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Thursday 01 February 2007 à 14:16
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QUOTE (libanaisepower @ 01 Feb 2007 à 13:02)
QUOTE (_Un Libanais_ @ 01 Feb 2007 à 12:51)
Comme je t'ai dis, je ne suis pas Manar... Quand aux slogans, eh bien ce ne sont que des slogans... Je n'y donne pas d'importance, ce n'est fais que pour haranguer les foules... Je ne suis que les actions et les dicours... Or jusqu'a present, je n'ai pas entendu de "mort a Israel" dans les discours de Nasrallah, et ca fais plusieurs mois que je le suis integralement...
Mais en touts cas, les slogans du type "mort a X" ne me plaisent pas, pas plus que "on veut ramener le Liban 20 ans et meme 100 ans en arriere"...

je vais te copcoller un article du journal le monde
certes un journal français



http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-...1-759824,0.html

Oui, je l'avais deja lu ce matin... Keske tu essaye de me montrer? Qu'il a dit que "Israel est destinee a la mort et l'aneantissement"? Ce sont des ennemis, a quoi tu t'attend? Qu'ils se lancent des fleurs? Israel dit ouvertement vouloir aneantir le Hezbollah... Le Hezbollah dit que c'est Israel qui va etre aneantie... Et apres? J'aimerai que tu donne au moins une importance egale a la suite de son discours... D'ailleurs, lol, ces propos ont etes "favorablement acceuillits par l'entourage du premier ministre Fouad Siniora"...

Ensuite, cesse d'essayer de faire croire que je rejette les medias francais juste parsequ'ils sont francais... Je rejette ceux qui font des raccourcis douteux, qui generalisent, font des erreurs, etc... Il y'a par contre certains medias francais qui sont assez bons, TV5, LCI, Itele, Le Figaro...
Thursday 01 February 2007 à 14:17
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QUOTE (libanaisepower @ 01 Feb 2007 à 13:12)
je suis ironique presque tout le temps , ce n'est pas personnel un libanais smile.gif

mwe... Moi aussi d'ailleurs, tu ne me connais pas de ce point de vue happy.gif ... Mais je m'abstient quand j'argumente avec quelqun...
Thursday 01 February 2007 à 14:28
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Comme quoi, les turques aussi nous font chier... Lol, on ne veut pas nous laisser tranquile original.gif


La convention porte sur la délimitation de la zone exploitable en matière de ressources naturelles
La Turquie réclame le gel de l’accord maritime entre Beyrouth et Nicosie
L'article de Lélia MEZHER


L’accord maritime signé entre le gouvernement libanais et Chypre continue de faire des vagues. Après avoir, au lendemain de sa signature, émis de vives protestations, la Turquie a enjoint mardi dernier au Liban de « geler l’application » de cet accord qui prévoit notamment la délimitation des eaux dont l’exploitation des ressources naturelles est légale. Ankara a ainsi estimé que ces clauses portent atteinte aux droits de l’entité autoproclamée créée par les Chypriotes turcs au nord de l’île. La République turque de Chypre du Nord (RTCN) « a aussi des droits et une juridiction sur les mers entourant l’île », a affirmé le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.
« L’administration chypriote grecque ne représente pas la totalité de l’île. Pour cette raison, nous considérons les accords qu’ils ont signés invalides », ajoute le document. Le ministère souligne en outre que « la Turquie est déterminée à protéger ses droits et ses intérêts en Méditerranée orientale et n’autorisera pas les tentatives qui les éroderaient ».
L’accord, qui est de nature à faciliter une future exploration de pétrole ou de gaz naturel, a été signé par la République de Chypre, seule entité reconnue internationalement sur l’île mais qui n’administre de facto que le Sud chypriote grec. « Nous rappelons aux pays ou entreprises qui pourraient être intéressés par l’exploration de pétrole et de gaz de prendre en considération la volonté des Chypriotes turcs et de ne prendre aucune initiative qui pourrait affecter négativement la résolution de la question chypriote », prévient de plus le ministère. Il convient de souligner dans ce cadre que le dirigeant de la RTCN, Mehmet Ali Talat, avait estimé la semaine dernière que les tensions pourraient s’accroître si les éventuelles ressources énergétiques au large de l’île n’étaient pas exploitées de concert par les deux communautés.
Chypre, de son côté, est montée au créneau hier pour défendre son droit de signer des accords d’exploration de champs pétroliers et gaziers avec le Liban. « Nous avons le droit de défendre notre État et d’exercer notre souveraineté de membre de l’Union européenne et des Nations unies », a déclaré le ministre du Commerce Antonis Michaelides à la radio publique.
« Il n’existe aucun pays au monde, à part la Turquie, qui ne considère pas les agissements de Chypre comme appropriés et conformes au droit international », a-t-il poursuivi.

Le Liban dans l’embarras
De source diplomatique, des informations font état de l’embarras des responsables libanais qui sont, dans les faits et juridiquement, engagés par l’accord signé avec Chypre. Mais la réaction de la Turquie a de quoi surprendre car le ton s’est durci mardi dernier lorsque le ministre turc des Affaires étrangères, Abdallah Gül, a convoqué l’ambassadeur libanais pour lui exprimer le mécontentement de son gouvernement à l’égard de cet accord et lui demander « le gel des conséquences de l’accord ». La Turquie considère ainsi que ledit accord « porte préjudice aux droits des autres pays méditerranéens » d’exploiter les ressources naturelles.
Les sources précitées confirment en outre « l’embarras » du Liban face à cette situation « car il n’est pas en mesure de se rétracter, l’accord étant désormais signé ». Ces sources ajoutent que « la Turquie a bel et bien signé une flopée d’accords avec Israël sans jamais s’enquérir de l’avis du Liban ». Le gouvernement libanais semble donc contraint de traiter cette question avec doigté et diplomatie afin de résoudre ce qui semble désormais constituer un différend sérieux entre le Liban et la Turquie. Rappelons qu’en 2001 déjà, Chypre avait fait appel à une compagnie pétrolière norvégienne pour une étude des fonds marins exploitable. La Turquie avait alors déployé des bâtiments de guerre dans la zone, ce qui avait conduit à l’arrêt de l’évaluation des ressources naturelles présentes dans cette zone du bassin méditerranéen.
Hier, au palais Sursock, le directeur général du ministère des Affaires étrangères, Hicham Dimachkieh, s’est réuni avec l’ambassadeur turc, Arfan Akar, et a abordé la question des protestations officielles turques. M. Dimachkieh a assuré son homologue turc de l’engagement du Liban à préserver « d’excellentes relations avec la Turquie », précisant que « le Liban se tient à égale distance de tous les pays amis ». Quant à M. Akar, il s’est contenté d’affirmer qu’il s’agit « d’une visite protocolaire, au cours de laquelle la situation générale dans la région a été abordée ».
Thursday 01 February 2007 à 15:02
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puréeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee
Thursday 01 February 2007 à 20:45
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QUOTE (libanaisepower @ 01 Feb 2007 à 09:56)
QUOTE (_Un Libanais_ @ 31 Jan 2007 à 18:32)
QUOTE (_libanaisepower_ @ 31 Jan 2007 à 18:15)
QUOTE (_Un Libanais_ @ 31 Jan 2007 à 15:24)
Je trouve aussi que c'est un tres grand pas vers la construction d'une strategie de defense effective, avec l'integration de la resistance dans l'armee dans un avenirs prochain...


