A voir sur Livenet :

Derniers Sujets

Pages :  1 2 >
Livenet > Forum > Philosophie
samedi 01 mars 2008 à 06:19
Citer +Citer
Je me posais assez naïvement la question... Puisque la recherche du bonheur apparaît généralement comme la quête ultime, en quoi ce serait obligatoirement une fin?
Pourquoi inscrit-on cet état dans un processus temporel linéaire (cad: est-ce que ce ne serait pas une erreur de le considérer comme un but?) ?

samedi 01 mars 2008 à 09:12
Citer +Citer

space oddity
samedi 01 mars 2008 à 06:19
Je me posais assez naïvement la question... Puisque la recherche du bonheur apparaît généralement comme la quête ultime, en quoi ce serait obligatoirement une fin?
Pourquoi inscrit-on cet état dans un processus temporel linéaire (cad: est-ce que ce ne serait pas une erreur de le considérer comme un but?) ?




Ceux qui courent après le bonheur ont du mal à le situer déjà. C'est devenu un argument marketing plus qu'autre chose. On décide des besoins et envies des gens à leur place. Les gens courent tous après les mêmes choses sans se douter qu'on a décidé de leur "bonheur" pour eux. Résultat: on assiste à une augmentation du nombre de gens frustrés qui se persuadent qu'ils ont atteint une certaine satisfaction.
C'est tout ce que j'ai à dire là-dessus.


Ce message a été modifié par moe22 - samedi 01 mars 2008 à 09:15.
samedi 01 mars 2008 à 14:45
Citer +Citer
Mais tu dis [mais tu dis]
Que le bonheur est irréductible
Et je dis [et il dit]
Que ton espoir n'est pas si désespéré
A condition d'analyser
Que l'absolu ne doit pas être annihilé
Par l'illusoire précarité de nos amours
Destituées
Et vice et versa [et vice versa]

wink.gif
samedi 01 mars 2008 à 15:10
Citer +Citer
Si l'on par du principe que le bonheur est celui qui nous est vendu en supermarché , alors il n'est ni un but ni une fin , mais seulement une illusion qui ne sert qu'à tromper nos sens
De se point de vu le bonheur n'est pas une fin .
Nous pouvons aussi dire qu'il est une élévation , dans ce cas , il est certes le but vers lequel il faut tendre mais , il me parait difficile d'y acceder de notre vivant ou du moins pas sans gros sacrifices ( puisque je parle d'un bonheur absolu et , non d'un bonheur illusoire ) .
samedi 01 mars 2008 à 15:18
Citer +Citer
Maintenant , il est tout à fait possible de vivre sans tendre vers ce bonheur dit absolu . Mais je pense que ce ne sera pas une vie épanouie ou , du moins nous n'aurons pas tendu vers notre développement personnel complet .


Ce message a été modifié par akumetsu - samedi 01 mars 2008 à 15:21.
samedi 01 mars 2008 à 17:01
Citer +Citer
Le bonheur, ainsi que l'amour, la liberté... restent des concepts tellement vagues que les arguments des uns et des autres peuvent cohabiter, glisser les uns sur les autres sans pour autant les épuiser. Les philosophes en parlent depuis de millénaires et... on en est toujours à chercher a cerner le sujet. On parle bien de Bonheur interieur brut,(BIB), de bonheur absolu, mais il en est de ceux la comme de l'infini: on en a une vague idée un ressenti presque, mais pas franchement d'explication fine. Comment reduire un objet proteiforme comme le bonheur ?Quête, état transitoire que l'on voudrait voir durer, etat differentiel... il est plus facile de tenter l'explication apophatique, qui demeure cependant insatisfaisante.
Pourtant cette tentation réductrice est en marche par un chemin différent que celui qu'offre la pensée pure. Si je me réfere a l'ouvrage de M Damasio ( Spinoza avait raison, le cerveau des émotions), il semblerait que les techniques modernes d'imagerie cérébrale nous montrent que le plaisir, la tristesse ... sont des réponses à des stimulis compétents qui activent des zones du cerveau. Ces zones sont l'encartement de situations deja vecues cotoyant des reactions innées. Le bonheur serait un état du corps qui correspond a un etat encrte dans le cerveau. Loin d'une définition psychologisante on se retrouve face aux émotions brutes dont le bonheur fait partie.
Il est intéressant de noter que si des stimulis compétents peuvent provoquer des émotions, les idées qui activent les mêmes zones encartées peuvent aussi y arriver. Le bonheur comme stimulus externe est-il plus facile a obtenir, et donc tel une drogue, y sommes nous plus accros qu'au bonheur "idéel", psychologique, qui semblerait, c'est une opinion, peut-être plus proche de la joie?.
samedi 01 mars 2008 à 19:43
Citer +Citer
Oui! Tout à fait. Je pense aussi que chacun a "son" bonheur à atteindre.

