dimanche 09 mars 2008 à 05:23
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Avoir le sentiment de controler sa vie mais pas au sens d'une emprise, plutot au sens ou quoi qu'il se produise on finisse par en tirer une satisfaction.
d'accord...
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Dans ce sens, parler de quête du bonheur en tant que finalité serait complètement inapproprié, le bonheur ne se définissant pas comme un état mais comme une succession d'états.
Ces états ne durent pas assez longtemps. Quand on y réfléchit, ils ne durent que 10/15 minutes par jour, ou quelque chose comme ça...
Le bonheur, dans cette vie, en tant que finalité, est inapproprié comme tu dis. Mais seulement dans un sens.
C'est ou on y croit, ou on y croit pas.
Ca peut sembler trop romanesque ou je ne sais quoi, mais ça a toujours été comme ça.
Quand on devient adulte, ça devient inapproprié (comme tu dis) d'être
poussé vers un état de bonheur alors qu'on y a pas cru. Ca pose un réel problème de dignité. Un peu comme quelqu'un qui recevrait un salaire dans une entreprise, alors qu'il ne travaille pas du tout.
Celui qui se plaint et qui reçoit à un salaire peut être assimilé à une sorte de bourreau. C'est inadmissible que quelqu'un soit béni ou heureux, pour le simple fait qu'il ne soit, soi-disant pas content.
A ce moment-là, celui qui ne fait rien à raison, et celui qui travaille a tort!
Si on croit au bonheur, ça nous fortifie.
Si on y croit pas, quand il arrive, ça nous affaiblit et c'est vraiment catastrophique, parce qu'on est jamais bien, du coup.