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Livenet > Forum > Débats d'actualité
vendredi 16 février 2007 à 18:01
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Calme toi avec ta police de caractère. mellow.gif

vendredi 16 février 2007 à 20:59
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Hassan Nasrallah a parle aujourd'hui... Des que je trouverai une traduction en francais, je la posterai...
vendredi 16 février 2007 à 21:09
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QUOTE (twinsusers @ 16 Feb 2007 à 00:19)
Ah mon brave encore un article face a ton aveuglement, doit on parler d'épuration confessionnelle au Liban ?

Depuis l’accession au pouvoir d’un gouvernement souverainiste, les adversaires de l’existence d’un Liban libre ne se sont permis aucun répit, n’ont épargné aucun moyen pour tenter de l’abattre et, surtout, abattre avec lui ses trois principaux objectifs stratégiques : le tribunal à caractère international, la pacification définitive du Liban-Sud et l’ouverture du pays à l’aide économique et financière internationale.
Sous les prétextes les plus fallacieux, une partie des Libanais s’est fait complice – consciemment ou non – de cette volonté de destruction totale. On accuse la majorité d’accaparer le pouvoir, alors même qu’elle ne dispose que d’une présidence sur trois ; on dénonce le « gouvernement de Feltman », au moment où l’on continue à recevoir des armes de l’étranger ; on réclame un « État fort » et l’on refuse obstinément à cet État tous les fondements de son existence ; on signe des accords sur la table de dialogue et on s’empresse de leur faire échec en déclenchant une guerre de diversion qui ruine le Liban ; on demande des législatives anticipées, sous prétexte d’une loi injuste et d’une évolution du rapport de forces électoral, en faisant mine d’oublier qu’une injustice beaucoup plus flagrante est à l’origine du maintien du statu quo à Baabda.
Tous les systèmes et les découpages électoraux adoptés au Liban depuis toujours ont été « injustes ». Tous sans exception. Et il ne fait pas de doute que la prochaine loi électorale le sera aussi. Or quel que soit le texte, ce qui distingue les législatives de 2005 des précédents scrutins à partir de 1992, c’est qu’elles furent plus libres, moins téléguidées dans le détail à partir de l’étranger, même s’il faut reconnaître que l’influence de l’étranger n’y a pas totalement disparu (un étranger autre que celui d’avant, bien entendu).
D’autre part, depuis quand un mouvement ponctuel d’opinion dans un sens ou dans l’autre autorise-t-il une opposition à provoquer des émeutes pour réclamer un scrutin anticipé ? S’il en était ainsi, alors il faudrait que dans les démocraties civilisées, on s’en remette aux urnes chaque fois qu’un sondage défavorable pour le gouvernement en place est publié. Faute de quoi, l’opposition descendrait dans les rues, occuperait les cœurs des capitales pendant des mois et asphyxierait toute la population en brûlant des pneus.

Lol, je ne me donnerai meme pas la peine de repondre a ton "article" (sans source)... JE peux facilement repondre a chaque "point" de ce texte, mais j'ai d'autre choses a faire qu'essayer d'apprendre quelque chose a quelqun qui ne veut tout simplement pas se deboucher les oreilles et le cerveau... Hehe, en plus tu semble vouloir montrer cet "article" comme une preuve irrefutable de mon "aveuglement"... On n'est pas au tribunal, et si c'etait le cas, je te conseille de chercher une preuve un peu plus tangible la prochaine fois... Pour ton propre bien, ne veux tu pas gagner le proces? En touts cas, je te ferai un contre-proces avec pour chef d'accusation "fanatisme/sionisme/aveuglement"... Ah mon brave, on se retrouve au tribunal?
samedi 17 février 2007 à 12:23
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coucou tout le monde, je n'avais plus de PC, il vient d'être réparé, j'ai juste une question, il semblerait que nasrallah en "veuille" au gouvernement de la confiscation du camion, et qu'il continue d'exiger qu'il lui soit restitué... c'est pas normal ça... vous en pensez quoi?
samedi 17 février 2007 à 14:20
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Une analyse fort intéressante de la part de Georges Corm

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Pourquoi un tel soutien à un gouvernement si contesté au Liban ?

14 Février 2007 Georges Corm - La Vanguardia
Voici maintenant plus de deux mois que la crise libanaise s’aggrave sous le coup des interventions extérieures. Depuis la période 1840-1860 qui a vu une première déstabilisation du Liban sous le coup de la rivalité franco-anglaise qui secouait alors le Proche-Orient, le pays n’a pas connu une telle intensité d’interventions des pays occidentaux dans ses affaires intérieures. Le nombre de déclarations quotidiennes des dirigeants américains et européens constituent, en réalité, une ingérence certaine dans les affaires internes du Liban, de même que le nombre de visites de ces mêmes dirigeants à Beyrouth pour rencontrer et soutenir le premier ministre, M. Fouad Saniora, l’organisation de la Conférence d’aide au Liban, dite Paris III à la fin du mois dernier, toujours pour soutenir ce même gouvernement : c’est une activité débordante et inquiétante dont est l’objet le Liban, enfoncé dans une crise ministérielle sans précédent, visant à maintenir au pouvoir un gouvernement qui a perdu sa constitutionnalité et sa légitimité.

