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mercredi 05 mars 2008 à 01:56
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gigaboss
mardi 04 mars 2008 à 18:34
Ils retournent pourtant bien leur veste en signant le papier avec Aoun, nan? ^^



Peux tu me dire comment le Hezbollah a change entre avant la signature de ce papier et apres ? parceque moi je vois qu ils n ont pas change d un pouce , le seul qui a retourne sa veste dans l affaire est Michel Aoun.

mercredi 05 mars 2008 à 02:20
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populas
samedi 01 mars 2008 à 19:28
Il faut savoir admettre que le Hezbollah a fait évoluer ses positions vis-à-vis du problème israélien.

De plus, les négociations et les relations entre 2 pays se font d'état à état. Et un accord aussi important que celui qui porte sur Israël doit d'abord faire l'objet d'une discussion interne et constructive. Au lieu de critiquer ce document, prenez-le comme base en vue de rétablir la paix tant souhaitée (si c'est vraiment ce que vous recherchez).

Dans ce document d'entente, tu liras aussi que le Hezbollah ne s'oppose pas au retour des familles de Libanais qui ont collaboré avec l'ALS et qui avaient fui en Israël au moment du retrait de 2000. Au contraire même, il encourage ce retour et laisse le soin à la justice libanaise de traiter de ces dossiers.

Malheureusemùent, qui détient la justice libanaise actuellement? --> le camp Hariri!
Et vu la manière dont se comporte le ministère de la justice vis-à-vis des Libanais d'Israël, on remarque que c'est le camp Hariri qui fait barrage au retour des centaines de familles qui avaient repris espoir depuis la signature de ce document d'entente entre CPL et Hezbollah.
Il y a une fille qui avait 8 ans lorsque ses parents avaient fui le Liban. Lorsqu'elle a su que le Hezbollah ne s'opposait pas à son retour, elle a fait une demande pour rentrer au Liban et devine quoi... la justice l'a condamné à 8 ans de prison. Bref...

Le document d'entente a le mérite de proposer un cadre de discussion, voire un début de solution. Il demande explicitement aux autres partis de contribuer à la solution finale. Mais depuis 2 ans, la réponse est identique, à savoir qu'ils ne veulent pas discuter, ni proposer d'autres solutions. Ah si, ils nous ont plusieurs fois menacé de guerre mais à cela, l'opposition a toujours eu le mérite de ne jamais y répondre, Dieu merci!



Comme je l ai deja demande a Gigaboss , explique moi en quoi le Hezbollah a t il "evolue" vis a vis le probleme Israelien et en general ?
les negociations entre 2 pays se font d etat a etat mais tu sais bien que l obstacle a d eventuelles negociations sont le Hezbollah et leurs allies Syriens.
Au fait le Hezbollah ne s est jamais officiellement oppose au retour des membres de l ALS, cependant les refugies Libanais en Israel craignent les reglements de compte "officieux" s ils retourneraient au pays . J ai jamais entendu parler de ton histoire sur la fille de 8 ans, surtout que ce sont les soldats de l ALS qui encourent a des peines de prison (et en general la peine ne depasse pas les 2 ans pour la plus part) et non pas leurs familles.
Concernant le document d entente , juste dis moi quel point de ce document a ete realise ?
par exemple le cas des prisoniers Libanais en Syrie, le Hezbollah compte tenu de ses excellentes relations avec la Syrie aurait pu faire des demarches pour obtenir leur liberation ou ne serait ce que des nouvelles sur leur etat , mais rien de cela... ne parlons meme pas des autres points et surtout pas du desarmement -qui selon le document- n est pas pour demain.
il faut attendre que le Hezbollah decide "que l armee Libanaise soit assez forte pour assurer la defense du territoire" c est bien vague ca ! apres les accords de Taef le Hezbollah promettait aussi de deposer les armes une fois que le sud serait libere, ce qui a ete chose faite en 2000 et pourtant loin de se desarmer ils ont renforce leur arsenal militaire. accepter les nouvelles conditions dans un "document d entente" n est que jouer au jeu du Hezbollah .
jeudi 06 mars 2008 à 01:14
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johnytheleb
mercredi 05 mars 2008 à 01:56
Peux tu me dire comment le Hezbollah a change entre avant la signature de ce papier et apres ? parceque moi je vois qu ils n ont pas change d un pouce , le seul qui a retourne sa veste dans l affaire est Michel Aoun.




Cela fait plusieurs jours que tu nous répètes la même chose sans avoir critiqué un seul point du document d'entente (je parle de ce qui est écrit dedans et non de ta propagande)... permets-nous quand-même de douter de tes intentions.
jeudi 06 mars 2008 à 01:38
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johnytheleb
mercredi 05 mars 2008 à 01:56
Comme je l ai deja demande a Gigaboss , explique moi en quoi le Hezbollah a t il "evolue" vis a vis le probleme Israelien et en general ?
les negociations entre 2 pays se font d etat a etat mais tu sais bien que l obstacle a d eventuelles negociations sont le Hezbollah et leurs allies Syriens.
Au fait le Hezbollah ne s est jamais officiellement oppose au retour des membres de l ALS, cependant les refugies Libanais en Israel craignent les reglements de compte "officieux" s ils retourneraient au pays . J ai jamais entendu parler de ton histoire sur la fille de 8 ans, surtout que ce sont les soldats de l ALS qui encourent a des peines de prison (et en general la peine ne depasse pas les 2 ans pour la plus part) et non pas leurs familles.
Concernant le document d entente , juste dis moi quel point de ce document a ete realise ?
par exemple le cas des prisoniers Libanais en Syrie, le Hezbollah compte tenu de ses excellentes relations avec la Syrie aurait pu faire des demarches pour obtenir leur liberation ou ne serait ce que des nouvelles sur leur etat , mais rien de cela... ne parlons meme pas des autres points et surtout pas du desarmement -qui selon le document- n est pas pour demain.
il faut attendre que le Hezbollah decide "que l armee Libanaise soit assez forte pour assurer la defense du territoire" c est bien vague ca ! apres les accords de Taef le Hezbollah promettait aussi de deposer les armes une fois que le sud serait libere, ce qui a ete chose faite en 2000 et pourtant loin de se desarmer ils ont renforce leur arsenal militaire. accepter les nouvelles conditions dans un "document d entente" n est que jouer au jeu du Hezbollah .




Justement, ce document d'entente a le mérite de faire passer l'état avant tout autre chose.
Alors que dans la déclaration gouvernementale de Hariri, le Hezbollah avait carte blanche vis-à-vis d'Israël, ce document a permis de préciser ses intentions. Chose qu'on n'avait jamais vu de la part du Hezbollah et que le CPL réclamait. Voilà donc le seul texte libanais qui décrit des limites objectives aux armes du Hezbollah.
C'est à l'état libanais de profiter de cette avancée pour régler le problème entier lié aux armes du Hezbollah, et ce, dans le dialogue et non pas uniquement en se focalisant sur une partie du problème (à savoir se focaliser sur les conséquences plutôt que sur les causes) à régler de force (poussé par l'extérieur).

Le cas de cette fille qui a aujourd'hui 16 ans n'est en effet pas normal... et on a eu droit à cette justice depuis que Hariri fait tout pour mettre à mal les effets bénéfiques du document d'entente.

