiative partisane par le truchement d’une institution autonome - le Conseil du Sud -, dans un contexte de course à la légitimité dans la communauté chiite, plutôt que d’un projet conduit par l’Etat libanais longtemps absent de ces régions périphériques (3). Cette pompe d’une capacité de 4,4 millions de m3 devait permettre de prélever de l’eau dans le Wazzani, un affluent du Hasbani. Il était prévu que cette station approvisionne une cinquantaine de villages de la région de Marjayoun - au moins dans un premier temps - et permette aussi l’irrigation des terres agricoles. Avec cette station, le Liban pouvait prétendre prélever pratiquement 10 millions de m3/an dans le Hasbani-Wazzani, étant donné qu’il en prélevait déjà.

Mais, très rapidement, cette implantation apparemment anodine allait donner lieu à une crise politique entre le Liban et Israël. En effet, l’Etat hébreu eut tôt fait de se mobiliser contre ces travaux assimilés à une provocation qui confinait, selon ses autorités, à une déclaration de guerre. Déjà en mars 2001, Israël avait manifesté son inquiétude en voyant le Liban installer une conduite destinée à alimenter en eau potable le village de Wazzani. Mais là, le projet allait plus loin, au point d’ailleurs qu’Ariel Sharon, coutumier d’une rhétorique martiale et outrancière, clamait le 10 septembre qu’il s’agissait d’un casus belli. Suite à cette déclaration tonitruante, les militaires israéliens menaçaient les ouvriers libanais et les survols de l’aviation israélienne se faisaient insistants, tandis que le chef d’étatmajor, Moshe Yaalon, faisait une visite à la frontière le 18 septembre 2002. De leur côté, certaines factions libanaises rivalisaient de formules va-t’en guerre.

Le Hezbollah, par la bouche de son leader Sayyed Nasrallah, appelait les Libanais à défendre leur eau avec leur sang (4). Le chef du comité exécutif du Hezbollah, Hachem Safieddine, invitait la résistance islamique à “couper la main israélienne” qui veut empêcher les Libanais d’utiliser leur eau (5). Le mouvement Amal, en particulier par la voix de son président Nabih Berry - lui-même semble- t-il initiateur de ce projet-, ne se privait pas de s’adonner à des déclarations fermes, dans le contexte décrit plus haut de course à la légitimité au sein de l’électorat chiite. Face à de telles démonstrations comminatoires, il n’est pas étonnant que la communauté internationale se soit mobilisée pour prévenir un embrasement au Sud-Liban. L’histoire de la zone a montré qu’Israël veille particulièrement sur le bassin du Hasbani. Déjà en 1964, l’aviation israélienne avait bombardé des ouvrages d’adduction d’eau sur le Wazzani.

Soucieux de prévenir une aggravation de la situation à la frontière entre Israël et le Liban et alors qu’ils se situaient déjà dans la perspective d’une attaque contre l’Irak, les Etats-Unis se sont impliqués les premiers sur ce dossier, en dépêchant une première mission, dès le mois de septembre, à propos de laquelle beaucoup émettront des doutes au Liban, en particulier Sayyed Nasrallah, le leader du Hezbollah, qui déclarait le 21 septembre au sujet de cette venue, qu’”il n’y a rien de plus semblable que des Américains et des Israéliens". L’Union européenne n’était pas en reste non plus puisque Bruxelles envoyait aussi une mission d’experts en septembre, tout comme la France, qui en dépêchait une en octobre. Quant à la Russie et à la Ligue arabe, elles émettaient des communiqués au sujet du Wazzani.

Les médiateurs devaient évidemment concilier des argumentaires très opposés. Pour les Libanais, cet aménagement devait servir à valoriser une région en souffrance, à partir des ressources du Hasbani-Wazzani, dont Israël avait totalement joui pendant l’occupation. Utiliser cette eau constituait donc un juste retour des choses. D’autre part, cette ressource étant alimentée par des précipitations qui tombent sur la partie libanaise du bassin versant du Hasbani, les autorités considéraient que les projets du Liban sont non seulement légitimes mais aussi légaux, au regard de la convention de l’ONU sur les cours d’eau internationaux. Enfin, le fait que la partie supérieure du Hasbani soit pratiquement à sec de mai à novembre renforçait la légitimité des prélèvements sur le Wazzani qui coule toute l’année.