tu crois que le nasrallah est pour le partage du pouvoir laugh.gif

c'est beau la jeunesse qd même
on croit tellement de choses tellement rapidement

Oui, je crois au partage du pouvoir de la part du Hezbollah... Ainsi, il a dit qu'il en veut pas participer a un futur gouvernement, mais qu'il laissera sa place a ses allies... Il y'a eu un accord entre Aoun et Nasrallah, qui a mis des restreintes au deux, malgres que c'est plus le Hezbollah qui a fais les concessions que Aoun... Par contre, montre moi une seule preuve du contraire... Et les prejuges ne comptent pas...
Ensuite, la jeunesse eclairee parle mieux que la viellesse alourdie de prejuges...

partage des pouvoirs au liban hein

le fait que le hesbollah veuille un Etat islamique t'embête ou t'indifere en tant que chretien ? happy.gif

Ah oui ?
Tes sources stp...
Thursday 01 February 2007 à 23:29
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Voila qui resume bien la situation actuelle:

Lettre du CPL à Monsieur Philippe Douste-Blazy, Ministre français des Affaires étrangères
February 1, 2007 Simon Abiramia - Courant Patriotique Libre - Département des Relations diplomatiques- Section France - Centre Queen Plazza - Jdeidé – Liban
Monsieur Philippe Douste-Blazy. Ministre des Affaires étrangères. Quai d’Orsay. 75007 Paris.

Monsieur le Ministre,
Dans votre réponse à Monsieur le député Jean-Marc Nesme lors de la séance des questions orales à l’Assemblée nationale, le mardi 30 janvier, vous avez déclaré : «Sur le terrain, la situation est de plus en plus tendue, en particulier à Beyrouth, avec une majorité et une opposition qui n’arrivent pas à se réconcilier sur deux sujets, évidemment très importants.
Le premier touche à la possibilité de donner à un tiers du gouvernement une minorité de blocage, ce qui est inacceptable car cela entraînerait une inefficacité du gouvernement. Le second problème concerne le tribunal à caractère international, seule solution pour éviter l’impunité de tous ceux qui veulent atteindre le Liban dans sa propre chair ».

Dans votre article publié dans l’édition du 30 janvier du quotidien « Le Monde », vous avez écrit : « Après trois mois d'une crise politique grave où chacun a campé sur ses positions, l'opposition semble vouloir faire le choix de l'escalade, au risque de renvoyer le pays aux pages les plus sombres de son histoire ».

Permettez-moi, au nom du Courant Patriotique Libre (CPL) en particulier, de protester vivement contre vos propos considérés comme une ingérence dans les affaires internes du Liban et dénotant une méconnaissance de la Constitution libanaise.
En effet, l’article 65 de la constitution libanaise stipule : « Quant aux questions fondamentales elles requièrent l'approbation des deux tiers des membres du Gouvernement tel que le nombre en a été fixé dans le décret de formation. Les questions suivantes sont considérées comme fondamentales:
La révision de la Constitution, la proclamation de l’état d’urgence et sa levée, la guerre et la paix, la mobilisation générale, les accords et traités internationaux, le budget général de l’Etat, Les programmes de développement globaux et à long terme, la nomination des fonctionnaires de la première catégorie ou équivalent, la révision des circonscriptions administratives, la dissolution de la Chambre des députés, la loi électorale, la loi sur la nationalité, les lois concernant le statut personnel et la révocation des ministres ».

Cet article a pour objet de garantir un maximum d’adhésion politique et populaire dans le cadre de la démocratie consensuelle qui régit le système politique libanais. Nous pouvons faire un parallèle avec le régime politique en Belgique où nous ne pouvons pas imaginer un conseil des ministres sans des Flamands ou Wallons.

Or je ne vois pas en quoi ce tiers peut être qualifié de « tiers de blocage ». Ce tiers peut, évidemment, être formé par différents ministres ayant des appartenances politiques différentes et non exclusivement appartenant à l’opposition actuelle. C’est une garantie supplémentaire pour que les décisions fondamentales soient adoptées avec le consensus le plus large.

Dans votre article dans « Le Monde », vous accusez « l'opposition de vouloir faire le choix de l'escalade, au risque de renvoyer le pays aux pages les plus sombres de son histoire ».

Or permettez-moi de vous rappeler que l’actuel gouvernement présidé par Monsieur Fouad Siniora n’envoie aucun signal positif à l’expression des revendications d’une large frange de la population libanaise sous la houlette de l’opposition nationale libanaise.

Je vous rappelle quelques événements majeurs qui ont marqué le Liban
• La formation du gouvernement libanais au mois de juillet 2005 n’incluait pas les représentants de la communauté chrétienne qui avait plébiscité les listes du Général Michel Aoun à hauteur de 75% des électeurs de cette communauté.
• Le 12 novembre 2006, démission de tous les ministres représentant la communauté chiite
• Un sit-in permanent qui dure depuis 60 jours
• Deux manifestations géantes (les 1er et le 10 décembre 2006) qui ont rassemblé plus d’un million cinq cent mille libanais sur une population de 4 millions de libanais.

Monsieur le Ministre,

L’opposition a eu recours à des actions démocratiques et pacifiques. Lors de la journée de la grève générale, le mardi 23 janvier, nous avons vu sur les chaînes de télévision, des miliciens appartenant aux partis de la majorité parlementaire, porter des armes. Des francs-tireurs ont même fait leurs apparitions sur les toits des immeubles, le jeudi 25 janvier, tirant sur les manifestants.

Pour justifier le recours à ces actions de la part de l’opposition, permettez-moi de vous signaler que sept atteintes graves à la constitution libanaise ont été dénombrées dans le cadre des actions de ce gouvernement.

L’une d’elles est le non respect de l’article 95 qui stipule que « les communautés seront représentées équitablement au sein du Gouvernement » et ceci en conformité avec le paragraphe Z du Préambule de la Constitution : « Aucune légitimité n’est reconnue à un quelconque pouvoir qui contredise le pacte de vie commune ».