Le document d'entente a un point commun tout au long du texte, c'est celui de la restoration de l'autorité de l'état et de la justice libanaise. La moindre des choses si vraiment Hariri souhaite cela, c'est de partir sur ces bases et ainsi mettre au défi le Hezbollah plutôt que de chercher à torpiller par tous les moyens ce document d'entente. Malheureusement, il semble qu'on nous interdise le dialogue dans ce pays. Hariri a ainsi couvert tous les crimes commis sur le territoire libanais depuis le retrait syrien. Regarde les assassinats politiques. Depuis quand un gouvernement couvre-t-il autant de crimes? Depuis quand doit-on se taire face aux violences perpétrées par les milices pro-Geagea, pro-Joumblat et pro-Hariri?
Tout cela dénote une volonté évidente de leur part d'exclure l'état de toute décision, de tout contrôle voire autorité. Ce n'est pas pour rien qu'ils ont insisté pour avoir le Hezbollah dans leur gouvernement, sans aucune condition, ni limites... traitant même le général Aoun de traitre lorsqu'il a osé demander au parlement quelles étaient les objectifs ou les limites aux armes du Hezbollah (alors que les députés Hezbollahis étaient restés calmes...).

Tout cela pour te dire qu'aujourd'hui, Aoun a obtenu les limites par écrit alors que Hariri réclame une fin sans condition aux armes, sans même se soucier du problème israélien alors qu'il se maintient dans un gouvernement où la déclaration gouvernementale réclame un soutien inconditionnel à la résistance. Hariri a donc perdu un allié important et je doute qu'on ait un jour une modification de la loi électorale actuelle (appelée Loi Ghazi Kanaan ou loi 2000, totalement pro-Hariri et confectionnée sous l'ère syrienne par les SR syriens en collaboration avec Hariri père).

Quant à ce qui s'est passé en 2000, je te signale que Hariri gouvernait à l'époque avec l'occupant syrien et s'était accordé sur le maintien des armes du Hezbollah. Le CPL y a toujours été opposé. Aujourd'hui, le CPL hérite d'une situatioin créée de toute pièce par Hariri. Cependant, Aoun a proposé une solution pacifique au problème global (armes Hezbollah + agression israléienne). Pourquoi ne pas creuser cette solution sachant qu'aucune autre solution pacifique n'existe sur le marché?

Johnnytheleb, le constat, tout le monde le connait mais dès qu'il s'agit de proposer des solutions, tu t'enfuis...
Que tu contestes une solution, très bien. Mais que tu n'en proposes pas en retour, c'est autre chose et cela prouve que tu es guyidé par une volonté d'affrontement. Chose que les Libanais dans leur écrasante majorité refusent...


Ce message a été modifié par populas - jeudi 06 mars 2008 à 01:41.
jeudi 06 mars 2008 à 02:59
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johnytheleb
mercredi 05 mars 2008 à 01:56
Peux tu me dire comment le Hezbollah a change entre avant la signature de ce papier et apres ? parceque moi je vois qu ils n ont pas change d un pouce , le seul qui a retourne sa veste dans l affaire est Michel Aoun.


La différence, c'est que maintenant ils disent qu'ils rendront leurs armes quand seront remplis certains objectifs, alors qu'avant, ce n'aurait été qu'à la destruction d'Israël.
vendredi 07 mars 2008 à 08:29
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Liban
Fatah Al-Islam revival

jeudi 6 mars 2008 par Jacques-Marie Bourget
Au Liban, pendant la paix, la guerre continue. L’extermination après 106 jours de combats du groupe Fatah Al-Islam n’a pas calmé, à Beyrouth, ceux qui veulent à tout prix former une milice sunnite. Ce qui n’est pas pour déplaire aux W. Bush, Dick Cheney & cie.
Comme l’objectif de ces Clausewitz du Moyen-Orient que sont les Faucons américains est de contrebalancer la puissance du Hezbollah, le match n’est pas gagné d’avance. Comme toujours, dans cette partie du globe d’où la France a disparu, la stratégie a été mise au point par les Américains et les Saoudiens. Puisque ces derniers sont le tiroir caisse, on ne peut se passer de leur avis. Et les Israéliens n’ont pas besoin de se mêler au débat puisque leurs désirs sont totalement pris en compte et anticipés par Washington.

Quelques intellectuels comme les aime Georges Bush, bien saignants, Dick Cheney (vice), Elliot Abrams (Conseil de sécurité) et Zalmay Khakikzad (ambassadeur à Bagdad) mitonnent, début 2006, le destin de ce coin du monde. En compagnie du prince Bandar Sultan : celui qui, pendant 20 ans a représenté Ryad aux États-Unis. Avant que ces garçons tombent d’accord, il y a eu un assez long débat. Au Moyen-Orient, après le saut périlleux manqué en Irak, les zigotos de Washington entendaient ne se passionner que pour l’Iran. Refusaient le produit d’appel proposé par les saoudiens : de très jolies milices parfaitement salafistes, seules capables de sauver les sunnites de l’ogre chiite. De ramener enfin l’ordre, celui d’Allah au Moyen-Orient.
La doctrine de Cheney : une milice sunnite est naturellement bonne

Un Américain, même quand il s’appelle Cheney, quand on lui parle de milices religieuses, voit le grand Ben Laden apparaître dans le ciel. Le coup de l’Afghanistan, ancienne version, où Washington a réchauffé le serpent dans son sein, ça suffit. Ça suffit de marcher sur des râteaux qui vous reviennent dans la gueule (comme le dit si bien le camarade Poutine). Eh bien non, ça ne suffit pas. Bandar a emporté le morceau et la nouvelle doctrine est aujourd’hui la suivante : une milice sunnite est naturellement bonne. Cette nouvelle tactique a été baptisée le « Chaos constructif ». Il faut rappeler que Cheney est un expert. N’a-t-il pas pris un voisin de chasse pour un sanglier ?
« Chaker Al-Abssi a également beaucoup fréquenté les prisons syriennes, mais vu de Washington, c’est un bon point »

C’est donc avec le sourire aux lèvres que Chaker Al-Abssi a été accueilli au Liban. Ce palestinien, formé à l’aviation de chasse chez Kadhafi puis dans tous les pays de l’Est, qui a fait le coup de feu au Nicaragua, contre Somoza, et trouve quand même le temps de jouer au tennis et aux échecs, a viré ultra barbu après la « trahison d’Arafat ». Avec son groupe de petits gars biens sunnites, il va nous faire un groupe de fer. On fait semblant d’ignorer que ce gentilhomme est condamné à mort en Jordanie. Avec son doux camarade Abou Moussab Al-Zarkawi (le futur patron d’Al-Qaida en Irak), il est accusé d’avoir, à Amman, assassiné Laurence Foley membre de l’US Aid.

Chaker a également beaucoup fréquenté les prisons syriennes, mais cela, vu de Washington, c’est un bon point. Al-Abssi est assisté de Abou Khaled Al Omla, un officier palestinien dont l’idéologie première est l’argent. Il est propriétaire de 12 jolis hectares dans Damas. Ces grands chefs fondent un groupe, Fatah Al-Islam. Un Canada dry de Palestine puisque seuls ces deux vieux baroudeurs sont palestiniens. Le recrutement se fait essentiellement en Irak. Chaker enrôle des types jugés irrécupérables par les lieutenants de Zarkawi. Le niveau West Point, quoi !
Carnaval des hypocrites

Cette troupe a ses habitudes à Tripoli, ville du nord Liban qui, depuis 1974 a été, on ignore pourquoi, l’objet de multiples assauts de barbus divers qui voulaient établir ici la base de leur État Islamique… C’est même à l’agence de la Banque Méditerranée, propriété de Hariri, que ces garçons vont chercher leur solde et parfois un bonus. Par pudeur, on met parfois un filtre entre l’argent et le fusil : une opportune œuvre de charité islamique qui prend les dons du « djihad économique » et les reverse à Chaker. Ainsi Bahia, la tante de Saad Hariri, donc sœur de Rafic, elle-même député ne répugne pas à faire la charité auprès du groupe Jound Al-Cham (partisan de la grande Syrie), une équipe aussi charmante qu’un gang filmé par Tarantino. Et Jound, prête une charitable main islamique à Fatah Al-Islam. Bref, carnaval des hypocrites : le but est d’appliquer au mieux le plan Cheney, Bandar and Co.