Les Israéliens, qui ont longtemps spolié les Libanais de leur eau, n’avaient bien évidemment pas la même grille d’interprétation. Le Hasbani est trop important dans l’approvisionnement du lac de Tibériade, dont l’eau est ensuite convoyée vers le sud du pays, pour que son débit puisse être notoirement réduit par les initiatives libanaises. Selon les Israéliens, le Hasbani assure 20 à 25% des eaux s’écoulant dans le lac de Tibériade et 9% de l’eau consommée en Israël (6). Dans une période marquée par la récurrence des sécheresses, il apparaissait particulièrement légitime aux autorités israéliennes de prévenir tout prélèvement conséquent en amont du lac de Tibériade. Cette vigilance israélienne n’était pas nouvelle. Le contrôle des ressources hydriques au Sud-Liban a toujours fait l’objet d’une vive attention de la part des Israéliens. Déjà, en 1916, les représentants sionistes demandèrent aux Britanniques d’intégrer l’ensemble des sources du Jourdain, dont le Hasbani, dans la Palestine, et de fixer les frontières septentrionales par rapport au tracé du Litani. Cette demande fut rejetée, tout comme le fut celle présentée en 1919 à la conférence de paix à Paris et qui allait dans le même sens.

Quelques années après la création d’Israël, Ben Gourion, Sharett et Dayan, qui étaient alors principaux leaders israéliens, se réunirent à plusieurs reprises en 1953 pour organiser la déstabilisation du Liban afin que, après son démantèlement, le Sud pût être annexé par Israël (7). Non seulement ce dernier pourrait ainsi contrôler le Litani, mais il serait aussi en mesure de s’arroger le contrôle du Hasbani. Par la suite, les opérations militaires israéliennes au Liban, menées à partir de 1978, allaient donner l’occasion à l’Etat hébreu de contrôler le Litani et le Hasbani.

En décidant de se retirer en mai 2000, Israël semblait admettre définitivement que le Litani appartenait au Liban, à moins que, comme des allégations le prétendent régulièrement, l’Etat hébreu ait eu le temps d’installer des conduites souterraines qui arrivent jusqu’en Israël (8). En se retirant du Sud-Liban, Israël n’entendait pas en revanche abandonner le contrôle du Hasbani, car il s’agit d’un fleuve international, à la différence du Litani. Toutefois, ce contrôle ne passait pas obligatoirement par l’occupation mais par la dissuasion. Cette théorie n’a pas été longtemps opérante, puisque, moins de deux ans après le retrait israélien, le Liban décidait les aménagements sur le Wazzani en profitant d’un contexte géopolitique favorable, les Etats-Unis étant très vigilants dans la perspective du conflit avec l’Irak. Au-delà de sa démonstration de force, Israël voulait aussi avancer des arguments dans ce contentieux. En particulier, les responsables de l’Etat hébreu considéraient que les Libanais pouvaient procéder à la mise en valeur de la région du Hasbani en convoyant l’eau du Litani dont les eaux sont très insuffisamment utilisées par les Libanais.

Beyrouth ne voulait pas entendre cet argument, étant donné que le convoyage serait très coûteux et que l’eau qui serait amenée depuis le Litani devrait être traitée du fait de l’état de pollution du grand fleuve libanais. Finalement, dans cette confrontation rhétorique, Israéliens et Libanais sont parvenus, sous l’influence des médiateurs, sinon à un accord, du moins à un modus vivendi provisoire. Israël a semblé accepter l’idée que les villages puissent être approvisionnés depuis le Wazzani, ce qui représente un prélèvement modeste de moins de 1 million de m3. Quant aux projets libanais d’irrigation, ils sont évoqués depuis avec moins d’insistance.