Rappelons que cette crise a été déclenchée le 11 novembre 2006 par la démission des quatre ministres représentant la communauté chiite au conseil des ministres, organe collégial du pouvoir exécutif suivant la constitution libanaise, en sus de la démission de l’un des deux ministres représentant la communauté chrétienne orthodoxe. Depuis l’indépendance, aucun gouvernement libanais n’a fonctionné sans que ne soit représenté l’une de ses communautés historiques en son sein. De nombreux premiers ministres, qui appartiennent de par la pratique constitutionnelle à la communauté sunnite, ont démissionné dans le passé pour des tensions ou des différents politiques d’envergure bien moindre que ceux qui affectent le Liban aujourd’hui. De nombreux gouvernements de par le monde démissionnent, soit parce que leur base est devenue trop étroite, soit parce que des mouvements de grève et d’opposition paralysent la vie du pays, ainsi que l’a fait le gouvernement d’Alain Juppé en 1995 en France, pour ne citer que cet exemple. Il est considéré normal aussi, dans de telles circonstances, d’appeler à des élections anticipées pour recomposer un paysage politique dépassé par des évènements nouveaux.

Or au Liban, depuis quelques mois, toute l’intervention occidentale massive consiste à empêcher le gouvernement libanais actuel de démissionner, soit pour faire place à un gouvernement d’union nationale où les partis de l’opposition (chrétienne et musulmane) auraient une participation substantielle, soit pour faire place à un gouvernement de transition qui organiserait de nouvelles élections après adoption d’une loi électorale plus juste que celle de 2005, d’où est issue l’actuelle chambre des députés. Seule, l’une ou l’autre de ces options permettrait de rendre la pays à une vie normale et de dissiper les formidables tensions qui se sont fait jour depuis la fin de l’attaque israélienne sur le Liban au cours de l’été dernier. Il est d’ailleurs curieux de constater que les pays qui prêchent le règne de la démocratie et de l’Etat de droit au Proche-Orient, soient aussi peu soucieux de la laisser mettre en pratique, sitôt qu’ils considèrent leurs intérêts stratégiques menacés.

Mais qu’est-ce qui peut donc amener tant de pays démocratiques à ne pas vouloir respecter les règles de l’Etat de droit au Liban, enfonçant ainsi ce petit pays phare dans une crise majeure de régime ? La première hypothèse qui vient à l’esprit est celle de la peur d’une prise de pouvoir du Hezbollah et, derrière lui, de la communauté chiite et donc, aux yeux occidentaux, une influence accrue de l’Iran sur le Liban. Mais si tel était le cas, cela voudrait dire que les décideurs occidentaux ne tiennent aucun compte du fait que la popularité et la force politique du Hezbollah au Liban lui viennent moins de son rapport à l’Iran que de l’admiration qu’il a gagnée pour sa libération, en mai 2000, du sud du Liban après 22 ans d’occupation israélienne, ainsi que du refus général libanais du comportement israélien violent contre le Liban l’été dernier, comportement qui s’inscrit dans une longue suite d’opérations militaires israéliennes depuis 1968 et de violations constantes de la souveraineté libanaise.

Sa force est aussi celle de ses alliés chrétiens (le très populaire Mouvement patriotique du général Michel Aoun qui a tant lutté pour faire sortir la Syrie du Liban) et sunnites (anciens mouvements nassériens de Saïda et de Beyrouth, mouvements salafistes de Tripoli), ainsi que celle de divers autres petits partis. Va-t-on donc pousser le Liban dans la guerre civile sur une idée fausse et une mauvaise connaissance de la complexité politique et communautaire du terrain libanais où jamais une communauté religieuse n’a pu s’emparer du pouvoir et l’exercer au détriment des autres ? C’est ce qu’avaient tenté le parti Phalangiste chrétiens en 1982 dans le sillage de l’invasion israélienne cette année là et avec le plein soutien des pays occidentaux ; il en est résulté à l’époque une relance spectaculaire de la guerre interne libanaise. En soutenant le premier ministre actuel contre vents et marée, les pays occidentaux ne refont-ils pas la même erreur qu’en 1982 où leurs soldats présents aussi au Liban à l’époque ont payé un lourd tribut ?

Une autre hypothèse, bien plus grave, que l’on peut formuler est celle d’une politique occidentale encore plus agressive à l’endroit du Liban qui consiste à pousser le pays dans un processus « d’irakisation », opposant violemment entre eux sunnites et chiites libanais. La réalisation d’un tel processus permettrait d’affaiblir considérablement le Hezbollah et de ternir son image, ce qui faciliterait une nouvelle opération israélienne destinée à opérer le désarmement et l’éradication de ce parti qui inquiète tant Israël et les Etats-Unis et à rétablir le prestige fortement entamé de l’armée israélienne après la guerre de l’été dernier.