(par contre, je n'ai pas compris le reste de l'intro mrgreen.gif redbiggrin.gif redbiggrin.gif )
samedi 01 mars 2008 à 20:59
Citer +Citer

flogin
samedi 01 mars 2008 à 14:45
Mais tu dis [mais tu dis]
Que le bonheur est irréductible
Et je dis [et il dit]
Que ton espoir n'est pas si désespéré
A condition d'analyser
Que l'absolu ne doit pas être annihilé
Par l'illusoire précarité de nos amours
Destituées
Et vice et versa [et vice versa]

wink.gif



Tu m'as volé ma réplique !! laugh.gif

Rien à rajouter à ce qui a déjà été dit. Le bonheur en tant que concept universel n'existe pas, il est une définition propre à chacun, et chacun sa façon de l'atteindre, de se sentir y être, d'y renoncer à jamais, ...
samedi 01 mars 2008 à 23:18
Citer +Citer

flogin
samedi 01 mars 2008 à 14:45
Mais tu dis [mais tu dis]
Que le bonheur est irréductible
Et je dis [et il dit]
Que ton espoir n'est pas si désespéré
A condition d'analyser
Que l'absolu ne doit pas être annihilé
Par l'illusoire précarité de nos amours
Destituées
Et vice et versa [et vice versa]

wink.gif




J'ai hésité aussi lol
samedi 01 mars 2008 à 23:21
Citer +Citer

Sans nom
-
--
d'y renoncer à jamais




les moments de tristesse ne font pas qu'il faut renoncer pour toujours au bonheur.

Mais ça, tu as le temps de gérer, avec l'âge wink.gif smile.gif
dimanche 02 mars 2008 à 00:26
Citer +Citer

consulter la page 36 (bar des connards pour en savoir +)
dimanche 02 mars 2008 à 00:53
Citer +Citer

Juday
samedi 01 mars 2008 à 19:43
les moments de tristesse ne font pas qu'il faut renoncer pour toujours au bonheur.

Mais ça, tu as le temps de gérer, avec l'âge wink.gif smile.gif



Merci Père Fouras sleep.gif mais je ne fais pas de référence à moi, mais de personne qui font le réel choix de renoncer au bonheur, car il en existe.

En ce qui me concerne, s'il faut que je parle de moi (faites genre c'est intéressant "ooooooooohhh !"), je nage en plein dedans le bonheur (j'ai fait court, faites "aaaaaaaaahhh !")

dimanche 02 mars 2008 à 03:17
Citer +Citer

Sans nom
-
--
Merci Père Fouras




xD

Putain la crise ce soir!




Sans nom
-
--
personne qui font le réel choix de renoncer au bonheur




oui mais là par contre, il faut être très très con *voix sénile*

wink.gif
dimanche 02 mars 2008 à 03:20
Citer +Citer

space oddity
samedi 01 mars 2008 à 06:19
Je me posais assez naïvement la question... Puisque la recherche du bonheur apparaît généralement comme la quête ultime, en quoi ce serait obligatoirement une fin?
Pourquoi inscrit-on cet état dans un processus temporel linéaire (cad: est-ce que ce ne serait pas une erreur de le considérer comme un but?) ?



moi je n'ai pas l'impression du tout que les gens courrent après le bonheur.
maintenant, peut être que je n'ai pas de chance et que je ne suis entourée de que névrosés, mais bon, je ne pense pas.

je trouve que la société occidentale est super forte pour faire passer des vessies pour des lanternes: avec l'image sacrée de l'executive man ou woman, le travail devient une valeur en soit, pas une façon d'obtenir des moyens de subsister.

l'argent est une valeur en soit. idem.

la famille est une valeur en soit, pas un groupe qui permet de nous protéger, nous rendre plus fort, moins perméable aux coups durs.