L’installation des canalisations destinées à transporter l’eau du Wazzani vers le réservoir à irrigation, situé dans la localité de Taybé, a été suspendue. Beyrouth attend maintenant les propositions de l’Union européenne, qui s’était engagée, au coeur de la crise, à étudier un schéma de développement pour le Sud, en vue de permettre au Liban de négocier un éventuel quota de prélèvement avec l’Etat hébreu. Dans un contexte apaisé, le Liban pouvait inaugurer la nouvelle station de pompage le 17 octobre 2002. La cérémonie réunissait les leaders libanais, y compris le président Lahoud. Le mouvement Amal, le Hezbollah, le Bloc national, les Kataëb, le parti socialiste progressiste mais aussi certains députés du mouvement d’opposition de Kornet Chehwane participaient à une fête qui exaltait la résistance libanaise et la souveraineté retrouvée par rapport à Israël. Sur des affiches placardées en beaucoup d’endroits pour la fête de l’indépendance, le 22 novembre 2002, on pouvait voir le président Lahoud buvant l’eau du Wazzani. Sur ces mêmes affiches on pouvait lire aussi : “Si quelqu’un avait dit que le sang pouvait se transformer en eau !”.

Mais tout ceci paraît quelque peu démesuré au regard du gain réel pour les Libanais qui sont loin d’avoir obtenu ce qu’ils désiraient : la valorisation agricole d’une partie du Sud par l’irrigation qui semble aujourd’hui encore plus éloignée après les événements de l’été 2006. Et force est de constater que, une fois de plus, la puissance de feu a prévalu dans l’allocation de l’eau.

* Pierre Blanc, né en 1966, est ingénieur agronome et enseignant en économie. Il est titulaire d’un doctorat en géopolitique de l’université de Paris VIII et d’une maîtrise ès-sciences. Passionné par la Méditerranée orientale et le Proche-Orient, il mène des activités professionnelles et de recherche dans cette région.

Notes :

1. In Fadi Karam et Karam Karaa, “Recent trends towards developing a sustainable irrigated agriculture in the Bekaa Valley of Lebanon”, Options méditerranéennes, n°31, p.73.
2. Voir “Développement régional et cohésion nationale au Liban”, article de Pierre Blanc, dans le numéro 56 de la revue Confluences Méditerranée.
3. Voir l’article de l’auteur, “Développement régional et cohésion nationale au Liban”, in Confluences Méditerranée, N°56.
4. As Safir, le 1er octobre 2002.
5. L’Orient le Jour, le 11 septembre 2002.
6. Haaretz, 13 octobre 2002.
7. Voir notamment l’étude de la journaliste israélienne, Livia Rokach, “Israël sacred terrorism”, Belmond, MA, 1986.
8. De fait, la baisse du débit que l’on constate après le coude du Litani, et qui était montrée comme la preuve irréfutable de ce prélèvement, est occasionnée vraisemblablement par la nature du sous-sol qui faciliterait les pertes. Voir à ce sujet, la thèse de François Boëdec, L’enjeu politique du contrôle des ressources hydrauliques entre le Liban, la Syrie et Israël. Thèse de Doctorat, Université de Paris-I Panthéon Sorbonne, mars 2002.
dimanche 26 août 2007 à 23:14
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L'allocution du général Aoun devant une délégation populaire à son domicile au sujet du morcellement du Liban, prôné par 2 "pilliers" du pouvoir:

http://www.rplfrance.org/index.php?content...e/070824RPL.php

Il appelle le 3ème "pillier" de ce gouvernement, à savoir le courant du futur de Hariri, à éviter d'entrer dans le jeu de la séparation prônée par Joumblat et Geagea. C'est un discours important puisqu'il s'adresse au Courant du Futur et à une bonne partie des Sunnites en particulier. Puisse cet appel être entendu!


Ce message a été modifié par populas - dimanche 26 août 2007 à 23:22.
lundi 27 août 2007 à 20:39
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On peut considérer le journaliste français Georges Malbrunot comme le porte-parole de la vision du gouvernement français envers le Liban. Lorsque Chirac était président, il participait à une propagande (très absurde vue du Liban) pour décrédibiliser une opposition qui avait la faveur de la majorité des Libanais. On se souvient tous de l'interview faite au général Aoun, dont les mots avaient été modifiés une énième fois. Cela aura valu un énième démenti via la publication de l'enregistrement audio de cette interview sur le site internet du général Aoun.