Comme on le voit, les données constitutionnelles internes de la crise libanaise ont été totalement kidnappées par les puissances occidentales qui instrumentalisent de plus en plus le Liban dans la lutte régionale qui oppose les Etats-Unis et Israël à l’Iran, mais aussi dans la guerre américaine tout azimut au terrorisme international qui inclut pour ces deux Etats le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien. Ne serait-il pas temps que les pays de l’Union européenne prennent leur distance avec de telles politiques qui jusqu’ici n’ont semé que le chaos et la souffrance dans la région, en éloignant toujours plus des perspectives de paix et de stabilité ?
samedi 17 février 2007 à 14:40
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QUOTE (gigaboss @ 17 Feb 2007 à 11:23)
coucou tout le monde, je n'avais plus de PC, il vient d'être réparé, j'ai juste une question, il semblerait que nasrallah en "veuille" au gouvernement de la confiscation du camion, et qu'il continue d'exiger qu'il lui soit restitué... c'est pas normal ça... vous en pensez quoi?

On est tous d'accord sur le fait que le Hezbollah doit désarmer. Mais il y a des conditions (qui sont connues) avant ce désarmement. Sinon, cela voudrait dire que toutes ces années de lutte n'auraient servi à rien, et que les 1200 civils tués en été dernier par Tsahal seraient morts pour rien!
Je rappelle ces conditions au cas où:
- Libération des fermes de Chebaa
- Libération des prisonniers libanais en Israel

Une fois ceci fait, le Hezbollah se fonderait dans l'armée libanaise et serait entièrement sous son commandement.

Cela dit, en ce qui concerne ces armes, tu n'es pas sans savoir que ce sont des armes qui circulaient dans le pays d'un endroit à un autre. Il ne s'agit donc pas d'un réapprovisionnement de l'extérieur (interdit par la nouvelle résolution de l'ONU). Le but du gouvernement (ou de la Finul) n'est pas de désarmer le Hezbollah, ça il ne faut pas l'oublier. Ce sujet devra être évoqué dans la perspective d'un règlement du conflit avec Israel (avec application des conditions précitées).
L'état a donc confisqué ces armes de manière illégale dans la mesure où la déclaration ministérielle lue par Sanioura après la formation du gouvernement en 2005 donnait carte blanche au Hezbollah quant à son armement, circulation libre,...

Maintenant, il faut voir cela comme un message du gouvernement. En effet, tu sais très bien ce qu'il se passe actuellement dans le pays. L'opposition cherche à faire tomber le gouvernement avec le soutien du peuple, alors que de l'autre côté le gouvernement ne vit que grâce au soutien extérieur. Cette affaire des armes du Hezbollah a été clairement provoquée afin de discréditer encore plus l'opposition et montrer à l'opinion publique locale que le Hezbollah se prépare à une nouvelle guerre (ou pire, utilisera ses armes contre les populations locales). D'ailleurs, quelques jours plus tard, c'était le double attentat et certains "faibles d'esprit" n'ont pas hésité à faire le rapprochement...

Sinon selon toi, pourquoi ce camion ne devrait-il pas être restitué? Pourquoi le gouvernement, qui est au courant de la circulation de ces armes et qui les avait légitimé, ne s'est-il décidé à arrêter un camion qu'il y a une semaine? Enfin, pourquoi ce gouvernement (et ses médias) joue-t-il avec l'ignorance des gens (puisque visiblement, tu n'es pas au courant de toute l'affaire)?
dimanche 18 février 2007 à 11:19
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QUOTE (gigaboss @ 17 Feb 2007 à 11:23)
coucou tout le monde, je n'avais plus de PC, il vient d'être réparé, j'ai juste une question, il semblerait que nasrallah en "veuille" au gouvernement de la confiscation du camion, et qu'il continue d'exiger qu'il lui soit restitué... c'est pas normal ça... vous en pensez quoi?

Je pense que ca devait être une cargaison très importante puisque vous m'arrêtez si je me trompe il avait dit (Nasrallah) qu'il acceptait que l'armée saisisse toutes armes du Hezbollah qu'elle trouverait
Le gouvernement n'a pas à rendre ces armes. De toute façon elles ne seront pas perdues puisqu'elles peuvent être transférées à l'armée libanaise.
dimanche 18 février 2007 à 11:59
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Nasrallah avait en effet dit que si l'armée libanaise ou la FINUL trouvait des armes du Hezbollah au Sud (là où la résolution de l'ONU est effective), il ne les réclamerait pas. Or ici, c'était à Hazmieh...donc pas au Sud.

Bon, de toute façon, tant que c'est l'armée qui en prenne possession, c'est toujours bon. A la fin, ils devront quand-même tout donner à l'armée.

Ce message a été modifié par populas - dimanche 18 février 2007 à 12:00.
dimanche 18 février 2007 à 12:12
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QUOTE (populas @ 17 Feb 2007 à 13:40)
On est tous d'accord sur le fait que le Hezbollah doit désarmer. Mais il y a des conditions (qui sont connues) avant ce désarmement. Sinon, cela voudrait dire que toutes ces années de lutte n'auraient servi à rien, et que les 1200 civils tués en été dernier par Tsahal seraient morts pour rien!
Je rappelle ces conditions au cas où:
- Libération des fermes de Chebaa
- Libération des prisonniers libanais en Israel

Une fois ceci fait, le Hezbollah se fonderait dans l'armée libanaise et serait entièrement sous son commandement.