l'acquisition d'un cercle d'amis ne sert qu'à nous prouver notre valeur sociale: plus on connait de gens plus on est fréquentable, et plus ils sont importants, plus on a la quote! (ne dit-on pas d'un pauvre type qu'il n'a pas d'amis?)

la renommée devient une valeur en soit, valeur pour laquelle certains sont prêts à faire n'importe quoi, y compris transiger avec leurs principes les plus sacrés, même si cette renommée les distingue aux yeux de crétins pour lesquels ils n'ont aucune estime.

et tout le monde trouve ça normal.
à la limite, c'est ce qui me ferait le plus peur.

honnêtement, je ne suis pas sûre du tout que la société actuelle promeuve la quête du bonheur. je pense surtout qu'elle promeut l'acquisition de SIGNES de bonheur et de réussite, en l'absence de bonheur et de réussite.

en gros, elle nous vend du vent, et elle ne s'en cache même pas.
parce qu'il faut être fin con pour croire qu'avoir un travail, un conjoint, des enfants, une maison, une voiture et un chien c'est la quintessence du bonheur et de la réussite.

nous savons tous que le bonheur est un sentiment.
il ne se cherche donc pas dehors, mais dedans.

commencez à parler de recherche spirituelle du bonheur, et on vous targuera de suite d'illuminé. commencez à parler de chercher un boulot mieux payé, avec plus de responsabilités, et tout le monde cautionnera votre recherche active du bonheur.

le seul fait qu'on s'attache plus à la forme d'une idée qu'à son essence, me prouve que finalement, ici et maintenant, les gens ont renoncé à ETRE heureux.

ils ne cherchent plus qu'à le paraître.
et c'est même pas malheureux. c'est juste désespérant. sleep.gif
dimanche 02 mars 2008 à 03:29
Citer +Citer

didam
dimanche 02 mars 2008 à 03:20
le seul fait qu'on s'attache plus à la forme d'une idée qu'à son essence, me prouve que finalement, ici et maintenant, les gens ont renoncé à ETRE heureux.
ils ne cherchent plus qu'à le paraître.
et c'est même pas malheureux. c'est juste désespérant. sleep.gif


sleep.gif C'est terrible EN EFFET.

* cette manie de mettre certains mots en CAP ces derniers temps, c'est désespérant *

dimanche 02 mars 2008 à 06:45
Citer +Citer

didam
dimanche 02 mars 2008 à 03:20
moi je n'ai pas l'impression du tout que les gens courrent après le bonheur.




Pardon, en fait quand je parle de quête ultime, c'est à dire que ce n'est pas forcément un but conscient auquel on mettrait de la volonté à calquer nos actes, mais l'idée d'un certain bonheur (bien être / joie) qui se présente comme la cause de l'agir, le "courant" qui influe inconsciemment sur la direction de nos actes...


Sans nom
-
--
je trouve que la société occidentale est super forte pour faire passer des vessies pour des lanternes: avec l'image sacrée de l'executive man ou woman, le travail devient une valeur en soit, pas une façon d'obtenir des moyens de subsister.

[...]

en gros, elle nous vend du vent, et elle ne s'en cache même pas.
parce qu'il faut être fin con pour croire qu'avoir un travail, un conjoint, des enfants, une maison, une voiture et un chien c'est la quintessence du bonheur et de la réussite.




Oui, le type qui cherche le bonheur en essayant d'étancher des besoins "fabriqués" est voué à se mesurer aux danaïdes (quoique certains peuvent parfaitement tirer satisfaction de ce système). Mais dans ce cas, ce qui m'intéresse à la limite chez ce type c'est plutôt sa façon (comme beaucoup) d'extraire le bonheur (dans le sens satisfaction la plus complète) du présent en en faisant un objectif, quelquechose de lointain qui ne peut par définition pas être atteint sans perdre tout son sens.



Sans nom
-
--
nous savons tous que le bonheur est un sentiment.
il ne se cherche donc pas dehors, mais dedans.




Alors là je pige pas bien. A moins d'avoir une grande force d'esprit, il faut pouvoir réunir les conditions préalables à ce sentiment, qui sont généralement extérieures (nourriture saine, en premier, relatif confort du corps par exemple)...


Sans nom
-
--
commencez à parler de recherche spirituelle du bonheur, et on vous targuera de suite d'illuminé. commencez à parler de chercher un boulot mieux payé, avec plus de responsabilités, et tout le monde cautionnera votre recherche active du bonheur.