Manque de chance, ces anciens combattants d’Irak ont pris là-bas de biens mauvaises habitudes. Celle d’entrer dans une banque en tirant à la kalachnikov plutôt qu’en tournant la poignée en est une. C’est ce qui se passe à Tripoli, rue Al-Mitay, le 19 mai 2007. Le prétexte à cette mauvaise humeur ? Les sous de la banque Hariri n’ont pas été versés assez vite ce mois-ci. Des gendarmes libanais, pourtant réputés pour leur pacifisme, se trouvent là. Et voilà que ces idiots, équipés de vrais fusils, tirent. La guerre du camp de Nahr El-Bared vient de commencer.
Le diplomate M. Chahine alias Saad Ben Laden, explique le juste combat de Fatah Al-Islam

On va alors découvrir un diplomate de qualité expliquant à quelques journalistes le juste combat de Fatah Al-Islam. Il se fait appeler Monsieur Chahine, mais son vrai nom est Saad Ben Laden. Le fils du grand homme. La police a laissé entrer au Liban ce Chahine, très recommandé par ses frères saoudiens.

Saad Hariri n’en est pas à un parrainage près. Et là on raconte une autre petite histoire. En 2000, les soldats russes qui surveillent le départ des Israéliens du sud Liban livrent au Deuxième bureau libanais l’enregistrement d’une conversation entre un groupe salafiste installé à Danniyé et des Tchétchènes d’Al-Qaida (hélas le Tchétchène, sauf quand il dîne chez Glucksman, est parfois espiègle). La bande de Danniyé est arrêtée. Mais qui va payer une caution pour faire libérer ces lascars barbus, puis voter une amnistie ? Le généreux Saad Hariri.

En dépit de la guerre de 106 jours, de la destruction du camp palestinien proche de Tripoli, des 200 militaires libanais tués, l’idée de la milice sunnite n’est pas abandonnée. La nouvelle mode est au paramilitaire. Le « Camp du progrès », le parti d’Hariri, engage des centaines de « gardes du corps ». Cette armée sans nom n’a, actuellement, qu’un effectif de 2000 hommes. Mais le projet est de le faire grimper à 14 000. Attendons un peu, la nouvelle tragédie va commencer. Hariri sera au Plaza. Mais ce sera peinard pour les journalistes : tous les papiers sur la guerre civile ont déjà été écrits. Il y a trente ans.

À (re)lire sur Bakchich.info :

Le parti de dieu, la part du diable

http://www.bakchich.info/article2886.html
vendredi 07 mars 2008 à 23:20
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Après son incursion terrestre en territoire libanais hier, l'armée israélienne continue ses provocations.
Son aviation de chasse a survolé aujourd'hui le Liban, certainement en vue de collecter les positions de cibles pour la prochaine guerre qu'elle prépare activement.

Aujourd'hui, les Israéliens ont survolé la région chrétienne du Kesrouan, dont son chef lieu, Jounieh. Inutile de dire que lorsque l'armée israélienne va la bombarder, elle nous prétextera la présence de terroristes, alors qu'en réalité, elle prévoit ce type de bombardement depuis des mois.


Ce message a été modifié par populas - vendredi 07 mars 2008 à 23:21.
samedi 08 mars 2008 à 02:45
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populas
jeudi 06 mars 2008 à 01:14
Après son incursion terrestre en territoire libanais hier, l'armée israélienne continue ses provocations.
Son aviation de chasse a survolé aujourd'hui le Liban, certainement en vue de collecter les positions de cibles pour la prochaine guerre qu'elle prépare activement.

Aujourd'hui, les Israéliens ont survolé la région chrétienne du Kesrouan, dont son chef lieu, Jounieh. Inutile de dire que lorsque l'armée israélienne va la bombarder, elle nous prétextera la présence de terroristes, alors qu'en réalité, elle prévoit ce type de bombardement depuis des mois.



Peut tu nous parler aussi des provocations du Hezbollah , combiens de Katyushas ont deja ete lancees en Israel depuis la fin de la guerre de 2006 ?
et quel interet les Israeliens ont ils a bombarder le Keserwan ? s ils y tenaient ils l auraient deja fait en 2006 . la seule raison pour laquelle ils puissent bombarder cette region c est si les illumines du CPL invitent ou abritent les terroristes du Hezbollah . J ai entendu que le Hezb a ouvert des permanences a Jbeil et au Keserwan, est ce vrai ?
samedi 08 mars 2008 à 02:59
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johnytheleb
mercredi 05 mars 2008 à 01:56
Peut tu nous parler aussi des provocations du Hezbollah , combiens de Katyushas ont deja ete lancees en Israel depuis la fin de la guerre de 2006 ?
et quel interet les Israeliens ont ils a bombarder le Keserwan ? s ils y tenaient ils l auraient deja fait en 2006 . la seule raison pour laquelle ils puissent bombarder cette region c est si les illumines du CPL invitent ou abritent les terroristes du Hezbollah . J ai entendu que le Hezb a ouvert des permanences a Jbeil et au Keserwan, est ce vrai ?




Johny, je te retourne la question. Dis-moi exactement le nombre de katyushas lancés par le Hezbollah depuis la fin de la guerre?

Tu vis vraiment dans un autre monde. On te dicte des rumeurs et tu t'occupes de les véhiculer sans vérifications.

L'autre bel exemple de ton manque de critique concerne les permanences du Hezbollah au Kesserwan... j'adore. Même si je n'aurais aucun porblème à ce que le Hezbollah ouvre des permanences là-bas et où que ce soit au Liban, je ne vois pas ce qu'ils feraient au Kesserwan, région à 99.9% chrétienne. Par contre les Marada (parti chrétien du Nord, de Sleimane Frangieh) ont récemment inauguré un bureau là-bas.

Enfin, petit rectificatif, Israël a déjà frappé le Kesserwan lors dela guerre de l'été 2006... rappelle-toi le port, les ponts de l'autoroute, les antennes de télés et radios,...
Et on sait tous que ce n'est pas parce qu'ils abritaient des "terroristes" du Hezbollah que la région était frappée mais parce qu'elle symbolisait l'unité libanaise dans l'adversité. Les portes des maisons étaient ouvertes aux déplacés du Sud et les barrières religieuses étaient définitivement et officiellement cassées entre deux communautés qui ont appris à se respecter avec leurs différences!

Bref, ceci dit, j'attends avec impatience ta réponse sur le nombre de roquettes wink.gif
Les autres peuvent participer au jeu aussi, pas de jaloux -Yum!.png


Ce message a été modifié par populas - samedi 08 mars 2008 à 03:02.
samedi 08 mars 2008 à 11:26
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johnytheleb
mercredi 05 mars 2008 à 01:56
Peut tu nous parler aussi des provocations du Hezbollah , combiens de Katyushas ont deja ete lancees en Israel depuis la fin de la guerre de 2006 ?
et quel interet les Israeliens ont ils a bombarder le Keserwan ? s ils y tenaient ils l auraient deja fait en 2006 . la seule raison pour laquelle ils puissent bombarder cette region c est si les illumines du CPL invitent ou abritent les terroristes du Hezbollah . J ai entendu que le Hezb a ouvert des permanences a Jbeil et au Keserwan, est ce vrai ?





Tu es un drole toi...

Combien de katyushas ont ete lancees pas le Hezbollah? Tu essayes de nous raconter ton propre roman?