Tout ça pour vous dire que cet article est à mettre dans la même lignée que les précédents, à savoir la "vision" du gouvernement français envers la situation libanaise. Sauf que cette fois, la France a changé de président, et donc cette vision a radicalement changé. En fait, les relations entre les deux pays se sont normalisées. Dès lors, ne cherchez pas le lien entre les précédents articles de G. Malbrunot et celui-ci, car il n'y en a pas! Par contre, je suis de loin plus convaincu par ce genre d'article original.gif

Bonne lecture

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Dans un Liban miné par les divisions, la France pratique une diplomatie plus réaliste
27 aouût 2007
Georges Malbrunot - Le Figaro


« Je vous connais depuis trente ans, vous êtes incapables de vous entendre entre confessions ! » Lancée aux responsables des différentes communautés libanaises lors d'un dîner à Beyrouth, cette apostrophe de Bernard Kouchner illustre le nouveau réalisme de la diplomatie française, dans un pays paralysé par une crise lancinante pour un nouveau partage du pouvoir.
Au-delà des paroles, il y a aussi les actes. Depuis le départ de Jacques Chirac, qui supervisait avec sentimentalisme le dossier libanais, la France parle désormais à toutes ses composantes politiques. Cela inclut le Hezbollah et le général Michel Aoun, soit l'essentiel de l'opposition (chiites alliés à certains chrétiens) face à la majorité antisyrienne du 14 mars (sunnites, Druzes et d'autres chrétiens), que Paris considérait, jusqu'en mai, comme sa seule interlocutrice.

« Victorieux des législatives, nous sommes légitimes ; en face, ce sont des putschistes », lui faisait valoir le 14 mars. « Un argument bien reçu en Occident », constate un diplomate à Beyrouth. Mais l'opposition rétorque que « le pouvoir au Liban a toujours été le fruit d'un consensus entre communautés, qu'aujourd'hui ce consensus est rompu, nous contestons donc ce pouvoir, en réclamant un gouvernement d'union nationale avec une minorité de blocage ». « Et cet argument-là est également assez bien reçu par nombre de Libanais », ajoute le diplomate. Paris, désormais, en tient compte. Avant de quitter son poste cet été, Bernard Emié, ambassadeur de France au Liban, est allé saluer « par courtoisie » le président prosyrien Émile Lahoud, que Paris boudait depuis 2004. De son côté, l'émissaire Jean-Claude Cousseran, chargé d'une mission de bons offices pour une reprise du dialogue interlibanais, a brisé un autre tabou, en se rendant à Damas, première visite d'un officiel français en Syrie, depuis au moins trois ans.

« Nous avons équilibré nos relations, reconnaît un diplomate de haut rang, mais nous ne sommes pas devenus prosyriens, nos objectifs restent la souveraineté du Liban, et que la justice passe sur l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafic Hariri. » Depuis des années, la position française sur le rôle syrien au Liban zigzaguait. Jusqu'en 2004, la consigne était : « pas de paix sans la Syrie ». Après la prolongation, imposée par Damas, du président Lahoud à la tête de l'État, la priorité s'est inversée pour devenir « pas de paix au Liban avec la Syrie ».

Le retour de balancier autour d'une approche - sans émotion, ni exclusive - s'imposait. « Ne se serait-on pas fait manipuler par le 14 mars ? » s'interroge-t-on au Quai d'Orsay. Les dérives de l'entourage de l'héritier Saad Hariri pour soudoyer un faux témoin que la France récupéra complaisamment en 2005 risquent d'apparaître au grand jour, lorsque le juge Brammertz, en charge de l'enquête onusienne sur l'assassinat d'Hariri père, remettra son rapport. Or ce jour approche. On parle de la fin de l'année.
Paris pourrait être alors embarrassé. Dans la même veine, l'affaire de Nar el-Bared, ce camp de réfugiés palestiniens du Liban-Nord, où des dizaines de combattants, venus de Syrie, affrontent l'armée depuis trois mois, est loin d'être aussi claire que la majorité pro-occidentale à Beyrouth le prétend.
Si pour Paris, « Nar el-Bared a été, à l'origine, la réponse syrienne à la Finul » (la force des Nations unies au Liban-Sud, renforcée après la guerre, à l'été 2006, entre Israël et le Hezbollah). Aujourd'hui, les terroristes - anciens agents prosyriens, djihadistes salafistes et quelques brigands - n'obéissent pas qu'à Damas. Pour certains, les ramifications conduiraient plutôt à la direction sunnite libanaise, pas mécontente d'avoir des « gros bras » à sa disposition, si un jour la fracture sunnite-chiite virait à la guerre civile. Un spectre que la diplomatie française ne craint plus de brandir devant les responsables libanais.