Par conséquent, le gouvernement de Monsieur Siniora que vous continuez à vouloir appuyer est anticonstitutionnel et illégitime étant donné que la communauté chrétienne n’est pas équitablement et justement représentée et que le gouvernement n’inclut plus aucun ministre chiite.

Les autres atteintes sont aussi flagrantes mais je me contente d’en citer une seule transgressant l’article 19 relatif à la constitution du conseil constitutionnel :
« Un Conseil Constitutionnel sera institué pour contrôler la constitutionnalité des lois et statuer sur les conflits et pourvois relatifs aux élections présidentielles et parlementaires ».

Vous savez, Monsieur le Ministre, que le Conseil Constitutionnel est la plus haute autorité juridique du pays. Or Monsieur Siniora a neutralisé cette institution afin de l’empêcher de statuer sur la demande en recours présentée par le CPL sur l’invalidité de l’élection de 10 députés de la majorité actuelle dans la circonscription de Baabda-Aley.

Monsieur le Ministre,

J’espère avoir apporté dans cette lettre quelques éléments aidant à éclairer certains points essentiels et fondamentaux dans le but d’expliquer du mieux possible la réalité de la situation Constitutionnelle du pays.
Ainsi, j’ose espérer une clarification de votre part de vos récentes prises de position.

Veuillez croire, Monsieur le Ministre, à l’expression de ma plus haute considération.

Simon Abiramia
Beyrouth, le 1 février 2007
Friday 02 February 2007 à 19:21
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Apparemment, l'heure est à l'apaisement.

Il y a Frangieh et Aoun qui ont signé le pacte de Bkerké, Geagea d'accord sur le principe en attendant conseil chez ses alliés. Et après que H.Nasrallah ait lancé une fatwa contre tout chiite s'en prenant à un frère musulman, voilà que le cheikh sunnite de la république en fait de même à l'égard de ses "fidèles". J'espère juste que ce ne soit pas provisoire, juste le temps de faire passer la période du 14 février sans querelle et puis ensuite, reprendre les "hostilités"!
En attendant, je vois mal cette crise perdurer encore longtemps tellement la situation est absurde, avec tous les niveaux de pouvoir illégitimes et paralysés.

Ce message a été modifié par populas - Friday 02 February 2007 à 19:23.
Friday 02 February 2007 à 20:01
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L'important pour moi c'est que tout ne se termine pas en un compromis, en une demi-mesure... Je suis pour une revolution du haut en bas, il faut tout changer... Il faut que pour une fois il y'ai un vainqueur et un vaincu, parsequ'a chaque fois que la formule contraire etait appliquee, les problemes etaient resolus provisoirement, pour retourner plus tard...
En touts cas Aoun a dit hier que la demande de gouvernement d'union nationale est maintenant obsolete, toutes les institutions etant pourries jusqu'aux os... Il a soutenu le fait qu'il faut un remede radical, c'est a dire la tenue de nouvelles elections sur une loi juste, qui ramenerait l'equilibre et la stabilite dans les institutions...
Sunday 04 February 2007 à 14:31
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Michel Aoun a encore affirme aujoud'hui que les partisans de l'opposition ne doivent pas s'inquieter, qu'ils n'y-aura pas de compromis desavantageux, et qu'il faut le changement total du pouvoir, de toutes les institutions, du debut a la fin...
Je suis 100% avec cette position... Parseque des dizaines de fois la logique du "pas de vainqueur, pas de vaincu" a ete appliquees au Liban au cours de son histoire, et jamais les problemes n'etaient resolus entierement, mais revenaient plus tard, avec plus d'intensite...
Je rapelle la demande actuelle de l'opposition pour les quelques personne qui seraient tentes de parler de coup d'etat:
On veut une nouvelle loi electorale, juste et equitable, sur laquelle faire des elections anticipees... Les elections anticipees sont quelques chose de parfaitement normale et democratique... C'est bien ce que Chirac a fais quand il y'avait un blocage institutionel durant son premier mandat... Aussi, pourquoi une nouvelle loi? Parseque la loi qui a ete utilisee est celle de 2000, qui avait ete faite par Ghazi Canaan, le chef des services de renseignement syriens, sur mesure pour faire gagner Hariri et Joumblat, les servants de la famille Assad de l'epoque... Elle etait aussi desavantageuse envers les chretiens, qui n'avaient la possibilite d'elire que 21 (sur 64) de leurs deputes par eux meme... Ces memes 21 que Aoun a obtenus...
Ensuite, une fois les elections etablies sur une loi juste, le peuple libanais sera efficacement et entierement represente au parlement... Sur la distribution du parlement seras ensuite basee la distribution du gouvernement et son chef... Et c'est ce meme parlement qui elira le president en novembre prochain... Deux institutions qui seront absolument legitimes vu qu'elles seront basees sur une parlement vraiment representatif du peuple...
Ce n'est donc qu'en traitant le probleme a la racine, CAD au niveau electoral/parlementaire, que nous pourrons atteindre une stabilite durable... Et je ne vois pas comment certains seraient capables de me parler de coup d'etat...
Monday 05 February 2007 à 20:57
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Déminer pour sauver des vies
5 Février 2007 New Press


Les populations civiles libanaises sont en danger permanent à cause de l'utilisation massive de bombes à sous-munitions (BASM) qui ont touché près de 800 sites lors du conflit de l'été 2006. Dans ce contexte, pour éliminer ce danger mortel pour la population, Handicap International participe à la dépollution du sud du pays. Près de 45 personnes travaillent ainsi à proximité de la ville de Tyr, à la neutralisation des BASM.

Un million de sous-munitions non explosées, plus de 800 zones affectées, des centaines de villages touchées, le conflit de juillet 2006 a laissé un Liban meurtri ; un pays où il n'est plus possible d'aller à l'école, de cultiver sa terre, de se rendre à son travail sans courir un risque mortel.

Depuis la fin du conflit, 214 personnes, dont 184 civils, ont été victimes des bombes à sous-munitions. 33% d'entre elles avaient moins de 18 ans. Le déminage de ces zones s'annonce long, complexe et particulièrement dangereux. Le Centre de coordination de l'action contre les mines des Nations unies au Sud Liban (UN MACC SL) estime en effet qu'il faudra entre 12 et 15 mois pour débarrasser le pays de la menace des sous-munitions.