Depuis 2006, des katyushas ont ete lancees a deux reprises sur Israel, la premiere fois sur Kiryat Shmona, et la deuxieme sur Shlomi... Je rapelle que ces attaques sur Israel se sont deroulees simultanement a des attaques contre la Finul (le premiere fois contre le contingent espagnol, 4 mort, la deuxieme fois contre les italiens, je me rapelle plus s'il y'avait eu des victimes) Et les deux fois, ca s'est revele etre l'oeuvre de groupes palestiniens bases au camp de Ein el Helweh selon l'enquette de la FINUL et de l'armee libanaise... et l'etat major israelien qui a insiste a preciser que ce n'etait pas le Hezbollah...

biggrin.gif biggrin.gif


Ensuite tu etais ou en 2006? Moi j'etais au Liban, a Jounieh plus precisement... JE vais t'enumerer le nombre de cibles qui ont ete bombardees par Israel au Keserwan et a Jbeil:

- Le radar du port de Jounieh
- Le caserne de l'armee libanaise, pres de l'ATCL, a Jounieh
- Le pont de Ghazir, a Jounieh
- Le pont du Casino, a Jounieh
- Le pont du Fidar, apres Nahr Brahim...
- Les antennes de television de Fat2a, a Adma...
- La caserne de Amchit...
- Un parking de camion a Jbeil...
- Le radar du port de Batroun...
- le port de Amchit...

Et j'en ai surement oublie d'autres...

Quand aux permanence du Hezbollah, pourquoi pas? C'est un partit libanais, il a bien le droit d'avoir des supporters la ou il veut... Entre autres, tu oublies peut-etre que Jbeil a une communaute chiite assez importante...


Enfin, Hezbollah terroriste? Tu parles vraiment comme un israelien toi, ou un geageaiste (malgres qu'il nya pas de si grande difference)...


Donc en resume, tu inventes des choses, et tu en ignores d'autres... Tu vis vraiment dans ton propre petit monde, que tu cree de toute piece pour te conforter dans tes illusions... Et apres tu veux nous donner des lecon... C'est ambitieux...


Ce message a été modifié par Un Libanais - samedi 08 mars 2008 à 11:32.
samedi 08 mars 2008 à 11:41
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Article tres interessant sur les "Bienfaits" de Rafiq Hariri durant son vivant, tels qu'ils sont decrit dans les medias occidentaux...

Malheureusement en anglais...




Sans nom
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The Hariri Legacy

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Following is an interesting and fresh article that gives another perspective on what truly happened during the Rafiq Hariri era, Taif, 2005, and 2005-2007. A perspective,as the article says, other than the mainstream media spoonfeeding of the past 18 yrs.

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The Hariri Legacy
March 07, 2008 Mideast Monitor

Although Western journalism has long had a spotty track record in Lebanon, no subject has been more misrepresented than the legacy of the late Prime Minister (1992-1998 and 2000-2004) Rafiq Hariri.

Many elements of the myth are true, of course. He was a man of humble origins who struck it rich and lavished money on charitable causes for two decades before becoming prime minister. A great many Lebanese - including some of his fiercest political opponents - genuinely liked him as a person and grieved when he was brutally assassinated in February 2005. Nevertheless, the reality was "more complicated than the fairy tale," as Anna Ciezadlo aptly observed, and "not as easy to report." [1]

During the 1990-2005 Syrian occupation of Lebanon, mainstream American and European media regurgitated a quasi-fictitious narrative of Lebanon's postwar economic and political revival marketed by Hariri. They showed little interest in the darker sides of Beirut's glittering reconstruction, such as steadily widening income inequalities, rampant corruption, and the devastating impact of unregulated Syrian labor exports (which benefited Hariri and other Lebanese construction tycoons) on the poor. The steady erosion of civil liberties during Hariri's first tenure (a necessary adjunct of his economic policies) was largely downplayed.

Sugar coated press coverage was driven less by inscrutable complexities of the subject matter or conscious intent to distort facts than by a profound reluctance to acknowledge problems that have no easy solution and heartfelt support for a political establishment that many Westerners saw as the only viable bulwark against extremism and internal disintegration. While Western media coverage of Hariri during his lifetime was slanted mostly by omission, it veered toward blatant misrepresentation after his February 2005 assassination and the subsequent withdrawal of Syrian forces. As the March 14 coalition, headed by the Hariri family and Druze leader Walid Jumblatt, narrowly won a parliamentary majority and assumed the reins of power, an even more grandiose Hariri myth was born and reproduced verbatim in the Western media.


Hariri, who never once publicly criticized the Syrian occupation, was recast by The New York Times as a towering nationalist "known as a fierce opponent of Syrian domination."[2] Variations of this claim have been ubiquitous in Western media reports on Lebanon. The Los Angeles Times and the BBC prefer the phrase "vocal opponent,"[3] while Agence France Press is partial to "outspoken opponent."[4]

While Hariri is known to have secretly encouraged outside pressure on Syrian leader Bashar Assad not to extend the presidential term of Emile Lahoud (his political archrival) in 2004, his aim was simply to win a greater share of the spoils within Syria's orbit. Even after the UN Security Council passed Resolution 1559 calling for an unconditional Syrian withdrawal and began deliberating over how to implement it, the prime minister spent weeks trying to convince Assad to grant him a two-thirds veto-proof cabinet majority before eventually resigning. Being killed by the Syrians (presumably) does not retroactively make Hariri a "fierce opponent" of Syrian domination, even if his death inspired many others to demand an end to the occupation.

Other aspects of the late Hariri's legacy are routinely misrepresented in the Western media. Hariri did not, as The New York Times reported, "broker an end to the civil war in 1991."[5] He played a role in persuading (and, it is widely rumored, bribing) parliamentary deputies to sign the 1989 Taif Accord, but the terms of this accord were handed down by the Saudis, with non-negotiable clauses legitimating the Syrian military presence. In any case, the agreement did not bring an end to the war (none of the combatants were even present at the negotiations) - it brought a beginning to internationally sanctioned Syrian hegemony in Lebanon.

The Economist recently reported that "a lack of foreign aid and high reconstruction costs" after the war account for Lebanon's crushing debt burden today.[6] In fact, Lebanon was one of the world's largest per capita recipients of foreign aid during the occupation. The problem was that billions of dollars in bilateral and multilateral grants and soft loans were grossly misspent. A 2001 UN-commissioned assessment report on corruption in Lebanon estimated that the country had been losing $1.5 billion in graft annually (almost 10% of its GDP).[7] This was why Lebanon was saddled with "high reconstruction costs" and why it now has a massive debt burden.

Whether Hariri "drove the country forward often by sheer force of his personality," as The New York Times recently reported,[8] is perhaps debatable (since the Syrians were appointing Lebanese prime ministers, the alternatives could have been worse). However, modest economic growth at the expense of generating one of the largest per capita foreign debts of any country in the world doesn't normally win plaudits from Western journalists. These results might well have been the best possible in a country under Syrian occupation, but if so that only highlights that the occupation might well have collapsed under the weight of its own contradictions had Hariri and his Saudi financial backers not stepped in.

The rehabilitiation of Hariri's legacy has greatly benefited his political heirs and allies in the March 14 coalition (where is name is invoked more often than American Republican politicians talk of Ronald Reagan) have inherited much of the media's fawning coverage. Prime Minister Fouad Siniora, a close associate of Hariri who ran the finance ministry of occupied Lebanon longer than all others combined, was described by The Financial Times as "a career banker accidentally thrust . . . into the top job" after Hariri's assassination.[9] In fact, this government stalwart was chosen after careful deliberations within the Hariri family and the March 14 coalition.

