mardi 08 juillet 2008 à 22:45
"Le WWF déçu par les résultats du G8 au Japon
Changement climatique: Le WWF est fortement déçu des résultats du sommet du G8 au Japon. Malgré les négociations, peu de progrès ont été enregistrés depuis le sommet de Heiligendamm en 2007. Aucun engagement concret ne ressort de ce sommet du G8 pour stopper le changement climatique.La décision de réduire les émissions de CO2 mondiales de 50% d'ici 2050 ne suffit pas. Pour protéger les hommes et la nature contre le changement climatique, les pays riches doivent réduire leurs émissions de 25 à 40% d'ici 2020. Le G8, qui est réespondable pour 62% des émissions totales de CO2 dans l'atmosphère, doivent maintenant prendre leurs responsabilités. "
http://www.wwf.be/fr/?inc=news&newsid=...amp;pageid=newset quand on lit ceci:
"Le changement climatique, plus rapide et plus fort que prévu Changement climatique: jeudi 24 avril 2008
Le sort de la calotte glaciaire du Groenland touche aussi les ours polaires et les hommes
Gland, Suisse – le 24 avril 2008 – Le changement climatique frappe le Pôle Nord plus fort et plus vite que prévu. Selon un nouveau rapport de l’organisation mondiale de protection de l’environnement WWF, les glaces qui entourent le Pôle Nord et la calotte glaciaire du Groenland fondent plus vite que prévu. Les conditions de vie des ours polaires sont encore plus difficiles et les populations locales sont obligées de changer leurs habitudes et de déménager. Selon les scientifiques, l’Arctique se rapproche dangereusement du moment où, à cause du réchauffement climatique, les systèmes naturels encourront des changements irréversibles aussi bien pour les hommes que pour la nature. Le rapport, Arctic Climate Impact Science – An Update Since ACIA, rassemble en fait différentes études sur les conséquences du changement climatique an Arctique. Il s’agit du premier rapport qui centralise autant de données depuis la publication de l’Arctic Climate Impact Assessment (ACIA) en 2005.
« Au regard des données scientifiques des changements récents en Arctique, nous devons malheureusement admettre que ce que nous pensions savoir des impacts du changement climatique n’est rien à côté des changements que nous voyons déjà aujourd’hui en Arctique, » explique le Dr Sommerkorn. « Nous sommes face à un problème très sérieux car certains des changements qui s’opèrent déjà actuellement, risquent d’accélérer le réchauffement de la Terre au delà des modèles établis jusqu’à présent.»
Au Groenland, la fonte saisonnière des glaces est beaucoup plus rapide depuis 2004, ce qui laisse penser qu’elle atteindra bientôt son point de non retour. Jusqu’alors, la glace fondait en effet d’environ 80 km³ chaque été. Depuis 2004, la fonte est trois fois plus rapide et se sont 240 km³ de glace qui disparaissent chaque année. Selon les conclusions du GIEC (le groupement intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat), si toute la calotte glaciaire du Groenland disparaît, le niveau des mers augmentera de 7,3 mètres.
La banquise qui entoure l’Arctique fond également beaucoup plus vite qu’avant. En septembre 2007, les images satellite ont enregistré la plus petite étendue de glace jamais mesurée en été ; entre 1979 et 2000, elle s’est vue amputée de 39% de sa surface. Les recherches qui ont été menées depuis les navires et les avions, ont mesuré la plus petite étendue de glace de tout le 20e siècle. Les études récentes montrent que la banquise en Arctique pourrait avoir complètement disparu d’ici 2013. Or, les projections précédentes parlaient de la moitié voire de la fin du 21e siècle.
La fonte des glaces rend la survie des 25 000 ours polaires qui vivent encore dans la région d’autant plus difficile. Au cours des 30 dernières années, la banquise commence à fondre presque 30 jours plus tôt. La saison de chasse pour les ours polaires devient dès lors beaucoup plus courte. Aujourd’hui déjà, un tiers des ours polaires ont vu leur masse corporelle fortement réduite et moins de jeunes ont pu voir le jour. Les ours trouvent aussi moins d’espaces pour élever leurs petits et doivent nager plus longtemps d’un iceberg à l’autre ce qui engendre plus de noyades. D’ici la moitié du 21e siècle, on estime que deux tiers de la population d’ours actuelle, soit environ 16 500 individus, auront disparu.
Les conséquences du changement climatique ne frappent pas que la nature et les animaux. Les populations humaines en Arctique en ressentent aussi déjà les impacts. Petit à petit, les manières traditionnelles de vivre se perdent. La nourriture naturelle est remplacée par celle des magasins, les zones de chasse sont de plus en plus désertes, les chasseurs perdent leur rôle social de fournisseur de nourriture, et les personnes plus âgées quittent leur village pour rejoindre la ville. La fuite des personnes âgées est un réel problème car ce sont eux qui ont le plus de connaissances pour pouvoir s’adapter aux conditions changeantes. Certains villages seront à terme complètement abandonnés.
Le WWF publiera son rapport jeudi, à l’occasion de la réunion du Conseil de l’Arctique, le forum intergouvernemental des Etats arctiques. « Les Etats arctiques se doivent maintenant de réagir face à ces preuves scientifiques, » déclare le Dr Sommerkorn, un des auteurs du rapport et conseiller sur le changement climatique pour le programme Arctique du WWF- International. « Il n’est pas trop tard pour changer la donne mais ils doivent agir fort et rapidement. On ne peut plus continuer comme si de rien n’était ». Afin d’éviter les pires catastrophes, nous devons maintenir le réchauffement climatique sous la barre des 2°C. Pour y arriver, d’ici 2050, nous devons réduire les émissions de gaz à effet de serre de 80% par rapport au niveau de 1990.
L’Arctique n’est pas seulement un des endroits sur Terre les plus vulnérables face au changement climatique, mais également un endroit où les impacts sont les plus rapides et les plus forts. Pour le WWF, il est plus que temps d’agir. « Nous devons réduire les émissions globales de gaz à effet de serre pour éviter que le réchauffement ne continue à cette vitesse en Arctique et que le système climatique global ne s’en trouve bouleversé » conclut le Dr Sommerkorn. « Nous devons en même temps diminuer la vulnérabilité des systèmes sociaux et environnementaux en Arctique en réduisant les menaces dues aux activités humaines et construire la résilience des écosystèmes pour les armer contre le changement climatique. "
On se demande si les dirigeants du G8 savent qu'il faut agir maintenant parce que si non, il sera trop tard.