Opérations de dépollution
Afin de protéger les populations civiles de ce danger, Handicap International, présente au Liban depuis 1992 a mis en place depuis janvier 2007 des opérations de dépollution : 3 équipes d'une quinzaine de personnes chacune travaillent ainsi à proximité de la ville de Tyr, dans le village de Al Basourieh. Chaque équipe est composée d'un conseiller technique, d'un chef d'équipe, de 10 démineurs, d'un secouriste, d'un agent de liaison communautaire et d'un chauffeur-traducteur. Ces équipes opérationnelles sont appuyées par l'équipe d'encadrement du programme (logisticiens, agents administratifs, ...). Un travail de longue haleine réalisé grâce au financement de ECHO et qui devrait s'achever en octobre prochain.
Monday 05 February 2007 à 20:59
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L’opposition fait assumer à la majorité le non-aboutissement des négociations saoudo-iraniennes
La trêve actuelle menacée après le 14 février ?
3 Février 2007 Scarlett Haddad


Après avoir été le premier à faire souffler un vent d’optimisme sur le pays en crise, le président de la Chambre Nabih Berry est aujourd’hui le premier à émettre des doutes sur la durée de la trêve actuelle. Et lorsque Berry exprime ses appréhensions, le Liban frémit, car l’homme reste, bon gré mal gré, l’interlocuteur agréé des diplomates occidentaux et des différentes parties locales, et ses impressions devraient, en principe, être fondées sur des éléments sérieux.
Selon des sources de l’opposition, lorsque le président de la Chambre avait fait preuve d’optimisme, c’est qu’il avait reçu des indices positifs sur l’issue des pourparlers menés par l’émir Bandar ben Sultan avec Ahmad Larijani au sujet de la crise libanaise. Les mêmes sources affirment que ces pourparlers étaient entrés dans une phase déterminante et étaient proches de la conclusion d’un accord sur les deux sujets essentiels qui constituent le début d’une solution globale de la crise actuelle. Il s’agit, bien entendu, de la formation d’un gouvernement d’union nationale et de celle d’un tribunal international.
Au sujet du gouvernement, l’accord, selon les mêmes sources, accordait, sous une forme ou une autre, à l’opposition le tiers de blocage, tout en gardant Fouad Siniora comme Premier ministre. Au sujet du tribunal international, il aurait été convenu de laisser cette question jusqu’après la fin de l’enquête menée par la commission internationale et la publication de ses conclusions. L’idée directrice était de gagner du temps en attendant de voir la direction que doivent prendre l’instruction et la désignation officielle des suspects qui doivent être déférés devant le tribunal, tout en évitant que ce thème constitue un obstacle à un accord. Les négociateurs saoudien et iranien croyaient que cette formule avait de quoi rassurer les parties internationales, dont la Russie, qui émettent pour l’instant des réserves sur le projet actuel. Les sources de l’opposition ajoutent aussi que l’identité du négociateur saoudien était considérée comme un indice de la réussite de ces pourparlers car elles étaient convaincues que l’émir Bandar, connu pour ses bonnes relations avec l’Administration américaine, n’aurait pas pris une telle initiative sans avoir au préalable tâté le pouls de Washington. D’autant que les Américains ne peuvent pas mener un dialogue direct avec les Iraniens ; ils auraient ainsi mandaté leurs alliés pour entamer des discussions limitées. L’accord était donc pratiquement conclu et il n’attendait plus que la visite à Beyrouth du secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa pour le finaliser et l’officialiser.
Mais les développements des derniers jours ont montré que cette analyse était assez erronée, puisque l’accord qui aurait été sur le point d’être conclu entre les Saoudiens et les Iraniens se serait heurté, selon les sources précitées, à l’opposition de certaines parties locales et internationales. C’est en tout cas ce que laissent aujourd’hui entendre les sources proches du président de la Chambre, qui a rencontré entre hier et avant-hier les ambassadeurs de France et des États-Unis, et qui est en contact permanent avec les ambassadeurs d’Arabie saoudite et d’Iran. Les sources proches de Berry affirment donc qu’il y a eu un retour en arrière sur les deux points de l’accord et plus particulièrement sur celui du tribunal international, qui a été longuement évoqué, selon les mêmes sources, au cours des entretiens diplomatiques du président de la Chambre.
Les sources proches de l’opposition font donc assumer à la majorité l’émergence de nouveaux obstacles destinés à entraver les pourparlers saoudo-iraniens. Mais elles émettent aussi des inquiétudes sur le maintien de la trêve.
Selon ces sources, après les incidents déplorables de la semaine dernière, toutes les parties avaient pris conscience de la gravité de la situation, notamment le camp de la majorité, qui, toujours selon l’opposition, aurait perçu le fait que l’équilibre des forces n’est pas en sa faveur. Il y aurait donc eu un accord tacite pour calmer le terrain surchauffé et permettre à la population de souffler. Pourtant, ajoutent les mêmes sources, la majorité a essayé de profiter de cette volonté d’apaisement de la part de l’opposition pour tenter d’obtenir le retrait des tentes de la place Riad el-Solh et la suspension du sit-in. La réponse est arrivée très rapidement et clairement : il n’est pas question d’arrêter le mouvement de protestation avant la satisfaction des revendications.
Mais cela ne signifie pas que l’opposition compte entraver la commémoration du second anniversaire de l’assassinat du martyr du Liban Rafic Hariri. À ce sujet, les sources proches de Berry rappellent que le mouvement Amal compte organiser un rassemblement oratoire au Sud à cette occasion et Berry lui-même pourrait y prendre la parole, pour bien montrer que cette date ne divise pas les Libanais.
Toutefois, les sources de l’opposition craignent que le seul souci de la majorité soit de laisser passer cette date dans le calme pour lancer une nouvelle offensive par la suite.
De son côté, la majorité émet les mêmes appréhensions au sujet des plans de l’opposition, accusée de vouloir recourir à l’escalade et au blocage après le 14 février. Ces accusations et ces contre-accusations donnent une idée précise de la méfiance qui existe entre les deux camps.
Dans ce climat tendu, en dépit de la trêve apparente, la seule lueur d’espoir reste la prochaine visite de M. Amr Moussa annoncée pour la semaine prochaine, même si l’opposition ne semble pas très confiante dans l’issue de sa mission.
Et, en une phrase, la situation semble se résumer ainsi : la trêve ne signifie pas la fin de la crise et le 14 février serait ainsi une date butoir. Il reste à espérer que ce triste anniversaire sera l’occasion pour tous les Libanais de réfléchir sérieusement à leur avenir.
Tuesday 06 February 2007 à 11:49
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Pour ceux qui ne comprennent toujours rien a la situation, des clarifications du General lui-meme:



Interview - Le chef du CPL dresse le bilan du document d’entente avec le Hezbollah, un an après sa signature

Aoun : J’ai fait un pari sur l’avenir du Liban ; si l’on pense que j’ai eu tort, que l’on me juge à travers des élections anticipées