Cela dit, en ce qui concerne ces armes, tu n'es pas sans savoir que ce sont des armes qui circulaient dans le pays d'un endroit à un autre. Il ne s'agit donc pas d'un réapprovisionnement de l'extérieur (interdit par la nouvelle résolution de l'ONU). Le but du gouvernement (ou de la Finul) n'est pas de désarmer le Hezbollah, ça il ne faut pas l'oublier. Ce sujet devra être évoqué dans la perspective d'un règlement du conflit avec Israel (avec application des conditions précitées).
L'état a donc confisqué ces armes de manière illégale dans la mesure où la déclaration ministérielle lue par Sanioura après la formation du gouvernement en 2005 donnait carte blanche au Hezbollah quant à son armement, circulation libre,...

Maintenant, il faut voir cela comme un message du gouvernement. En effet, tu sais très bien ce qu'il se passe actuellement dans le pays. L'opposition cherche à faire tomber le gouvernement avec le soutien du peuple, alors que de l'autre côté le gouvernement ne vit que grâce au soutien extérieur. Cette affaire des armes du Hezbollah a été clairement provoquée afin de discréditer encore plus l'opposition et montrer à l'opinion publique locale que le Hezbollah se prépare à une nouvelle guerre (ou pire, utilisera ses armes contre les populations locales). D'ailleurs, quelques jours plus tard, c'était le double attentat et certains "faibles d'esprit" n'ont pas hésité à faire le rapprochement...

Sinon selon toi, pourquoi ce camion ne devrait-il pas être restitué? Pourquoi le gouvernement, qui est au courant de la circulation de ces armes et qui les avait légitimé, ne s'est-il décidé à arrêter un camion qu'il y a une semaine? Enfin, pourquoi ce gouvernement (et ses médias) joue-t-il avec l'ignorance des gens (puisque visiblement, tu n'es pas au courant de toute l'affaire)?

je suis au courant de tout ce que tu as dit, mais je persiste à croire que le hezbollah n'a pas à les réclamer... je veux dire, il n'a pas à se croire au dessus de l'état et de l'armée, quelque légitimité que cet état lui ait donné. Salut Mojito wink.gif ça avance les cours d'arabe pour toi?
dimanche 18 février 2007 à 18:22
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QUOTE (_gigaboss_ @ 18 Feb 2007 à 11:12)

je suis au courant de tout ce que tu as dit, mais je persiste à croire que le hezbollah n'a pas à les réclamer... je veux dire, il n'a pas à se croire au dessus de l'état et de l'armée, quelque légitimité que cet état lui ait donné. Salut Mojito wink.gif ça avance les cours d'arabe pour toi?

Tu devras un jour m'expliquer pourquoi tu poses des questions dont tu connais la réponse... Du moment que tu comprends sur quoi le Hezbolah se base pour réclamer ses armes, c'est déjà une bonne chose.

En ce qui concerne ton avis, c'est autre chose. Tu peux penser ce que tu veux mais il doit y avoir un minimum de compatibilité avec l'histoire. Je vais te poser une question embarassante, dont j'ai la réponse aussi, mais bon... :
Trouves-tu normal que des partis (anciennes milices qui se disent "désarmés") possèdent toujours des armes et se mettent à les utiliser contre la population? N'as-tu pas peur de la dérive que cela peut entrainer?

Il n'est de secret pour personne ici que tu as très peur des armes du Hezbollah, une crainte partagée par un certain nombre de Libanais, probablement par ignorance des réelles intentions de ce parti. Là n'est pas réellement le problème. Ce que j'ai beaucoup plus de mal à comprendre, c'est que ces mêmes personnes ne se posent absolument aucune question sur la détention d'armes de la part de partis dit "désarmés".
Alors que le Hezbollah ne cache pas son caractère "armé" et alors qu'il n'a jamais utilisé ses armes contre la population libanaise (qu'est-ce qui l'en empêcherait au fait?), on a de l'autre coté des partis qui cachent leurs armes et les sortent à des moments clés, on l'a bien vu les 23 et 25 janvier derniers... et je vais éviter de parler des attentats douteux qui émergent systématiquement aux moments où le gouvernement en a le plus besoin.

Merci de m'éclairer sur TON avis (car j'ai bien entendu le mien wink.gif )

Ce message a été modifié par populas - dimanche 18 février 2007 à 18:24.
dimanche 18 février 2007 à 21:37
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QUOTE (populas @ 18 Feb 2007 à 17:22)
QUOTE (_gigaboss_ @ 18 Feb 2007 à 11:12)

je suis au courant de tout ce que tu as dit, mais je persiste à croire que le hezbollah n'a pas à les réclamer... je veux dire, il n'a pas à se croire au dessus de l'état et de l'armée, quelque légitimité que cet état lui ait donné. Salut Mojito wink.gif ça avance les cours d'arabe pour toi?

Tu devras un jour m'expliquer pourquoi tu poses des questions dont tu connais la réponse... Du moment que tu comprends sur quoi le Hezbolah se base pour réclamer ses armes, c'est déjà une bonne chose.

En ce qui concerne ton avis, c'est autre chose. Tu peux penser ce que tu veux mais il doit y avoir un minimum de compatibilité avec l'histoire. Je vais te poser une question embarassante, dont j'ai la réponse aussi, mais bon... :
Trouves-tu normal que des partis (anciennes milices qui se disent "désarmés") possèdent toujours des armes et se mettent à les utiliser contre la population? N'as-tu pas peur de la dérive que cela peut entrainer?