D'accord, tu évalues les moyens de parvenir au bonheur mais dans le fond tu admets que l'état vers lequel ces personnalités différentes tendent peut être le même?


Sans nom
-
--
le seul fait qu'on s'attache plus à la forme d'une idée qu'à son essence, me prouve que finalement, ici et maintenant, les gens ont renoncé à ETRE heureux.

ils ne cherchent plus qu'à le paraître.
et c'est même pas malheureux. c'est juste désespérant. sleep.gif




C'est là que je demande: qu'est-ce qui motive le type à vouloir paraître heureux ? qu'est-ce qui motive ce même type à vouloir être socialement conforme, quitte à se leurrer sur l'idée de bonheur qu'on lui a vendu?
dimanche 02 mars 2008 à 08:42
Citer +Citer

Sans nom
-
--
qu'est-ce qui motive le type à vouloir paraître heureux ?




Peut-être une fausse idée de la notion d'intégrité: je sais qu'une progression pourrait m'aider à être heureux, mais je renonce à cette progression pour mon intégrité (soi-disant). Alors qu'en fait on peut garder des qualités tout en progressant à d'autres niveaux (si on le fait bien, et en prenant son temps).
dimanche 02 mars 2008 à 15:47
Citer +Citer

space oddity
samedi 01 mars 2008 à 06:19
Pardon, en fait quand je parle de quête ultime, c'est à dire que ce n'est pas forcément un but conscient auquel on mettrait de la volonté à calquer nos actes, mais l'idée d'un certain bonheur (bien être / joie) qui se présente comme la cause de l'agir, le "courant" qui influe inconsciemment sur la direction de nos actes...



inconsciemment même pas. c'est tout à fait conscient.

je dirais que ce qui motive l'humanité toute entière, c'est la même chose que ce qui pousse tout être normalement constitué à aimer le sucre.

la notion de plaisir.

il est quand même plus plaisant d'être heureux, que d'être malheureux.

maintenant la façon d'y parvenir...


Sans nom
-
--
Alors là je pige pas bien. A moins d'avoir une grande force d'esprit, il faut pouvoir réunir les conditions préalables à ce sentiment, qui sont généralement extérieures (nourriture saine, en premier, relatif confort du corps par exemple)...



non.

le bonheur est un état d'esprit. pas quelque chose que l'on peut réunir, programmer...
bien sûr que non.

tu peux réunir et programmer ton confort. mais ça ne signifiera pas du tout qu'en le faisant, tu arriveras à programmer ton bonheur.

j'ai même très souvent constaté l'inverse: le bonheur est inversement proportionnel aux biens qu'on accumule.

à moins d'avoir une grande force d'esprit. smile.gif


Ce message a été modifié par didam - dimanche 02 mars 2008 à 15:48.
dimanche 02 mars 2008 à 17:06
Citer +Citer
Je considère que le "bonheur" n'existe pas en temps qu'entité spirituelle à la con que l'on devrait à tout prix atteindre parce-qu'on la ressentira dans toute sa plénitude.

Le bonheur c'est une petite récompense physiologique que nous octroie notre organisme lorsque l'on réussit quelque chose.
- lorsque l'on se tape un canon
- lorsqu'on se venge d'un connard
- lorsqu'on s'achète un truc super chèr qu'on veut depuis longtemps
- lorsqu'on casse la gueule à un type qui nous insulte
- lorsqu'on se sent reconnu


En clair, lorsque notre fierté est satisfaite (et surtout aux yeux des autres. )
C'est vrai. Tout le monde court après ça. Mais cette définition du bonheur est nettement moins glamour n'est-il pas?
mardi 04 mars 2008 à 03:15
Citer +Citer
funny lol

Pages :  1 2 >


Suggestion de sujets



A voir sur le portail Livenet.fr Le Club
Vidéos
Le mag
Forum
Jeux
Comparaison de prix
Nos partenaires Partenaires : php - Vidéos - PS3 - Rap et R&B - Cinéma - voyage - TNT - Séries en DVD
Contact et infos Le blog Livenet
Suggestions sur Livenet
Aide générale Livenet - Aide du Forum
Charte du forum
Mentions légales
Reporter un abus
Reporter un bug

Copyright © 2004-2008 Tigersun - Tous droits réservés - Powered By IP.Board © 2008  IPS, Inc.