« Regardez comment cette affaire a commencé, note un haut gradé de retour de mission à Nar el-Bared. Par une attaque de la banque de la Méditerranée à Tripoli, qui appartient à la famille Hariri, les activistes voulaient se venger de ne pas avoir été payés depuis un certain temps. » Un an auparavant, après la liquidation par Israël d'un agitateur du camp d'Ein Héloué près de Saïda, Baya Hariri, la soeur du défunt premier ministre élue de la région, convainquit alors - moyennant finance - des radicaux sunnites, en colère, de migrer plus au nord vers Nar el-Bared.

Pour désamorcer une crise, que la désignation prochaine d'un président de la République va exacerber, Paris souhaite organiser une conférence internationale, réunissant également les « grands électeurs » syriens, voire iraniens du Liban. Mais ses chances de succès sont faibles. Le règlement de l'imbroglio libanais dépend des autres crises régionales. « Or, nous ne pourrons pas assouplir notre position sur le nucléaire iranien dans les prochains mois, prévient-on au Quai d'Orsay, par conséquent, les partenaires iraniens du Liban ont-ils intérêt à des concessions ? Sans doute pas. » En outre, jusqu'où Nicolas Sarkozy laissera-t-il aller son ministre des Affaires étrangères ? Pour Sarkozy, la refondation de l'alliance avec les États-Unis est essentielle. Or, après la guerre en Irak, depuis 2004, celle-ci s'est faite grâce au Liban. Mais aujourd'hui, les Américains regardent d'un oeil agacé une médiation française, que le camp Hariri, furieux de voir Paris parler à ses opposants, pourrait torpiller, en cherchant à convaincre l'Élysée de reprendre le dossier en main. Quoi qu'il en soit, l'heure d'une gestion dépassionnée des relations avec le Liban a bel et bien sonné.
lundi 27 août 2007 à 21:30
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D'ailleurs voici le résultat d'un sondage au sujet de la présidentielle. Le général Aoun recueillerait 46.9% au 1er tour de l'élection présidentielle si on avait recours au sufrage universel, comme en France!
Par ailleurs, 69% des Libanais approuvent la proposition du général Aoun, tant décriée par les médias pro-gouvernementaux, d'avoir recours au suffrage universel pour l'élection présidentielle.
70% refusent que le gouvernement récupère provisoirement le pouvoir du président en cas de non-élection du président.
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Le Général Aoun choisi par le peuple selon un dernier sondage du Centre d'Information et de Recherche de Beyrouth
27 Août 2007


Presse

Selon un dernier sondage effectué par le Centre d'Information et de Recherche de Beyrouth, 46,9% des personnes sondées appuient le Général Michel Aoun aux élections présidentielles face aux autres candidats déclarés. Parmi les autres questions de ce sondage qui a été effectué du 22 au 24 août sur un échantillon représentatif de 800 personnes des différentes communautés de différentes régions, 61% ne croient pas à la possibilité d'un président consensuel, 69% appuient l'élection du président au suffrage universel, 64% sont pour un gouvernement transitoire présidé par le Général Michel Soleiman et 70% refusent que le gouvernement Sinoura ait les prérogatives de la présidence de la République.
lundi 27 août 2007 à 21:53
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Y a-t-il un réel risque de guerre civile ?


lundi 27 août 2007 à 23:01
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Sidi
lundi 27 août 2007 à 21:53
Y a-t-il un réel risque de guerre civile ?




Franchement, non!

L'armée contrôle la situation et a les pleins pouvoirs (et le soutien du peuple) pour intervenir contre un groupe armé tentant de semer le trouble.
Il risque toujours d'avoir des tensions dans le pays entre loyalistes et opposants mais onn est loin de la situation de 1975. Là, plusieurs milices étaient armées jusqu'aux dents. D'abord les Palestiniens, puis les Chrétiens et les Druzes et puis tout le monde! Tout le monde le savait et en plus de cela, l'armée n'avait pas la "possibilité" d'intervenir!