The Western media's misrepresentations and glorification of Hariri's legacy constitute one of the most startling anachronisms in journalism today. Elsewhere in the Middle East (and the world), Western journalists intensively scrutinize governments, empowering their disaffected constituents and enhancing the international community's understanding of impediments to democratic change. Lebanon remains very much an exception.

Notes

[1] Anna Ciezadlo, "Sect Symbols," The Nation, 5 March 2007.
[2] "U.N. Delivers Plan for Court In Hariri Case To Lebanon," The New York Times, 11 November 2006.
[3] "U.N. Raises Pressure on Syria Over Killing; The Security Council tells Damascus to fully assist in Hariri inquiry or face consequences," The Los Angeles Times, 1 November 2005. UN team investigates Beirut blast, BBC, 24 February 2005.
[4] "Hariri assassination probe underway: Annan," Agence France Presse, 16 June 2005.
[5] "A Father's Shadow Clouds His Son's Rise in Lebanon," The New York Times, 3 October 2007.
[6] "Debt and destruction; Lebanon's economy," The Economist, 2 September 2006.
[7] The report was conducted by Information International, and commissioned by the United Nations Center for International Crime Prevention. "Lebanon loses 1.5 billion dollars annually to corruption: UN," Agence France Presse, 23 January 2001; The Daily Star (Beirut), 27 January 2001.
[8] "A Father's Shadow Clouds His Son's Rise in Lebanon," The New York Times, 3 October 2007.
[9] "Ceasefire leaves tensions between Beirut and Hizbollah simmering," The Financial Times, 9 November 2006.



samedi 08 mars 2008 à 14:39
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Un Libanais
vendredi 07 mars 2008 à 08:29
Ensuite tu etais ou en 2006? Moi j'etais au Liban, a Jounieh plus precisement... JE vais t'enumerer le nombre de cibles qui ont ete bombardees par Israel au Keserwan et a Jbeil:

- Le radar du port de Jounieh
- Le caserne de l'armee libanaise, pres de l'ATCL, a Jounieh
- Le pont de Ghazir, a Jounieh
- Le pont du Casino, a Jounieh
- Le pont du Fidar, apres Nahr Brahim...
- Les antennes de television de Fat2a, a Adma...
- La caserne de Amchit...
- Un parking de camion a Jbeil...
- Le radar du port de Batroun...
- le port de Amchit...

Et j'en ai surement oublie d'autres...


+1 pour tous ces bombardements... J'étais à ftou7 keserwan durant la guerre.
samedi 08 mars 2008 à 14:46
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gigaboss
jeudi 06 mars 2008 à 02:59
+1 pour tous ces bombardements... J'étais à ftou7 keserwan durant la guerre.




C'est faux!

Tu CROIS qu'il y'a eu ces bombardements a cause de la propagande du Hezbollah! Tes yeux et tes oreilles ont ete formate par le lavage de cerveau que le Hezbollah t'a fait!
samedi 08 mars 2008 à 14:48
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Et pourquoi que le bombardement du pont du casino m'a réveillé? ^^
samedi 08 mars 2008 à 15:05
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gigaboss
jeudi 06 mars 2008 à 02:59
Et pourquoi que le bombardement du pont du casino m'a réveillé? ^^




Ta mere a probablememt deplace bruyament un meuble dans la chambre d'a cote, et dans ton reve, ta conscience trafiquee par le Hezbollah a prit cela pour un bombardement!
dimanche 09 mars 2008 à 13:09
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ah mince... C'était donc ça! Merci d'éclairer ma lanterne Antoine!
dimanche 09 mars 2008 à 14:01
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gigaboss
jeudi 06 mars 2008 à 02:59
ah mince... C'était donc ça! Merci d'éclairer ma lanterne Antoine!




Mais derien!

Que ta lanterne rayonne toujours d'une lumiere aussi jaune que le drapeau du Hezbollah...


dimanche 09 mars 2008 à 23:20
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Les étranges alliances des groupes radicaux islamistes


Enquête sur l’implantation d’Al-Qaida au Liban


Entre mai et septembre 2007, l’armée libanaise a fait le siège du camp palestinien de Nahr Al-Bared, dans le nord du pays ; une organisation jusque-là inconnue, le Fatah Al-Islam, s’y était retranchée. Ces événements, comme les attentats contre la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), déployée dans le Sud, témoignent d’un fait nouveau : l’implantation de réseaux islamistes sunnites radicaux, parfois liés à Al-Qaida, qui considèrent désormais le pays du Cèdre comme un important champ d’action.
Par Fidaa Itani

« Nous avons été jetés de force dans un combat qui n’est pas le nôtre ; j’aurais préféré ne pas affronter l’armée libanaise. » C’est en ces termes que M. Chahine Chahine, un cadre du Fatah Al-Islam, s’adresse à un négociateur, durant le siège du camp palestinien de Nahr Al-Bared par l’armée libanaise en 2007. On ne sait pas encore qu’il est le propre fils de M. Oussama Ben Laden et un dirigeant de haut rang d’Al-Qaida. La réticence dont il fait preuve par rapport aux combats reflète l’ambivalence des positions de cette organisation à l’égard du Liban : le pays est-il un terrain d’affrontement avec les Etats-Unis et leurs alliés, ou doit-il être considéré comme une simple base arrière pour l’entraînement et le transit des combattants d’Al-Qaida ?

Dès le 4 septembre 2007, deux jours après la chute du camp, le général Georges Khoury, directeur des renseignements de l’armée, reconnaît que les combattants du Fatah Al-Islam sont bien des membres d’Al-Qaida. Mais les racines de cette organisation au Liban plongent dans une histoire plus ancienne. Dans les années 1990 déjà, les tribunaux libanais avaient jugé des salafistes (lire « Qu’est-ce que le salafisme ? ») pour « crime de constitution de cellules terroristes liées à Al-Qaida ». Les militants condamnés étaient des Libanais qui avaient suivi la voie ouverte par M. Salem Al-Chahal, créateur à Tripoli (Liban), dès 1974, des groupes Mouslimoun (« Musulmans ») et Shabab Mohammad (« Jeunes de Mohammad »). M. Al-Chahal avait tenté d’imposer les règles « du licite et de l’illicite » dans la ville, commençant par s’attaquer aux salles de cinéma et empêchant les jeunes de les fréquenter. Son influence s’étendra même à certaines villes syriennes. Mais, à cette époque, la pensée salafiste ne disposait pas encore d’assises solides.

Aux origines du Fatah Al-Islam

Partagés entre la bourgeoisie commerçante ou administrative et le petit peuple des campagnes souvent analphabète, les sunnites exprimaient leur nationalisme arabe et leur soutien à la lutte palestinienne par leur adhésion aux courants nassérien ou de gauche. Cependant, plusieurs groupes sunnites penchèrent vers l’islamisme radical après l’entrée des troupes syriennes au Liban en 1976 et les grandes campagnes de répression menées par celles-ci. D’autant que, au même moment, les Frères musulmans syriens renforçaient leur influence et menaçaient le régime de Damas à travers les actions armées de leur « avant-garde » combattante.

A l’issue de la guerre civile libanaise – qui prit fin avec les accords de Taëf, signés en 1989 –, les salafistes, à l’influence encore réduite, s’attaquent surtout à d’autres organisations islamiques, notamment à l’Association des projets de bienfaisance islamique, plus connue sous le nom d’Al-Ahbache (1). Ces affrontements vont permettre aux groupes salafistes d’affûter leurs arguments intellectuels et missionnaires, et d’enrôler des adeptes dans nombre de villes et de villages. Leur influence s’étend surtout parmi les diplômés et les salariés des couches moyennes, ainsi que parmi les étudiants en religion qui ont obtenu leurs diplômes en Arabie saoudite et conservé des liens avec les oulémas les plus radicaux de ce pays. Mais ces groupes restent divisés, le plus connu étant Al-Hidaya wal-Ihsan (« Prédication et aumône »), réorganisé par le propre fils de l’initiateur du courant, M. Dai Al-Islam Al-Chahal.