L’interview recueillie par Scarlett HADDAD, L'orient Le Jour




Plus qu’une énigme, le général Michel Aoun est un phénomène. En signant le document d’entente avec le Hezbollah le 6 février 2006, il a renversé l’équilibre des forces internes et bouleversé les équations préétablies. « Imprévisible et incontrôlable », disent les uns, « un homme libre et indépendant qui définit ses positions en fonction de sa vision de l’intérêt du pays », disent les autres. C’est en tout cas par choix personnel qu’il s’est rendu ce fameux lundi, au lendemain des actes de vandalisme à Achrafieh, à l’église Mar Mikhaël à Chiyah pour y rencontrer le secrétaire général du Hezbollah. Aussitôt attaqué par la majorité, le général Aoun a pris ses distances avec le 14 Mars, avant de devenir l’un des piliers de l’opposition, en dépit des critiques virulentes dont il est la cible à la fois de la part des forces internes et des diplomates occidentaux. En cette année riche en bouleversements et après la guerre de l’été, le général a-t-il regretté sa démarche en direction du Hezbollah ? Pense-t-il que cet accord lui a fait perdre sa popularité et l’a placé dans l’axe syro-iranien, comme le dit la majorité ? Il dresse pour « L’Orient-Le Jour » un bilan sans concession et explique que pour lui, cet accord est un projet de paix et un pari sur l’avenir du Liban.

Q : Comment est venue l’idée de cet accord et s’agissait-il d’une réaction à l’isolement qui vous a été imposé pendant les élections législatives de 2005 ?
R : L’idée est née dès mon retour au Liban et après les élections législatives et la formation du gouvernement. Je voulais essayer de trouver une solution aux armes du Hezbollah, pour aboutir à l’application de la résolution 1559, mais sans provoquer des secousses internes. J’étais convaincu qu’il fallait avant tout établir un lien de confiance avec le Hezbollah et le rassurer. Car on ne peut pas lui demander de déposer les armes qu’il utilise depuis 25 ans, sans la moindre contrepartie. Il me paraissait clair qu’il fallait travailler dans cette direction, sinon la 1559 allait provoquer un affrontement interne. J’avais d’ailleurs exprimé ces idées devant l’ambassadeur des États-Unis. Ma démarche n’était donc pas de conclure une alliance politique mais de trouver une solution qui évite de mettre en danger la stabilité du Liban. J’ai même exprimé ce point de vue devant Mme Condoleezza Rice.

Q : Pourquoi leur faisiez-vous part de vos idées ?
R : Ils me demandaient mon opinion sur la 1559 et j’exprimais mon point de vue. J’avais commencé à le faire aussi au Parlement, dans le cadre du discours que j’avais prononcé lors de la séance de vote de confiance, et mes propos avaient été accueillis par un tollé. Pour l’histoire, je dois dire que les députés de Joumblatt étaient les plus virulents contre moi et ceux du Hezbollah essayaient de les calmer. J’avais alors demandé que soit défini le territoire qu’il restait à libérer ainsi que le nombre des détenus libanais en Israël et j’avais évoqué le cas des Libanais réfugiés en Israël. Face à cette polémique, je me suis dit qu’il fallait établir des contacts bilatéraux et j’ai alors perçu que le Hezbollah voulait sérieusement entamer un dialogue sur ces questions litigieuses. Au fil des discussions, j’ai compris qu’il se sentait menacé par les Israéliens et la suite des événements a confirmé cette impression. Il me semblait clair que toute solution devait donc tenir compte de cette appréhension. J’ai compris aussi qu’il avait choisi de participer au gouvernement pour se donner une sorte de garantie sécuritaire, en plus des mesures de protection prises sur le terrain. Mais cette tentative n’a pas été couronnée de succès, car au sein du gouvernement, deux politiques étrangères parallèles se sont développées, la première menée par le ministre des AE et l’autre menée par le Premier ministre et d’autres.
Le gouvernement était donc en train de se fissurer. Pendant ce temps, notre relation avec le Hezbollah évoluait. Nous voulions essayer de trouver un moyen de vivre avec ce groupe dans les meilleures conditions. Il s’agissait d’une démarche pour l’avenir, basée pour nous sur la franchise, et nous voulions que le Hezbollah ne sente pas que nous pouvions conclure des accords contre lui. Bref, mon souci principal était d’éviter que la 1559 aboutisse à un affrontement interne, car je sentais qu’une certaine politique étrangère préparait une guerre au Liban. Le document signé avec le Hezbollah vise donc à déjouer les projets de guerre et son esprit consiste à favoriser une vie unie entre les Libanais, non une simple coexistence. Tous les ambassadeurs qui me rendaient visite avaient été informés de ce projet et pour eux, le paragraphe 10 du document qui aborde le cadre concret du problème avec le Hezbollah était bien entendu le plus intéressant. À cette époque, ils disaient que le Hezbollah ne signerait jamais un document d’entente abordant un tel problème. Ensuite, à mesure que le projet avançait, ils ont multiplié les pressions sur moi pour que je ne rencontre pas le secrétaire général du Hezbollah. J’ai alors compris que c’était le CPL qui était visé et qu’il fallait le briser.

Q : Comment cela ? Le Hezbollah n’était-il pas plutôt la cible ?
R : Si on revient en arrière, on se rappelle que lorsque le Courant du futur et le PSP ont conclu l’accord tripartite, nul n’a songé à protester contre la présence du Hezbollah au sein de cet accord. De même, nul ne s’est opposé à sa participation au gouvernement. Par contre, dès que j’ai parlé de rencontrer Nasrallah, il y a eu un tollé contre moi. J’ai alors fait le lien avec ce qui s’était passé avec moi avant ma venue au Liban pour tenter de retarder mon retour puis pendant les élections, et la conclusion s’est imposée à mon esprit.

Q : Le timing de la rencontre n’avait-il pas été choisi à cause des événements de la veille à Achrafieh, lorsque lors d’une manifestation, des églises avaient été attaquées ?
R : Non. La rencontre avait nécessité des préparatifs qui avaient besoin d’un délai de plus de 24 heures. Le rendez-vous avait été fixé à l’avance. Mais il y a eu comme une “coïncidence divine”. Vingt-quatre heures après les troubles et l’angoisse, un document de paix était offert aux Libanais avec des symboles forts : une rencontre dans une église qui avait été détruite pendant la guerre, dans une zone qui avait constitué une ligne de démarcation. Nous avons voulu ainsi briser les barrages moraux et montrer qu’il était possible de passer de l’état de non-belligérance à celui de paix. D’ailleurs, les gens nous ont devancé sur le terrain ce qui constitue la preuve que notre démarche correspondait à un besoin chez la population. Nous avons ainsi gagné sur le plan populaire.
Nous avons offert un document à toutes les parties, mais nul n’a voulu en discuter. Nous avons été attaqués de toutes parts et accusés d’avoir proposés un document syro-iranien. Et cela continue. Nous l’avons établi en trois langues, mais nul n’a voulu le lire. Pourtant, lors des séances de dialogue, les participants en ont pris certains points. Ce qui signifie bien qu’il est combattu à cause de nous, d’autant que l’autre partie continue à rechercher un accord avec le Hezbollah.