Il n'est de secret pour personne ici que tu as très peur des armes du Hezbollah, une crainte partagée par un certain nombre de Libanais, probablement par ignorance des réelles intentions de ce parti. Là n'est pas réellement le problème. Ce que j'ai beaucoup plus de mal à comprendre, c'est que ces mêmes personnes ne se posent absolument aucune question sur la détention d'armes de la part de partis dit "désarmés".
Alors que le Hezbollah ne cache pas son caractère "armé" et alors qu'il n'a jamais utilisé ses armes contre la population libanaise (qu'est-ce qui l'en empêcherait au fait?), on a de l'autre coté des partis qui cachent leurs armes et les sortent à des moments clés, on l'a bien vu les 23 et 25 janvier derniers... et je vais éviter de parler des attentats douteux qui émergent systématiquement aux moments où le gouvernement en a le plus besoin.

Merci de m'éclairer sur TON avis (car j'ai bien entendu le mien wink.gif )

En clair tu ne réponds pas à ma question, je suis en train de te dire que peu importe que le gouvernement ait reconnu la resistance ou pas, le hezbollah ne devrait pas réclamer ses armes, et toi tu me réponds en me parlant d'autres partis... pourquoi est-ce que tu pars en grand discours sur le fait que je sois mal informé? au lieu de tenter de discréditer tout ce que je dis ne pourrais-tu pas te contenter de me répondre simplement? est-ce que je t'ai agressé? parce que toi en tous cas tu te montres très agressif, tu ressens le besoin de m'attaquer alors que je te demande ton avis sur une question toute simple! on dirait que je viens de dire vive les ouwett et à bas le hezbollah... sachant que je hais autant les ouwett que le hezbollah! alors soit tu te décides à te montrer plus agréable dans la conversation soit tu ne me réponds plus et je me contenterai de l'avis des autres, merci populas!
dimanche 18 février 2007 à 21:55
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QUOTE (populas @ 18 Feb 2007 à 10:59)
Nasrallah avait en effet dit que si l'armée libanaise ou la FINUL trouvait des armes du Hezbollah au Sud (là où la résolution de l'ONU est effective), il ne les réclamerait pas. Or ici, c'était à Hazmieh...donc pas au Sud.

Bon, de toute façon, tant que c'est l'armée qui en prenne possession, c'est toujours bon. A la fin, ils devront quand-même tout donner à l'armée.

ok, j'avais oublié pour la localisation...
dimanche 18 février 2007 à 22:23
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QUOTE (gigaboss @ 18 Feb 2007 à 20:37)
En clair tu ne réponds pas à ma question, je suis en train de te dire que peu importe que le gouvernement ait reconnu la resistance ou pas, le hezbollah ne devrait pas réclamer ses armes, et toi tu me réponds en me parlant d'autres partis... pourquoi est-ce que tu pars en grand discours sur le fait que je sois mal informé? au lieu de tenter de discréditer tout ce que je dis ne pourrais-tu pas te contenter de me répondre simplement? est-ce que je t'ai agressé? parce que toi en tous cas tu te montres très agressif, tu ressens le besoin de m'attaquer alors que je te demande ton avis sur une question toute simple! on dirait que je viens de dire vive les ouwett et à bas le hezbollah... sachant que je hais autant les ouwett que le hezbollah! alors soit tu te décides à te montrer plus agréable dans la conversation soit tu ne me réponds plus et je me contenterai de l'avis des autres, merci populas!

Gigaboss, où est l'agressivité dans ma réponse?

Je prends le temps de t'expliquer la situation telle que décrite par les textes officiels et malheureusement, tu t'entêtes dans une logique illogique.

Tu parles du Hezbollah comme se sentant au-dessus de l'état et de l'armée alors qu'il n'a fait que réclamer ses armes dans une zone où la résolution de l'ONU n'est pas d'application. Dès lors, c'est au texte de la déclaration gouvernementale d'être appliqué. A partir de ce moment, il n'y a aucun sentment de supériorité par rapport à l'état ou à l'armée lorsqu'on réclame le respect d'un texte... de l'état.

Maintenant, pour aller encore plus loin dans le raisonnement. Tu n'es pas sans savoir les 7 points de la constitution violés par le gouvernement actuel (si tu n'en a pas connaissance je peux te les citer), qui est donc naturellement considéré comme illégitime. Et à partir de ce moment, tu peux comprendre que ce n'est plus un état qui gouverne mais une mafia. La notion d'état existe de moins en moins avec ce gouvernement actuel illégitime.