Le 31 août 1995, un de ces groupes assassine le cheikh Nizar Al-Halabi, chef de l’Association des projets de bienfaisance islamique. Cet attentat provoque une onde de choc : c’est la première fois qu’un mouvement salafiste procède à l’élimination physique d’un adversaire. Des membres de l’organisation avouent le meurtre, assurant, jusqu’au pied de l’échafaud, qu’ils en sont les seuls responsables. Pourtant, les autorités libanaises et les services de renseignement syriens (qui contrôlent alors le pays) préfèrent lier le crime à M. Abdoul Karim Saadi (Abou Mahjan), de nationalité palestinienne et chef du groupe Ousbat Al-Ansar, installé dans le camp palestinien d’Aïn Héloué, près de la ville de Saïda, dans le sud du pays. Ce groupe, créé par d’anciens combattants d’Afghanistan, se verra aussi attribuer, en 1999, l’assassinat de quatre juges en plein palais de justice de Saïda.

C’est à cette période que se tissent des liens entre les salafistes et l’organisation de M. Ben Laden. Ainsi, une organisation probablement tchétchène, liée à Al-Qaida, demande à M. Bassam Kanj (Abou Aïcha), qui a abandonné ses études aux Etats-Unis en 1988 et s’est formé au djihad mondial en Afghanistan, de faciliter le passage de combattants musulmans vers Israël. M. Kanj crée le groupe dit « de Danniyé », mais demande un délai de deux ans pour s’imposer aux côtés du Hezbollah comme force de résistance anti-israélienne.

A l’époque, les négociateurs russes, qui supervisent avec les Syriens la mise en œuvre du retrait israélien du Liban sud (25 mai 2000), fournissent aux autorités libanaises et syriennes l’enregistrement d’une conversation entre M. Kanj et des moudjahidins tchétchènes. Cette information précipite une intervention militaire libanaise pour éradiquer le groupe de Danniyé durant la nuit du Nouvel an 2001. Parallèlement, les autorités syriennes procèdent, de l’autre côté de la frontière, à une vague d’arrestations dans les rangs des islamistes radicaux, ce qui confirme le caractère « transnational » de ce réseau.

Al-Qaida attend l’invasion américaine de l’Irak en mars 2003 pour appeler ouvertement à la création de groupes au Liban – rappelons, cependant, que cette organisation est aussi un « label » et que sa structure est loin d’être centralisée, ce qui laisse une marge de manœuvre importante aux cellules locales. A la fin 2005, elle est bien présente, et les autorités libanaises parviennent à mettre la main sur les premiers éléments de ce qui va être appelé le « réseau des 13 », dirigé par le Libanais Hassan Nabaa. Composé aussi de Saoudiens, de Syriens et de Palestiniens, il soutient Al-Qaida et la résistance irakienne. Il opère au Liban et en Syrie, où il a affronté à plusieurs reprises les services de renseignement, surtout dans les zones frontalières – on a même dit qu’il avait abattu un hélicoptère syrien.

Ces arrestations suscitent de fortes polémiques, car les aveux des inculpés contiennent des détails les impliquant dans l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri, le 14 février 2005. Pourtant, de nombreuses interrogations persistent sur la manière dont ceux-ci ont été obtenus, ainsi que sur le lien supposé du groupe avec le jeune Palestinien Ahmad Abou Adas, qui a revendiqué dans un enregistrement vidéo l’attentat-suicide contre Hariri (2).

Au printemps 2006, une scission frappe le Fatah Al-Intifada, une organisation créée en 1983 et très liée au régime de Damas, dissidente du Fatah de Yasser Arafat. Quelque soixante-dix de ses membres se rallient à un officier palestinien d’origine jordanienne, M. Chaker Al-Abssi (Abou Ali). Les dissidents se dispersent dans divers camps palestiniens : à Bourj Al-Baraneh (banlieue sud de Beyrouth), à Aïn Héloué (Saïda), à Chatila (Beyrouth), ainsi que dans les deux camps de Baddaoui et de Nahr Al-Bared dans le Nord. Ils sont rejoints par une cinquantaine de militants conduits par M. Chehab Al-Qadour (Abou Hourayra), un Libanais qui a passé le plus clair de son temps dans la clandestinité, après que les renseignements syriens l’eurent arrêté à Tripoli, en 1986, alors qu’il n’avait que 14 ans.

Dès sa formation, le Fatah Al-Islam reçoit le soutien d’un représentant du mouvement djihadiste dans le camp d’Aïn Héloué, qui lui assure un financement d’Al-Qaida. Parallèlement, certains de ses membres sont entraînés par le responsable militaire du groupe Jound Al-Cham, installé lui aussi dans le camp. Ce groupe a été créé en 1999 en Afghanistan par des djihadistes venus des quatre pays du Cham (la « Grande Syrie », qui revendique aussi les territoires du Liban, de la Palestine et de la Jordanie), et il se distingue par une rhétorique particulièrement radicale.

C’est alors qu’éclate, en juillet 2006, la « guerre de 33 jours » entre Israël et le Hezbollah. Les groupes djihadistes profitent de la confusion pour élargir leur implantation. Ils exploitent également la décision prise par l’« Etat islamique en Irak » (créé par Al-Qaida) de renvoyer hors de ce pays les éléments dépourvus de compétences militaires particulières ou ceux qui n’arrivent pas à se fondre dans la population locale. Le Fatah Al-Islam va attirer nombre de ces soldats perdus, ce qui provoque une réaction hostile du Fatah et des autres groupes membres de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui souhaitent « nettoyer » le camp palestinien d’Aïn Héloué. D’autre part, l’armée libanaise, qui vient d’opérer un vaste déploiement au sud du Litani après la fin des combats entre le Hezbollah et Israël, s’inquiète de la présence de ces djihadistes à quelques kilomètres des douze mille soldats de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) au Liban sud. Dans ces conditions, le Fatah Al-Islam décide de se réfugier dans le Nord, une zone à majorité sunnite et donc considérée comme amie.

Plusieurs rencontres ont préparé le terrain de cette migration, non seulement avec des salafistes locaux, mais aussi avec des députés du Courant du futur de M. Saad Hariri, fils de l’ancien premier ministre assassiné, qui s’inquiètent de l’influence du Hezbollah. M. Al-Abssi, le chef du Fatah Al-Islam, s’entretient avec un député sunnite de Tripoli, un médecin issu de la gauche. Ce dernier a exprimé ses craintes de voir le Hezbollah chiite s’en prendre aux sunnites (3). M. Al-Abssi lui a répondu que, sans entrer en conflit avec une force combattant Israël, il « ne permettrait à personne de nuire aux sunnites ».

Faire face à la « menace chiite »

C’est donc à Nahr Al-Bared, où il publie son premier communiqué le 27 novembre 2006, que s’installe le Fatah Al-Islam. Parallèlement, de nombreux combattants liés à Al-Qaida vont et viennent au Liban, soit à travers les points de passage légaux, soit en traversant clandestinement la frontière syrienne. Certains, après un court séjour dans le camp de Nahr Al-Bared, se dispersent pour créer leurs propres réseaux dans les zones à forte densité sunnite. Ces nouveaux membres sont originaires du monde arabe, mais aussi de Russie, de Tchétchénie, de Turquie, etc.

A la fin 2006 arrive au Liban le Saoudien Ahmed Touwaijiry, un cadre d’Al-Qaida. Il y rencontre à plusieurs reprises des dirigeants du Fatah Al-Islam, ainsi que d’autres groupes salafistes. Les financements abondent ; les dons publics ou privés – provenant de « djihadistes par l’argent », ces riches hommes d’affaires qui souhaitent aider le djihad – parviennent d’Arabie saoudite et du Koweït.