Q : Mais la suite des événements ne vous a-t-elle pas placé dans l’axe syro-iranien ?
R : Le document n’a pas une dimension régionale. Nous ne cherchons pas à résoudre le conflit israélo-arabe, mais à trouver un cadre d’entente libanais. Pour éviter d’éventuels dérapages, j’avais toutefois insisté pour ajouter deux points annexes qui exigeaient l’approbation des Libanais et de parties internationales : le renforcement de la Finul au Sud et la création d’un comité de surveillance comme en 1996 pour veiller au respect de l’application du document.

Q : Est-ce à cause de ce document que vous avez adopté une position favorable au Hezbollah lors du déclenchement de la guerre de l’été ? Vous vous sentiez lié ?
R : Lorsque la guerre de juillet a éclaté, il ne m’a pas fallu beaucoup de temps pour comprendre que c’était les chiites qui étaient visés. Toute une communauté libanaise était soumise aux bombardements et poussée à l’exode. J’ai réagi par conscience nationale. Face à l’indifférence de certaines parties libanaises et à l’appui tacite à l’agression de certaines autres, j’ai réclamé un cessez-le-feu immédiat et un retour aux négociations. J’ai même dit que je pouvais comprendre une opération de représailles israéliennes après l’enlèvement des deux soldats, mais que je ne comprenais pas la raison de cette guerre totale.

Q : Y a-t-il eu un contact entre vous et Nasrallah au moment du déclenchement de cette guerre ? Ne vous êtes-vous pas senti floué par lui ?
R : Quelques heures après l’opération, il m’a contacté pour me dire que le Hezbollah avait enlevé deux soldats. Pour nous, il s’agit de procéder à un échange de prisonniers, m’a-t-il affirmé. Je ne me suis pas senti floué puisqu’il avait lui-même déclaré à la table du dialogue qu’Israël ne rendra les prisonniers que si nous parvenions à en capturer de notre côté. J’ai aussitôt informé l’ambassadeur des États-Unis, qui m’avait demandé le matin même des précisions sur ce qui se passait.

Q : Mais vous n’étiez pas obligé de prendre une position aussi favorable au Hezbollah ?
R : J’ai agi par solidarité nationale et par conviction. Si je ne l’avais pas fait, il y aurait sans doute eu des troubles internes entre les chiites acculés, attaqués, isolés et révoltés et les autres parties libanaises. L’alternative à cette position était l’affrontement. C’est pourquoi nous avons très vite organisé des comités de soutien pour accueillir les déplacés. Ibrahim Kanaan m’avait contacté pour me dire qu’il y en avait un flot qui arrivait vers la région. Nous avons ensuite lancé des appels à l’aide à travers notre site Web. Mon souci était d’éviter toute discorde interne et tout comportement infantile à l’égard des déplacés. Car j’étais convaincu que le projet était de vider le Sud pour provoquer des troubles internes. J’ai alors lancé l’appel suivant : des années de guerre avec l’ennemi valent mieux que quelques heures de combats internes. J’ai aussi appelé à demander des comptes plus tard, lorsque la guerre sera terminée. Les gens ont commencé à réfléchir. Pour moi, les Libanais sont une famille et lorsqu’un des membres a un problème, il faut d’abord se solidariser avec lui. On lui demandera des comptes plus tard. C’est d’ailleurs ainsi que l’on rend un témoignage réel à la vérité du christianisme. Il n’y a qu’à relire l’évangile de saint Mathieu pour s’en rappeler.

Q : La guerre n’a-t-elle pas remis en cause le document d’entente ?
R : Pourquoi ? La résolution 1701 en a repris deux points : la question des prisonniers et celle des fermes de Chebaa. Les armes du Hezbollah y sont par contre placées sous la responsabilité des Libanais. Ce qui est conforme à l’esprit du document et s’il avait été accepté, nous aurions fait l’économie d’une guerre. Hélas, aujourd’hui, rien n’encourage à la paix. Israël menace ouvertement le Hezbollah et il est demandé à celui-ci de déposer les armes. À mon avis, ceux qui ont rejeté le document sont ceux qui ne veulent pas la paix. On critique les armes du Hezbollah et d’autres distribuent des armes à leurs partisans…

Q : Un an après, ne pensez-vous pas que ce document vous a fait plus perdre que gagner ?
R : Je ne vois pas les choses ainsi. Ce document est un pari sur mon pays et mon peuple. Il vise à semer la paix et l’amitié dans les cœurs et les esprits. C’est pourquoi je ne peux pas perdre. J’ai voulu bâtir la confiance entre les gens et je crois qu’un grand chemin a été accompli en ce sens. Aujourd’hui, on ne peut pas me demander de briser cette confiance.

Q : Mais n’avez-vous pas davantage donné que reçu ?
R : J’ai donné à mon pays, à l’avenir du Liban et à mon peuple. Et dans ces conditions, on ne calcule pas. J’ai fait un pari sur le rapprochement des communautés et j’aurais espéré que les autres suivent.

Q : Pourtant les Américains vous ont clairement demandé de revenir sur cet accord ?
R : C’est ce qui me pousse à me demander si les Américains ne souhaitent pas en fait créer un nouvel Irak au Liban. D’un côté, ils nous poussent à nous entendre et de l’autre, ils agissent différemment. Je crains donc qu’ils n’aient deux politiques, l’une officielle et l’autre cachée qui veut nous mener là où nous ne voulons pas aller. C’est pourquoi j’appelle constamment à une solution libanaise et je demande aux différentes parties de jouer cartes sur table. J’avais d’ailleurs proposé cela lors de la conférence de dialogue. J’avais même suggéré l’envoi d’une délégation parlementaire en Syrie pour lui présenter nos revendications pour que les positions soient claires, le gouvernement a combattu cette idée.