C'est pourquoi, je te dis que la situation n'est pas celle que tu crois. Il y a beaucoup de détails qui ne sont pas expliqués au grand public qu'on bombarde de slogans liés au tribunal international, alors que le problème est plus subtile et profond.
dimanche 18 février 2007 à 22:32
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Mais, que ce gouvernement soit considéré comme légitime ou pas par le hezbollah, je ne veux pas que ce dernier puisse se sentir au dessus de l'état car sinon, ça deviendrait une sorte d'habitude quelque soit le gouvernement! Déjà que je préférerais que le hezbollah rende les armes, alors à la rigueur, si un camion est intercepté, qu'il fasse profil bas plutot que d'en exiger la restitution... De toutes façons ce camion n'a pas été rendu et je trouve ça très bien, on verra pour la suite... Sinon j'ai entendu aussi que les armes contenues dans ce même camion ne servaient que pour les combats de rues... c'est vrai? dans ce cas là, ma peur des armes entre les mains de milices ne va pas se dissiper de sitôt...
dimanche 18 février 2007 à 23:45
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Gigaboss, je ne peux rien pour pour toi si tu préfères écouter les rumeurs lancées par Geagea ("armes du camion destinées à des combats de rues", c'est lui qui a sorti cette rumeur) que de faire confiance à des textes de loi dont le Hezbollah réclame l'application et le respect!

Et la discussion de la légitimité du gouvernement dépasse le Hezbollah. Ce n'est pas lui qui décide si un gouvernement est légitime ou pas, il y a des textes de lois et ceux-ci sont faits pour être respectés. Seuls ces textes nous permettent de juger de la légitimité d'un gouvernement.

En t'expliquant le problème, je pensais que tu allais passer à un raisonnement plus subtile, or tu continues de tout mettre dans le même sac, en faisant fi de tous les textes censés être respectés. Il faut réapprendre la démocratie au Liban et ça passe avant tout par le respect de la loi et de la constitution en vigueur... ce n'est pas gagné à ce que je vois.

Ce message a été modifié par populas - dimanche 18 février 2007 à 23:45.
lundi 19 février 2007 à 02:42
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QUOTE (populas @ 18 Feb 2007 à 22:45)
Gigaboss, je ne peux rien pour pour toi si tu préfères écouter les rumeurs lancées par Geagea ("armes du camion destinées à des combats de rues", c'est lui qui a sorti cette rumeur) que de faire confiance à des textes de loi dont le Hezbollah réclame l'application et le respect!

Et la discussion de la légitimité du gouvernement dépasse le Hezbollah. Ce n'est pas lui qui décide si un gouvernement est légitime ou pas, il y a des textes de lois et ceux-ci sont faits pour être respectés. Seuls ces textes nous permettent de juger de la légitimité d'un gouvernement.

En t'expliquant le problème, je pensais que tu allais passer à un raisonnement plus subtile, or tu continues de tout mettre dans le même sac, en faisant fi de tous les textes censés être respectés. Il faut réapprendre la démocratie au Liban et ça passe avant tout par le respect de la loi et de la constitution en vigueur... ce n'est pas gagné à ce que je vois.

je crois surtout que tu refuses de me lire correctement parce que c'était une question que je t'ai posée, tu as tellement l'habitude d'avoir les gens avec ou contre toi quand tu discutes que tu ne veux tjs pas admettre ma neutralité, je suis désolé de te dire ça mais là tu vires encore et toujours à la connerie... je n'ai jms été avec Geagea mais tu persistes...
lundi 19 février 2007 à 03:26
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QUOTE (gigaboss @ 19 Feb 2007 à 01:42)
QUOTE (_populas_ @ 18 Feb 2007 à 22:45)
Gigaboss, je ne peux rien pour pour toi si tu préfères écouter les rumeurs lancées par Geagea ("armes du camion destinées à des combats de rues", c'est lui qui a sorti cette rumeur) que de faire confiance à des textes de loi dont le Hezbollah réclame l'application et le respect!

Et la discussion de la légitimité du gouvernement dépasse le Hezbollah. Ce n'est pas lui qui décide si un gouvernement est légitime ou pas, il y a des textes de lois et ceux-ci sont faits pour être respectés. Seuls ces textes nous permettent de juger de la légitimité d'un gouvernement.

En t'expliquant le problème, je pensais que tu allais passer à un raisonnement plus subtile, or tu continues de tout mettre dans le même sac, en faisant fi de tous les textes censés être respectés. Il faut réapprendre la démocratie au Liban et ça passe avant tout par le respect de la loi et de la constitution en vigueur... ce n'est pas gagné à ce que je vois.

je crois surtout que tu refuses de me lire correctement parce que c'était une question que je t'ai posée, tu as tellement l'habitude d'avoir les gens avec ou contre toi quand tu discutes que tu ne veux tjs pas admettre ma neutralité, je suis désolé de te dire ça mais là tu vires encore et toujours à la connerie... je n'ai jms été avec Geagea mais tu persistes...

Gigaboss, je suis beaucoup plus neutre que tu ne le penses. Alors que tu te bases sur des sentiments, je me base uniquement sur des textes de loi (et les faits qui s'y rapportent) pour expliquer une situation. La neutralité passe par l'objectivité, ce n'est pas le fait "d'être pour personne" qui te donne le droit d'outrepasser cette rigueur.