Bref, une guerre civile est impossible selon moi.
mardi 28 août 2007 à 00:19
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Logiquement, si les tenants du pouvoir parlent d'un risque de guerre civile, c'est qu'ils reconnaissent implicitement qu'ils ont des milices sous le contrôle. Non ? Est-ce le cas ?
mardi 28 août 2007 à 11:30
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Le discours de politique étrangère de M. Sarkozy
LE MONDE | 27.08.07 | 11h50 •

……………..
Le Liban, depuis des siècles, est cher au cœur des
Français. Cette amitié n'est pas dirigée vers un
groupe ou un clan : la France est l'amie de tous les
Libanais. Elle est passionnément attachée à la pleine
liberté, à l'indépendance, à la souveraineté du Liban,
telles qu'exigées dans les résolutions 1559 et 1701 du
Conseil de Sécurité.
C'est cette amitié qui a encouragé Bernard Kouchner à
convier à la Celle Saint-Cloud puis à rencontrer à
Beyrouth tous les acteurs de la vie politique. Le
dialogue qui y a repris doit se poursuivre pour
aboutir à une sortie de crise par le haut : un
Président élu dans les délais et selon la
constitution, en qui tous les Libanais se
reconnaîtront et capable de travailler avec tous ; à
l'intérieur avec toutes les communautés, comme à
l'extérieur avec tous les grands partenaires du Liban.

Tous les acteurs régionaux, dont la Syrie, doivent
agir pour favoriser une telle solution. Si Damas
s'engageait clairement dans cette voie, alors les
conditions d'un dialogue franco-syrien seraient
réunies.
…………………


La totalité du discours :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-...1-947771,0.html
mardi 28 août 2007 à 11:47
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Sidi
lundi 27 août 2007 à 21:53
Logiquement, si les tenants du pouvoir parlent d'un risque de guerre civile, c'est qu'ils reconnaissent implicitement qu'ils ont des milices sous le contrôle. Non ? Est-ce le cas ?




suite aux évenement de fin décembre06 (le 27 ou le 23 je ne me rappelle plus, quand l'opposition a fait la grève), on peut noter que les hariri ont un des hommes armés, les FL sont armés...et contrairement à d'autres hommes armés à qui ils font la guerre avec l'aide de la communauté internationale, ils s'en sont pris à n'importe qui, ont tabassé bêtement des manifestants opposants...
Je ne crois pas qu'on aura une guerre civile, car les leaders de l'opposition sont trés modérateurs et pacifistes...
mardi 28 août 2007 à 23:00
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Je conseille à tous de lire le dernier discours du président français, Nicolas Sarkozy, au sujet de sa vision du problème au Liban et qui a été posté par rimette 2 posts plus haut. Plus les jours et discours passent, et plus je suis confiant... tous les messages concordent dans le sens d'un dialogue plutôt que l'isolement proné par Chirac et l'administration Bush. Hormis l'ambassadeur américain Feltman qui ne donne pas bcp de signes d'ouverture, les USA sont sur le point également d'adopter une approche plus constructive du problème libanais. Bon, évidemment, la machine US est si grosse qu'il lui faut du temps pour tourner... mais peu importe. Ainsi en pratiquant cette ouverture, il est fort possible qu'ils ne s'opposent pas à l'élection prochaine du général Aoun à la présidence. Ce qui permettrait au Liban d'avoir pour la première fois depuis longtemps un pouvoir équilibré entre Chrétiens, Sunnites et Chiites.

jeudi 30 août 2007 à 12:15
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Il n'y aura donc pas de guerre ? crying.gif mrgreen.gif


jeudi 30 août 2007 à 13:08
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Y en a qui ont quand-même du culot. J'aimerais bien voir le jour où une ONG viendra à Tel Aviv faire une conférence au sujet des violations du droit international par les victimes de la shoah, quelle sera la réaction de la communauté internationale!