Dans le même temps, les associations salafistes (4) cherchent à regrouper leurs forces afin de faire face à la « menace chiite ». La crise politique au Liban et les affrontements ponctuels entre sunnites et chiites, comme entre partisans de la majorité et de l’opposition, créent un contexte favorable (lire « Un système confessionnel instable »).

Les membres locaux d’Al-Qaida profitent de l’urgente nécessité, pour le Courant du futur de M. Hariri, de former une milice lui permettant de faire contrepoids au Hezbollah chiite. Conscient des risques que comporte le fait de traiter avec des groupes fondamentalistes, le Courant du futur opte néanmoins pour cette stratégie dans sa lutte contre le Hezbollah, la Syrie et l’Iran. Al-Qaida, de son côté, faisant preuve de pragmatisme, exploite l’occasion d’obtenir l’argent qui lui permet de recruter des dizaines de combattants supplémentaires, d’organiser des sessions d’entraînement dans le camp d’Aïn Héloué et d’élaborer des plans d’attaque contre les forces de la Finul dans le Sud, ainsi que des missions d’espionnage des ambassades des pays occidentaux et du Golfe à Beyrouth et dans ses environs.

La Syrie préfère fermer les yeux sur ces activités, laissant ses adversaires, du Courant du futur aux djihadistes, se fourvoyer dans leurs choix. En revanche, elle resserrera l’étau chez elle et se débarrassera de bon nombre de ces militants, qui choisiront alors de se réfugier au Liban.

Durant le premier semestre 2007, une vingtaine de groupes plus ou moins liés à Al-Qaida s’activent : visites de cadres, entrée de combattants, départ de groupes relevant d’Al-Qaida vers l’Europe (France, Royaume-Uni, Pays-Bas ou Allemagne) une fois leur entraînement achevé. Al-Qaida tisse ainsi, en collaboration avec le Fatah Al-Islam, un vaste réseau qui ne sera pas démantelé lors des affrontements de Nahr Al-Bared. Son armement est assuré par un trafic à travers la Syrie, des achats à des marchands locaux et la prise de contrôle de dépôts d’armes de l’OLP dans ce camp du Liban nord.

L’explosion se produit dans la nuit du 19 au 20 mai 2007, lorsque la section des renseignements dépendant des Forces de sécurité intérieure (FSI) décide d’effectuer une descente contre un groupe d’Al-Qaida dans la rue Al-Mitayn à Tripoli. Ces hommes, recherchés aussi par les Saoudiens, assuraient un soutien technique aux moudjahidins d’Irak. Ils travaillaient sous la protection du Fatah Al-Islam et, très rapidement, les combats s’étendent au camp de Nahr Al-Bared. Ils vont durer cent six jours – cent soixante-dix soldats sont tués ainsi que quarante-sept civils palestiniens et deux cents combattants du Fatah Al-Islam. Alors que plus de cent cinquante membres et responsables de l’organisation réussissent à s’évader, quarante combattants ont trouvé la mort dans les derniers jours, la plupart exécutés d’une balle dans la tête. L’armée occupera un camp vide et empêchera toutes les organisations civiles ou humanitaires d’y entrer, interdisant même de photographier les alentours. Ses bulldozers raseront finalement les immeubles et feront disparaître toute trace de combat.

En juin, un mois après le début des combats, les services de sécurité libanais découvrent que M. Chahine n’est autre que le fils, dénommé Saad, du fondateur d’Al-Qaida, M. Ben Laden, qu’il s’est infiltré dans le camp quelques jours après le début des affrontements et qu’il a acquis un grand prestige parmi les combattants. Ces mêmes services avaient repéré, quelques mois auparavant, son entrée au Liban. Le fils de M. Ben Laden, l’un des responsables les plus actifs de la section des opérations d’Al-Qaida, a mis en place des cellules et des relais sur tout le territoire, en collaboration avec M. Al-Qadour.

Malgré ce revers militaire, les groupes liés à Al-Qaida n’ont pas réduit leurs activités au Liban. Ils sont présents dans le camp palestinien d’Aïn Héloué, ainsi que dans des zones sunnites de la Bekaa et dans certains quartiers pauvres de Beyrouth. Un mois et demi après le début des combats, M. Saad Ben Laden (M. Chahine) m’avait déclaré : « Crois-tu vraiment que nous ne soyons que cinq cents combattants encerclés à Nahr Al-Bared ? » D’ailleurs, les assassinats de personnalités politiques, les attentats à Beyrouth et contre les forces de la Finul – imputés par l’armée au Fatah Al-Islam dans sa conférence de presse du 4 septembre –, ainsi que les informations recueillies par les services de renseignement après l’arrestation de plus de deux cents membres de la mouvance salafiste et djihadiste, confirment l’importance de ce groupe lié à Al-Qaida au Liban.

Les observateurs se demandent toujours pourquoi le numéro deux d’Al-Qaida, M. Ayman Al-Zawahiri, n’a pas fait référence aux combats de Nahr Al-Bared, se contentant de bénir l’attentat du 24 juin 2007 contre le contingent espagnol de la Finul au Liban sud, exécuté par un groupe proche du Fatah Al-Islam. C’est que, comme nous l’a expliqué M. Chahine, l’organisation voit d’un mauvais œil son enlisement dans un affrontement clos, à l’intérieur d’un camp, et aussi son isolement – la plupart des forces politiques libanaises, y compris salafistes, se désolidarisant du Fatah Al-Islam. Le siège a réduit la marge de manœuvre d’Al-Qaida et a été l’occasion pour l’armée de procéder à des centaines de perquisitions et d’arrestations.

Mais la persistance de la crise politique libanaise et la tendance croissante de toutes les factions locales à s’armer et à entraîner des combattants peuvent permettre à Al-Qaida de se dissimuler derrière le mouvement sunnite le plus important, le Courant du futur, qui s’emploie à enrôler des combattants sous couvert de sociétés privées de sécurité. Le mouvement de M. Hariri a ainsi pu embrigader deux mille quatre cents miliciens ; il envisage d’en enrôler quatorze mille autres dans le seul nord du Liban. Mais, d’un autre côté, les combats de Nahr Al-Bared ont conduit une partie de l’élite sunnite libanaise à estimer que le prix à payer pour une alliance avec Al-Qaida était trop élevé.

Sentiment d’injustice, absence de solution

Les événements de Nahr Al-Bared ont aussi suscité une mobilisation salafiste de la communauté sunnite, sur la base de faits avérés : certaines mosquées du camp ont été dégradées par les soldats chrétiens ; ils y ont profané des corans, comme dans la prison de Roumieh, où sont enfermés des djihadistes. Plusieurs sites Internet affirmant ouvertement leur appui à Al-Qaida et glorifiant les martyrs du Fatah Al-Islam sont apparus. Sur l’un d’eux, on peut ainsi lire : « Patience... Al-Qaida est de retour au Liban : la fin de Nahr Al-Bared, c’est le commencementd’Al-Qaida. »

Las d’un conflit local sans horizon politique, des milliers de jeunes sunnites regardent avec envie les chiites, qui ont réussi à monopoliser l’effort de résistance contre Israël. Ils se réjouissent aussi des attentats d’Al-Qaida en Occident et de ses victoires, même limitées, en Irak. Une nouvelle génération fréquente les mosquées, où la pensée salafiste-djihadiste la mobilise, dans un contexte de discrédit de la structure officielle de la communauté sunnite – que ce soit le Dar Al-Ifta (organisme du culte sunnite), les fonds islamiques de solidarité ou les tribunaux religieux. Ce discrédit tient à la fois à la prise de position de ces institutions en faveur de M. Hariri et du Courant du futur, mais aussi à leur corruption. A quoi s’ajoutent le sentiment d’injustice et l’absence de toute solution au conflit avec Israël. Al-Qaida peut jouer à la fois sur la peur du chiisme et du Hezbollah, sur la crainte des sunnites d’être marginalisés et aussi sur les sentiments antiaméricains (alors que le gouvernement et les forces sunnites officielles apparaissent comme des alliés de Washington). Pour certains, la solution de ces problèmes réside dans l’islam, et la voie à suivre est celle d’Al-Qaida.