Une bonne manière de mesurer cette objectivité, c'est de te baser à ton tour sur des textes acceptés par TOUS (la loi et la constitution libanaise en l'ocurrence), et en contrôler leur respect.
lundi 19 février 2007 à 23:14
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Je ne sais pas si la lettre du général Aoun expliquant les raisons de la tenue d'élections anticipée avait été posté en français... au pire, la voici pour la seconde fois original.gif

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Pourquoi les élections anticipées ?
12 Février 2007
Général Michel AOUN

À l'ombre de cette crise dans laquelle se débat le Liban, les récriminations se multiplient et la pensée logique est réduite à néant, alors que les instincts et les sentiments prennent le dessus sur l'esprit conscient quant à la précision des raisons, des composants, des résultats et des solutions.

Cela dit, tous ceux qui s'occupent de la question publique se trouvent dans l'obligation d'exprimer leur opinion par écrit, chose qui pourrait contrôler les faits et les pensées, et porter l'écrivain à être responsable et de la forme et du fond.


La crise que nous vivons est la conséquence de plusieurs facteurs, tantôt séparés, tantôt enchevêtrés, mais quoi qu'il en soit, elle est le produit de la mauvaise volonté, qui a pu, dans une étape quelconque, corrompre la réalité politique ; les produits qui en ont résulté ont également corrompu la relation entre les institutions constitutionnelles et les ont totalement paralysées. Ainsi avons-nous perdu les références constitutionnelles qui doivent notamment s'acquitter de leurs devoirs, comme stipulé dans notre système démocratique.

Il ne fait pas l'ombre d'un doute que les élections parlementaires constituent le point de départ essentiel pour former l'autorité gouvernementale, ce qui fait que tout lacune dans lesdites élections se répercutera sur le cours des événements ultérieurs. La lacune principale qui a porté atteinte à notre démocratie à l'issue du retrait des forces syriennes du Liban fut la loi électorale, à l'ombre de laquelle se sont tenues les élections qui ont fait réussir ceux qui ont perdu dans leurs communautés et ont fait perdre ce qui y ont réussi.

Ainsi la bonne représentation fut-elle gâchée, et des équilibres de forces politiques se sont-elles formées sur base d'un déséquilibre essentiel. D'autres lacunes ont accompagné les élections, j'entends par là les transgressions qui sont à la base de l'invalidation des résultats ; toutefois, la dissolution du Conseil constitutionnel empêcha l'examen des sièges controversés. C'est ainsi que s'est établie une majorité illusoire qui serait certainement devenue une minorité si le Conseil constitutionnel avait pu examiner lesdits sièges.

Nul n'ignore que, dans les systèmes démocratiques, des élections se tiennent à l'issue de l'effondrement des grandes alliances politiques qui forment la majorité au pouvoir, c'est ce qui a eu lieu au sein de l'alliance quadripartite qui fut le produit des dernières élections parlementaires, et sur base de laquelle le gouvernement actuel fut formé.


C'est aussi commun, dans les systèmes démocratiques, d'avoir recours à un sondage du peuple à travers des élections qui se tiennent après que de grands événements eurent eu lieu dans le pays. Comment exclure une option similaire au Liban, alors que le pays était la proie d'une guerre qui était sur le point de le démembrer ? Elle alla de pair avec des positions politiques qui divergèrent et s'entrechoquèrent pour changer énormément les opinions, les orientations, les positions, voire les convictions des citoyens.


À tout ceci s'ajoutent des démonstrations populaires hors concours dans le pays, de l'aveu même des historiens et des observateurs, outre le premier sit-in de l'histoire de notre pays et qui a entamé son troisième mois.

Néanmoins, si on passe à la performance du gouvernement, il y a à raconter sans crainte de contestation : il promet monts et merveilles, mais tout est remis aux calendes grecques ; jusqu'à présent, il n'a tenu aucune de ses promesses, il a même parfois fait le contraire de ce qu'il a prêché, il a renié les clauses de la déclaration ministérielle, notamment pour ce qui est de la couverture politique préalable à la Résistance, et de l'activation du rôle du Conseil constitutionnel. La feuille économique préparée pour la conférence Paris III a été négligée par les conférenciers qui adoptèrent des alternatives et des principes plus sérieux et plus efficaces. Il y va de même pour la loi électorale promise qui constitue un devoir de réforme, mais qui est pour le gouvernement un marchandage pur. Le comble reste la politisation des administrations, transformées en outils électoraux qui attisent l'apanage confessionnel et politique au lieu d'être au service de tous les citoyens. Si on accepte et on passe outre tous les arguments mentionnés ci-dessus, et on se suffit de présenter au lecteur la destruction méthodologique des jalons du pouvoir, à savoir la Constitution libanaise dont le texte, l'esprit, les coutumes et les traditions furent violés par les pratiques du gouvernement, nous serions la proie des systèmes tribaux révolus, ou des systèmes mafieux modernes. Ainsi la majorité au pouvoir se transforme-t-elle en tribu de l'époque du paganisme, ou en un groupe de mafia des groupes de la ville de Chicago dans les années 30.

La Constitution a été violée à plusieurs reprises avant de nous permettre de brosser ce tableau de la situation du pouvoir.