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Le gouvernement et le Hezbollah accusent l’ONG de sympathie envers l’État hébreu
Levée de boucliers au Liban contre le rapport de Human Rights Watch sur la guerre de juillet
La justice interdit la conférence de presse de l’organisation initialement prévue pour aujourd’hui



L’organisation non gouvernementale Human Rights Watch (HRW), qui a préparé un rapport sur le non-respect par le Hezbollah du droit international humanitaire durant la guerre de l’été dernier qui l’a opposé à Israël, avait prévu de tenir une conférence de presse aujourd’hui à l’hôtel Crowne Plaza, à Hamra. Une conférence qui n’aura pas lieu puisque les autorités judiciaires ont choisi de répondre favorablement à la demande d’interdiction présentée par l’avocate May Khansa devant le juge des référés de Beyrouth, Fadi Nachar.
Le juge Nachar a ainsi décidé de notifier le HRW et la direction de l’hôtel Crowne Plaza de cette interdiction, et le texte de la décision judiciaire a mis l’accent sur « le fanatisme aveugle de Human Rights Watch, et sa sympathie absolue et sans limites envers l’État appelé Israël et avec le sionisme sous toutes ses formes ». Le texte ajoute qu’il suffit de revenir à la multitude de décisions publiées depuis sa fondation pour qu’apparaisse « un manque de respect envers les peuples arabes ». Toutes ces allégations ne sont pas « que des paroles, il suffit de jeter un coup d’œil sur une page parmi celles produites par cette organisation pour se rendre compte qu’elle considère que le Hezbollah et sa résistance constituent une violation grave des droits de l’homme ».
Il convient de souligner qu’un document consacré aux attaques israéliennes ayant entraîné la mort de civils au Liban sera publié par l’organisation le 6 septembre prochain, à Jérusalem.
Toujours est-il que selon la responsable de HRW pour le Moyen-Orient et le Maghreb, Sarah Lea Watson, cette conférence a dû être annulée pour des raisons de sécurité qui se faisaient de plus en plus évidentes, notamment après l’attaque ciblée du Hezbollah contre l’ONG et le rapport qu’elle publie aujourd’hui. Sarah Lea Watson a d’ailleurs fait état d’une campagne systématique de dénigrement et d’accusations lancée par la chaîne télévisée du Hezbollah, al-Manar, qui, à plusieurs reprises, avait accusé des partis libanais d’apporter de l’aide à HRW afin de préparer le rapport controversé. Mme Watson explique que l’ONG a maintes fois demandé à s’expliquer avec le Hezbollah, mais qu’elle n’a jamais reçu de réponses conséquentes à ses doléances. Al-Manar avait d’ailleurs donné le ton, il y a plusieurs jours de cela, en annonçant que « des organisations libanaises » étaient en train d’œuvrer afin d’empêcher la tenue de la conférence de presse de HRW.
La responsable de l’ONG ajoute que la conférence a été annulée à cause de problèmes sécuritaires qui sont apparus après que l’hôtel eut décidé d’accueillir ladite conférence. Human Rights Watch a ensuite choisi de ne plus tenir de conférence et de publier le rapport sur-le-champ. « Nous nous concentrons sur les civils, où qu’ils soient, et nous ne prenons partie pour personne », a précisé à cet égard Sarah Lea Watson.