Pourtant, Al-Qaida – pas forcément tous les groupes qui s’en réclament – semble avant tout vouloir faire du Liban une base arrière, un camp d’entraînement et de formation et un lieu de passage sécurisé pour ses combattants vers l’Irak, et de l’Irak vers l’Europe. Le pays est donc prioritairement un laboratoire, où le mouvement peut travailler à développer de nouveaux moyens militaires : de petits avions télécommandés porteurs de trente kilogrammes d’explosifs, des engins explosifs télécommandés capables de résister au système de brouillage des blindés de l’armée américaine en Irak, ou encore des programmes informatiques permettant aux responsables d’Al-Qaida de communiquer de par le monde et de coordonner leurs activités via Internet sans que leurs messages soient interceptés par les services de renseignement locaux, ni même par la National Security Agency (NSA) des Etats-Unis. Dans ce contexte, comme l’expliquait M. Chahine, Al-Qaida n’a pas intérêt à s’impliquer dans les luttes internes libanaises.

Comment l’organisation conciliera-t-elle cette « neutralité » relative avec les récentes dénonciations de la présence de la Finul par son numéro deux, qui furent suivies d’attentats ? Les groupes locaux se réclamant d’Al-Qaida accepteront-ils de se tenir à l’écart de la scène libanaise ? Quelles que soient les réponses à ces questions, une chose est sûre : l’avenir d’Al-Qaida au Liban est bien assuré.

Fidaa Itani. Source : Monde Diplomatique



(1) Il s’agit d’un groupe soufi, fondé par M. Abdallah Al-Harari, un Ethiopien – d’où le surnom Ahbache (« éthiopiens » en arabe). Ce groupe a été instrumentalisé à différentes occasions par les services de renseignement syriens.

(2) Cf. l’enquête publiée par le quotidien Al-Akhbar, Beyrouth, entre le 7 et le 10 septembre 2007, notamment www.al-akhbar.com/ar/node/46169

(3) Ce médecin a confirmé cette rencontre dans un entretien à la télévision. Il a affirmé que les services de sécurité libanais avaient aidé l’organisation radicale Jound Al-Cham à assurer son transfert du camp d’Aïn Héloué vers Nahr Al-Bared, afin d’y rejoindre le Fatah Al-Islam, tout ceci sous couvert d’« action humanitaire ».

(4) Parmi ces associations, les plus importantes sont : Al-Ittihad Al-Islami (« Union islamique »), Wakf al-Tourass Al-Islami (« Patrimoine musulman ») à Tripoli, Wakf Al-Ihya Al-Islami (« Renaissance islamique ») également à Tripoli, Wakf Al-Nour Al-Khayri (« Lumière bienfaisante ») à Chaba, Arqoub Wakf Al-Burr Al-Khayri (« Œuvre pie de bienfaisance ») à Danniyé, le wakf du centre islamique et de la mosquée Abdoul Rahman Ibn Ouf dans la Bekaa, l’association Irshad (« Orientation ») et l’école Ibda (« Invention ») au Akkar. Elles couvrent donc l’ensemble du territoire libanais.
dimanche 09 mars 2008 à 23:35
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Donc, c'est maintenant l'histoire de la loi electorale qui est au coeur des debats...

Les tenors enroues de la pseudo-majorite veulent clairement passer les elections sous la loi de 2000, laquelle a ete faite sur mesure par les syriens, pour leurs grands allies de l'epoque, Hariri, Joumblat et les chretiens de leur poulailler... Une loi qui a ete redigee de la main de Ghazi Canaan, l'ancien chef des services de renseignement syrien au Liban...

C'est bien jolie, pour des anti-syriens declares wink.gif

Sans compter que le Patriarche s'emmele dans sa soutane en soutenant la loi 2000, qu'il accusait d'etre defavorable aux chretiens en 2005... Et refuse la loi de 1960 qu'il soutenait il y'a encore un mois... Il a du recevoir une nouvelle crosse plaque or directement de qoraitem... Ou un diamant suplementaire pour sa bague a baiser...


Entretemps, les 14marsiens commencent deja a preparer les fraudes, les triches et les manipulations:


Sans nom
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Le bloc populaire de Zahlé accuse le gouvernement de transférer les registres civils de milliers de ses partisans vers la Békaa
8 mars 2008 Presse

Le Bloc populaire des députés de Zahlé a émis un communiqué dont lequel il accuse les forces du pouvoir et le gouvernement de transférer les registres civils de milliers de ses partisans vers la Békaa :

"... Ils mènent une opération massive de transferts vers la Békaa des registres civils de plusieurs milliers de ses partisans issus du Mont-Liban et d’autres mohafazats. Nombre des personnes concernées ont été récemment naturalisées. Ces agissements visent à modifier les équilibres démographiques, à spolier notre région et la priver de son droit d’élire librement ses représentants. Ils prennent des décisions facilitant l’implantation des réfugiés palestiniens. Le ministre de l’Intérieur Hassan Sabeh assume la responsabilité de ces agissements. Nous le mettons en garde contre les éventuelles conséquences de cet abus de pouvoir et le prévenons que ses décisions feront l’objet d’un recours en justice. »





Petite parenthese: Les elections du syndicat des ingenieurs ont eu lieu aujourd'hui... Hariri a paye le vol de plus de 2000 ingenieurs qui travaillent dans le golf, pour qu'ils viennent voter a leur compte...

Mon pere (qui travaille a Dubai) a recu un appel, il leur a donne une bonne rasade d'insultes, et leur a raccroche au nez... Les aounistes semblent etre les dernier a avoir un certain amour propre...

Malgres tout, les elections se sont terminees par une egalite...



Toutes ces gesticulations electorales ne prouvent qu'une chose: que les loyalistes se savent perdants, a touts les niveaux, et sont prets a tout pour maintenir leur pouvoir base sur une majorite qu'il ont perdu (ou plutot qu'ils n'ont jamais eu)...

Et ce qui est triste, c'est que certains tombent dans le panneau... C'est tant mieux, ca me donnera beaucoup de plaisir a les bisquer quand l'opposition vaincra...
lundi 10 mars 2008 à 00:25
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J'ai vraiment du mal à comprendre pourquoi le patriarche soutenait la loi électorale du caza (petite circonscription) il y a encore quelques mois et là, tout d'un coup, depuis que Hariri s'y oppose et que le CPL a convaincu Amal et Hezbollah d'y adhérer (alors que c'est défavorable aux Chiites)... monsieur le patriarche a de nouveau pris la décision de mettre par terre les Chrétiens en disant non au retour de cette loi électorale.

Est-ce un patriarche maronite ou anti-maronite qui est à la tête de notre église? Sérieux, j'en ai marre. A chaque fois qu'il y a des prises de décision importantes (même pas courageuse, juste importante) pour les Chrétiens, il arrive toujours à imposer la décision qui va à l'encontre de nos intérêts.
Il nous a imposé les accords de Taef et l'occupation syrienne, puis s'est tû pendant 15 ans et s'est réveillé au moment où Aoun revenait au p