Commençons par ordre chronologique à citer les violations de la Loi fondamentale et la façon de faire fi de cette charte qui comprend les textes principaux relatifs à l'exercice du pouvoir, et constitue le premier jalon et la référence à tout pouvoir qui a l'intention de préserver son caractère légal. Immédiatement, après la séance de confiance au Parlement, le gouvernement a fait dissoudre le Conseil constitutionnel, qu'il a promis de consolider, et a violé ainsi l'article 19 de la Constitution. Au tout début de la session parlementaire en octobre 2005, le gouvernement était censé présenter le budget pour l'année 2006, mais il ne l'a pas fait, a réitéré la même violation en 2006 et n'a pas présenté le budget pour l'année 2007. Ainsi fut violé l'article 83 de la Constitution.

À peine le président de la République a-t-il signé les décrets de la formation du gouvernement qui entama ses projets, que la révolte contre le chef de l'État commença de la part du gouvernement et des ministres ayant comploté avec quelques ambassadeurs qui ont boycotté le président et ont commencé à traiter directement avec le Premier ministre. Le Premier ministre s'est permis également de recevoir des courriers directs qui devaient être adressés au président de la République, comme, par exemple, l'invitation au sommet de la francophonie. Ainsi fut violé l'article 49 de la Constitution.

Le gouvernement ne s'est pas suffi de ce nombre de violations des articles constitutionnels, mais il les a également ignorés en essayant de ratifier le projet de tribunal à caractère international pour le Liban, violant l'article 52 de la Constitution selon lequel le président de la République négocie et ratifie les traités internationaux.

Enfin, le gouvernement a violé l'article 95 après la démission des ministres chiites, et a perdu son caractère légal, conformément au paragraphe J du préambule de la Constitution qui stipule qu'« aucune légitimité n'est reconnue à un pouvoir s'il n'est pas conforme au pacte d'entente nationale ». De même, la présence chrétienne au pouvoir manquait de représentativité, les chrétiens sont devenus de faux témoins sans efficacité aucune, emboîtant ainsi le pas à leurs pareils à l'époque de la tutelle.

Avec tout ce que nous avons mentionné dans cet article, les grands érudits et autres pontifes de la démocratie nous prodiguent les conseils d'œuvrer dans le cadre des institutions constitutionnelles, celles-là même que le gouvernement a vidées de tout leur contenu. Ainsi nous trouvions-nous obligés de rejeter ces conseils avec nos remerciements anticipés. Beyrouth, mère des lois, sait très bien expliquer les constitutions et les lois, et n'a pas besoin d'être guidée, mais de voir s'arrêter les interventions dans ses affaires, alors laissez-la en paix… Et permettez-nous au moins de traiter nos affaires un peu mieux que vous ne le faites.
mardi 20 février 2007 à 17:44
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Ce que beaucoup de Libanais pensent tout bas...

Le fait que l'opposition publie carrément un communiqué pour dénoncer les sabotages de l'extérieur contre toute initiative de règlement de la situation libanaise est révélateur, et indique à quel point cela est devenu évident. Ils possèdent certainement des preuves concrètes de ces mauvaises intentions et il appartiendra aux Libanais de les juger...

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L’opposition appelle les Libanais à se dresser contre le projet d’« américanisation » du Liban
20 Février 2007 L'Orient Le Jour

Le comité de suivi des forces de l’opposition, qui comprend, notamment, le Hezbollah, le Courant patriotique libre du général Michel Aoun, Amal et les Marada, s’est réuni hier et a publié un communiqué dans lequel il a commenté les derniers développements sur la scène locale et notamment « les initiatives arabes tendant à résoudre la crise et le refus de l’équipe du 14 Février » de les entériner.
« À chaque fois que pointe à l’horizon une solution susceptible de résoudre la crise, et d’éviter au pays plus de divisions, l’Administration de George Bush s’emploie, par le biais de ses instruments locaux, à ramener la situation au point de départ et au climat de tension qui transparaît dans le discours politique », a indiqué le communiqué de l’opposition.
L’opposition s’est aussi élevée contre la secrétaire d’État US, Condoleezza Rice, affirmant qu’elle a placé le Liban « au premier rang du combat pour l’expansion du projet américain dans la région ». Le texte a d’autre part mis l’accent sur le sabotage de l’initiative « saoudienne » qui œuvre pour parvenir à « une entente, à l’instar de ce qui s’est passé en Palestine ».
« Les Libanais savent désormais qui entrave la stabilité » et la consolidation de la sécurité du pays.
« Il n’y a pas d’issue à la crise et à l’état de confusion qui règne au Liban, depuis le vote de la funeste résolution 1559 et l’assassinat de Rafic Hariri, sans l’union des Libanais face aux mauvais instruments de la discorde qui s’emploient à mettre au point des moyens de tuer et de semer les dissensions confessionnelles et communautaires », a poursuivi le communiqué.
Les partis et forces de l’opposition ont en outre affirmé que ces développements ont renforcé leur détermination dans la lutte contre « le projet d’américanisation du Liban, tout comme les forces nationales ont battu en brèche le projet de sionisation du Liban par le biais de l’accord du 17 mai ». L’opposition a aussi jugé nécessaire de « sortir le Liban de l’orbite du suivisme étranger et des divisions qui font barrage au véritable changement ».
mercredi 21 février 2007 à 15:21
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Plusieurs survols israéliens de l'espace aérien libanais aujourd'hui... et je suis sûr qu'il n'y aura pas un mot de ces nouvelles violations de la 1701 dans les médias occidentaux demain matin.

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