Crimes de guerre
Tant le Hezbollah que le gouvernement ont cependant dénoncé le rapport de Human Rights Watch qui s’est concentré sur les attaques menées par le Hezbollah contre Israël en 2006. Les instances libanaises, gouvernement et Hezbollah confondus, ont affirmé que ce rapport déformait la réalité.
Le rapport de 128 pages, qui doit être publié aujourd’hui, est consacré aux attaques à la roquette menées par le Hezbollah « de façon ciblée ou sans discrimination contre des civils et des objectifs civils » pendant le conflit, selon un communiqué de l’organisation de défense des droits de l’homme basée à New York.
Le rapport, intitulé « L’assaut contre les civils : les attaques de roquettes du Hezbollah sur Israël durant la guerre de 2006 », analyse plus de 20 cas étudiés dans le nord d’Israël et met en évidence la nature délibérée des attaques du Hezb qui, selon le HRW, ressort des centaines de communiqués publiés par le Hezb durant la guerre. « Human Rights Watch estime qu’un certain nombre de roquettes qui ont été tirées ont été lancées en direction de régions qui ne servaient pas de zone militaire (...) ce qui indique que les civils étaient délibérément visés », souligne le texte du rapport. Il exhorte le Hezbollah à cesser toute attaque délibérée contre les civils, ainsi que « toutes les attaques qui ne distinguent pas entre les cibles civiles et les combattants, et de cesser de déclarer publiquement que les attaques contre les civils sont permises en signe de représailles contre les attaques de civils libanais ». Le texte s’adresse aussi à la Syrie et à l’Iran qu’il exhorte de ne plus transférer d’armes au Hezbollah, notamment celles par le biais desquelles il a violé le droit humanitaire international.
Ce même rapport recommande d’autre part au gouvernement libanais de procéder à une enquête avec les membres du Hezbollah et de les poursuivre en justice pour crimes de guerre. Le bureau du Premier ministre a de ce fait immédiatement réagi hier en qualifiant cette recommandation d’« inacceptable », ajoutant qu’une telle décision ne devait pas être prise par cette ONG. « Il aurait fallu qu’Israël soit poursuivi et jugé pour les massacres » qu’il a commis, ainsi que pour « sa violation des coutumes et conventions internationales ».
« Israël, lors de l’attaque de juillet 2006, a violé toutes les conventions et lois internationales », a déclaré dans un communiqué le bureau de M. Siniora, estimant que HRW « aurait dû commencer par Israël afin de mettre en contexte l’immensité des crimes commis contre les civils ». Israël « a tué près de 1 200 Libanais et en a blessé des milliers, et 72 heures après l’adoption de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, il a déversé 3,5 millions de sous-munitions sur le sud du pays », a ajouté M. Siniora.
Le porte-parole du Hezbollah, Hussein Rahal, a de son côté affirmé que HRW aurait dû diriger ses premières critiques contre Israël. « Nous avons été les victimes, et les gens ont le droit de se défendre, a-t-il déclaré. Nous n’avons pas visé de civils, mais Israël de son côté a visé la population civile du Liban. »

Réactions
Waël Khair et Nabil Halabi, de l’Association libanaise pour la démocratie et les droits de l’homme, ont estimé qu’il était « bizarre que le pouvoir judiciaire sacrifie les droits de l’homme. C’est ce qu’ont espéré ceux qui ont recours au troisième pouvoir afin d’interdire une conférence de presse organisée par Human Rights Watch dont l’objet était d’annoncer le constat auquel l’ONG est parvenue après une étude approfondie du droit humanitaire et du déroulement des 33 jours de guerre durant l’été dernier ».
Le ministre démissionnaire des Affaires étrangères (AE), Faouzi Salloukh, a de son côté condamné « l’action de cette organisation qui prétend être au service des droits de l’homme », soulignant qu’il était du devoir de cette ONG d’être au service de tous et de ne pas être partiale. M. Salloukh s’est à cet égard interrogé : « Comment ces gens-là sont-il arrivés à Beyrouth, de quelle manière, et leur but était-il connu à l’avance avant leur arrivée ici ? »
L’ancien Premier ministre Sélim Hoss a pour sa part indiqué que la conférence de presse de HRW constituait « l’arrogance dans son aspect le plus indigne », ajoutant qu’« ils oublient qu’Israël est une entité offensive et terroriste qui a entrepris de tuer et de chasser de leur terre des centaines de milliers de Palestiniens ».

jeudi 30 août 2007 à 15:39
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Mmm au fait, techniquement, le Hezbollah a commis des crimes de guerres en visant les civils... Mais comme je l'ai deja dis plusieures fois, c'est quelque chose de comprehensible, et de juste represaille face aux attaques generalisees qu'Israel a mene contre les civils libanais... C'est moche a dire, mais c'est un mal necessaire, dans une guerre, tout est question de pression sur le commandement autant qu'une question de superiorite militaire...

Sinon, je n'ai rien contre la tenue de cette conference... HRW a aussi maintes fois accuse Israel de crimes de guerre, durant l'ete passe, et va le refaire bientot... Mais je suis d'accord que le fait qu'elle allait se tenir a Beyrouth et la periode tendue a laquelle nous sommes, transforement cette conference en provocation... D'autant plus que certains partits libanais ont aide l'ONG, et content bien en profiter politiquement...



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