Q : Mais ne sentez-vous pas que ce document vous a placé dans le sillage du Hezbollah que vous suivez désormais ?
R : Je ne vois pas où est le suivisme dans ce document. Nous devons vivre avec les chiites, qu’ils soient vainqueurs ou vaincus. J’ai agi par conviction et c’est ma conscience que j’écoute car je suis un homme libre. J’espère que les autres agissent aussi avec conviction. D’ailleurs, lorsque les évêques sont venus me voir pour me proposer un document, je leur ai donné carte blanche. J’ai accepté l’initiative de Bkerké immédiatement car ma décision est libre. D’autres ont demandé du temps pour réfléchir. Même chose pour le pacte d’honneur que nous avons signé avec Frangié. On entend maintenant dire qu’il faut en discuter, etc. Comme si un pacte d’honneur était un traité.

Q : Justement au Liban, toutes les parties ont un appui étranger. Vous êtes le seul à ne pas en avoir. Ne vous sentez-vous pas le plus faible ?
R : Au contraire, je considère que le fait de ne pas avoir d’appuis étrangers est un signe de force. Je compte sur ceux que je représente et cela me suffit. C’est d’ailleurs pourquoi je dérange et je suis attaqué.

Q : On vous attaque aussi à cause de vos ambitions présidentielles.
R : Pourtant, tout ce que je fais aujourd’hui m’éloigne de la présidence. Celle-ci n’est pas un objectif pour moi, mais cela ne signifie pas que je dois renoncer à mon rôle et à mes convictions. J’ai une responsabilité à assumer face à ceux que je représente. C’est d’ailleurs pourquoi je suis soumis à une telle campagne de désinformation. Le but est de me neutraliser, ainsi que le Hezbollah. Les Américains veulent nous pousser vers la guerre civile, pour pouvoir se livrer en toute tranquillité à leurs projets dans la région. Avec leurs habituels préjugés, ils pensent que s’ils attaquent l’Iran, le Hezbollah va riposter. Et tout leur appui actuel à ce gouvernement unijambiste s’inscrit dans le cadre de la planification d’une guerre civile. Ils appuient un gouvernement qui réalise un coup d’État et a violé sept articles de la Constitution. Et c’est nous qu’ils accusent de vouloir déstabiliser le pays. Nous avons publié plus de 200 photos sur les incidents de la journée de grève, mais il semble que désormais la victime a moins de droits que le criminel.

Q : Justement, face à toute cette campagne n’avez-vous aucun regret ? Ne pensez-vous pas que la signature de ce document était une erreur ?
R : Je n’ai certainement aucun regret. J’ai agi selon mes convictions et ma vision de l’avenir du Liban. Si l’on pense que j’ai tort que l’on me sanctionne à travers des élections législatives anticipées. S’il y a une vraie démocratie au Liban, elles doivent avoir lieu car elles constituent une issue honorable pour tout le monde.

Q : Mais vous vous êtes aujourd’hui mis à dos la communauté internationale.
R : Vous savez, personne ne me donne de l’argent, ni les États-Unis ni l’Iran. Je suis un militaire à la retraite et donc un peu naïf. Je fais ce que je crois et je ne refuse de rencontrer personne. Je développe mes idées devant les ambassadeurs qui viennent me voir et je reste convaincu que la solution se trouve dans le document d’entente.

Q : Comment pouvez-vous concilier votre aspiration à un État de droit avec le maintien des armes du Hezbollah ?
R : Ces armes sont une réalité et elles avaient des raisons d’être là. C’est à partir de ce point que nous avons essayé de traiter cette question dans le document. Mais lors des conférences de dialogue, nous avons perdu beaucoup de temps et à la dernière réunion, j’avais posé la question suivante : les raisons qui avaient justifié les armes du Hezbollah se sont-elles dissipées ? Personne n’a voulu répondre. Si ces raisons n’existent plus, on pourra alors demander à Nasrallah de déposer les armes. Dans le document, nous avons essayé de proposer un cadre pour mettre un terme à ces raisons. On ne nous a pas suivis. Mais l’autre alternative, c’est la division.
Tuesday 06 February 2007 à 23:38
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Oui c'est une interview très intéressante de la seule journaliste encore fiable à l'Orient le Jour. Pas de déformation, pas de haine dans sa description d'un quelconque politicien, respect de l'intervenant... le genre de chose qu'on ne peut pas attendre des autres journalistes de ce journal très dévalué.

Sinon selon certaines infos, il parait que des parties palestiniennes soient impliqués dans les incidents de l'université arabe et parmi les snipers, plusieurs d'entre eux étaient en possession de papier palestinien. Bizarre mais cela renforce l'idée d'un désarmement dans et en dehors des camps palestiniens. Décision prise lors du dialogue nationale et qui aurait dû être exécutée en 6 mois mais le gouvernement n'a toujours rien ordonné...
Wednesday 07 February 2007 à 14:43
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Ils ont quand-même l'art de se foutre du monde ces Israéliens... les voilà qu'ils se préparent déjà à une prochaine guerre. J'ai hâte de voir quel sera leur nouvelle excuse pour redétruire le Liban, maintenant qu'il a reçu des fonds.

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L'armée israélienne pourrait avoir à "user de la force" contre le Hezbollah au Liban, selon Amir Peretz

7 Février 2007 AP
Le ministre israélien de la Défense Amir Peretz a accusé la Syrie mercredi de permettre le réarmement du Hezbollah au Liban et affirmé que l'Etat avait le droit "d'user de la force" contre la milice chiite pour contrer la menace.

S'exprimant devant des dirigeants judéo-américains, Amir Peretz a souligné qu'"en aucune circonstance, l'Etat hébreu ne doit ignorer le transfert d'armes et de munitions au Hezbollah". Tout en réaffirmant qu'Israël se pliait au cessez-le-feu négocié par l'ONU après 34 jours de violents combats l'été dernier, le ministre a tenu à ajouter que le gouvernement "se réserve le droit de protéger les citoyens de l'Etat d'Israël et le fera par la force sans aucune forme de compromis".

Cette déclaration d'Amir Peretz survient deux après l'annonce par l'armée israélienne de la découverte, lundi, de quatre bombes près de la frontière avec le Liban.

Cette découverte, si elle est confirmée, constitue une violation du cessez-le-feu et un échec de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) censée empêcher de nouvelles attaques contre l'Etat hébreu. Des responsables du parti de Dieu et de l'ONU ont déclaré qu'une enquête avait été ouverte sur cette information.

Ce message a été modifié par populas - Wednesday 07 February 2007 à 14:43.
Wednesday 07 February 2007 à 14:46
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voilà encore un autre article qui montre les intentions guerrières de nos voisins... il ne manque plus que le prétexte?

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Israël prépare ses localités frontalières à un nouveau conflit avec le Liban

6 Février 2007 Delphine Matthieussent - AFP
Dans le nord d'Israël, le choc de la dernière guerre au Liban est dans tous les esprits et les autorités travaillent d'arrache-pied pour assurer la protection des populations en cas de nouveau conflit avec le Hezbollah.

