Friday 11 August 2006 à 16:30
Le livre d'un soldat israélien sur les atrocités commises par l'armée d'occupation
par Gideon LevyComment quequ’un d’éduqué devient nécessairement une brute, un animal, un criminel, quand il sert dans l’armée d’occupation israélienne : c’est l’histoire que raconte à la première personne le sergent chef Liran Ron Furer, qui ne trouve plus le sommeil après les atrocités qu’il a commises à Gaza. Son livre vient de trouver un éditeur en Israël, mais pour le moment personne ne veut le diffuser. Gideon Levy, journaliste courageux, en donne quelques extraits dans Haaretz.
"Liran Ron Furer, sergent chef (Réserviste) ne peut plus désormais continuer à vivre sa vie de façon habituelle.
......................................................
Il décrit :
Comment ils ordonnaient aux enfants de nettoyer le checkpoint avant l’heure d’inspection ;
Comment un soldat appelé Shahar avait inventé un jeu : "il vérifie la carte d’identité de quelqu’un, et au lieu de lui rendre, il la lance en l’air. Il prenait plaisir à voir l’Arabe obligé de sortir de sa voiture pour ramasser sa carte d’identité.... C’est un jeu pour lui et il peut passer tout le temps de sa garde de cette façon",
Comment ils ont humilié un nain qui venait chaque jour au checkpoint sur son chariot : "ils l’ont obligé à être pris en photo sur le cheval, l’ont frappé et humilié pendant une bonne demi-heure, puis l’ont laissé partir quand des voitures sont arrivées au checkpoint. Le pauvre type, il ne le méritait vraiment pas ;"
Comment ils se sont fait prendre en photo souvenir avec des arabes attachés, ensanglantés, qu’ils avaient battus ;
Comment Shahar a pissé sur la tête d’un arabe parce que l’homme avait eu l’audace de sourire à un soldat,
Comment Dado a obligé un arabe à se tenir à quatre pattes et à aboyer comme un chien, et,
Comment ils ont volé des chapelets de prière et des cigarettes "Miro voulait qu’ils lui donnent leurs cigarettes, les Arabes ne voulaient pas, alors Miro a cassé la main de quelqu’un et Boaz a lacéré les pneus".
Confession glaciale
Celle qui glace le plus le sang de toutes ses confessions : "J’ai couru vers eux et j’ai donné un coup de poing dans la figure d’un Arabe. Je n’avais jamais donné un coup de poing de la sorte. Il s’est effondré sur la route. Les officiers ont dit que nous devions le fouiller pour trouver ses papiers. Nous lui avons mis les mains derrière le dos et je les lui ai attachées avec des menottes en plastique. Puis, nous lui avons bandé les yeux, pour qu’il ne voit pas ce qu’il y avait dans la jeep. Je l’ai ramassé de sur la chaussée. Un filet de sang coulait de sa lèvre jusqu’au menton. Je l’ai mis debout derrière la jeep et l’ai jeté dedans, ses genoux ont heurté le coffre et il a atterri à l’intérieur. Nous nous sommes assis derrière en piétinant l’Arabe... Notre Arabe était étendu là, plutôt calme, juste pleurant doucement pour lui-même. Son visage était juste sur mon gilet pare-balles et il saignait. Il y avait une flaque de sang et de salive, cela m’a dégoutté et mis en colère, alors je l’ai empoigné par les cheveux et je lui ai tourné la tête sur le côté. Il a pleuré tout haut et, pour faire en sorte qu’il arrête, nous lui avons piétiné le dos de plus en plus fort. Cela l’a calmé pendant un moment, puis il a recommencé. Nous avons conclu qu’il était soit retardé, soit fou."
"Le commandant de la compagnie nous a informé par radio que nous devions l’amener à la base. "Bon travail, tigres" dit-il en nous taquinant.
Tous les soldats attendaient là-bas pour voir ce que nous avions attrapé. Quand nous sommes arrivés en jeep, ils ont sifflé et applaudi à tout rompre.
Nous avons mis l’Arabe à côté du garde. Il n’arrêtait pas de pleurer et quelqu’un qui comprenait l’arabe dit qu’il avait les mains qui lui faisaient mal à cause des menottes. L’un des soldats est allé vers lui et l’a frappé dans l’estomac. L’Arabe s’est plié en deux et a grogné, et nous avons tous ri. C’était marrant.... Je lui ai donné un gros coup de pied dans les fesses et il s’est étalé juste comme je l’avais prévu. Ils ont crié que j’étais totalement fou, et ils ont ri. et je me suis senti heureux. Notre arabe n’était qu’un garçon mentalement retardé de 16 ans."le reste de l'articlePeut etre qu'en lisant ca, certains comprendront que cette armee israelienne est une armee raciste, une armee d'occupation qui n'a aucun respect pour l'arabe, qu'il soit Palestinien ou Libanais.
Ce message a été modifié par hatem - Friday 11 August 2006 à 16:32.