À Kyriat Chmona, une ville située à la lisière de la frontière avec le Liban sur laquelle se sont abattues plus de 800 roquettes pendant la guerre, la question des abris souterrains est la plus importante.

Mais, confie avec inquiétude le maire de cette ville, Haïm Barbibay, les aménagements et la construction d'abris supplémentaires, financés majoritairement par des fonds privés, ne seront achevés que fin 2007.

D'autant, ajoute-t-il, que «le prochain conflit touchera l'ensemble du territoire et la population ne pourra être déplacée, comme cela avait été le cas l'été dernier». Près de la moitié du million d'habitants du nord du pays s'étaient alors réfugiés plus au sud.

«Les abris ne peuvent accueillir que 60% des 24 000 habitants de la ville et ils doivent être équipés de climatiseurs, de téléviseurs et de connexions Internet afin que la population puisse y vivre normalement pendant une longue période», souligne Haïm Barbibay.

Haïfa, la capitale du nord d'Israël, se prépare aussi à un conflit à l'échelle nationale, explique Shmuel Gants, directeur général de la municipalité.

Il précise que dans sa ville, le nombre d'abris est suffisant: «Nous mettons l'accent sur la préparation psychologique de la population, qui devra rester sur place et faire face à la crise».

À l'hôpital de Nahariya, à une dizaine de kilomètres de la frontière libanaise, deux chambres saccagées par une roquette l'été dernier, sont restées en l'état, témoignage encore vivace de la dernière guerre.

Les prises d'oxygène sont encore accrochées aux murs criblés d'impacts de billes d'acier contenues dans le projectile. Les rouleaux de papier hygiénique sont aussi en place dans les salles de bains, au milieu des gravats et des barres métalliques tombées du plafond.

Par chance, au moment de l'incident, les malades avaient déjà été transférés au sous-sol aménagé pour fonctionner comme un hôpital en temps de guerre.

«Il y a dix ans, quand nous avons décidé de construire l'hôpital sous-terrain, on nous a pris pour des hurluberlus, maintenant tous les hôpitaux de la région nous envient», explique le porte-parole de l'établissement Zeev Farber.

«Nous avons besoin de millions de dollars et de temps pour construire des installations souterraines», affirme de son côté Kalin Shapira, directeur adjoint de l'hôpital de Safed, en Galilée orientale, près duquel se sont abattues une quarantaine de roquettes.

Des installations électriques pour les appareils médicaux de cet établissement ont commencé à être installées dans les salles souterraines réservées aux archives et à la blanchisserie.

Près de 160 Israéliens, dont une quarantaine de civils, ont été tués par les 4000 roquettes qui se sont abattues sur les localités du nord d'Israël lors du qui a opposé pendant 34 jours, l'été dernier, l'armée israélienne au Hezbollah libanais. La guerre a fait plus de 1200 morts au Liban et provoqué d'énormes dégâts.

Début janvier, le chef des renseignements militaires israéliens Amos Yadlin avait affirmé que le Hezbollah reconstituait son arsenal militaire et que la force internationale stationnée dans le sud du Liban ne faisait rien pour l'en empêcher.

En décembre, le général Yossi Beidatz, chef de l'unité de recherche des renseignements militaires, avait quant à lui estimé que le président syrien Bachar al-Assad «préparait ses forces à un conflit militaire» avec Israël.

Comme pour confirmer l'imminence d'une reprise des combats, lundi, quatre charges explosives placées en territoire israélien, à proximité de la frontière avec le Liban, ont été découvertes par l'armée israélienne.
Wednesday 07 February 2007 à 14:52
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QUOTE (populas @ 07 Feb 2007 à 13:46)
voilà encore un autre article qui montre les intentions guerrières de nos voisins... il ne manque plus que le prétexte?


t'en fais pas pour le prétexte
comme la dernière fois ton allié hesbollah fournira tout ce qu'il faut à israel pour finir la destruction totale du liban
Wednesday 07 February 2007 à 16:17
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QUOTE (_libanaisepower_ @ 07 Feb 2007 à 13:52)
QUOTE (_populas_ @ 07 Feb 2007 à 13:46)
voilà encore un autre article qui montre les intentions guerrières de nos voisins... il ne manque plus que le prétexte?


t'en fais pas pour le prétexte
comme la dernière fois ton allié hesbollah fournira tout ce qu'il faut à israel pour finir la destruction totale du liban

Dis-moi, ton patron est Libanais pour que tu nous en veuilles au point de souhaiter la destruction de mon pays? Ou bien c'est de voir qu'un pays aussi développé que le tien puisse faire concurrence au tourisme dans la région?

Je ne comprendrai décidément jamais la jalousie israélienne envers les Libanais...

Ce message a été modifié par populas - Wednesday 07 February 2007 à 16:17.
Wednesday 07 February 2007 à 19:24
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QUOTE (_libanaisepower_ @ 07 Feb 2007 à 13:52)
t'en fais pas pour le prétexte
comme la dernière fois ton allié hesbollah fournira tout ce qu'il faut à israel pour finir la destruction totale du liban

Effectivement !

Et cette attaque supplémentaire d'un pays arabe fournira encore un argument à une future destruction totale d'Israel...

PS: J'attend les accusations d'antisémtisme! Bizarre que les mêmes propos n'ont pas la même portée selon les pays concernés auquels ils s'adressent...

Ce message a été modifié par Ganesh - Wednesday 07 February 2007 à 19:26.
Wednesday 07 February 2007 à 20:36
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Au Liban, des magasins, gyms, boites, bars, supermarches, etc. sont en train de coller sur leurs murs des panneaux interdisant de parler politique ou religion... Un drole de moyen pour reduire les frictions original.gif
Dans le taxi que j ai pris aujourd'hui, le chauffeur avait colle un sticker mentionnant l'interdiction de parler politique...
Wednesday 07 February 2007 à 20:37
Citer +Citer
QUOTE (Ganesh @ 07 Feb 2007 à 18:24)
QUOTE (_libanaisepower_ @ 07 Feb 2007 à 13:52)
t'en fais pas pour le prétexte
comme la dernière fois ton allié hesbollah fournira tout ce qu'il faut à israel pour finir la destruction totale du liban

Effectivement !

Et cette attaque supplémentaire d'un pays arabe fournira encore un argument à une future destruction totale d'Israel...

PS: J'attend les accusations d'antisémtisme! Bizarre que les mêmes propos n'ont pas la même portée selon les pays concernés auquels ils s'adressent...

En effet, ca devient tres lourd... Et je suis fier de faire partie de ce pays qui restera toujours un cailloux dans les sandales des israeliens et des americain...

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